Quand musique et livres pour enfants s’invitent au pied du sapin [give away]

Bonne nouvelle : contrairement à sa grande sœur qui s’est en partie numérisée, la Littérature jeunesse et enfantine a toujours la côte. On offre encore très volontiers de beaux livres aux enfants, et j’espère qu’ils seront nombreux au pied de ton sapin !

Pour t’y aider, Minuscule infini s’associe à La Montagne secrète et à Ker Éditions pour faire gagner à ses lecteurs quatre albums-disques : un exemplaire de Il pleut à boire debout, un exemplaire du Loup de Noël et deux exemplaires de Léon accordéon.

Dans la « vraie » vie, je suis (encore pour un temps) chercheuse en littérature de langue française, casquette qui me rend particulièrement sensible à la question de l’édition dans le monde des Lettres. Du coup, cette double proposition de partenariat était trop belle pour que je résiste au plaisir de te faire découvrir deux petites maisons qui ont réussi à se tailler une place de choix dans la monde de l’édition francophone, et les cœurs battants qu’elles abritent.

La Montagne secrète : « petits trésors pour grandes oreilles »

Déploie tes ailes et cap tout d’abord sur le Québec. Roland Stringer est un papa qui découvre il y a une quinzaine d’années un vieux 33-tours de comptines sur un vide-grenier. Tout abîmé, à peine audible, le disque fait pourtant le bonheur de sa petite famille. Roland se lance alors dans l’aventure de produire et éditer son premier album-disque. Il réunit autour de lui plusieurs artistes québecois enthousiasmés par le projet. La Montagne secrète est née ! Aujourd’hui, la maison d’édition continue à se spécialiser dans l’édition d’albums pour enfants qui allient chansons, contes et comptines.

Minuscule infini te propose de gagner deux nouveautés qui viennent de rejoindre le catalogue d’automne : Il pleut à boire debout, une compilation de chansons délurées au sein desquelles chiens et chats jouent les vedettes pour le bonheur des plus petits, et Le Loup de Noël, un conte à découvrir à partir de cinq ans suivi d’une douzaine de chansons inspirées du répertoire folklorique québecois (clique sur les titres pour écouter des extraits de chacun de ces albums-disques). Parfaits pour le réveillon !

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Ker Éditions et Léon accordéon

Retour dans ma Belgique natale à présent. Pays dont la petitesse me fait la bonne surprise de pouvoir rencontrer Xavier Vanvaerenbergh, le directeur de Ker Éditions, autour d’un thé et d’un jus de fruit, à cinq minutes de mon boulot. Xavier, il est comme moi : il aime beaucoup discuter et refaire le monde, alors je ne pourrai pas tout te raconter aujourd’hui, mais quelque chose me dit que j’aurai très certainement l’occasion de te reparler de lui, car une langue bien pendue n’est pas la seule chose que Xavier et moi ayons en commun. Xavier a étudié les maths, le journalisme, les langues orientales anciennes et les relations internationales. Il a touché un peu à tout, en rêvant d’exercer un jour le métier de Casaubon, le protagoniste du Pendule de Foucault, qui se voit confier toutes sortes de recherche sur des sujets diamétralement différents. Aujourd’hui, Xavier a une femme, une petite fille qu’ils élèvent et éduquent ensemble à la maison, des idéaux plein la tête, une maison d’édition et la conscience que bien de ses rêves ont pris vie.

leon-accordeonLéon accordéon, l’album dont Minuscule infini a la chance de pouvoir offrir deux exemplaires pour les fêtes, est un petit bijou musical, qui s’est creusé une place d’exception dans la collection jeunesse de Ker Éditions – « Double jeu » – plutôt destinée aux adolescents. C’est que Xavier n’a pas résisté au plaisir d’éditer le beau projet d’Yves Barbieux (le fondateur des Déménageurs, que tous les parents belges connaissent sans doute tant les petits en raffolent), désireux de faire découvrir aux enfants les instruments de musique traditionnelle. Harpe, luth, violon, flûte… s’invitent ainsi tout au long du voyage que Léon mène pour découvrir s’il existe d’autres instruments qui vibrent comme lui au rythme de l’air. Le cd s’accompagne d’un album illustré, mais c’est vraiment le conte musical qui fait selon moi toute la beauté de l’ouvrage. Je me souviens très bien des longues heures passées à écouter enfant mes contes musicaux préférés ; je les connais encore aujourd’hui par cœur. J’espère que Léon accordéon deviendra bientôt pour nous un incontournable des dimanches pluvieux ou des longs trajets en voiture.

Pour jouer et peut-être ajouter un superbe album-disque au pied du sapin

Rendez-vous sur la page Facebook de Minuscule Infini : 1) partage la publication du concours en mode public (publication « ancrée » tout en haut de la page de Minuscule infini), 2) commente cette publication pour comptabiliser ta participation et enfin 3) abonne-toi à la page Facebook de Ker Éditions ET à celle de La Montagne secrète. Le concours s’adresse à la Belgique, à la France et à la Suisse ; il prendra fin vendredi 16 décembre à minuit. Les quatre gagnants seront annoncés sur le Facebook de Minuscule infini.

Si tu n’as pas la chance de gagner, sache que les trois albums – Il pleut à boire debout,  Le Loup de Noël et Léon accordéon – peuvent être commandés rapidement auprès de ton libraire préféré en France, au Québec, en Belgique ou en Suisse.

Bonne chance et de très belles fêtes !

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Trois comptes Instagram pour assouvir mon envie de m’installer au milieu des bois

Le froid, le manque de lumière, la menace des changements climatiques, le manque de perspectives économiques, le sentiment de relative impuissance face aux drames humains qui se jouent juste devant notre porte, les attaques constantes à l’encontre de droits acquis de hautes luttes en faveur des minorités (étrangers, femmes, enfants, homosexuels, notamment), le culte de la peur entretenu par nos médias, l’immobilisme de nos gouvernements… Autant de raisons – dont certaines sont la conséquence directe des autres – qui incitent plus que jamais au repli sur soi et sur le noyau familial, dans une tentative – stérile mais compréhensible, à défaut d’être légitime – de préserver les siens et de se ressourcer auprès d’eux.

Tous les jours, j’essaye de lutter contre cette tentation là. Je m’efforce de m’informer, m’interroger, m’offusquer, me remettre en question, chercher des alternatives, dénoncer, partager, nuancer, encourager… Agir, parfois.

Mais bien souvent, il faut l’avouer, je déserte le champ de bataille. Je verrouille la porte de mon chez-moi, au nom du bien-être de mes enfants. Je rêve d’évasion, de grands espaces perdus dans la nature où ils pourraient vivre libres et en paix, loin, très loin des problèmes du monde.

Bon. Ce n’est pas demain la veille que je réussirai à convaincre mon homme de déserter la capitale pour aller nous enterrer au fin fond de la forêt afin d’élever notre merveilleuse et nombreuse progéniture au contact et dans le respect de la nature. Je me contente donc de faire pousser quelques tomates sur mon balcon au printemps et de rêver en regardant les magnifiques photographies de trois comptes Instagram que je chéris tout particulièrement :

Travel Little one

travel-little-one

Mama 2 the Little Ones

mama-two-little-ones

Growing wild things

wild

C’est beau, n’est-ce pas ?

Bon évidemment, le mieux est encore d’aller prendre soi-même un bon bol d’air frais plutôt que d’essayer de respirer comme je le fais par le biais de photographies interposées.

Néanmoins, j’y trouve parfois de quoi revenir plus tenace sur la scène du combat.

Tiens, savais-tu que selon une étude européenne sur la violence de genre, en Belgique, près de 50% des hommes et des femmes estiment  qu’il existe des circonstances qui peuvent justifier une relation sexuelle sans consentement (c’est-à-dire un viol, pour parler sans euphémisme)* ?

Avoue qu’après avoir lu ça, tu reprendrais bien une petite dose de retraite dans les bois, n’est-ce pas ?

Aller, zou, je n’habite pas les Alpes bavaroises, mais je peux toujours faire comme si.

suisse* Merci à Maud d’avoir attiré mon attention sur cette étude et ses affligeants résultats.

Vouloir une maman en couleurs, avec FFIL

Django _ « Mais maman, pourquoi tu t’habilles toujours en noir ? »
Moi _ « Je ne m’habille pas toujours en noir ! »
Django _ « Ben si, tes manches, elles sont toujours noires. »

******************************

Django _ « Il est nouveau, ton pantalon gris ? »
Moi _ « Non, c’est un pantalon dont Mamie ne voulait plus. Je l’ai mis car il est un peu brillant et je me suis dit que ça changeait du noir, par rapport à ce que tu m’as dit hier. »
Django _ « Mais tu sais, le gris, c’est pas beau non plus. »

 

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La vérité sort de la bouche des enfants : moins de noir pour maman

C’est vrai que ma garde-robe (d’hiver surtout) est bien terne. C’est que j’ai peu de vêtements, alors autant qu’ils soient faciles à assortir. Et puis, c’est chic, le noir… Mmmmh. Bof. C’est vrai qu’à force de prendre tant de plaisir à choisir ce qui prendra place dans la penderie de Django, j’ai complètement déserté la mienne. Comme beaucoup de mamans, je crois. La faute d’abord à la grossesse, puis aux mois qui lui succèdent. Pas question de racheter la parfaite panoplie de la fashion victime à chaque fois que je change de taille de pantalon ou de soutient-gorge. J’ai appris à composer avec ce que recèlent mes armoires. Il faut bien avouer que je ne passe de toute façon plus beaucoup de temps devant les miroirs. Serais-je, comme mon homonyme, passée de l’Autre côté ? Je m’en fous un peu de la tête que j’ai et de ce à quoi ressemblent exactement mes fesses et mes seins en ce moment. Et pourtant, j’en ai passée des heures à me contorsionner devant la glace, ado, pour essayer de juger si j’avais ou non un gros postérieur. De temps en temps, je me vois en photo et je me dis qu’il faudrait vraiment que je prenne le temps de me maquiller. « Au moins l’anti-cerne, Alys, quoi, tout de même ! » Puis j’oublie. Finalement, je m’aime bien comme ça, et mon homme, c’est toute nue qu’il m’aime le mieux.

Sauf que… C’est important de prendre soin de soi. Les mamans s’oublient trop ; elles se donnent entièrement et n’attendent rien en retour. C’est vrai. Limite, elles jouent la carte du sacrifice. Mais qui, de l’autre côté, leur a demandé de se donner inconditionnellement de la sorte ? Finalement, on les aimerait tout autant avec un peu trop de poudre aux joues et moins stressée par la qualité de la purée de carottes. Moi, c’est tout ça que j’ai décidé d’entendre dans le reproche que mon petit garçon de trois ans adressait à ma garde-robe. Devant son souhait d’avoir une maman en couleurs, j’ai fait des choses pour moi : je me suis acheté un rouge-à-lèvre (et tant pis si je ne le mets pas, il est dans mon sac et c’est déjà ça), je me suis inscrite au yoga, je suis sortie boire des bières avec mes copines en « abandonnant » mes enfants à mon compagnon et j’ai même été danser quelques heures.

Et j’ai reçu un cadeau. Un cadeau couleur de bonbon et de soleil. Un sac FFIL.

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FFIL : les sacs ludiques et éthiques de Claire Batardière

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Le calendrier de l’Avent des lectrices de Minuscule infini : zéro plastique, un peu de sucre, beaucoup d’amour

La semaine dernière, je te demandais sur Facebook des idées d’activités pour calendrier de l’Avent. Je me propose de compiler toutes les idées reçues en commentaires ou par mail (je n’ai écartées que l’une ou l’autre qui ne correspondaient pas tout à fait à la ligne éditoriale du blog, parce qu’elles me semblaient très coûteuses ou ne nécessitaient qu’une participation minimale de l’enfant), en commençant par une petite mise en bouche pédagogique de saison et en ajoutant quelques liens.

Calendrier de l’Avent et pédagogie Steiner-Waldorf

Je t’ai déjà dit l’importance que la pédagogie Steiner-Waldorf accorde à la ritualisation du temps. C’est un aspect de cette approche que j’aime toujours autant. Rythmer le passage des jours, des mois, des saisons. Les enfants y sont bien évidemment sensibles et cela leur permet d’acquérir des repères pour comprendre la notion de cycle et de temps qui passe.

Contrairement à une idée largement répandue par les calendriers de l’Avent qui distribuent chocolat et petits figurines en plastique, l’Avent ne commence pas le 1er décembre mais le 4ème dimanche avant Noël. En 2016, il commence donc le 27 novembre et compte 28 jours. Il fonctionne d’une part comme une invitation à sensibiliser au changement de lumière, à la venue de l’hiver (où tout meurt pour mieux renaître au printemps), au fait que la nature se met en sommeil, et constitue d’autre part un rituel destiné à accompagner l’attente qui précède Noël, en le ponctuant d’instants de réflexion sur soi et de moments de partage, ou de temps consacré au bonheur d’être ensemble.

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La table d’exploration sensorielle

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit un billet à propos de mobilier ou d’aménagement de l’espace pour les tout-petits ; pourtant, je sais que tu les affectionnes. Voici donc quelques mots sur la table d’exploration sensorielle home made qui a élu domicile chez nous depuis un an (je ne le répéterai jamais assez : je suis à la bourre pour tout). « Table d’exploration sensorielle ? Elle se prend pas un peu la tête, là, pour un simple bac à sable ? », me diras-tu, et tu auras raison ! C’est d’ailleurs ainsi que Django l’appelle, sauf qu’il change le nom en fonction du contenu : « mon bac à sable », « mon bac à riz », « mon bac à eau »… Mais disons qu’en écrivant « table d’exploration sensorielle », j’ai tout dit quant à son utilité. Après tout, le plaisir éprouvé en plongeant les doigts dans les lentilles n’est pas un privilège réservé à Amélie Poulain. Et qu’est-ce qu’on apprend en manipulant de la sorte diverses matières à propos du poids, des quantités, des textures, etc. !

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En fonction de l’intérêt de l’enfant, cette table sera tour à tour ou tout à la fois terrain de jeux d’imagination, exercice de motricité fine, bac sensoriel, table des saisons ou de la nature…

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N’oublie pas la boîte à tartines !

bancs-ecoleEt si les bancs d’école se mettaient à ressembler à cela ?

Je crois que j’ai passé l’été, en congé de maternité avec mes deux enfants, sur une autre planète. Après tant de douceur et de soleil, le retour a été un peu rude. Si bien que je n’ai pas encore pris le temps de te raconter que Django est désormais entré en maternelles. Je ne sais pas si c’est pareil pour les familles dont les enfants ont été en crèche, mais ce fut un sacré saut pour nous (ou pour moi ? je reconnais volontiers que je cogite tellement à propos de l’éducation et de l’instruction – en famille, en communauté – que forcément je me suis fait un mooooooonde de cette étape).

Une petite dizaine de jours avant la rentrée, nous recevons une bonne nouvelle : une place s’est libérée dans l’école Steiner dans laquelle j’avais essayé d’inscrire Django pour sa première rentrée. Il nous faut rapidement visiter l’école, rencontrer un membre de l’équipe pédagogique et prendre notre décision. Petite structure, toute nouvelle équipe enseignante, projet plein de promesses et de rêves mais qui risque encore quelques ratés (l’école n’en est qu’à sa troisième rentrée) et investissement humain (l’école a besoin de bras pour rénover ses locaux) et financier (légitime, mais conséquent pour le petit budget de notre foyer). Suspens. Zou, on décide finalement de se lancer dans l’aventure ; après avoir tant rêvé de pédagogie alternative, si je ne saisissais pas cette chance pour mon petit garçon, je le regretterais à coup sûr. Cette école n’incarne pas mon idéal pédagogique mais je partage pleinement les questionnements et la motivation des parents qui l’ont fondée. C’est parti. On retient notre souffle et on essaye de s’organiser pour la rentrée avec trois missions : la liste des courses, les étiquettes et la boîte à tartines.

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A chaque femme sa sage-femme

Lors d’une discussion avec Marloes, une des sage-femmes de Zwanger in Brussel qui ont suivi ma grossesse et mon post-partum, elle me racontait qu’elle venait de lire une étude publiée dans la revue Midwifery selon laquelle 80% des personnes interrogées ignorent ce qu’est exactement une sage-femme et en quoi consistent sa formation et son métier. Cela ne m’étonne pas : je me rappelle très bien avoir été dans la même ignorance lors de ma première grossesse. Or, depuis que j’ai fait l’expérience d’être accompagnée par une sage-femme (ou, en l’occurrence, par une équipe de sage-femmes) pour la naissance de June, il me tient très fort à cœur de faire savoir aux femmes qu’il existe des professionnels de la santé dont le métier est de se consacrer entièrement à l’accompagnement du couple lors de la grossesse et de l’accouchement, depuis le désir de conception d’un enfant jusque dans la période post-partum.

Si je n’avais qu’une seule chose à partager avec toutes les mamans ou futures mamans qui me lisent, ce serait le conseil de se choisir, quelle que soit la manière dont elles prévoient d’accoucher (à l’hôpital, accompagnées ou non d’un gynécologue, à la maison, peu importe), une sage-femme ou une équipe de sage-femmes avec laquelle elles se sentent en confiance.

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Pourquoi choisir de se faire accompagner par une sage-femme ?

Voici les raisons qui me viennent spontanément et qui me semblent les plus importantes ; cette liste est donc personnelle et, par le fait même, non exhaustive. Tous les témoignages qui viseraient à la compléter sont les bienvenus en commentaires de cet article.

  • Pour disposer de temps pendant les rendez-vous afin de partager ton histoire, tes sentiments, tes questions… et d’avoir la certitude d’être entendue.
  • Pour être informée et conseillée à propos de chaque procédure médicale envisagée et de ses conséquences pour le fœtus comme pour toi, et avoir le choix.
  • Pour impliquer ton homme, auquel la sage-femme s’adresse autant qu’à toi.
  • Pour aborder des questions intimes (sexualité, prise de poids, autres changements physiques liés aux bouleversements hormonaux de la grossesse et du post-partum – acné, chute des cheveux, rétention d’eaux, etc. -) en toute confiance et en sachant que celles-ci ne seront pas tout simplement évacuées si elles ne présentent pas de risque médical immédiat.
  • Pour éviter que des actes médicaux (touchers vaginaux, épisiotomie, administration de médicaments, etc.) soient effectués sans ton consentement le jour J.
  • Pour être accompagnée par quelqu’un qui vous connaît, toi, ton homme et votre bébé, durant toute la durée du travail et être véritablement épaulée en cas de besoin pour gérer la douleur et accompagner la sortie du bébé.

Mais, outre le temps (tellement précieux) et le suivi véritablement personnalisé que t’offrent la sage-femme, voici la principale raison qui rend indispensable selon moi l’accompagnement de la grossesse par une sage-femme :

  • Pour disposer d’un accompagnement globalisé : là où le gynécologue s’intéresse à la bonne santé du fœtus et de tes organes reproducteurs, là où l’anesthésiste intervient pour te proposer une méthode de gestion de la douleur, là où la pédiatre prend le relais du gynécologue une fois que l’enfant est né, chacun ayant donc des intérêts et un domaine d’expertise bien délimités, la sage-femme (dont la présence n’exclut en rien celles des acteurs précédemment mentionnés, bien entendu) va prendre en compte la mère, le bébé et même le reste de la petite famille dans leur globalité. Certes, elle va contrôler le bon déroulement de la grossesse et de l’accouchement et vérifier la viabilité du fœtus puis du bébé. Mais lorsqu’elle reste quelques heures après l’accouchement ou lorsqu’elle revient les jours suivants, elle ne se contente pas de soigner la maman et de peser le bébé, elle va également s’intéresser à la relation du nourrisson avec sa mère, elle va aider à mettre en place et à poursuivre l’allaitement, elle va s’enquérir de la fatigue du papa, surveiller l’état psychologique de la jeune maman, demander comment le nouveau bébé a été accueilli dans la fratrie, etc. Selon les besoins exprimés aux différentes étapes de la grossesse, elle va parler allaitement, portage, couches-lavables ou méthodes de préparation à la naissance.

Cette approche globalisée de la naissance, seule la sage-femme est en mesure de te l’offrir et c’est un soutien des plus précieux. C’est pourquoi, selon moi, chaque femme devrait pouvoir été accompagnée par sa sage-femme, durant toute la durée de la grossesse et du post-partum si ceux-ci ne présentent pas de risque.

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EDIT 14/10/16 : je viens de retrouver cette photo de June pesée par Elke,  à la maison, peu après sa première tétée.

En attendant que nos institutions de santé publique comprennent tout le bien qui pourrait découler de la banalisation du suivi médical de la grossesse par les sage-femmes (diminution du coût des suivis pour la sécurité sociale, prévention du baby-blues ou du burn-out parental, notamment), j’ai demandé à Marloes de nous expliquer en quoi consiste exactement le métier de sage-femme. Voici ses réponses :

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Soudain, arrêter le temps : yoga, méditation, massage et taï chi pour les petits [concours]

Surmenage. La rentrée de Django, l’arrivée de l’automne, les absences répétées de mon homme, la reprise du travail et, de facto, la séparation avec ma fille, ma galère quotidienne pour tirer mon lait et les longs trajets jusqu’à mon lieu de travail… ont eu raison de la belle énergie que j’avais accumulée durant l’été. Fin août, j’avais l’impression de rayonner, aujourd’hui, je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Et pourtant, j’ai de l’aide : mes parents, mes beaux-parents, ma sœur, mes amies si chères à mon cœur, mes collègues et notre précieuse Malika qui vient deux fois par mois pour abattre un peu de ménage ; je ne manque pas de personnes ressource (et si vous me lisez, je vous embrasse de tout cœur). Je l’écris parce que peut-être que certaines qui me liront se sentiront moins seules. Je ne suis que compassion pour toutes les mamans en galère et mon admiration infinie va à toutes les autres ! Je cherche le bouton PAUSE !

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Quatre ouvrages et des places pour le salon de l’Éducation à gagner !

C’est dans ce contexte qu’arrive un superbe partenariat qui tombe à pic : à l’occasion du Salon de l’Éducation qui aura lieu à Charleroi du 12 au 16 octobre prochain, les Éditions Dominique et compagnie offrent aux lecteurs de Minuscule Infini 4 ouvrages de la collection « Zen » : deux exemplaires de Mon premier livre de Yoga et deux exemplaires de Mon premier livre de méditation (+ cd), ainsi que des places pour le Salon (voir la fin de l’article).

 

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Yoga, méditation, massage et taï chi pour les petits

POUR QUI ? Dans une société ultra-médiatisée et hyper-connectée, dans laquelle nous sommes constamment assaillis d’informations (visuelles, surtout, mais aussi auditives), il me paraît essentiel d’apprendre dès l’enfance des techniques pour se préserver de ce flux de sollicitations. Nos enfants sont le fruit de leur époque ; leurs comportements reflètent le rythme effréné auquel nous tentons bien souvent de soumettre nos existences, lequel va de pair avec la rapidité avec laquelle nous devons traiter la multitude de stimuli qui nous parviennent. Sans vouloir procéder à des raccourcis peu nuancés (j’espère toujours que ma sœur neuro-psychologue, qui se spécialise dans le travail avec les enfants, écrive ici un article à ce sujet), en témoignent les divers troubles de l’attention et les attitudes tantôt apathiques tantôt survoltées de nos tout-petits. Ces livres s’adressent aux (grands-)parents et aux professionnels de l’enfance qui souhaitent proposer un autre rythme aux enfants qu’ils côtoient.

POURQUOI ? Dans notre monde, se concentrer tient lieu au pire de la prouesse, au mieux du loisir, d’où l’efflorescence de toute une série d’activités qui nous invitent à nous recentrer sur nous-mêmes, à nous connecter à nos sensations, à ralentir le rythme pour être plus « pleinement conscient » de ce que nous vivons. Yoga, méditation, massage et taï chi peuvent faire partir de celles-là.

COMMENT ? Pas question, bien sûr, d’exercer le tout-petit à la justesse d’une posture ou d’avoir pour objectif de le plonger dans un état méditatif profond : les livres de la collection « Zen », avec leurs petits formats et leurs jolies illustrations, invitent plutôt à trouver en famille ou en groupe une temporalité autre, déconnectée de la course effrénée du quotidien, à travers laquelle l’enfant peut investir son corps (dont notre mode de vie contemporain a plutôt tendance à le couper alors qu’il constitue, selon Rudolf Steiner, son principal vecteur d’apprentissage de 0 à 7 ans) et développer des facultés cognitives différentes de celles qu’il a l’habitude de solliciter. Accorder de l’attention à la manière dont on respire, laisser le temps à l’esprit d’imaginer, faire l’expérience de se projeter au-dedans de soi à la recherche d’une certaine quiétude…, voilà ce que proposent les deux livres que je vous propose de gagner aujourd’hui.

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Inviter la laine jusque dans nos lits : le surmatelas en peau lainée Landmade

Tu connais désormais mon amour immodéré pour la laine et ses multiples vertus. En mai dernier, je t’avouais avoir profité de la liste de naissance de ma fille pour investir dans un merveilleux futon en laine (clic, clic pour lire l’article). Je reçois régulièrement des questions à propos du choix des futons et des matelas pour lits au sol et je ne cesse depuis de recommander d’opter pour de la laine, car voilà bien un achat que je ne suis pas prête de regretter : ce futon est moelleux, très léger (contrairement à ses grands-frères en coton), fabriqué en France et il peut être recardé tous les dix ans environ pour retrouver toute sa jeunesse (et il est dispo là). Autrement dit : il est parfait, c’est exactement ce que je cherchais depuis plusieurs années. Django est désormais le plus chanceux des dormeurs de la maison, puisqu’il a une literie tout en laine (couette, oreiller, matelas, pyjama… seuls les draps en coton font exception) !

Malheureusement, nous ne disposons pas du budget pour acheter immédiatement un tel futon à nos deux enfants. Il faudra que la petite June patiente et hérite pour un temps de mon futon en coton d’adolescente, sur lequel Django a dormi jusqu’alors. Ça ne m’a pas empêché de rêver malgré tout à un petit nid bien douillet pour mon bébé à naître ; je ne pouvais me résoudre à priver ma toute-petite des bienfaits de la laine (notamment de son effet thermorégulateur, si précieux pour les nouveaux-nés et les enfants en général). J’ai donc commencé à loucher sur le surmatelas en peau lainée de Landmade et à harceler Eric, aux commandes de cette boutique où tout me fait envie, de questions (à propos de la provenance de la laine, du traitement des moutons, de l’étanchéité du surmatelas, etc. ; le pauvre !). Eric m’a proposé de mettre le surmatelas en peau lainée au banc d’essai et d’en donner ensuite mon avis sur Minuscule Infini. Plusieurs mois après la naissance de June, je dispose désormais d’arguments solides, construits sur base de longues heures passées à endormir ma fille cet été (ou plutôt, soyons honnête à faire la sieste avec elle quotidiennement dans son lit, uhuh, dieu que c’était chouette le congé de maternité).

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Le surmatelas en laine de Landmade

  • est idéal pour bénéficier des vertus thermorégulatrices de la laine (notamment pour les enfants, qui ont tendance à transpirer beaucoup au moment de s’endormir puis à se refroidir durant la nuit, mais aussi pour les personnes âgées, les personnes qui souffrent d’escarres ou encore les couples dont l’un a toujours trop chaud durant la nuit, l’autre toujours trop froid) !
  • est parfait pour redonner un peu de moelleux à un couchage qui a déjà bien vécu ou à un matelas en synthétique, lorsqu’on n’a pas le budget pour changer complètement la literie. Je ne pensais pas que c’était vraiment possible mais le confort de mon vieux futon d’ado est sensiblement amélioré par la présence du surmatelas, qui le rend beaucoup moins dur !
  • constitue un parfait tapis de jeu en laine pour les plus petits, notamment pour les familles qui souhaitent agencer un espace de jeu au sol de type Montessori ou tout simplement privilégier les matières belles et naturelles : la laine isole bien l’enfant du froid et de l’humidité dégagés par le sol et, contrairement aux matelas en mousse potentiellement toxiques, elle ne retient pas la poussière grâce à ses propriétés antistatiques. Ses fibres naturelles en font une aire d’exploration sensorielle parfaite pour les bébés.
  • fonctionne comme une excellente alternative aux peaux de moutons, pour les personnes qui ne cautionnent pas le fait de tuer un animal pour bénéficier de sa laine. Ici, la laine est contre-collée sur une face de jersey en laine.
  • est fabriqué en France, dans le Tarn, par un artisan qui se fournit localement auprès d’éleveurs dont les cheptels comptent en moyenne une centaine de bêtes. Pas de production de masse ou d’élevage intensif, donc.

Le seul bémol : puisqu’il ne s’agit pas d’une peau de mouton justement, ce surmatelas en laine possède une bonne capacité d’absorption mais n’est pas étanche ; il ne peut donc pas remplacer une alèse de lit en synthétique. Par contre, comme il se lave facilement en machine et qu’en cas de petit accident une simple aération suffit, il est un bon complément d’une alèse en synthétique pour éviter au dormeur d’être directement en contact avec celle-ci.

Tout ceci certifié tout au long de ce bel été par bébé June, que tu peux voir gigoter gaiement les fesses à l’air sur son surmatelas en laine (oui, parce que moi je ne montre pas le visage de mes enfants, mais leurs fesses je m’en fous, faut pas chercher la logique).

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En tout cas, une chose est sûre : dès que June aura droit à son propre futon Landmade, le surmatelas en laine migrera de mon côté du lit, parce que je commence à prendre sérieusement goût au couchage de mes enfants, moi.

Et toi, dis-moi sur quoi tu dors ?!

Pas même un orteil

Il avait semblait-il décidé qu’il ne mettrait pas un orteil dans l’eau cet été, et si nous sommes parvenus à lui faire tout de même goûter un peu aux joies de la piscine le temps d’une semaine en Bourgogne à force de sourires, de bienveillances et de techniques super rusées de diversion, je ne me sentais pas le courage de déployer les mêmes trésors d’énergie pour cette unique journée au lac.

Pour profiter de l’eau moi-même et lui garantir les pieds au sec, nous avons improvisé un barrage pour les voitures, en ramassant tous les trésors présents sur la berge pendant que June dormait bercée par les jeux de lumière entre les feuilles de grands arbres. J’avoue que j’aime à la folie me lancer dans ce type de construction improvisée, pêcher des cailloux de telle ou telle couleur, planter droit le moindre vieux bout de bois qu’il a déniché derrière un fourré. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles je suis si attirée par les pédagogies Steiner-Waldorf et Reggio. Jouer avec les « loose parts » que la nature nous offre pour bâtir de petits mondes miniatures, inventer des histoires, additionner des cailloux, s’interroger sur la puissance des vagues… Tout en reconnaissant volontiers que l’élan premier est le mien, je sens Django se laisse vite prendre au jeu ; très vite, je ne suis plus qu’une petite main qui œuvre sous ses directives.

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