Un dressing JUSTE pour maman : le lin de La Révolution textile

La première fois que j’ai entendu parler de JUSTE, La Révolution textile, cela devait être par l’entremise de Landmade ; les deux boutiques ont beaucoup en commun : leur amour pour les belles matières, l’écologie, la traçabilité de leurs produits, le commerce de proximité, essentiellement. Aussitôt, je me suis mise à suivre l’actualité de La Révolution textile parce que Landmade m’inspire confiance : quand Eric et Marion disent qu’un produit est bien… c’est qu’il est quasi irréprochable. J’ai découvert à l’époque la belle collection en laine entièrement traçable et made in France de Myriam, qui avait forcément tout pour me plaire, et puis j’ai suivi attentivement sa décision d’abandonner la laine pour se consacrer exclusivement à la confection de vêtements en lin.

« Flûte alors, moi qui aime tellement la laine », me suis-je dit dans un premier temps. À la différence du coton – même biologique -, je trouve à la laine de multiples vertus, tant du point de vue de sa production que du côté de son usage vestimentaire : propriétés thermiques, douceur, facilité d’entretien de la maille, etc. Mais je dois bien admettre que, si le fait de porter une fibre animale ne me dérange nullement, l’absence d’informations (et c’est – presque – toujours le cas) sur la manière dont sont élevées et tondues les bêtes me freine souvent. Les mots de Myriam de La Révolution textile me laissaient songeuse : à la lire, le lin possède des propriétés très similaires à celles de la laine, en plus d’être « une fibre 100% éco-responsable : 0 irrigation (l’eau de pluie suffit) + peu d’intrants (engrais, produits phytosanitaires) = écosystèmes respectés » (ce par quoi le lin bat à plates coutures le coton, grand consommateur d’eau – et d’engrais, quand il n’est pas bio). Et quand la collection est cultivée, filée, tricotée et teinte en Europe, que demander de plus ?

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Proposition d’activité : et s’il suffisait de changer de perspective ?

Lorsqu’on consomme quantité de blogs de parentalité aux propositions d’activité* toutes plus belles les unes que les autres, le risque est, au mieux, de dépenser beaucoup de temps et d’énergie (et parfois d’argent) à tâcher de reproduire la même chose à la maison ou, au pire, de se décourager et de renoncer finalement à faire quoi que ce soit.

Bien sûr, il y a des parents qui trouveront énormément de plaisir ou de gratification dans la réflexion et la préparation de l’activité en elle-même ; c’est parfait ! Que tous les autres se rassurent en sachant qu’il n’est pas nécessaire de passer ses week-ends à découper des banquises dans de la frigolite pour monter une proposition d’activité qui puisse passionner vos rejetons.

*pour comprendre ce que j’entends par « proposition d’activité », la lecture de cet article te sera peut-être utile.

De quoi a besoin une proposition d’activité pour exister en tant que telle ?

  • De résulter de l’observation fine, par l’adulte, de l’enfant, dans le but de cerner quelques-uns de ses intérêts du moment ;
  • de mettre en œuvre une discipline et du matériel que l’adulte pressent comme pouvant répondre à un ou plusieurs de ces intérêts ;
  • d’être disposée dans l’espace de travail ou de jeu de manière à fonctionner comme une invitation pour l’enfant à s’en saisir (c’est là la dimension esthétique et ouverte – je ne trouve pas de meilleure épithète – de la proposition) ;
  • d’être laissée à la libre disposition de l’enfant (même lorsque l’activité nécessite une démonstration de l’adulte ou la lecture d’une consigne, l’enfant est par la suite libre de s’en saisir quand bon lui semble… ou s’en détourner).

Ceci n’étant qu’une ébauche personnelle de réponse à un questionnement qui m’anime, sache que tous tes commentaires sont les bienvenus pour enrichir ou interroger cette définition.

Parfois, il en faut peu…

Il suffit parfois de changer la perspective d’un matériel que l’on croyait épuisé ou au contraire hors de portée, parce que délaissé par l’enfant, pour que celui-ci revête soudain un intérêt nouveau.

Ici, une plaque pour blocs encastrables et deux morceaux de double face auront suffi à donner une nouvelle dimension à un panier de blocs délaissé depuis plusieurs semaines (ou plutôt exclusivement destiné à être répandu aux quatre coins de la cuisine, ce dont mes orteils se plaignaient beaucoup).

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Il ne manquait à cette petite fille, encore incapable d’emboîter les pièces sur la plaque, qu’un grand-frère ravit de s’exécuter à sa place pour qu’elle puisse aussitôt ôter les pièces. Le jeu devint vite à qui des deux joyeux larrons serait le plus rapide, et j’ai eu droit à de grands éclats de rire pendant les quelques jours que le jeu les a captivés.

Une fois June ayant jugé avoir fait le tour de la chose, mon fils a construit deux ou trois villes horizontales, et cherché comment y fixer des véhicules. Parvenu à ses fins à deux ou trois reprises, il s’est à son tour détourné de ce matériel qui n’offre à un enfant de trois ans que des possibilités de construction limitées, et j’ai rangé le panier de blocs en plastique… pour le ressortir trois semaines plus tard, dans la salle-de-bain.

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Parfois, il suffit de changer la perspective pour qu’un matériel puisse être redécouvert par l’enfant : installer aquarelles et crayons de couleur dans le jardin, ajouter un miroir à l’espace de construction, déplacer le coin poupées de la chambre vers le salon, inviter les Playmobil dans le bac sensoriel, utiliser une table lumineuse pour mettre en valeur un puzzle…

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Les plus belles figurines d’animaux en bois

Si les adeptes de la pédagogie Montessori utilisent généralement les figurines d’animaux en plastique de type Schleich pour leur caractère ultra-réaliste, les familles qui instaurent chez elles une ambiance Waldorf leur préfèrent les figurines en bois, utilisées pour les jeux libres ou les tables des saisons. Toutes constituent des petits présents de naissance ou d’anniversaire idéaux, décorant joliment les étagères des chambres d’enfants. En ce qui concerne les animaux en bois, mon conseil est de les choisir non vernis, d’une épaisseur qui leur permette à la fois de tenir aisément debout et d’être manipulés par des petites mains, peints avec des couleurs hydrosolubles et des huiles non toxiques, et fabriquées dans un bois issu de forêts gérées durablement.

 

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[sources images : 1-3-4-5-6, catalogues des marques citées ; 2, A Blessed Nest]

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Élever des papillons à l’école ou à la maison

En février, je te parlais dans cet article de notre intention d’élever des papillons pour célébrer le printemps. L’aventure a récemment pris fin, aussi je te propose de t’en faire un petit reportage en images. Toute la famille a été conquise : de la plus petite qui se demandait bien pourquoi nous passions autant de temps à observer ces bestioles, à mon aîné qui a passé de longs moments à observer la transformation des petites créatures en enrichissant considérablement son vocabulaire, en passant par mon homme qui jetait de réguliers coups d’œil à la table d’observation. Quant à moi, je devinais que j’allais être très intriguée par cette activité et ça n’a pas loupé : j’ai trouvée l’expérience à la fois passionnante et un peu inquiétante, et j’ai appris beaucoup de choses. Pédagogiquement, outre les apprentissages biologiques évidents, je trouve que c’est un fabuleux moyen pour que les jeunes enfants puissent faire concrètement l’expérience du temps qui passe (tu sais combien je suis sensible aux activités qui permettent d’appréhender ou de ritualiser le temps) !

A la suite des photos, je te donne des liens vers le kit d’élevage et d’autres ressources utiles.

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Premiers jours : les chenilles grossissent à vue d’œil dans leur petit contenant rempli de nourriture ; c’est très impressionnant.

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Balade sonore à la découverte de l’eau

C’est une lectrice de Minuscule infini (merci Léa !) qui m’a fait découvrir au détour d’un commentaire un trésor pour jeunes (ou moins jeunes) oreilles :  » chants de l’eau », « chants d’oiseaux », « concerts naturels »…, Studio les Trois Becs capture les sons de la nature qui nous environne. Ce projet a deux raisons de me plaire : je suis sensible au fait que nous vivons dans un brouhaha ambiant qui nous déconnecte du silence comme des sons d’origine naturelle, et, à l’exception des activités musicales à proprement parler, les propositions d’activités qui mobilisent le sens de l’ouïe sont peu répandues.

studiolestroisbecs04 À l’écoute des premiers morceaux, tandis que j’imagine comment introduire les chants d’oiseaux auprès de mon petit garçon de trois ans, surgit une émotion inattendue : voici soudain un petit bout de mon enfance qui m’enserre le cœur et remonte dans ma gorge ; je me vois jouant dans le jardin avec mes cousins ou observant le ciel gris depuis la fenêtre de mon bureau chez mes parents. Je jette un œil sur la pochette : c’est le chant de la mésange que ma mémoire a lié étroitement à ces souvenirs. Je croyais n’avoir jamais tendu l’oreille assez attentivement, je croyais être passée à côté de la subtilité de ces mélodies ; elles étaient là, en moi, connues de mes oreilles sans que ma bouche puisse les nommer. Étrange et intense expérience.

Trois créations du Studio les Trois Becs sont arrivées chez nous

  • Pour la plus petite, Mon imagier sonore de la nature, idéal pour tous les parents qui n’aiment pas imiter les cris des animaux (ou qui ne sont tous simplement pas très doués pour cela, uhuhuh) ; les illustrations enfantines du livre cartonné qui accompagne le disque seront plus avantageusement remplacées par des photographies des animaux en question, mais le cd en lui-même est très bien fait, présentant les cris d’une douzaine d’animaux de la ferme, suivis du chant de quelques insectes et oiseaux parmi les plus connus, pour s’achever sur des sons naturels plus inattendus (« le ruisseau », « je marche dans la neige », « le feu de bois »…) et de trois pistes destinées à l’endormissement. Atypique et précieux.
  • pour moi Pour Django, Chants d’oiseaux des bois et forêts, dont je te parlerai dans un prochain article plus longuement,
  • et enfin Les chants de l’eau que j’avais envie de te présenter aujourd’hui en guise de support à une balade sonore à la découverte de l’eau.

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La boîte à forme unique, la suite

Serait-ce par dépit (parce que son papa ne lui fabrique pas les boîtes suivantes ; oui, oui, j’adresse des messages personnels par l’entremise du blog) ? Il semble en tout cas que June ait trouvé de quoi poursuivre sa progression avec la boîte à forme unique :


Boîte à forme ou « imbucare » chez Manine Montessori

Si tu as des « coquilles » Kinder dont tu n’as pas l’utilité, nous serions heureux de les utiliser ici car nous ne consommons pas ce produit et leur forme plait beaucoup aux enfants. Je peux te régler les frais de port ou t’échanger ces bouts de plastique contre d’autres « loose parts ».

 

 

Porridge banane cacao : le petit déjeuner des championnes

En ce moment, je ne travaille pas. Du coup, je bénéficie de matinées en tête-à-tête avec ma fille. Ce matin, la journée a commencé par un petit déjeuner riche en fibres, en graisses insaturées et en magnésium (et surtout pauvre en sucre et en sel, puisque c’est ce qui m’intéresse pour June qui n’a pas encore un an) : porridge banane cacao. La recette est inratable et très bon marché, et son temps de préparation est raisonnable si j’excepte la casserole que je n’ai jamais envie de nettoyer.

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Ingrédients

  • 3/4 de verre de petits flocons d’avoine
  • 250 ml de lait d’amande
  • 2 càs de cacao non sucré
  • 1 banane
  • 3 càs de noix de coco moulue ou une poignée d’amandes concassées
  • [sirop d’érable]

Recette

Dans une casserole, mélanger les flocons d’avoine et le lait, porter à feu vif, bien mélanger à nouveau quand les flocons commencent à épaissir et cuire environs 5 minutes. Hors du feu, ajouter le cacao. Laisser tiédir et servir. Saupoudrer de morceaux de banane et de poudre de noix de coco ou d’amandes concassées (l’idée étant que cette garniture oblige à la mastication). Pour les adultes au bec sucré, ajouter un filet de sirop d’érable.

Comme tu le vois, ça se déguste à la cuiller… ou avec les mains, c’est selon.

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Gray Label, douceur et intemporalité

J’ai écrit beaucoup d’articles à propos de pédagogie ces derniers temps ; varions les plaisirs et faisons de la place pour un autre dada de ce blog : la mode organique. Dans l’idée de répondre aux questions que tu m’envoies et parce que c’est de saison – n’en déplaise au ciel gris qui règne en maître ici -, je parlerai aujourd’hui d’une de mes marques fétiches en coton organique : Gray Label.

Gray Label

Gray Label est une marque néerlandaise de vêtements pour bébés et enfants, fabriqués en Europe (si je ne m’abuse, au Portugal). Prenant le contre-pied des imprimés enfantins clinquants, la marque a opté pour des tissus unis et des coupes à la fois minimalistes et ultra-confortables, qui rendent ses vêtements identifiables au premier coup d’œil. Le coton utilisé est labellisé GOTS et c’est le plus doux qu’il m’ait été donné de toucher. D’une collection à l’autre, on retrouve une série de « basics » intemporels, auxquels s’ajoutent chaque saison quelques modèles et couleurs éphémères. Tout est beau, bien coupé, facile à assortir et agréable à porter.

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Apprentissages autonomes : et si nos enfants n’avaient pas besoin qu’on leur enseigne pour apprendre ?

Tu m’écris parfois que tu ne comprends pas comment j’arrive à proposer autant d’activités aux enfants, ce à quoi je te réponds invariablement que s’il me semble que je n’arrête jamais, je ne déploie pas une créativité extraordinaire pour mes enfants. À lire tant de blogs qui fourmillent d’activités intéressantes, j’ai mille idées de séquences ou de thématiques que je voudrais transposer à la maison. La vérité, c’est que j’en réalise bien peu, pour tout un tas de raisons, parmi lesquelles la préparation extrêmement chronophage de beaucoup d’activités par rapport au temps de jeu auquel elles donnent lieu. Mes propositions d’activités ont d’ailleurs encore considérablement diminué depuis ma deuxième grossesse et la naissance de June, faute de temps, d’énergie et d’organisation.

De l’art de ne point trop en faire (et s’en faire)

Si je fais l’impasse sur ces merveilleuses activités, mon enfant en sera-t-il moins épanoui ou moins intelligent ?

Sans avoir bien entendu la réponse à cette question, depuis que mon premier enfant est né, j’ai cheminé à travers les diverses pédagogies actives vers les apprentissages autonomes. Aujourd’hui, je suis intimement convaincue que nos enfants apprennent « seuls », au rythme et en réaction à l’environnement qui sont les leurs. Une de mes grandes joies au quotidien est de m’émerveiller de ces apprentissages : « Tiens, Django reconnaît l’écriture de certains chiffres et s’amuse beaucoup à inventer des rimes », « Oh, June s’essaye à prononcer « au revoir » et « encore » tout en faisant signe de la main ». Plus j’observe les enfants, plus je me dis qu’ils n’ont décidément pas besoin qu’on leur apprenne quoi que ce soit : ils construisent par eux-mêmes tous les apprentissages qui leur sont nécessaires pour grandir dans une société comme la nôtre.

Si nous avons toujours de bonnes idées de choses à faire faire aux enfants, ils n’auront pas suffisamment de temps pour avoir des idées eux-mêmes. Ensuite, ils peuvent se mettre à penser que toutes les bonnes idées viennent des adultes et ainsi devenir dépendants de nous.
(John Holt)

N’aidez jamais un enfant à faire une tâche qu’il se sent capable d’accomplir seul.
(Maria Montessori)

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Le rôle de l’éducateur

Oh, ça ne me veut pas dire que l’adulte n’a rien à faire ou que sa tâche est aisée, bien au contraire…

Ma première mission de parent est de me rendre disponible, physiquement et mentalement. C’est pour moi le plus difficile, et cela explique d’ailleurs que je cherche à réduire le temps que je consacre à préparer des activités (mais aussi des repas, des lessives, des articles de blog, héhé) pour ÊTRE au maximum avec mes enfants.

Ma tâche consiste ensuite à assurer à l’enfant un cadre favorable aux apprentissages, de deux manières essentielles :

  • en lui fournissant un environnement adapté

Ce que les adultes peuvent faire pour les enfants, c’est leur rendre ce monde et ses habitants plus accessibles et plus évidents. Le mot clé est accès : aux personnes, aux lieux, aux expériences […] Nous pouvons aussi mettre à leur disposition des outils, des livres […] et toutes autres ressources.
(John Holt)

L’éducation authentique ne se fait pas de A vers B, ni de A sur B, mais par A avec B, par l’intermédiaire du monde.
(Paulo Freire)

  • en adoptant un comportement bienveillant (envers autrui, envers l’enfant, envers moi-même) et exemplaire

Ce que les enfants veulent et ce dont ils ont besoin de notre part c’est une attention authentique. Ils veulent que nous les remarquions et que nous prêtions attention à ce qu’ils font, que nous les prenions au sérieux, que nous leur fassions confiance et que nous les respections en tant qu’êtres humains.
(John Holt)

Ce ne sont pas les discours moralisants, ce ne sont pas les exhortations raisonnées qui agissent sur l’enfant dans le sens indiqué, mais les actes que les grandes personnes accomplissent de manière visible sous ses yeux.
(Rudolf Steiner)

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Django prépare une salade de fruits ; opinel pour enfants chez Manine Montessori

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Matériaux de récup’ pour paniers aux trésors

Paradoxe de mon quotidien : d’un côté, je passe un temps considérable à trier, donner, jeter, ranger pour libérer de l’espace, de l’autre, j’accumule les bouchons de lait et de vin, les pommes de pin, les papiers colorés, les boîtes, les matériaux d’emballage, les pièces de petites voitures cassées que mon fils refuse de jeter… Reggio et minimalisme ne sont décidément compatibles qu’à condition de faire de la nature le terrain de jeu exclusif (ce qui serait, de mon point de vue, tout à fait super). Bon, pour être un minimum cohérente, j’essaye de limiter tout nouvel achat de matériel et de faire avec ce dont recèlent nos armoires. Et, bonne nouvelle, les enfants ne demandent souvent pas mieux !

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Quand je vide les armoires dans l’espoir d’y voir plus clair et de faire varier les paniers et plateaux à disposition des enfants

June est à cet âge délicieux où le moindre objet est digne d’un intérêt soutenu… à condition de varier les propositions !

Ma maman a bien résumé la chose, l’autre jour, en s’exclamant : « June, elle ne veut jamais jouer avec SES jouets ! Elle ne s’intéresse qu’au contenu des tiroirs de cuisine et aux petites voitures de son frère ! ». Ils me font doucement rire, les jouets en question pensés pour les moins de un an : malgré leurs jolies couleurs et leurs bruits interpellants, ils ne pourront jamais rivaliser avec cette fabuleuse louche en inox dont un adulte semble avoir une si grande utilité ou les véhicules extraordinaires pour lesquels le grand frère a tant d’intérêt. J’ai bien gardé un ou deux hochets de bois que JE trouve vraiment beaux, mais passés quatre ou cinq mois, June les a snobés après dix minutes au même titre que les peluches qui font « pouet » ou les livres à froisser. À la rigueur, ceux qui peuvent se mâchouiller ou se regarder sans fin ont le droit de rester (quelques animaux en bois ; les premiers imagiers), les autres sont priés de faire place…

Mais place à quoi ?

Aux paniers aux trésors, pardi, emplis de tous les objets que tu glaneras dans la maison. Je relis cet article écrit à l’époque où Django avait le même âge que June aujourd’hui, et je me rends compte que mes enfants ont beau être de caractères fort différents, il y a des objets qui possèdent vraisemblablement un pouvoir d’attraction incontestable sur les bébés de huit-dix mois. Une cuiller, par exemple, ou une bouteille d’eau ! Très naturellement, on reprend donc les mêmes et on recommence. L’activité ne coûte rien, est rapide à monter et occupe bien, à condition de la renouveler au bout de quelques jours.

Sur ces photos, j’ai composé trois paniers sensoriels : un panier d’objets en bois/bambou/osier, un panier d’objets en métal, un panier d’objets en tissu. Sans surprise, June affectionne tout particulièrement celui qui fait le plus de bruit. Emma m’a écrit sur Instagram : « Quand les objets parlent, c’est tellement plus rigolo ! » ; je me suis dit que la formule était belle.

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La balle de préhension vient de chez Fool de Wool, nos paniers sont presque tous issus de chez Oxfam et le reste sort des tiroirs de la cuisine et de la salle-de-bain ou de mon armoire à couture. Le meilleur, dans l’histoire, étant que mon fils de trois ans ne peut s’empêcher de faire lui aussi l’inspection des paniers… et d’improviser un concert sur casserole que sa petite sœur se fait une joie d’imiter.

Et si tu cherches June une fois qu’elle a vidé intégralement le contenu de ses paniers et s’en est détournée, ne t’inquiète pas : ces petits pieds qui seuls dépassent de l’armoire à « loose parts » malgré tout le soin que tu auras pris à en bloquer les poignées sont assurément les siens ; le reste de son corps doit être en train de s’interroger sur la possibilité de gober une châtaigne ou de tester la qualité du grain du papier à dessin.

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