Minimalisma : pour esquisser le délicat pas de danse qui enjolive le quotidien

J’écris moins à propos de vêtements ici, car si la garde-robe de mes enfants demeure bien (trop) garnie, je suis fidèle depuis quatre ou cinq saisons à des marques que j’aime énormément : FUB (Birgit de Fool de wool disait encore de moi tout à l’heure que j’étais « irrémédiablement pervertie par les imprimés de FUB », si si, je cite), Gray Label, Monkind et Poudre organic, pour l’essentiel, et Aymara ou Waddler pour pulls. Mais vraisemblablement, ces articles t’aident et te font gagner du temps, et c’est toujours avec plaisir que je les écris. Cela fait plusieurs mois que j’avais envie de tester les basiques de Minimalisma, dont j’avais déjà eu un magnifique body volanté l’été dernier, mais il y avait toujours un FUB pour me détourner de ma résolution. Et puis Birgit – parce que si tu me suis, tu auras compris que c’est TOUJOURS Birgit qui me pervertit, hein – m’a glissé le catalogue Minimalisma dans les mains en début de saison et brusquement, j’ai perdu pieds, et je me suis retrouvée avec des débardeurs pour moi et, pour faire semblant que je n’étais pas autocentrée, deux t-shirts en soie pour glisser sous les robes de June et un nouveau body volanté qui attendait sagement le soleil.

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Je veux continuer à porter mon (graaaaaand) bébé !

Début février, Magalie qui a fondé la boutique A portée de bisous m’a proposé un partenariat ; désireuse de profiter de son expertise en matière de portage, je lui ai demandé de m’aider à choisir un porte-bébé qui me permettrait de porter encore ma petite potelée de bientôt deux ans et 13kg. Après discussion, Magalie m’a envoyé un préformé de la marque Beco, conçu pour les enfants de 12 à 27 kg. J’ai ainsi pu tester un véritable « porte-bambin », et en avoir un ressenti très différent de mes précédentes expériences de préformés.

Porter un bébé… qui n’en est déjà plus vraiment un

Moi et le portage, c’est vraiment une histoire d’amour. Je sais qu’il en va de même pour de nombreux parents. Je l’ai déjà écrit ici : je ne savais pas avant d’avoir mon premier enfant si j’allais ou non l’allaiter, mais je savais que je voulais le porter. Et j’ai porté mes deux enfants. Beaucoup. A la folie. Le portage m’a sauvée durant les premiers mois de mon aîné, lorsqu’il souffrait de reflux, et les meilleurs souvenirs que j’ai d’après la naissance de June sont immanquablement liés au portage (lorsque j’imagine cette période, je me revois passant tout l’été en peau à peau avec ma fille en écharpe, tout en jouant à des jeux de société avec mon fils).

Il arrive pourtant un temps (ou plutôt un poids) où je ne suis plus en mesure de porter mon enfant. En tout cas, plus sur le ventre et plus très longtemps. Mon dos et mes épaules me font souffrir. Et je t’avoue que voir cette période se profiler est un véritable déchirement. Je veux encore porter mon bébé.

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La découverte des lettres rugueuses : comparatif de trois coffrets « Montessori »

Pourquoi les lettres rugueuses ?

Maria Montessori a énormément valorisé l’intelligence de la main (clic, clic) : pour Montessori, la main est l’organe moteur par le biais duquel l’homme entre en contact avec ce qui l’entoure ; elle appartient simultanément au corps et à l’esprit. En développant la musculature et la sensibilité de ses doigts, l’enfant affine sa compréhension du monde. C’est un principe fondateur de la pédagogie Montessori qui me parle beaucoup.

Dans la pédagogie Montessori, les lettres rugueuses permettent de préparer dans le même temps l’enfant à l’écriture et à la lecture. Il s’agit de conférer à chaque lettre une épaisseur et un « grain », afin de l’appréhender à la fois par  l’ouïe, le regard ET le toucher : reproduisant le geste de l’adulte qui vient de lui en faire la démonstration, l’enfant prononce le son de la lettre, la reconnaît et suit son tracé du bout des doigts. À l’heure de la découverte des différents types d’intelligence et de canaux de mémorisation, la pertinence de cette approche qui fait appel aux compétences auditives, visuelles et kinesthésiques – ces dernières étant bien souvent peu exploitées sur les bancs d’école – nous apparaît clairement !

 

Pourquoi des lettres cursives ?

La pédagogie Montessori choisit de présenter les lettres cursives plutôt que les « capitales » ou « lettres bâtons », puisque ce sont celles que nous utiliserons toute notre vie pour écrire. Ce choix est donc corrélé à l’approche sensorielle de la lettre que j’ai rapidement décrite ci-dessus : rien ne sert de se mettre dans les doigts des lettres qu’on n’écrira pas par la suite. En outre, la fluidité du tracé des cursives est perçu comme un exercice capable de muscler et d’assouplir davantage le mouvement de la main, en vue de préparer celle-ci à l’écriture.

Néanmoins, malgré le fait que j’aie choisi de présenter les lettres cursives à mon fils, celui-ci les identifie encore mal et leur préfère nettement les lettres « bâtons ». Si je l’accompagne volontiers dans cette découverte, je préfère éviter de lui faire appréhender cette écriture sous forme de lettres rugueuses, pour lesquelles je réitère mes propositions de cursives. Cela n’engage toutefois que moi.

 

Quelles lettres rugueuses choisir ?

Dernièrement, nous nous sommes retrouvés en possession de trois coffrets de lettres rugueuses estampillés « Montessori » à la maison : j’ai acheté le premier la veille du jour où le deuxième fut offert à Django par sa marraine, et deux semaines plus tard nous avons reçu le troisième d’un éditeur. J’avais eu moi-même beaucoup de mal à choisir le coffret dans lequel je me suis décidée à investir : j’ai une idée bien précise de ce que je voudrais trouver en guise de lettres rugueuses et il m’a été difficile de me faire une idée de ce que contenait exactement les différents coffrets proposés. Aussi, je me propose de te faciliter la tâche en te montrant ce que j’ai actuellement dans les mains (mais sache qu’il en existe encore d’autres, les éditeurs jeunesse surfant joyeusement sur la vague d’engouement pour les pédagogies actives). Je vais essayer de rester la plus objective possible et de ne pas trop donner mon avis pour une fois, car ces coffrets ont chacun leurs défauts et leurs qualités. Je dois reconnaître d’emblée qu’aucun d’entre eux ne correspond exactement à ce que j’aurais voulu trouver, et que si c’est également ton cas, tu n’auras pas vraiment d’autre choix que de le réaliser toi-même. Tout dépend de tes critères pour l’usage que tu souhaites en faire.

 Le coffret Montessori des lettres rugueuses de Balthazar* chez Hatier

  • 22,9 euros
  • Contenu : 26 grandes cartes présentant chaque lettre de notre alphabet + 26 petites images non légendées pour une activité d’association + un livret de présentation
  • Les lettres comme les images sont réalisées en papier cartonné épais (résistant)
  • Les lettres sont réalisées dans ce qui ressemble davantage à de la toile de jute que du papier de verre : elles présentent une certaine épaisseur et une véritable rugosité ; après un usage modéré, certaines lettres se décollent et doivent être recollées
  • De petites flèches blanches sont dessinées pour indiquer le sens du tracé de chaque lettre
  • Les voyelles sont en rouge et les consonnes en bleu
  • Le « e » n’a pas d’attaque, le « y » démarre avec un pont, la première jambe du « n » est plus courte que dans les deux autres coffrets et c’est le seul des trois qui propose le « q » sans attache
  • Le choix des images ne m’apparaît pas toujours judicieux (ex. : « euro » pour introduire la lettre « e », alors que le mot débute par le digramme « eu » qui se prononce ici [ø])

 

 Mon grand coffret Montessori* chez Larousse

 

  • 22,95 euros
  • Contenu : une série de cartes des chiffres de 0 à 10 (non rugueux !) + 2 x 26 lettres en écriture cursive et 2 x 26 lettres en écriture capitale (toutes les lettres étant cette fois légèrement rugueuses) + 26 images légendées en capitales (!!) d’un côté, non légendées de l’autre + un livret de présentation
  • Toutes les cartes sont en petit format et en papier glacé souple (se plie aisément et présente des reflets)
  • Seules les lettres sont réalisées dans un papier scintillant, qui procure une légère impression de relief quand on y passe les doigts
  • Des petites flèches noires sont dessinées pour indiquer le sens du tracé de chaque lettre
  • Les voyelles sont en vert et les consonnes en bleu
  • Le « e » n’a pas d’attaque, le « y » commence avec un pont et le « q » est suivi d’une attache
  • Le choix des images légendées ne m’apparaît pas toujours judicieux (ex. : « éléphant » pour le son [ǝ])

 

Mes lettres rugueuses Montessori, chez Gründ

 

  • 7,5 euros
  • Contenu : 26 lettres rugueuses + 26 images à associer + un livret d’activités
  • Les cartes sont en petit format et en papier épais (elles se plient aisément)
  • Le tracé est beaucoup plus fin que celui des deux autres coffrets et moyennement rugueux
  • Les consonnes sont en rouge et les voyelles en bleu
  • C’est le seul des trois coffrets qui présente des œilletons et ceux-ci apparaissent de manière régulière
  • Le « e » n’a pas d’attaque, le « q » est suivi d’une attache et le « y » commence avec une attaque
  • Le choix des images ne m’apparaît pas toujours judicieux (ex. : « euro » pour introduire la lettre « e », alors que le mot débute par le digramme « eu » qui se prononce ici [ø])
  • Le livret d’activité consiste pour l’essentiel à s’exercer à l’écriture d’une lettre : le format (petite taille de la lettre + la présentation de deux mots par page avec une seule ligne de graphie) rend l’activité à mon sens peu intéressante pédagogiquement (et en tout cas inutilisable avec un scripteur débutant)
  • Les flèches qui initient au sens du tracé des lettres sont présentes dans le livret et pas sur les cartes

 

Comparaison des trois types de cartes

Les tiges d’encastrement Montessori

La lecture de Maria Montessori m’a appris à regarder les mains de l’enfant travailler (voir L’esprit absorbant de l’enfant* par exemple). Depuis, il y a certaines activités que je ne me lasse pas de voir les tout-petits exécuter. Voici un matériel que j’ai envie de te montrer depuis quelques mois, mais qu’il me fut difficile à prendre en photo. J’ai profité d’un moment où June était trop fatiguée que pour vraiment remarquer la présence de l’appareil et se déconcentrer : installée dans le canapé, tétine en bouche, elle a choisi de répéter un encastrement sur tige qu’elle maîtrise depuis longtemps déjà, après avoir décidé de cacher les deux autres rondelles sous un coussin (?).

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Plutôt que jeter #4 : transformer un lange en « béguin minute »

Non, non, je n’ai pas renoncé à partager gratuitement des patrons de couture très simples sur la Toile : je ne couds tout simplement quasi plus rien de « neuf » ; je répare, je rapièce, je transforme un vieux pantalon de papa en short pour les enfants ou une robe en pantalon de pyjama, mais pas le moindre magazine de couture n’est venu enrichir ma collection depuis deux ans et je n’ai acheté de tissu que pour des projets spéciaux (telle la petite poupée d’inspiration Waldorf cousue pour mon filleul). Je n’ai plus le temps de coudre la garde-robe des enfants et même si je l’avais, l’envie n’y serait pas : la couture a toujours été pour moi un outil plus qu’une passion, et j’aime décidément bien trop les vêtements éthiques pour enfants que pour éprouver la nécessité d’inventer et de coudre mes propres modèles.

Du coup, si je me mets derrière mes machines, il faut que cela soit hyper rentable : un parfait compromis entre 1) voir diminuer la montagne de tissu de récup’ qui menace d’envahir mon chez-moi, 2) dans une durée de temps plus que raisonnable, 3) pour un résultat qui promet d’être probant. Autant de considérations qui me décident à rédiger ce tutoriel particulièrement facile d’un béguin réalisé pour ma poupée l’été dernier et qui s’avère parfait pour le printemps qui vient de poindre.

Ce « béguin minute » est réalisé à partir d’un petit lange en coton organique qui ne nous servait plus et auquel je suis particulièrement heureuse d’avoir donné une nouvelle vie tant je l’aimais. Je suis sûre que toi aussi tu trouveras bien un joli lange taché ou avec un fil tiré que tu pourras transformer en joli béguin : grâce à lui, c’est un ourlet en moins que tu devras coudre, et autant d’énergie et de temps sauvés !

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Le temps qui passe et la symbolique de l’héritage : deux albums pour les 3-6 ans

Sauf quand il s’agit de déplier une explication scientifique (du type « comment fait-on les bébés »), j’aime que les albums jeunesse – et la littérature en général – ne soient pas trop explicites. J’aime que la poésie d’un livre nous permette d’y trouver les réponses que nous sommes venus chercher – consciemment ou inconsciemment – ou qu’au contraire elle nous incite à nous questionner. J’aime que le texte et le dessin puissent susciter des lectures multiples, en fonction de l’âge ou du tempérament de leur jeune lecteur. Je déteste les livres pour enfants aux morales simplistes – et bien souvent fausses – (« sois gentil dans la vie, ou tu n’auras pas d’ami »), qui me donnent toujours l’impression de prendre les enfants pour des imbéciles.

Toutes ces raisons expliquent pourquoi j’ai eu un véritable coup de cœur pour Ici et là, les maisons d’Akira et Mon arbre, deux albums qui abordent, de manière très différente, la symbolique de l’héritage générationnel et la question du temps qui passe, en approchant de ce fait quelques thèmes essentiels pour les enfants autour de trois ou quatre ans : la famille, la vieillesse et la mort.

Ici et là, les maisons d’Akira*

Sous la forme d’un conte initiatique, les fabuleux dessins de Clotilde Perrin nous font voyager à travers les différentes étapes de la vie d’Akira : chaque grand moment de la vie (la naissance, l’indépendance, l’amour…) vient s’incarner dans l’architecture d’une « maison ». La poétique de l’espace est particulièrement bien menée par l’auteure Claire Ubac : le talent de l’album à demeurer du côté de la suggestion permet différents niveaux de lecture, ce qui en fait un album particulièrement adéquat pour les fratries, et la symbolique spatiale permet à l’enfant d’appréhender ces grands moments de passage sur le registre du sensible plutôt que sur un mode intellectuel. Autrement dit, on n’est pas du côté de l’explication, mais du côté de l’image : il s’agit pour l’enfant de ressentir par son imaginaire et son corps plutôt que de saisir par la raison, c’est-à-dire de faire appel au vecteur d’apprentissage privilégier des enfants avant six ou sept ans (et que notre société contemporaine a par ailleurs plutôt tendance à négliger).

Mon arbre*

Un grand-père plante un arbre pour la naissance de son petit-fils. Chaque année, l’anniversaire de l’enfant est l’occasion de rendre visite à l’arbre et de déposer à son pied une pierre. Le petit garçon et son grand-père se tiennent à ce rituel jusqu’à la mort de ce dernier. Par la suite, l’adolescent puis l’adulte continuera de bâtir année après année un muret autour de son arbre, en-dessous duquel joue désormais son propre enfant. Il entretient le souvenir de son grand-père, finissant par atteindre l’âge de ce dernier au moment de sa naissance, puis à le dépasser. Page après page, le temps chemine et les générations se dessinent à travers les riches illustrations d’Emilie Angebault. À travers la symbolique de cet arbre destiné à abriter sous son feuillage des générations de jeux d’enfants, ce sont les thèmes de la transmission et de l’héritage que Mélanie Edwards aborde de manière tendre et touchante. L’album se termine par le dessin d’un arbre généalogique que l’on peut soi-même compléter. Sur ses branches se tiennent un nain et une fée, deux de ces personnages imaginaires qu’on retrouve à chaque page telles de subtiles allusions aux jeux du narrateur lorsqu’il rendait visite à son arbre en compagnie de son grand-père : une manière de souligner que les échos de l’enfance perdurent malgré les années qui passent… et malgré les épreuves que nous imposent la vie.

 

Plutôt que jeter #3 : réparer les trous (même que c’est tendance)

Mon fils est vraisemblablement parvenu à l’âge où il dégomme un genou de pantalon par semaine, qu’il vient bravement ajouter à la pile « couture en souffrance » qui menace dangereusement d’envahir mon chez-moi. Mon entourage affirme que c’est un passage obligé, quelque chose comme l’acquisition de la continence ou l’entrée en lecture, en somme. La « période sensible des trous aux genoux » : un moment où les jeux au sol requièrent inévitablement que l’enfant se traine à genoux pendant de longues heures, jusqu’à ce que la fibre rende l’âme et se fende, en guise de dernier soupir, d’un trou, que la petite sœur ne manquera pas de remarquer – étant elle en pleine période sensible de l’attention aux petites choses : « un t’ou ! un t’ou » – avant d’y enfouir son index scrutateur histoire de bien élargir la bestiole au cas où – « ya, maman, t’as vu ? un t’ou ! ».

La première fois, j’ai acheté des trucs thermocollants à la mercerie. J’étais très fière du gain de temps que la fabuleuse invention allait me permettre de sauver, jusqu’à ce que je me penche sur le mode d’emploi, lequel conseillait de coudre le patch une fois collé. J’ai ri, j’ai sorti mon fer à repasser et laissé mes aiguilles dans leur boîte. Évidemment, au bout de quelques jours la chose pendouillait mollement au genou de mon fils et c’était reparti : « un t’ou, maman ! Ya, yaaaa ! Un t’ou ». Comme la totalité des pantalons de mon fils menaçait de céder de façon tout aussi imminente à une attaque de plancher ou de cours de récré’, je me suis emparée d’un porte-savon en guise de patron et d’une vieille paire de jeans, j’ai rapidement surjeté la douzaine d’empiècements à la surjeteuse (mais c’est également possible avec un point zigzag sur une machine à coudre) et j’ai profité du temps de couture à la main pour regarder la dernière saison de Peaky Blinders. Une fois dans le mouvement, plus rien ne m’arrêtait : j’ai découpé d’autres chutes de tissu pour faire de jolis empiècements contrastés et j’ai même ajouté des coudières sur un pull du papa (qui passe sans doute trop de temps à soutenir sa tête pour l’empêcher de tomber, accoudé à son bureau).

Rien de sorcier dans tout cela me diras-tu. Il est certain qu’avec cet article, je n’ai rien inventé, mais je t’aurais peut-être donné la motivation de t’y mettre toi aussi. Cela ne coûte rien et prend certainement moins de temps que de courir acheter un nouveau pantalon ! Et si tu es une couturière chevronnée, je parie que tu seras ravie de trouver une idée pour recycler tes chutes (mais si, tu sais bien, tous ces petits bouts de tissus que tu gardes précieusement dans l’espoir qu’un jour, peut-être…).

Prochain projet : la seule paire de jeans qu’il me reste est lamentablement déchirée aux genoux, alors je prévois de me lancer dans une ambitieuse réparation mêlant empiècement en liberty et broderie « sashiko » (il s’agit de motifs de broderies japonaises que je trouve vraiment très poétiques ; on en trouve plein d’exemples sur la Toile en recherchant tout simplement « sashiko » ou « sashiko mending »). Si je parviens à quelque chose de probant, il n’est pas dit que je ne troue pas exprès un ou deux autres pantalons qui dorment dans mon armoire…

EDIT AVRIL 2018 : en fait, Fabriqué en Utopie a publié il y a peu de temps un article absolument incroyable reprenant toutes sortes de techniques de raccommodage à la main ; je ne l’avais pas encore lu au moment d’écrire cet article, et c’est un véritable trésor.

Ma bibliothèque Reggio

Dans une tentative de répondre à une demande qui m’est régulièrement adressée, voici une esquisse de ressources autour de l’approche Reggio, qui est, comme tu le sais peut-être, la « pédagogie active » avec laquelle je me sens le plus en phase. Cette liste est bien entendu non exhaustive (il s’agit seulement de présenter mes ressources préférées, pas de te noyer sous les références), amenée à évoluer et participative : tu es libre de l’enrichir de tes suggestions et de tes impressions de lecture via la section « commentaires » de cet article (ou via l’onglet « contact » ci-dessus, si tu ne souhaites pas laisser directement ton empreinte sur le blog). Je retiendrai de temps en temps les propositions qui me semblent les plus pertinentes pour étayer cette bibliothèque Reggio.

[photo de l’été dernier]

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Trois illustratrices pour mettre la parentalité douce en image

Dans la série de ressources autour de la parentalité douce – que je me plais à te faire découvrir par trois – voici mon triple coup de cœur pour des illustratrices qui me touchent par le regard qu’elles posent sur l’enfance et notre métier de parents.

Bougribouillons

Connue partout sur la Toile depuis ses cartes sur les émotions et ses illustrations sur la motricité libre (disponibles gratuitement au téléchargement pour afficher par exemple dans les lieux de collectivité), Bougribouillons partage également en dessins ses convictions à propos de la Diversification alimentaire Menée par l’Enfant (dont elle offre une explication très claire et complète) ou des dangers de la violence dite « éducative ». Récemment, elle a publié grâce à une campagne participative un conte sur l’allaitement maternel (que je trouve toutefois un peu moins réussi). Le message est clair, positif et instructif : on en redemande ! Sa page Facebook est aussi intéressante à suivre, car elle y partage quantité de liens autour de la parentalité douce.

Fanny Vella

On reprend les mêmes thèmes et c’est fois on rit un bon coup ! Je ne résiste pas à te (re)parler des illustrations réalisées par Fanny Vella à propos de l’allaitement, du cododo ou de la DME, tant la vérité criante qui se cache sous ses illustrations me fait rire. Pour découvrir son travail, rendez-vous sur son blog ou sur sa page Facebook.

 

Les Jolis sauvages

Un projet que j’aime à la folie, avant tout pour son originalité, mais également pour la qualité du dessin, l’intérêt du propos et le traitement non jugeant qui en est proposé ! Avec Les Jolis sauvages, la dessinatrice qu’on connaissait déjà bien sous le pseudonyme de « Lili aime le nougat » nous propose une bande-dessinée retraçant le cheminement de sa petite famille vers le unschooling. Les témoignages d’autres familles côtoient les expériences personnelles et les interrogations récurrentes qui reviennent lorsqu’on parle d’instruction en famille. A découvrir absolument, surtout si vous avez quelques réticences sur le sujet. On peut suivre l’avancement du projet sur le site qui lui est consacré, sur Facebook ou encore sur Instragram.

J’espère que le travail de ces trois illustratrices te plaira autant qu’à moi.