Et même les nuls en cuisine (comme moi) deviendront des as du goûter

Je suis une piètre cuisinière. Chez nous, c’est souvent Nykola qui fait la cuisine. Moi, je n’ai pas de patience, il faut toujours que je fasse au plus simple et au plus rapide (du coup, tu repasseras pour la finesse…). Pourtant, j’adore manger et j’adore surtout manger des aliments de qualité. Et c’est important pour moi de faire partager ce goût des bonnes choses à mon bébé.

Alors, quand je veux me donner bonne conscience et remplacer ses sempiternels biscuits (ben oui, j’ai beau alterner biscuits, galettes de riz ou de quinoa, rien de très excitant dans tout cela), je lui prépare pour le goûter ou le petit-déjeuner des « crêpes-minute » à la farine de châtaigne et au lait d’amande (ou au lait de noisette).

C’est sans sucre, ça se mange avec les doigts et ça ne fait pas crasse (ben non, il n’en reste pas une miette), mon fils adore… et moi aussi !

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Recette des « crêpes-minute » pour bébé

Pour un bébé gourmand et sa maman :

  • 1 œuf frais
  • 3 càs bombées d’un mélange de farine riz / châtaigne (ou 100% châtaigne, ça marche aussi, c’est ce qui donne le goût légèrement chocolaté aux crêpes)
  • du lait d’amande ou de noisette (ne fais pas comme moi quand j’ai pris la photo, choisis un lait sans sucre ajouté en magasin d’alimentation biologique ; ceux vendus en grandes surfaces ne sont composés que de très peu de fruits secs et contiennent majoritairement de l’eau et du sucre, alors que le prix est presque identique).

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  • Mélange l’œuf et la farine. Ajoute du lait jusqu’à obtenir une pâte de la consistance d’une pâte à crêpe standard (c’est ici que tes talents de cuisinière entrent en jeu : plus tu es douée, plus tes crêpes sont fines ; les miennes sont donc… pas fines du tout). Bats la pâte au fouet électrique ou manuel jusqu’à disparition des grumeaux.
  • Préchauffe ta poêle et cuis tes crêpes. Moi, j’en fais quatre petites avec cette recette : deux pour mon fils et deux pour moi (ben oui, je ne vais quand même pas lui laisser manger UN ŒUF ENTIER à lui tout seul ; la bonne excuse). La farine de châtaigne et le lait de noisette (plus que celui d’amande) leur donneront une teinte plus foncée que des crêpes de blé.
  • Ajoute un fruit ou, si tu le souhaites, tartine les crêpes de confiture et voilà : tu as ton goûter maison. J’avais bien dit que ce serait une recette « minute ». Et ces crêpes s’emportent même à la crèche ou chez les grands-parents.

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Évidemment, c’est plus sympa de se servir sur la pile de crêpes que de manger celle que maman a déjà enroulée sur elle-même dans mon assiette.

crepesbebe03Crêpes + banane (en petits tronçons, car sinon Monsieur engloutit le fruit en deux secondes) : après ça, nous sommes parés pour jouer jusqu’au soir !

NB : la recette se décline en version « salée » (sans sel, évidemment), en remplaçant la farine riz / châtaigne par de la farine de sarrasin. On peut alors fourrer les crêpes avec une purée de légumes classique.

À partir de quel âge ?

Mon fils mange ce type de crêpes depuis qu’il a sept mois et demi et il n’avait pas encore de dents à l’époque. Nous avons pratiqué la diversification alimentaire autonome en parallèle avec l’allaitement et de la diversification alimentaire classique : des purées de légumes le midi, du lait à volonté et des fruits en morceaux pour le goûter. Une approche vraiment hétéroclite, mais qui a très bien fonctionné chez nous.

Je n'ai pas de photos des 1ère crêpes, seulement une vidéo. Alors, pour te convaincre, voici une photo de Django à 7,5 mois qui mange une galette de riz, une banane et un quart de poire cuite
Je n’ai pas de photos des 1ères crêpes, seulement une vidéo. Alors, pour te convaincre malgré tout que c’est possible, voici une photo de Django à 7,5 mois qui mange une galette de riz, une banane et un quart de poire cuite.

 

Pour manger ces crêpes, je dirais qu’il faut que l’enfant soit capable de se saisir d’un aliment et de l’amener à sa bouche, et qu’il ait déjà appréhendé quelques aliments par lui même, comme des bananes, des pommes ou des carottes cuites, etc., de sorte qu’il gère déjà bien la mastication et la déglutition.

IL N’Y A PAS VRAIMENT D’AGE : cela dépend de l’envie de ton bébé et de ta confiance. Tu peux lui donner ce type de crêpes sans crainte à l’âge où tu lui aurais donné son premier biscuit (généralement bien plus dur qu’une crêpe).

D’un point de vue nutritionnel, ce type de crêpes remplace très bien les traditionnels biscuits ou céréales pour enfants en bas âge. Toutefois, pour un tout petit (en dessous de 1 an), cette recette est relativement riche en protéines (la totalité de la recette = 1 œuf + protéines des amandes / noisettes). Il faudra donc penser à équilibrer le reste de ses repas.

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12 Comments on Des crêpes pour bébé (recette minute sans gluten et sans lait de vache)

  1. Encore une super idée! Décidemment, quelle mine d’or ce joli site! Ma pitchoune de 13 mois a adoré:-) merci merci!

  2. En complément de ton long commentaire sur la diversification autonome, je peux aussi faire part de notre expérience.
    Nous avons commencé vers 7 mois (assez tard, donc, mais perso je trouvais ça super pratique l’allaitement).
    On a commencé par des légumes très cuits.
    Notre fils ne savait pas encore se mettre assis seul, alors il était sur nos genoux. Notre médecin nous avait dit : « vous lui présentez des morceaux, il va jouer avec; un enfant qui ne sait pas porter seul à sa bouche un aliment n’est pas encore prêt pour déglutir des morceaux ».
    Nous avons donc suivi les conseils de notre médecin. Au bout d’un gros mois, on en avait marre de voir notre fils jouer avec les légumes sans jamais les manger. Au bout de 5 minutes, il en avait marre, s’énervait, et tout était tellement écrasé que ce n’était guère mangeable.
    On a commencé à lui couper de tous petits morceaux, qu’on lui portait directement à la bouche (j’utilisais l’expression « je te donne la becquée comme à un oisillon »). Souvent, il les rejetait, avec ce fameux réflexe très fort que tu décris. Notre médecin nous a dit que c’était tout simplement qu’il n’était pas encore prêt à manger, et comme il était allaité, et continuait à bien grossir, je n’avais aucune inquiétude sur son alimentation. On a donc continué à le laisser jouer
    Et puis, un jour, le déclic! Il a su se mettre assis tout seul, et donc, on l’a assis dans la chaise haute. Et là, comme par magie, il s’est mis à manger. Il avait 9 mois environ.
    On lui donnait de petits tronçons d’asperges, de haricots verts, de carottes, etc…
    J’avais vu des vidéos de bébés qui mangent des bananes et des carottes seuls, mais chez nous ça n’a jamais marché.
    Nous n’étions pas pressés de le diversifier, donc on a introduit un goûter vers 9 mois et demi (un fruit bien mûr facile à manger genre mangue, poire juteuse, fraises, framboises, pêches, etc…), puis un repas du soir vers 10 mois et demi.
    Notre fils s’est mis à manger comme nous (sauf crustacés et fruits exotiques) à ce moment-là. Il n’a jamais mangé de purée (sauf quand c’est purée au menu familial).
    On le laisse manger avec les doigts (et depuis quelques temps il s’essaie à l’art de la cuillère), et quand on voit qu’il en a marre/que c’est trop d’efforts pour lui, on l’aide (je lui porte directement la cuillère à la bouche ou je lui remplis la cuillère et c’est lui qui la met dans sa bouche).
    Nous prenons tous nos repas avec lui, c’est bien plus convivial! Même si bien sûr ce n’est pas toujours très reposant, car souvent j’alterne une bouchée pour lui, une bouchée pour moi. Mais je trouve ça plus sympa que le bébé qui mange tout seul avant tout le monde!
    A ce stade, je suis toujours obligée de proposer des petits morceaux d’aliments; par exemple mon fils n’arrive pas bien à croquer une pâte type penne; il n’arrive pas non plus à manger des aliments trop durs type pommes.
    Mais ce matin, je lui ai proposé un petit bâtonnet de gruyère qu’il a parfaitement réussi à engloutir.

    Autre point : quand on voit qu’il ferme la bouche, on n’essaie jamais de lui enfourner de force une cuillère. Comme il est allaité à la demande, je ne suis pas inquiète car je sais qu’il complètera au besoin.

    Et enfin, mais ça c’est vraiment très perso : quand il ne veut pas manger ce qui lui est présenté sur la table (il y a toujours plusieurs types d’aliments variés), je me refuse à lui préparer autre chose pour qu’il finisse par manger quelque chose. Encore une fois, comme il y a l’allaitement, je sais que de toutes façons il aura ce qu’il lui faut.

    Voilà pour notre expérience personnelle… Comme dans tous les autres domaines, je crois que la règle « écouter son enfant » est la seule qui soit vraiment valable 😉

    • Merci Anne pour ton commentaire ! Je trouve qu’il illustre parfaitement le fait que quand on suit le rythme de l’enfant (et de ses parents), on arrive à un parcours différent, mais finalement tout aussi « bon ». J’aime beaucoup le passage où tu décris le « déclic » à 9 mois : personnellement, je me suis souvent retrouvée dans des situations où j’attends de mon bébé qu’il parvienne à faire quelque chose parce que j’ai lu quelque part qu’il était en âge de le faire, mais tous mes efforts restent à chaque fois vains pour lui faire accomplir une activité pour laquelle il n’est pas prêt. Et, puis, un beau matin, il fait le geste tout naturellement comme s’il avait fait ça toute sa vie, simplement parce que c’est le bon moment. Il faut constamment que je me le rappelle, pour battre en brèche les idéaux de performance et de rapidité qui dictent notre monde contemporain et contre lesquels j’ai vraiment envie de lutter, mais qui me dictent parfois leur loi bien malgré moi ! Merci !

  3. Bonjour !
    Bravo pour ton blog, que j’aime beaucoup. Je trouve tes articles super inspirants !

    J’ai des questions sur la diversification autonome… Ma fille a sept mois, on se lance petit à petit en faisant un peu mixte, parfois purée, parfois on lui donne un aliment à gérer. J’ai lu je ne sais plus ou, que les purées faisaient perdre au bébé son réflexe d’éjection (en cas de fausse route). Qu’en penses-tu ?
    As-tu eu des grosses frayeurs ?

    Sinon la question complémentaire, les galettes de riz tu as commencé tôt ?

    Merci pour la recette en tout cas !
    Je vais tenter ça.

    • Bonjour Alice, merci pour ton gentil retour !

      Je me rends compte aux nombreuses questions que je reçois qu’il faudrait que je fasse un article sur l’alimentation… Je vais essayer de répondre rapidement à tes questions ici.

      Tout d’abord, je crois, comme d’hab’, que cela dépend fondamentalement du bébé et de ses parents. Donc, ici, je vais expliquer comment ça s’est passé chez nous, mais ça ne veut pas du tout dire qu’il FAUT faire comme ça ! En plus, comme souvent, j’ai un peu bricolé avec les différentes approches (mes envies de maternage n’étaient pas toujours hyper assurées il y a un an – c’est mon premier petit bébé).

      1) début de la diversification alimentaire classique chez nous à 5 mois : sur demande de la pédiatre (et encore, j’ai un peu traîné), et puis finalement ça m’arrangeait bien car, d’une part, je voyais bien que mon fils était très intéressé par ce que nous mangions et, d’autre part, je n’arrivais pas à tirer assez de lait au boulot et j’étais donc contente de pouvoir remplacer les compléments de lait en poudre par des purées maison.

      2) A 6 mois, on débute les fruits et je suis quand même très tentée par la diversification alimentaire autonome. Je me lance avec une banane, que je présente à mon fils : il a encore du mal à bien tenir le fruit à l’époque, mais il est heureux comme tout et la banane n’a vraiment pas fait long feu (c’était très impressionnant). Après, c’est devenu un peu l’attraction dans la famille : le bébé qui mange des bananes tout seul (spontanément, les gens nous disaient que nous étions fous, puis ils le voyaient en action et étaient simplement étonnés et amusés). Bref… mais il ne faut pas avoir peur, car effectivement, le bébé qui ne sait pas encore bien mâcher (il n’a pas ou peu de dents, il n’a jamais fait ça de sa vie et il ne sait pas aller chercher un morceau avec ses doigts) ramène les morceaux de nourriture qui s’aventurent trop loin avec un mouvement de déglutition inversée : on peut alors vraiment avoir l’impression qu’il s’étouffe. C’est tout à fait propre aux bébés, qui ont un réflexe d’éjection beaucoup plus à l’avant de la bouche que nous (super pratique d’ailleurs). Là, j’ai effectivement eu très peur (et le papa tout blanc à côté n’en menait vraiment pas large), mais mon fils lui avait le sourire et a aussitôt entamé un nouveau morceau de banane. En somme, je reste très attentive quand il mange et ne m’éloigne jamais, mais je me suis habituée à cette manière de faire « revenir » les aliments à l’avant de la bouche.

      3) Après, je ne me souviens plus avec précision, mais j’ai des photos de Django qui mange des courgettes, des carottes, de pommes de terre (cuites), des galettes de riz, du pain et des crêpes à 7 mois. Je sais qu’il a fallu attendre plus longtemps pour les pommes qui étaient vraiment difficiles sans dents. Les pâtes, dès qu’il a pu les attraper et les porter à sa bouche, ça a été (et est toujours) son grand bonheur. Le melon est très facile aussi par exemple.

      4) Aujourd’hui, nous en sommes encore à ce système mixte, même si évidemment le nombre d’aliments qu’il mange de lui-même a considérablement augmenté. Mais ça le fatigue trop vite et lui prend trop de temps que pour tout lui présenter de la sorte et il ne mangerait pas assez de légumes si je le laissais croquer les morceaux de son choix. Et il refuse aussi de manger de la viande ou du poisson en morceaux… Ainsi, encore aujourd’hui, je combine les deux approches, sans trop me prendre la tête sur ce qu’il devrait être capable de faire ou non à 14 mois.

      EN RÉSUMÉ (car je suis beaucoup trop longue) : Je crois vraiment qu’il ne faut pas commencer trop tard (introduire les morceaux à un an me semble plus risqué en fait, car le réflexe d’éjection aura reculé à l’arrière du palais). Présenter à l’enfant des morceaux de la taille de son point (ne pas cuisiner des purées « avec des morceaux », ça serait vraiment le prendre par surprise). Ne JAMAIS lui porter les morceaux à la bouche (il ne s’attendrait pas à devoir mâcher). Commencer avec de petites quantités et remplir à nouveau l’assiette si besoin. Et s’il ne veut pas et balance seulement tout par terre : ne faire aucun commentaire et lui montrer comment on ramasse (même s’il ne peut pas encore participer, il comprendra le principe). En rapport avec ce dernier point, on comprend aussi tout l’intérêt de commencer tôt : il y a un âge auquel le bébé porte spontanément tout à la bouche (top pour la diversification alimentaire autonome) et il y a un âge auquel il balance tous les objets par terre (du coup, à cette période, la diversification autonome, ça marche forcément moins bien).

      Tu me diras tes résultats si tu te lances !

      • Merci pour vos deux témoignages !
        En fait on a déjà commencé ici, mais pas systématiquement de manière autonome. Parfois une purée, parfois on lui propose un légume. J’ai effectivement pu voir ce fameux réflexe de vomissement (que j’appelais réflexe « d’éjection », je dois trop lire de trucs sur l’allaitement…) qui est assez flippant et impressionnant mais qui effectivement n’a pas l’air de la stresser du tout.
        Elle semble intéressée de manière très variable par les aliments qu’on pose devant elle. Mais je ne l’ai pas encore vu manger un fruit en entier. Tout au plus des petits bouts par-ci par là. Elle aime bien les petites craquottes Pains des fleurs, du coup elle devrait pouvoir gérer les crêpes ou les galettes de riz j’imagine. Mais je sais pas la galettes de riz je trouve que ça colle au palais…

        En fait je suis convaincue par la méthode, mais parfois je recule !
        Je pense que ça sera mixte pour nous aussi, parce que certains jours on a pas le temps, ni la foi pour le ménage après 😉

        • Oui, le « Pain des fleurs », c’est vraiment génial ce truc. Je trouve dommage qu’il n’en existe pas sans sel (enfin si, une sorte au sarrasin, mais dur comme de la pierre). Et franchement, je te comprends quand tu écris « je suis convaincue par la méthode mais parfois je recule ». Moi, je trouve que c’est ce qui est chouette avec ces approches de pédagogie active : du moment que tu ne déroges pas à l’esprit (càd encourager l’indépendance de l’enfant), il me semble que tu peux un peu bricoler. Un truc auquel je réfléchis moi-même beaucoup en ce moment, par exemple, c’est l’histoire du petit tapis montessorien à déplier par l’enfant pour réaliser l’activité. J’avoue avoir déjà du mal à systématiser les plateaux alors le tapis… Pourtant, je trouve l’idée bonne, mais je ne sais pas pourquoi j’ai autant la flemme de mettre cet apprentissage en route.

  4. Merci pour cette recette!
    Mon fils se lasse des galettes de riz, du coup je ne savais pas trop quoi donner d’autre en goûter… et comme toujours ton idée est super!
    Je vais tester ça sous peu!

    • Merci Anne ! Et oui, les galettes de riz, c’est vraiment bon pour la santé, mais je comprends que nos bébés ne les trouvent pas particulièrement excitantes pour les papilles. Enfin, au moins, je sais que quand mon fils en mange une, c’est qu’il a vraiment faim !

      • Je me relis et je retire ce que j’ai dit : apparemment, les galettes de riz, ce n’est pas du tout bon pour la santé. Flûte alors, encore un idéal qui se casse la gueule. 😉

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