« balancing board », « rocker board », « curvy board »… : ça va swinguer dans nos chaumières !

Après avoir louché plusieurs mois sur le Wobbelboard (il faut dire que leur com’ aux alentours des fêtes de fin d’année était particulièrement bien réussie, avec des « Give Away » tous plus incroyables les uns que les autres), j’ai fini par craquer lorsque Leen, de Manine Montessori, est venue me rendre visite la veille de l’anniversaire de mon fils, des Wobbelboards tout plein le coffre de sa voiture ! Pour ses quatre ans, mon fils a donc reçu un aéroport construit par son papa à partir des Lego de quand lui-même était petit, des ailes de papillon cousues par mes soins… et cette drôle de planche courbe en bois, dont je me demandais si elle allait susciter l’intérêt des enfants ou se contenter de prendre la poussière dans un coin. Alors, indispensable ou inutile, le Wobbelboard ?

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Je n’étais pas sûre de mon coup jusqu’à ce que j’observe mes enfants prendre simultanément la planche d’assaut à peine l’objet déballé. Je crois que, pour une fois, je pourrais presque laisser parler les images elles-mêmes.

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Les albums incontournables d’Emily Hugues

Il y a, dans la littérature jeunesse, de ces albums si beaux et si touchants que je les sais capables de résister aux plus violentes de mes aspirations au minimalisme ; ceux d’Emily Hugues en font incontestablement partie. Son trait – que l’on ne peut qualifier que de foisonnant – emporte ses lecteurs dans un univers sauvage, mystérieux et contrasté, dans lequel évoluent de petits héros confrontés, en dépit de leur courage, à de dures épreuves. Bien sûr, leur appétit de vivre finit par triompher. Bercés par la musicalité du texte, les enfants entre deux et cinq ans ne manqueront sans doute pas de s’identifier à ces cœurs à la fois téméraires et fragiles, pour comprendre intuitivement que différence n’est pas synonyme de faiblesse et que, parfois, la reconnaissance arrive là où on ne l’attendait pas.

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Enfin, parce que leur dessin fait la part belle à la faune et à la flore les plus extraordinaires, ces albums constituent un merveilleux moyen de faire entrer un peu de Nature dans son foyer. Les artistes en herbe et les parents qui aiment dessiner se plairont sûrement à s’inspirer de leur végétation luxuriante pour composer leurs propres dessins.

Retrouve ces albums sur Amazon en cliquant sur les images ci-dessus* ou chez ton libraire préféré.

Le saint Graal de la recette de pâte à modeler maison

Il y a bien longtemps, j’ai cru avoir trouvé une parfaite recette de pâte à modeler maison. Mais la belle était gluante et inutilisable au bout d’une petite semaine (et comprends-moi bien, si je trouve un plaisir certain à malaxer la pâte à modeler tout juste sortie de la casserole, je ne vais tout de même pas en cuisiner chaque semaine et empiéter de la sorte sur le temps consacré à mon gâteau au chocolat hebdomadaire, nondidju). C’était sans compter sur le sacro-saint ingrédient qui permet à la pâte à modeler de conserver très longtemps, révélé dans sa recette par Merci qui ? Merci Montessori : la crème de tartre. Et depuis, mon dieu que cela fonctionne bien ! Seul hic : ma pâte à modeler était le plus souvent de couleur naturelle, car je trouve les colorants alimentaires liquides très peu pratiques d’utilisation (il faut en mettre énormément, ça coule de tous les côtés si on veut les ajouter hors du feu, ça consomme plein de petits flacons en plastique). Récemment, j’ai acheté des colorants alimentaires en poudre et le problème ne se pose plus. Pour parfumer la pâte, je préfère également utiliser de l’extrait d’amande ou de fleurs d’oranger plutôt que des huiles essentielles. Du coup, voici…

La recette

Mélanger la farine, le sel, l’eau, la crème de tartre et l’huile dans une grande casserole. Ajouter l’extrait d’amande ou de fleurs d’oranger et le colorant alimentaire en poudre (une très petite quantité est nécessaire ; plus il y a de colorant, plus la teinte sera foncée ; les mélanges sont évidemment possibles). Chauffer à feu moyen en mélangeant avec une cuiller en bois jusqu’à ce que le mélange épaississe de manière homogène. Quand la pâte ne colle plus aux doigts (attention, c’est chaud), elle est prête. Malaxer sur le plan de travail et conserver dans des récipients hermétiques.

NB : évidemment, cette pâte à modeler maison, en plus d’être avantageuse financièrement et de limiter les emballages, a l’avantage de présenter moins de risques pour la santé que son équivalent industriel. Mais même si elle est composée d’ingrédients naturels, je déconseille de laisser les enfants en manger (et, crois-moi, ma fille adore), car la consommation de colorants alimentaires est particulièrement déconseillée pour les jeunes enfants, chez qui ils peuvent entraîner des risques d’hyperactivité et des troubles de l’attention (voir par exemple cette liste ; cela concerne également les colorants « naturels », comme la cochenille – E120 – par exemple). Il en va de même pour les arômes (que tu peux néanmoins choisir d’origine biologique).  

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Fleurs du bitume et espaces verts à Bruxelles (3) : le Rouge-Cloître

Une balade le matin, un tour au parc le soir, tel fut notre rythme de croisière durant les grosses chaleurs du printemps et de l’été. Il n’y a pas de meilleure école que la Nature, et pas de meilleur endroit où mener ses enfants pour décompresser lorsqu’on les garde H24 : dehors, tout est plus facile, et plus intéressant.

En attendant un article pour te convaincre que vivre au vert en ville, c’est possible, le nombre d’heures que nous avons passées à arpenter les parcs bruxellois ces derniers mois m’a donné envie de reprendre une série de billets destinés à te faire découvrir mes espaces verts préférés dans la capitale. Je sais que j’ai un lectorat majoritairement français, mais j’espère que ces articles pourront insuffler un nouvel élan à mes voisins bruxellois, et des idées aux vacanciers qui s’aventureraient jusque chez nous avec leurs enfants.

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Le Rouge-Cloître

Cette ancienne abbaye et le parc qui l’entoure constituent assurément un de mes espaces verts préférés à Bruxelles. Situé à l’entrée de la forêt de Soignes (pour ceux qui souhaiteraient faire une longue balade), le Rouge-Cloître est un lieu parfait pour se promener avec des enfants car il comprend aujourd’hui à la fois :

  • une ferme, qui abrite aujourd’hui l’ASBL Cheval et Forêt (dont les chevaux de traits et leurs belles carrioles plairont sûrement aux petits connaisseurs),
  • plusieurs points d’eau (dont l’un accessible aux pêcheurs), avec leur flore et leur faune qu’on ne se lasse pas d’observer,
  • deux très belles plaines de jeux,
  • un centre d’art,

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Trousseau minimaliste pour nouveau-né

Vous me demandez de temps en temps par courriel de combien et de quelles pièces composer le trousseau de bébé à la naissance. Voici donc une liste de ce qui me semble nécessaire. Je privilégie la laine, pour son caractère thermorégulateur tellement précieux pour les bébés et parce que ses qualités « auto-nettoyantes » permettent de réduire le nombre de pièces nécessaires. Il va de soi que chaque famille adaptera les quantités et les modèles en fonction de ses besoins, de ses préférences, de ses moyens, du climat de sa région et de la saison. Je suis par exemple convaincue que trois ensembles en laine suffisent à habiller un nouveau-né, mais les parents de familles nombreuses préféreront peut-être voir plus large, et au combo « body + legging ou barboteuse » que je trouve très pratique d’autres préféreront les pyjamas une pièce.

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Pour sauvegarder la liste : clic droit, choisir « Enregistrer l’image sous… ». Pensez à la planète : n’imprimez que si c’est nécessaire et en noir & blanc.

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Lit au sol et chambre partagée : le super lit posé

À l’automne dernier, June a quitté notre lit et rejoint Django pour dormir dans un « super lit posé » (dixit mon fils) aménagé par leur Papa et leur Pépé. J’ai rêvé ce lit commun telle une maisonnette capable de procurer aux enfants un sentiment de sécurité, et qu’ils pourraient librement s’approprier. Le lit est assez ouvert pour les câlins du soir ou pour permettre aux adultes de s’y glisser ; les ouvertures qui permettent d’atteindre l’étage supérieur empêchent que ma petite intrépide de désormais un an puisse s’y aventurer.

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Un dressing JUSTE pour maman : le lin de La Révolution textile

La première fois que j’ai entendu parler de JUSTE, La Révolution textile, cela devait être par l’entremise de Landmade ; les deux boutiques ont beaucoup en commun : leur amour pour les belles matières, l’écologie, la traçabilité de leurs produits, le commerce de proximité, essentiellement. Aussitôt, je me suis mise à suivre l’actualité de La Révolution textile parce que Landmade m’inspire confiance : quand Eric et Marion disent qu’un produit est bien… c’est qu’il est quasi irréprochable. J’ai découvert à l’époque la belle collection en laine entièrement traçable et made in France de Myriam, qui avait forcément tout pour me plaire, et puis j’ai suivi attentivement sa décision d’abandonner la laine pour se consacrer exclusivement à la confection de vêtements en lin.

« Flûte alors, moi qui aime tellement la laine », me suis-je dit dans un premier temps. À la différence du coton – même biologique -, je trouve à la laine de multiples vertus, tant du point de vue de sa production que du côté de son usage vestimentaire : propriétés thermiques, douceur, facilité d’entretien de la maille, etc. Mais je dois bien admettre que, si le fait de porter une fibre animale ne me dérange nullement, l’absence d’informations (et c’est – presque – toujours le cas) sur la manière dont sont élevées et tondues les bêtes me freine souvent. Les mots de Myriam de La Révolution textile me laissaient songeuse : à la lire, le lin possède des propriétés très similaires à celles de la laine, en plus d’être « une fibre 100% éco-responsable : 0 irrigation (l’eau de pluie suffit) + peu d’intrants (engrais, produits phytosanitaires) = écosystèmes respectés » (ce par quoi le lin bat à plates coutures le coton, grand consommateur d’eau – et d’engrais, quand il n’est pas bio). Et quand la collection est cultivée, filée, tricotée et teinte en Europe, que demander de plus ?

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