De la violence du monde à l’apprentissage de la gestion des émotions

En ce moment, je me passionne plus que jamais pour la question de la gestion des émotions. Cette préoccupation a une motivation double : je cherche d’une part à enrichir et améliorer nos échanges relationnels à la maison, et j’essaye d’autre part de trouver une réponse constructive vis-à-vis d’une tendance globale à la légitimation de la violence à laquelle mon quotidien me confronte tous les jours. Du point de vue de l’actualité, cette violence me touche particulièrement lorsqu’elle est adressée à l’encontre des minorités. J’en fais également l’expérience sur un plan plus personnel : lorsque je défends mes choix pour une éducation non violente ou que je m’offusque de la violence témoignée à l’encontre des enfants par l’entremise de ce blog, il arrive que l’agressivité soit directement dirigée contre ma personne. Ce n’est évidemment pas simple à gérer : attaquée bassement en tant qu’individu, ma première réaction est de vouloir répondre avec tout autant de colère et de violence, ce qu’il me faut à tout prix éviter pour qu’existe une possibilité de dialogue. Cela est difficile, et me coûte énormément de temps et d’énergie, pour un échange qui demeure généralement stérile. Néanmoins, je suis convaincue qu’il s’agit d’une question primordiale. L’extrême violence dont témoignent aujourd’hui la plupart des discours contemporains dominants (discours politique, discours moral, discours médical, discours éducatif, discours commercial, discours psychologisant, discours d’entreprise, voire même discours médiatique), et que reflète à un autre niveau la violence que nous-mêmes déployons dans nos réponses à autrui (que celui-ci soit un parfait inconnu ou notre propre enfant), est une conséquence du peu de valeur accordée à l’empathie par la société contemporaine, société qui réduit plus volontiers le sujet humain à un type, à une « étiquette » qu’elle ne cherche à comprendre ce qui constitue son intériorité (c’est-à-dire de ses émotions et de ses sentiments, mais également de ses croyances, des logiques cognitives qui lui sont propres, etc.). Je crois qu’inviter chacun, à commencer par nous-mêmes, à identifier et à accueillir ces réactions émotionnelles, contribue à endiguer cette violence qui en est précisément une des manifestations. Et, pour ENFIN en venir à un sujet dans la ligne éditoriale de ce blog, j’en parle ici car je crois qu’il en va de notre rôle d’éducateur.

L’argument le plus con qu’il m’ait été donné de lire ces derniers temps en faveur de « l’autorité parentale » (et par « autorité », on entend ici « autoritarisme ») sous-entend que les parents qui essayent d’initier leurs enfants à l’accueil et la gestion des émotions sont voués à échouer puisqu’ils n’ont pas reçu pour ce faire une formation spécifique. « C’est comme leur enseigner l’anglais pendant qu’on l’apprend soi-même. » (source ; inutile toutefois de lire cet article dont la démonstration revêt l’apparence d’un syllogisme alors qu’elle se contente d’aligner des arguments fallacieux qui jouent sur des mécanismes psychologiques de persuasion très efficaces, comme l’autorité ou la peur : abus de citations d’ « experts » dont les propos se contredisent à plusieurs reprises entre eux ; menaces de « conséquences », du type laisser l’enfant choisir ce qu’il mange = le destiner à des problèmes d’obésité, demander à un enfant son avis = en faire un futur dépressif, etc. ; bref, il y aurait beaucoup à débattre sur ces sujets mais ceci ne constitue pas une bonne base de discussion) C’est vrai, la gestion des émotions est un apprentissage complexe et qui se réitère sans cesse ; cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas s’y former, mais qu’il est tout à fait normal d’y initier ses enfants alors qu’on est soi-même en cheminement. Personnellement, cela m’apporte beaucoup : c’est en essayant humblement de proposer des outils constructifs à mes enfants pour gérer leurs frustrations ou leurs déceptions face aux règles ou aux impossibles du quotidien que j’en apprends le plus sur mon propre fonctionnement émotionnel. Je suis la première à essayer de me saisir des outils que je propose, car après tout, la meilleure manière d’enseigner quelque chose est encore d’en faire la démonstration par son propre comportement.

Ce n’est pas facile, précisément parce que l’éducation que nous avons nous-mêmes reçue et les discours ambiants ne nous ont généralement pas outillés en ce sens. Notre société valorise encore la punition, préférant agir d’en haut et a posteriori pour réfréner des émotions qu’elle juge indésirables, plutôt que de reconnaître que ces émotions jouent un rôle essentiel dans l’économie psychique de l’être humain et qu’il est possible de travailler en amont pour voir germer de ce terreau fertile une conscience respectueuse de soi-même et de l’autre.

Beaucoup d’outils ont été développés ces dernières années pour nous guider dans ce cheminement avec nos enfants. Il appartient à chacun de choisir ceux qui lui conviennent le mieux. J’ai déjà évoqué le bénéfice d’intégrer des exercices de médiation et de relaxation dans nos routines familiales quotidiennes (ici avec des enfants dès quatre ou cinq ans, ou tout récemment ici avec deux courts exercices que je pense praticables dès deux ans / deux ans et demi). Je voudrais partager aujourd’hui deux ressources d’un autre type, car tout le monde n’est pas nécessairement enclin à la médiation : la première est le jeu de cartes de Claire P. destiné aux enfants pour les guider dans l’identification des émotions qui les traversent, la seconde est la chaîne Youtube d’Isabelle Padovani pour les parents désireux d’aller à la découverte d’eux-mêmes.

La météo des émotions

Voici LE matériel dont tous les sites qui s’intéressent de près ou de loin à l’éducation bienveillante ont parlé à un moment ou un autre ces derniers mois. J’attendais sagement mon heure car, victime de son succès, il a été rapidement épuisé. Et pour cause : Claire P. réalise avec La météo des émotions un petit bijou éducatif : 2 jeux de 12 cartes illustrant les émotions les plus courantes de la vie, un petit livret explicatif proposant des pistes d’activités et une pochette en coton biologique pour ranger le tout. Davantage encore que les illustrations, c’est le livret que je trouve particulièrement intelligent : il donne des pistes concrètes et originales pour aider les enfants à verbaliser. Grande passionnée de la langue que je suis, j’apprécie tout particulièrement la colonne de synonymes proposée pour identifier chaque émotion, entrer dans la nuance, préciser le ressenti. Autant dire que mon fils de trois ans et demi, qui l’a reçu pour Noël, adhère : ravi d’effectuer quelques mises en paire, il nomme l’émotion représentée sur chaque carte et nous essayons ensuite de trouver des situations durant lesquelles lui ou quelqu’un de son entourage a (ou aurait) pu ressentir cette émotion. La pochette permet d’emmener facilement le jeu partout : parfait pour les trajets en voiture ou la salle d’attente du médecin.

meteo-des-emotions-01 meteo-des-emotions-02

Le jeu ne se jouera pas de la même manière avec des enfants de trois, quatre ou cinq ans, et c’est tant mieux. J’ai même fait quelques provisions d’exemplaires pour offrir à mes amis dont les enfants s’apprêtent à passer par la phase du « terrible two » (tient, voilà encore une étiquette qui mériterait d’être discutée). À bon entendeur…

La chaîne Youtube d’Isabelle Padovani

Je pense avoir déjà parlé des vidéos d’Isabelle Padovani il y a quelques années, mais qu’importe : plus que jamais, ces vidéos, gracieusement mises à disposition par leur auteure, sont d’actualités ! Isabelle est un excellent guide sur le chemin de la conscience de soi, de l’accueil des émotions et de la relation à l’autre. Elle est spirituelle, dans tous les sens du terme : ces mots nous émeuvent aussi bien qu’ils nous font rire, et si son vocabulaire (parfois mystique) peut surprendre lors d’une première écoute, je crois sincèrement que ses propos peuvent entrer en résonance avec ce que nous vivons au plus profond de nous.

La liste de toutes les vidéos d’Isabelle Padonvani est disponible ici, avec une indication quant à leur durée et leur thème (si tu es très rationnel, évite les sujets avec une forte dimension spiritualiste).

Je me permets d’en choisir trois : la première est une introduction assez longue aux principes de l’accueil « inconditionnel » des émotions, les deux suivantes sont plus courtes et trouveront peut-être un écho dans ta pratique de parent.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Yipie ! Il paraît qu’on relance l’industrie de la laine française à nous seuls

Parfois, c’est gai de rêver aux répercussions possibles de notre modeste « part du colibri » (selon le titre du désormais célèbre ouvrage de Pierre Rabhi) ! C’est ce à quoi m’invitait il y a quelques jours Landmade, en déclarant avec humour sur sa page Instagram :

Alys est très très forte : après avoir acheté et testé notre futon et notre surmatelas en laine, elle en a parlé sur son blog. Depuis, il semblerait que toute la filière des matelas en laine en France soit relancée 😜

Le clin d’œil introduit un chouette article sur Minuscule infini, dans l’onglet « Nos clients ont du talent » de la boutique. Merci Marion pour tes mots !

futon-landmade-02

Je suis en tout cas convaincue que nous sommes de plus en plus nombreux à réfléchir aux conséquences environnementales et socio-économiques de ce que nous achetons, et à désirer équiper nos intérieurs de matières qui soient à la fois belles, fonctionnelles et durables. C’est une chance que des boutiques comme Landmade nous facilitent grandement la tâche par le soin qu’elles consacrent à leur sélection.

Continuons de battre des ailes !

 

Clique pour retrouver :

 

Bonjour le calme : reconnexion à soi et à l’instant dès deux ans [concours]

Apprendre à se préserver de la profusion d’informations qui assaillent nos sens à tout moment, à faire le tri et à se concentrer sur le traitement de celles que nous jugeons les plus intéressantes. Se (re)connecter à soi – à ses émotions, à ses besoins – et à l’instant, pour ne pas tout vivre sur un mode de consommation frénétique et gagner en confiance en soi et en bien-être. Ce n’est évident ni pour moi ni pour mes enfants. J’entends certains des pleurs de ma fille de huit mois comme une tentative désespérée pour se couper des stimuli du monde ; je lis dans les pitreries qu’exécute sans relâche mon fils en fin de journée l’énergie ultime d’un corps qui refuse de reconnaître qu’il n’en peut déjà plus. Pour les aider à s’abandonner, les guider vers le lâcher prise, bien souvent mon compagnon ou moi-même nous couchons à leur côté pour former autour d’eux un petit cocon. Lors d’une conférence à laquelle j’assistai récemment, j’ai été frappée que l’invitée évoque le fait que certaines jardinières (institutrices maternelles dans les écoles Steiner) éprouvent aujourd’hui une semblable nécessité d’entourer de leurs bras les enfants pour qu’ils parviennent à se relâcher au moment de la sieste.

Comment tisser de manière autonome son propre cocon ?  Comment y inviter nos enfants ?

Prêter attention au souffle en utilisant l’imaginaire est une voie. Faire momentanément abstraction du mental pour se mettre à l’écoute d’un rythme vital, celui de la respiration, et prendre conscience d’une énergie qui émane du centre du corps et se répand jusqu’aux plus fines ramifications des schèmes musculaires. Cela peut se faire par le biais d’une activité comme la marche, par exemple, mais également d’autres pratiques peut-être plus adaptées à notre quotidien sédentaire, comme le yoga ou la méditation. Ces dernières années, de nombreux ouvrages ont paru pour nous proposer d’initier nos enfants à ses pratiques. Si je consacre un article à l’un d’entre eux qui vient de m’être envoyé par les Éditions Albin Michel, c’est que le point fort de Bonjour, le calme d’Anne Crahay est, à mon sens, d’être particulièrement adapté pour les plus petits, dès 2 ans / 2 ans et demi (quand la plupart sont plutôt destinés aux quatre-cinq ans).

bonjour-le-calme-01

(suite…)

Une parfaite boîte à forme (ou « imbucare ») pour bébé June

La « boîte à forme unique », ou « imbucare » (de l’italien : « mettre dans un trou »), permet à l’enfant d’appréhender le concept de permanence de l’objet développé en psychologie cognitive, lequel est à mettre en parallèle selon moi des enjeux du jeu du fort-da (ou « jeu de la bobine ») tel qu’il a été identifié par Freud et du stade du miroir lacanien : pour le dire (trop) rapidement, le tout-petit reconnaît que les objets et les personnes qui l’entourent sont extérieurs à lui-même, et qu’ils continuent d’exister même lorsqu’ils ne sont pas directement perceptibles par ses sens. C’est ce qui explique notamment l’enthousiasme des enfants de cet âge pour les jeux de « coucou » (ou « peek-a-boo »).

Outre le concept de permanence de l’objet, la boîte à forme unique permet à l’enfant d’exercer et d’affiner ses compétences de motricité fine. C’est pourquoi cette boîte, qui fait partie du matériel destiné aux 0-3 ans dans la pédagogie montessori, se décline sous plusieurs variantes qui font entre elles l’objet d’une progression. L’idée principale à retenir étant que les boîtes à formes (au pluriel) traditionnellement proposées dans le commerce ne sont pas à la portée du tout-petit parce qu’elles n’isolent pas la difficulté. Plutôt qu’une boîte à ouvertures multiples, la pédagogie montessori présente successivement à l’enfant une série de boîtes à forme unique, qui épargnent à l’enfant la partie « discrimination » pour qu’il puisse se concentrer sur la manipulation.

boite-a-forme-unique-montessori03

boite-a-forme-unique-montessori02

(suite…)

Pour le droit d’offrir du « matériel pédagogique » aux enfants

[cet article fait suite à la réflexion initiée par Biboumam dans cet article, et est une réponse à sa « commande » ; qu’elle en soit remerciée]

Je manifeste pour le droit d’offrir du « matériel pédagogique » aux enfants. Aux alentours de Noël, je suis souvent mal à l’aise de lire au détour des blogs qui touchent de près ou de loin aux pédagogies actives des commentaires un peu incendiaires (voire des articles entiers) dès qu’une maman à l’audace de demander des conseils pour offrir du matériel d’inspiration montessori à ses mômes : « Malheureuse ! On n’offre pas de matériel pédagogique à Noël ! » « Et le droit des enfants à recevoir des Lego et des Playmobil, alors ? » Commentaires d’autant plus ironiques que ce sont les mêmes qui passeront pourtant le reste de l’année à faire l’éloge de ce « matériel pédagogique » et des prouesses d’intelligence et de dextérité que leurs enfants acquièrent pas son biais, générant par là même la demande de la pauvre maman bien intentionnée. Tu l’auras compris, je me range bien entendu dans la catégorie des mamans très présentes sur les réseaux sociaux et réponse à tout que je pointe d’un doigt accusateur ; que ce billet soit donc lu comme une auto-critique. Sauf que… j’offre du matériel pédagogique aux enfants pour les fêtes de saison et même pour leur anniversaire. Mère indigne, qui n’a rien compris aux principes élémentaires de la pédagogie montessori !

Évidemment, il y a dans notre société des manifestes bien plus importants à soutenir. Mais j’avais envie de te montrer quelques chouettes idées de « matériel pédagogique » arrivées chez nous récemment, tout eu donnant un peu de fond à la chose par quelques réflexions qui n’engagent que moi, mais dont la lecture déculpabilisera peut-être certain.e.s.

offrir-materiel-pedagogique-noel

(suite…)

« Maurice & co » devient « Bonjour Maurice » !

Te souviens-tu qu’au printemps dernier, je te parlais d’une marque belge de vêtements pour enfants, réversibles, ludiques et éthiques ? En 2017, Maurice & co, la marque au poisson rouge, pousse le bouchon un peu plus loin et devient… Bonjour Maurice ! Le changement de nom accompagne un défi plus ambitieux : propulser la marque, forte de son beau succès en Belgique, sur la scène internationale, tout en conservant les valeurs originales du projet : fabrication éthique et circuit-court, tissus certifiés GOTS.

Pour cette première collection sous un nouveau nom, Bonjour Maurice s’offre un tout nouveau site internet, et mise sur les modèles intelligents et bien coupés qui ont fait son succès, dans des imprimés à la fois chics et colorés !

Depuis bientôt un an, Django aime toujours autant son gilet « Vadim » et ses beaux boutons de bois, qui demeure également ma pièce favorite parce qu’il donne tout de suite un petit quelque chose en plus à une tenue. Django le pioche souvent dans sa garde-robe et il n’est pas rare que, pendant la journée, il décide soudain de porter son gilet de l’autre côté, jouant à passer du versant coloré au versant sobre en m’expliquant que cela s’accorde mieux à ses chaussettes. Pour Noël, June a eu la surprise de recevoir elle aussi un mini « Vadim » de la part de son parrain (à force de saouler tout mon entourage avec mes coups de cœur écolo, gniiiiiii ; merci merci) ! Du coup, l’occasion était trop belle : les voici assortis, avec un bloomer « Billy » et un sarouel « Isidore » du même tissu. Moi qui détestais que ma grand-mère nous offre des vêtements similaires à ma sœur et moi, je ne résiste pas. Heureusement que, pour le moment, Django trouve cela encore plus amusant que moi !

J’ajoute que ma commande est arrivée avec des détails soignés qui ont fait la joie de mon petit garçon : la jolie carte qui accompagne le paquet, la boîte de crayons miniatures et le coloriage de… poissons, et les étiquettes aimantées des vêtements que Django s’est rapidement appropriées.

bonjourmaurice03 bonjourmaurice04

Pour fêter l’ouverture de la nouvelle boutique, Géraldine et Céline ont accepté de répondre à quelques questions : un petit aperçu sur leur quotidien et leurs meilleures adresses, en Belgique ou sur la Toile

(suite…)

Matériaux de récup’ pour bac sensoriel d’hiver 

J’ai un petit côté schizophrène : d’une part, je passe un temps considérable à ranger et désencombrer la maison, de l’autre, je stocke compulsivement tout ce qui un jour pourrait nous être utile dans nos jeux ou projets de toutes sortes (bouts de tissus, jolies branches, papiers divers, cailloux, bouchons de liège…). Toute la place que je libère (visuellement et mentalement) se trouve ainsi presque aussitôt comblée.

Bon. Au moins, parmi tout ce bazar, je commence à trouver de quoi composer des bacs thématiques. Voici celui créé pour le solstice d’hiver. Certains rechignent à utiliser de la nourriture dans les bacs sensoriels (arc-en-ciel de spaghetti, semoule pour les versés, etc.), chez moi c’est le coup de la bombe de mousse à raser en guise de neige qui passe très mal (je ne consacre pas mon temps à trouver des alternatives à ce genre de produits de « soin » – sans même parler du déchet de la bonbonne elle-même – et à surveiller la composition des vêtements des enfants pour leur faire plonger les mains dans une substance trop douteuse à mon goût). Du coup, la neige est représentée par des chips d’amidon de maïs récupérés dans un colis (l’avantage de commander souvent en ligne, mais cela s’achète également). Leur légèreté leur permet de jouer efficacement leur rôle de flocons ; il y a même moyen de les glisser dans un goulot de bouteille en plastique et de « saupoudrer » la scène. Ouhhhh, il neige !

Note que je me la joue nature, mais que notre bac n’est pas exempt de dérivés de pétrole : outre la bouteille, il y a bien sûr les figurines Schleich en plastique et des blocs de mousse (encore des matériaux d’emballage de divers colis) dans lequel j’ai piqué quelques branches cueillies en balade. Pour la banquise, de gros galets blancs, et pour les tanières, des arcs en bois aux couleurs (waldorf) de l’hiver. Les figurines en bois étaient notre cadeau de Noël pour June : je t’en reparle sans doute bientôt. Il y a également des miroirs incassables au fond du bac pour donner une dimension supplémentaire au jeu.

 

Animaux de la forêt enneigée et animaux polaires se côtoient : je n’ai pas eu le cœur de détromper Django qui était pour la première fois très enthousiaste à jouer avec les figurines d’animaux. Depuis, j’ai toutefois acheté un Atlas des animaux et sa Yaya lui a offert une mappemonde.

 

J’aurais bien creusé un igloo dans un morceau de polystyrène, mais nous avons un problème avec ce matériau à la maison : Django est pris de frénésie dès qu’il en voit, et il ne peut s’empêcher d’émietter aussitôt la chose comme un fou (c’est assez étrange, car ça ne lui ressemble pas vraiment comme comportement), au point qu’il faut que je la planque pour ne pas en retrouver partout dans la maison.

 

Pour rappel, les plans de notre table d’exploration sensorielle sont disponibles gratuitement ici.

Enregistrer

Enregistrer

Eureka : j’ai un sling !

J’ai déjà écrit précédemment mon amour du portage. Le portage est toujours pour moi synonyme de tendresse, de liberté, de confort, et je ne compte plus les fois où il m’a été d’un grand secours, surtout dans les premiers mois de vie de mes bébés. Malheureusement pour moi et mon petit garçon, très tôt durant ma deuxième grossesse, j’ai été interdite de portage (très affaiblie physiquement, au moindre écart, j’avais droit à une nuit de contractions extrêmement douloureuses et stressantes). Tu imagines avec quelle impatience j’attendais la naissance de June pour porter à nouveau !

Je ne suis toujours pas une collectionneuse de porte-bébés, mais au fil du temps, je peux écrire des retours sur les quelques modèles utilisés. Après avoir chéri les écharpes tissées et testé préformés et mei-taï, j’ai profité de l’arrivée de June pour me faire offrir une extensible JPMBB par son parrain (bon, en vrai, j’ai demandé la sienne à prêter et j’ai eu la chance d’en recevoir une). Je n’avais encore jamais porté en extensible et j’ai trouvé que c’était vraiment idéal pour débuter, car le nœud est d’une facilité déconcertante par rapport aux nœuds en écharpe tissée, qui demandent une certaine prise en main (surtout avec un nouveau-né). Je cherchais également une écharpe que je puisse garder sur moi en voiture sur la route des vacances, afin de ne pas traîner mes 5 mètres d’écharpe le long des aires d’autoroutes à chaque pause pipi : avec l’extensible, j’étais comblée !

jpmbb-ecoterre

L’amour qui se dédouble, le reste (le temps, les bras, la patience…) qui se partage

(suite…)

Le b.a.-ba des couches lavables

Django a porté des couches lavables jusqu’à ce qu’il devienne continent, en janvier 2016. En septembre, j’ai ressorti tout le stock pour June. Je n’ai jamais parlé de couches lavables sur le blog, car ce n’est pas un sujet que je trouve particulièrement excitant et que d’autres le font beaucoup mieux que moi. Note que j’admets volontiers que certaines mamans craquent complètement pour les jolis imprimés des couches, mais ce n’est pas mon cas : j’ai d’autres addictions (les petits vêtements en laine et en coton bio, notamment, tu le sais déjà). Puisqu’on me pose de plus en plus souvent des questions à ce sujet, toutefois, je me suis dit que ça valait peut-être la peine d’en faire un article. Fidèle à moi-même, je partage mon expérience avec laquelle je te laisse te dépatouiller, sans prétendre aucunement être une experte sur la question. Tes remarques et interrogations sont les bienvenues ; par chance, il y aura même peut-être une lectrice plus calée pour te répondre…

couchelavable

C’est parti ! Les couches lavables : Pourquoi ? Comment les choisir ? Comment les entretenir ?

(suite…)

Un petit tour de plus autour du soleil

_ « Une année, c’est un cycle qui se termine. Alors, presque partout sur la planète, le soir qui précède l’année nouvelle, les gens font la fête et se souhaitent le meilleur pour l’année à venir. »
_ « Mais, c’est quoi qui se termine ? C’est déjà la fin de l’hiver ? »
_ « Non, non, l’hiver vient de commencer. Une année, c’est 365 jours (et même 366 en 2016). »
_ « Mais ça fait combien de dodos, ça ? »
_ « Ben 365. Enfin 366. Beaucoup de dodos quoi… Non, non, attends, je sais, voilà : une année, c’est quand la Terre a fait une fois le tour du soleil ! »
_ « Mais après, elle fait quoi, la Terre ? »
_ « Et bien elle recommence. »
_ « Ah d’accord. Et en même temps, elle tourne sur elle-même pour faire le jour et la nuit. »
_ « Oui, voilà, c’est ça. »
_ « Mais moi je la sens pas bouger, la Terre. »
_ « Ben non, c’est normal, c’est parce qu’on est beaucoup trop petits. »
_ « Mmmmh. Et aujourd’hui, c’est demain ? »

couverturefb

(suite…)