Inviter la laine jusque dans nos lits : le surmatelas en peau lainée Landmade

Tu connais désormais mon amour immodéré pour la laine et ses multiples vertus. En mai dernier, je t’avouais avoir profité de la liste de naissance de ma fille pour investir dans un merveilleux futon en laine (clic, clic pour lire l’article). Je reçois régulièrement des questions à propos du choix des futons et des matelas pour lits au sol et je ne cesse depuis de recommander d’opter pour de la laine, car voilà bien un achat que je ne suis pas prête de regretter : ce futon est moelleux, très léger (contrairement à ses grands-frères en coton), fabriqué en France et il peut être recardé tous les dix ans environ pour retrouver toute sa jeunesse (et il est dispo là). Autrement dit : il est parfait, c’est exactement ce que je cherchais depuis plusieurs années. Django est désormais le plus chanceux des dormeurs de la maison, puisqu’il a une literie tout en laine (couette, oreiller, matelas, pyjama… seuls les draps en coton font exception) !

Malheureusement, nous ne disposons pas du budget pour acheter immédiatement un tel futon à nos deux enfants. Il faudra que la petite June patiente et hérite pour un temps de mon futon en coton d’adolescente, sur lequel Django a dormi jusqu’alors. Ça ne m’a pas empêché de rêver malgré tout à un petit nid bien douillet pour mon bébé à naître ; je ne pouvais me résoudre à priver ma toute-petite des bienfaits de la laine (notamment de son effet thermorégulateur, si précieux pour les nouveaux-nés et les enfants en général). J’ai donc commencé à loucher sur le surmatelas en peau lainée de Landmade et à harceler Eric, aux commandes de cette boutique où tout me fait envie, de questions (à propos de la provenance de la laine, du traitement des moutons, de l’étanchéité du surmatelas, etc. ; le pauvre !). Eric m’a proposé de mettre le surmatelas en peau lainée au banc d’essai et d’en donner ensuite mon avis sur Minuscule Infini. Plusieurs mois après la naissance de June, je dispose désormais d’arguments solides, construits sur base de longues heures passées à endormir ma fille cet été (ou plutôt, soyons honnête à faire la sieste avec elle quotidiennement dans son lit, uhuh, dieu que c’était chouette le congé de maternité).

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Le surmatelas en laine de Landmade

  • est idéal pour bénéficier des vertus thermorégulatrices de la laine (notamment pour les enfants, qui ont tendance à transpirer beaucoup au moment de s’endormir puis à se refroidir durant la nuit, mais aussi pour les personnes âgées, les personnes qui souffrent d’escarres ou encore les couples dont l’un a toujours trop chaud durant la nuit, l’autre toujours trop froid) !
  • est parfait pour redonner un peu de moelleux à un couchage qui a déjà bien vécu ou à un matelas en synthétique, lorsqu’on n’a pas le budget pour changer complètement la literie. Je ne pensais pas que c’était vraiment possible mais le confort de mon vieux futon d’ado est sensiblement amélioré par la présence du surmatelas, qui le rend beaucoup moins dur !
  • constitue un parfait tapis de jeu en laine pour les plus petits, notamment pour les familles qui souhaitent agencer un espace de jeu au sol de type Montessori ou tout simplement privilégier les matières belles et naturelles : la laine isole bien l’enfant du froid et de l’humidité dégagés par le sol et, contrairement aux matelas en mousse potentiellement toxiques, elle ne retient pas la poussière grâce à ses propriétés antistatiques. Ses fibres naturelles en font une aire d’exploration sensorielle parfaite pour les bébés.
  • fonctionne comme une excellente alternative aux peaux de moutons, pour les personnes qui ne cautionnent pas le fait de tuer un animal pour bénéficier de sa laine. Ici, la laine est contre-collée sur une face de jersey en laine.
  • est fabriqué en France, dans le Tarn, par un artisan qui se fournit localement auprès d’éleveurs dont les cheptels comptent en moyenne une centaine de bêtes. Pas de production de masse ou d’élevage intensif, donc.

Le seul bémol : puisqu’il ne s’agit pas d’une peau de mouton justement, ce surmatelas en laine possède une bonne capacité d’absorption mais n’est pas étanche ; il ne peut donc pas remplacer une alèse de lit en synthétique. Par contre, comme il se lave facilement en machine et qu’en cas de petit accident une simple aération suffit, il est un bon complément d’une alèse en synthétique pour éviter au dormeur d’être directement en contact avec celle-ci.

Tout ceci certifié tout au long de ce bel été par bébé June, que tu peux voir gigoter gaiement les fesses à l’air sur son surmatelas en laine (oui, parce que moi je ne montre pas le visage de mes enfants, mais leurs fesses je m’en fous, faut pas chercher la logique).

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En tout cas, une chose est sûre : dès que June aura droit à son propre futon Landmade, le surmatelas en laine migrera de mon côté du lit, parce que je commence à prendre sérieusement goût au couchage de mes enfants, moi.

Et toi, dis-moi sur quoi tu dors ?!

Pas même un orteil

Il avait semblait-il décidé qu’il ne mettrait pas un orteil dans l’eau cet été, et si nous sommes parvenus à lui faire tout de même goûter un peu aux joies de la piscine le temps d’une semaine en Bourgogne à force de sourires, de bienveillances et de techniques super rusées de diversion, je ne me sentais pas le courage de déployer les mêmes trésors d’énergie pour cette unique journée au lac.

Pour profiter de l’eau moi-même et lui garantir les pieds au sec, nous avons improvisé un barrage pour les voitures, en ramassant tous les trésors présents sur la berge pendant que June dormait bercée par les jeux de lumière entre les feuilles de grands arbres. J’avoue que j’aime à la folie me lancer dans ce type de construction improvisée, pêcher des cailloux de telle ou telle couleur, planter droit le moindre vieux bout de bois qu’il a déniché derrière un fourré. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles je suis si attirée par les pédagogies Steiner-Waldorf et Reggio. Jouer avec les « loose parts » que la nature nous offre pour bâtir de petits mondes miniatures, inventer des histoires, additionner des cailloux, s’interroger sur la puissance des vagues… Tout en reconnaissant volontiers que l’élan premier est le mien, je sens Django se laisse vite prendre au jeu ; très vite, je ne suis plus qu’une petite main qui œuvre sous ses directives.

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De bons pinceaux

On croit, qu’avec un pinceau à la main, l’enfant apprend à dessiner ; mais dans le Closlieu, avec un pinceau à la main, l’enfant apprend à être !

Arno Stern, « L’enfant, le Closlieu et l’expression », 1984.

Il y a quelques mois, j’ai suivi une journée de formation au Jeu de peindre d’Arno Stern. Le moins que je puisse dire, c’est que cette journée, couplée à la lecture des ouvrages de Stern, ont passablement ébranlé mes belles certitudes quant à la manière d’introduire la pratique des arts plastiques dans les apprentissages de l’enfant, complexifiant encore le chemin que j’avais emprunté depuis que je m’intéressais à l’approche Reggio. Je ne résumerai pas ici la pensée de Stern : d’une part, j’en suis incapable, d’autre part, je dois bien avouer que je n’y souscris pas complètement. Disons que depuis, je regarde les activités que Stern qualifierait peut-être de « barbouillages » d’un autre œil, avec presque autant de méfiance que ces « bricolages » pour lesquels l’enfant est à peine sollicité. Moi qui me réjouissais à la vue de petits corps couverts de peinture, qui aimais tant les propositions de peindre « à la manière de » (Picasso, Monet, Klimt, etc.), qui prônais volontiers l’expérimentation de nouveaux outils, voilà que je ne suis plus si sûre. Il y a dans le Jeu de peindre une rigueur qui me séduit, un protocole qui me semble avoir du sens, parce qu’il invite celui qui s’y plie avec naturel au calme, à la concentration, voire à une certaine sérénité ; à une présence – à soi et à l’autre – qui m’apparaît bénéfique. De là à dire que les activités artistiques qui manquent de cadre portent préjudice à l’expression de l’enfant, je ne sais pas… mais je n’en suis plus si loin.

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Loin de moi l’idée de vouloir reproduire les conditions du Jeu de peindre chez moi (ce serait passer à côté de son essence) ni même de le pratiquer avec mon fils à Bruxelles : j’aime encore trop mettre les mains dans la peinture et je ne me sens pas d’engouement particulier pour le Closlieu. J’ai retrouvé plusieurs dizaines de bons pinceaux dans les affaires qui nous restent de mes grands-parents : de grande taille, ils invitent à se tenir à distance du papier, prolongeant le geste de la main. Pas question de les écraser sur la feuille, leurs poils sont fragiles et méritent d’être traités avec soin. À chaque pot de couleur, désormais, ses pinceaux, et pour les mélanges, il y a la palette ; la séance de peinture ne se termine plus lorsque la totalité du matériel a tourné au marron. J’ai également trouvé un chevalet et lui aussi joue son rôle de cadre, petit pan de mur mobile qui donne une dimension verticale au travail. J’imagine que mes grands-parents seraient heureux de savoir leurs outils sortis de la cave où ils attendaient sagement et employés avec autant d’application. J’ai toujours aimé disposer d’un matériel de dessin de qualité (petite, ô combien j’aimais ma grande boîte de crayons de couleur) et je sens mon fils toujours aussi sensible à un aménagement soigné de l’espace ; cela me motive. Bien sûr, notre coin n’a rien à voir avec Stern, mais un petit rouage dans la réflexion a indubitablement bougé et cela commence à se voir de l’extérieur.

Quelques pinceaux, un vieux chevalet : il suffit souvent de peu pour que les choses prennent une nouvelle dimension.

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Désolée si ma réflexion ne t’apparaît pas clairement, c’est qu’elle n’en est qu’à ses balbutiements.

À défaut, j’espère que notre coin peinture te semblera inspirant ou que je t’aurais peut-être fait découvrir cette étrange pratique qu’est le Jeu de peindre d’Arno Stern.

Dans l’espace propice de la feuille, la main inscrit des tracés ; ils n’appartiennent à aucun système esthétique, sémantique, linguistique usuel. Et ce n’est pas la main d’un être d’élection. Nul don ne dicte ces signes, mais un besoin de formulation en instance en chacun. Stimulée, cette formulation libère des enregistrements enfouis dans la mémoire de l’organisme. Signes insolites, formulation inéprouvée, mémoire ignorée…

Arno Stern, « Expression, langage du corps », 1983.

Premiers jeux de société : nos jeux préférés à partir de deux ans

Le papa des enfants et moi-même adorons les jeux de société. Pas question, toutefois, de jouer en tête-à-tête car nous nous révélons très mauvais perdants lorsque nous jouons l’un contre l’autre (à plusieurs ou avec d’autres personnes, aucun problème, mais lui contre moi, aïe aïe aïe). Depuis plusieurs mois, nous nous réjouissons de pouvoir jouer avec Django. Une activité qui était plus que bienvenue à la fin de ma grossesse et les jours qui suivirent la naissance de June, lorsque je me déplaçais difficilement (en tout cas, construire des tours de Kapla allongée au sol, ce n’était plus de mon ressort). Voici une petite sélection des jeux de société qui nous ont le plus plu, à jouer à partir de deux ans :

Mosquito

mosquitoParmi tous les fabuleux jeux de Djeco pour les plus petits, notre préféré est incontestablement Mosquito ! Mon homme l’a ramené un soir à la maison et depuis nous faisons régulièrement une partie après le souper. Pour les connaisseurs, ce jeu peut être comparé à une version simplifiée de Jungle Speed : lorsqu’on retourne la même carte qu’un autre joueur, il faut effectuer une action (taper le moustique, attraper la pomme ou poser l’abeille sur la fleur) le plus rapidement possible pour remporter le point. Ce jeu est conseillé à partir de cinq ans, mais il peut tout à fait se jouer beaucoup plus tôt : il suffit de laisser l’enfant découvrir sa carte avant les adultes, afin qu’il gagne un peu en vitesse. Et quand bien même on laisse un peu gagner les plus petits, les adultes doivent encore essayer de se prendre de vitesse entre eux, ce qui rend la partie amusante pour tous : aaaah les rires de bonheur des enfants lorsque maman écrabouille la main de papa en essayant de taper le moustique ! Si vous jouez avec un enfant très jeune, commencez simplement à l’initier au concept de « règles du jeu » avec un jeu plus simple avant de passer à celui-ci. Seul bémol : les figurines sont amusantes, mais l’odeur de plastique est tenace.

Le petit verger

petitvergerNous avons loué à la ludothèque toutes les variantes du célèbre jeu du Verger de Haba, et cette version est incontestablement notre préférée : plus subtile que la version originale, Le petit verger fait appel à la mémoire de l’enfant (et pas seulement à la reconnaissance des couleurs, comme c’est le cas du jeu de plateau original). Il est également moins cher que son grand frère. Le plateau est très bien pensé et les cartes et le reste du matériel sont solides et joliment dessinés. Ce jeu coopératif met tout le monde de bonne humeur, surtout mon fils qui prend un malin plaisir à faire gagner le corbeau. Je te déconseille par contre la version pour les plus jeunes, Mon premier verger (2+), qui, tout en restant très esthétique, se révèle vite beaucoup trop facile et peu intéressante. Note que contrairement à Mosquito et aux Trois petits cochons qui se joueront très longtemps, Le petit verger est spécialement destiné aux plus petits et aura une durée de vie moins longue.

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Pssst, voici une photo de la version originale du Verger, mais je te conseille vraiment son petit frère.

Les trois petits cochons

troispetitscochonsC’est ma maman qui a acheté ce jeu pour jouer avec Django et je le trouve si malin que, lorsqu’il a croisé ma route sur une brocante, je n’ai pas résisté à acheter un exemplaire pour la maison. Smart Games édite quelques jeux originaux et intelligents et Les trois petits cochons ne fait pas exception : en invitant le joueur a disposer les maisons des petits cochons sur le plateau pour les dévoiler (de jour) ou les cacher (de nuit), ce jeu fait appel à la logique et à l’intelligence spatiale. Il convient aussi bien aux jeunes enfants qu’aux adultes (et il n’est pas dit que ce sont ces derniers qui iront le plus vite, une fois l’enfant initié au principe du jeu). En bonus, on découvre le conte des Trois petits cochons et on se débarrasse une bonne fois pour toutes du loup en le cachant sous le tapis du salon.

Naturspiel

naturspielUn jeu conseillé à partir de deux ans mais qui devrait durer dans le temps puisqu’il peut se jouer de différentes manières (idéal pour les fratries). Les plus petits cherchent sur le plateau les animaux qu’Annabelle la coccinelle rencontre pendant son voyage, tandis que les plus grands doivent d’abord les reconnaître à l’aide d’énigmes. Personnellement, j’aime ce jeu pour son plateau absolument magnifique, qui regorge de détails à découvrir et à commenter longuement. La coccinelle est en fait une loupe que l’on peut promener sur le dessin pour en découvrir toutes les subtilités. Le plateau et les différents animaux s’assemblent comme un puzzle, ce qui est également un excellent exercice pour les petites mains.

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Note bien que dès que tu auras un peu initié ton enfant aux jeux de société, tu ne pourrais plus vraiment te fier aux âges conseillés sur les boîtes : un enfant qui joue souvent maîtrise vite le concept des règles et progresse rapidement par rapport aux compétences logiques, spatiales et de mémorisation que mobilisent beaucoup de jeux de société. Pour ne pas te tromper, trouve un magasin spécialisé dans les jeux de société où les vendeurs sont généralement d’excellent conseil ou rends-toi dans une ludothèque. Certains jeux n’ont qu’une durée de vie extrêmement limitée (une fois que l’enfant a compris le principe, le jeu se révèle trop facile ou il n’est plus intéressant d’y rejouer) : la location aura en plus l’avantage de ne pas trop encombrer ton chez-toi.

J’attends tes conseils : quels sont tes jeux de société préférés pour les plus petits ?

L’effet Montessori (3)

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« Je te prépare ton cadeau d’anniversaire, maman. » Quelques jours en avance, j’ai ainsi reçu une barrière décorée de pinces à linge ! Il faut dire que je l’ai sans doute bien cherché, hihi…


Je suis bien moins présente sur le blog et par courriel en ce moment, j’en suis désolée : je redécouvre la vie avec mon bébé, je consacre un maximum de temps à mon grand avant sa première rentrée et je profite de mon homme et de mes amis. En attendant un retour moins timide, tu peux me suivre sur Instagram si le cœur t’en dit. J’espère que tu passes un merveilleux été !