Table des saisons : automne 2018

Pour accueillir l’automne comme il se doit, c’est tout naturellement que la table des saisons a repris ses droits ! Puisque l’automne est une période d’abondance, il n’est pas difficile d’orner celle-ci de merveilles dénichées dans la nature (ou au marché) ; il y a fort à parier que la nôtre subisse moult transformations.

Petite revue de détails de notre table et excursion ailleurs sur la Toile…

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Aux couleurs de l’automne

C’est officiel : depuis une dizaine de jours, l’automne est bien là ! Il y a les familles qui aiment les grands chambardements bisannuels (rentrée scolaire, nouvelle année) et celles qui préfèrent surfer sur les moments saisonniers.

Incontestablement, je fais partie de ces dernières : l’école que nous avons choisie nous épargne les listes de fournitures scolaires à rallonge et les enfants sont partis le jour de la rentrée avec ce qu’ils s’étaient choisi dans leur garde-robe d’été. Mais voici que les matins deviennent bien froids et que les couleurs au dehors ont changé ! Il a fallu sortir les vêtements chauds, cirer en famille les chaussures, trouver un nouvel imperméable pour June, penser doucement aux salopettes d’hiver et aux bottines fourrées, chiner de la laine pour les travaux manuels des enfants à l’école… Notre mini-pommier nous a gâté de ses dernières pommes et nous nous régalons des confitures offertes par les grands-mères des enfants. Les soupes froides de l’été ont fait place aux potages de courges. Nous chantons « Colchiques dans les prés » et Django nous apprend « La ronde de l’avoine [avoène] ». Tous ces petits gestes ne sont-ils pas une merveilleuse façon d’accueillir l’automne ?

C’est ce que je me suis dit en prenant plaisir à photographier les enfants qui s’étaient tout endimanchés un matin pour aller… chercher le pain.

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Tout ce qu’il faut pour une cabane

Tout ce qu’il faut pour une cabane* : c’est un titre en forme de promesse que celui de cet album que Emily Hugues, dessinatrice dont je t’ai déjà parlé sur ce blog, signe avec Carter Higgins. Il ne faut pas y voir une leçon de pragmatisme : ici, il ne sera pas question d’apprendre l’art savant du nouage ou de l’assemblage de planches à des hauteurs vertigineuses. L’album, édité chez Albin Michel jeunesse dans sa version française, est une invitation à rêver le nez en l’air, à la découverte des chatoyants jeux de lumière qui habitent le feuillage des plus grands arbres. Car…

« ce qu’il faut pour une cabane, c’est avoir du temps pour lever les yeux, et imaginer »

 

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Ah oui, c’est vrai, deux ans ; j’avais (presque) oublié cette intensité

« Elle a quel âge, ta fille ? Deux ans ! Et ça va ? Elle ne fait pas trop de crises ? »

Non, ma fille ne fait pas de crises. Ou en tout cas, très peu. Ma fille fait des bêtises, beaucoup de bêtises. Vite, vite, griffonner à côté de la feuille de dessin, sur les jouets du grand-frère, avant que maman ne vienne retirer les crayons de couleurs. Sans faire de bruit, pour ne pas que papa s’en rende compte, tartiner la table de yaourt et ajouter un peu d’eau pour que la texture soit plus intéressante à étaler avec les mains.

Oui, ma fille a deux ans. Mais elle les vit de manière si différente que son frère, que j’avais presque oublié que c’était cela, avoir deux ans : s’ouvrir vers l’extérieur, appréhender son univers direct avec tout le corps, expérimenter et ressentir intensément, aimer l’ordre (pas toujours celui que l’adulte perçoit), vouloir faire seul (sans toujours être capable de le dire)…

… et faire soupirer (voire crier ?) les adultes qui l’entourent. Davantage que ma fille, c’est bien plus moi qui me mets en colère. Inévitablement ? Peut-être pas.

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Le mouton à soie au fil de l’été

Il était une fois Lisa, qui rêvait pour elle, ses mômes et son homme de vêtements en laine et soie conçus et fabriqués en France. Ne trouvant rien qui réponde à ses critères, Lisa a interrogé son entourage et toutes ses copinautes qui partageaient son amour de la laine pour leur demander à quoi elles rêvaient elles aussi. De leurs envies communes est né Le Mouton à Soie, une marque française, éthique et écologique de vêtements en laine et soie pour toute la famille.

J’ai suivi avec attention et admiration le boulot titanesque que Lisa a abattu pour donner vie à son rêve. Il y a quelques mois, j’ai partagé sur Facebook la campagne de financement Ulule de la première collection : celle-ci a joyeusement explosé ses objectifs ! Au début de l’été, les contributeurs ont reçu les premières pièces du Mouton à Soie.  En plus de ce que j’avais précommandé de la sorte, Lisa a eu la gentillesse d’ajouter des pièces pour les enfants. Après avoir emportées celles-ci dans nos bagages pour les vacances, voici mon retour sur cette première collection du Mouton à Soie.

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Du doudou à la précieuse poupée de chiffon, à chaque âge sa poupée Waldorf

La poupée revêt une importance toute particulière dans la pédagogie Steiner-Waldorf. Fabriquée à partir de matériaux naturels, cousue à la main par une personne qui y investira son cœur, ses traits et sa morphologie évoluent en fonction de l’âge de l’enfant auquel elle est destinée. D’abord petit doudou à nœuds qui accompagnera bébé au berceau, la poupée Waldorf deviendra plus tard un confident et un compagnon de jeu.

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Quand tu demandes du lait… et que je te souris « non »

Il y a trois ou quatre mois, j’ai commencé à dire « non » le soir, puis plus récemment « non » le matin. Un « non » timide, raisonnable, négociateur. Un « non » qui se cherche, qui sait ce qu’il veut sans vouloir faire de peine. Un « non » qui a trop conscience de l’étape irréversible qu’il marque et auquel ce pas franchi fait peur. Aujourd’hui encore, tu pointes ton index vers ma poitrine et demandes : « Je peux avoir du lait ? Il n’y en a plus ? Je peux voir s’il y en a encore ? » Je te souris et t’embrasse.

Mon. Cœur. Prend.L’eau.

Je te propose du lait végétal avec des glaçons et des câlins à profusion. Tu acceptes les deux avec enthousiasme. Cela ne t’empêchera sans doute pas, demain, de poser encore les mêmes questions. De quelle tristesse mon cœur sera-t-il submergé le jour où tu ne les poseras plus ?

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