J’inaugure une nouvelle rubrique, très classique sur la blogosphère, mais que j’ai tout de même envie de mettre en place car je n’ai pas l’occasion de faire des articles sur toutes mes découvertes sur la Toile, or j’ai l’impression que certaines pépites méritent d’être partagées avec toi.

J’espère qu’elles te plairont. Sens-toi très libre de commenter, ajouter des suggestions, me faire part de tes propres trouvailles, etc. Je n’attends que ça !

 

  • Un DIY : le tutoriel et le patron « ça me tente » de Vanessa Pouzet. Absorbée dans mes réflexions sur les tipis et autres tentes pour chambre d’enfant, j’en étais arrivée à la conclusion qu’un ample ciel de lit aérien serait parfait pour la nouvelle chambre de mon bébé (nous déménageons à la fin du mois) et je m’apprêtais à improviser un patron. Bonne nouvelle : j’en rêvais, Vanessa Pouzet l’a fait, avec son talent et son goût habituels. J’ai hâte de m’y mettre.
  • Une vidéo : ou plutôt, les centaines de vidéos gratuites de la chaîne de « Communification » d’Isabelle Padovani. J’ai découvert Isabelle grâce à Bruxelles-les-Oies et je remercie très fort Anaïs pour cette trouvaille, car je sens que c’est une écoute qui va beaucoup m’aider dans la gestion de mes émotions et de mes conflits intérieurs. Les propos d’Isabelle Padovani sont très accessibles et, surtout, plein d’humour, ce qui les rend tout à fait déculpabilisants (et pas du tout « illuminés »). A découvrir de toute urgence !
  • Un blog : Montessori mais pas que. Un super blog de pédagogie active d’inspiration Montessori (évidemment), qui explique vraiment très clairement les principes essentiels de la pédagogie Montessori (notamment, la progression des mobiles, des puzzles, etc.) et qui met à disposition plein de cartes d’images classifiées à télécharger gratuitement. Bref, un lien à glisser au plus vite dans ses favoris.
  • Une activité : « L’histoire de bulles » de Merci Montessori. Le making-off de la création, avec les enfants, d’un livre sur la gestion des émotions dans l’esprit de la pédagogie active. Comme toujours, les réflexions pédagogiques de Merci Montessori sont passionnantes, mais elles se révèlent ici également bouleversantes.
  • Une photographe : Jade Beall Photography. Je t’en ai parlé sur la page Facebook de Minuscule Infini tellement cette découverte me semble essentielle. Voici des photographies qui montrent le corps de la femme (mais aussi du couple) en valorisant son histoire. Il s’agit ici de mettre en valeur la différence, d’éclairer la vie et les marques qu’elles laissent sur nos peaux. Ou comment enseigner, le temps d’une image, la tolérance – de soi, de l’autre.
  • Un créateur : les tissus de Nani Iro pour Kokka. Je connaissais – et adorais – déjà la qualité exceptionnelle des tissus japonais Kokka, mais je n’avais jamais admiré ceux de Nani Iro. Inspirés de son travail de peintre, je les trouve empreints de poésie. L’originalité de leurs couleurs et de leurs motifs contraste avec le caractère systématique des tissus habituels, et cela fait du bien ! Je n’ai pas encore eu la chance d’en avoir en main, car ils ne semblent pas si faciles à se procurer, mais je compte bien y remédier au plus vite.

J’espère que cette petite sélection t’a plu. Vivement la semaine prochaine !

D'autres raisons de se gausser :

Certaines s'insurgent, elles ont raison !
The liebster award
Cette semaine, j'ai découvert... (4)
Cette semaine, j'ai découvert... (5)
S.O.S. blogueuse en détresse
Aujourd'hui n'est pas la journée de la femme

7 Comments on Cette semaine, j’ai découvert… (1)

  1. Superbe idée que cette rubrique hebdomadaire! Les premiers liens sont super chouettes. J’avais également découvert l’histoire de bulles de Merci Montessori, un véritable coup de coeur.

    Je ne connaissais par contre pas Montessori, mais pas que, que je suis allée lire et qui m’a interpellé par son premier article sur le « galvaudage » de la pédagogie Montessori par effet de mode. Je n’ai pas pu m’empêcher de me sentir un peu visée, prenant effectivement des petits bouts de « montessori » (certains matériels, des activités), sans m’être réellement imprégnée de l’esprit. J’avoue être parfois un peu rebutée par le côté trop structuré de certains éléments (présentation en trois temps, matériel très spécifique), et tourner les choses à ma sauce. Néanmoins, je pense quand même qu’on a intégré une bonne partie des valeurs de cette pédagogie, (autonomie et respect de l’enfant, observation des progressions et des périodes sensibles, …) à défaut de l’appliquer correctement. Bref, tout ça pour dire que, comme le recommande l’article, à ma prochaine commande en librairie, je rajoute un livre de Maria sur la liste, afin de pouvoir enfin trancher si, oui ou non, je fais de la pédagogie Montessori ;-).

    • Merci Virginie pour cette remarque, en effet fort intéressante. Alors je suis à la fois très d’accord et pas du tout, hé hé !

      Je suis tout à fait d’accord sur l’importance de lire des ouvrages de Maria Montessori : d’une part, ils sont tout à fait vulgarisés, donc très faciles à comprendre et, d’autre part, beaucoup plus intéressants que la totalité des ouvrages sur le sujet que j’ai eu l’occasion d’avoir en main (ceux-ci se contentent de survoler les grands principes de la pédagogie montessori, répondant effectivement à un effet de mode).

      Par contre, là où je ne suis pas d’accord, c’est que le grand avantage pour moi des pédagogies actives est justement le fait de pouvoir y piocher des idées et des sources de réflexion sans établir tout un programme. Par exemple, je trouve très inspirant l’utilisation des couleurs et du jeu libre dans la pédagogie Waldorf, mais je n’ai aucunement l’intention d’établir un programme pédagogique sur base de la lecture des mythes (programme qui a d’ailleurs débouché sur plusieurs dérives sectaires, qui rendent encore aujourd’hui la pédagogie Waldorf vraisemblablement assez mal vue du public, mais je n’ai pas creusé le sujet à fond). C’est pareil chez Montessori, sauf que là je suis convaincue que la méthode d’apprentissage peut s’avérer tout à fait convaincante dans son ensemble, mais je n’ai, personnellement, aucunement l’intention de travailler l’apprentissage des mathématiques et du langage par ce biais. Il ne faut pas oublier de resituer le travail de Maria Montessori dans son contexte, dans des milieux ouvriers qui étaient extrêmement défavorisés du point de vue de l’instruction… Je n’ai donc personnellement aucune problème à ne pas m’intéresser au « cabinet de géométrie » Montessori et à lire pourtant avidement Maria Montessori lorsqu’elle parle de l’importance de se mettre à l’écoute des besoins de l’enfant, d’adapter son environnement immédiat, de mettre à sa disposition du matériel à la fois adapté, beau et si possible fait maison. Ce qu’elle dit de la main, de l’intelligence de l’enfant, etc. me passionne. Par contre, je ne suis que moyennement convaincue par son approche de la propreté, par exemple. Bref, j’aborde ici quelques exemples simplement pour dire que je suis vraiment certaine que les différentes pédagogies dites « actives » sont de merveilleuses sources d’inspiration pour remettre l’enfant au centre de ses apprentissages, càd voir en lui un moteur et non pas un vase vide qu’il nous faudrait remplir. Et, en tant que telles, il me semble que ces pédagogies peuvent se combiner. Ce ne sont pas des idéologies à respecter à la lettre.

      Quant à l’effet de mode, je ne peux que m’en réjouir ! C’est un peu comme le « green wasching » : on peut évidemment le déplorer, en disant que la plupart des « écolos » ne le sont qu’à la légère mais… dans le fond, quelle importance, puisqu’au moins il y a une démarche positive qui est mise en route. Je suis entrée dans le maternage via le portage et les couches lavables : le premier me tenait énormément à cœur, les couches lavables me semblaient d’une importance cruciale pour défendre mes valeurs vertes. Et bien je suis très reconnaissante à cet effet de mode du maternage, qui m’a permis de prendre progressivement connaissance de tout ce qui se faisait en la matière et de faire presque chaque jour de nouvelles découvertes.

      Mon propos est un peu long et embrouillé, désolée. Je peux résumer mon message ainsi : peu importe que nous piochions à tout va dans les différentes sources qui s’offrent à nous, car nous n’entendons pas devenir des experts dans la matière ; ce que nous voulons devenir, ce sont des parents davantage à l’écoute des besoins de nos enfants. Toutes les pistes de réflexion qui nous permettent de travailler en ce sens et de composer in fine NOTRE PROPRE PÉDAGOGIE ACTIVE sont, selon moi, les bienvenues. Sur cette longue tartine, je t’embrasse !

  2. Salut,

    Je lis ton blog depuis quelque temps. Ton fils est de quelques mois grands que ma fille, alors tes découvertes et réfléxions sont d’autant plus intéressantes pour moi. Nous aussi, on intégre Montessori à la maison, ainsi que la communication non-violente. D’ailleurs, le lit de notre fille est installé sur des tatamis, comme chez vous et est enouté du coussin d’allaitement. Par contre, on l’a installé à travers deux tatamis et sur la place restantes, le long de son matelas, on a mis deux matelas pliants de chez Muji. On trouve ça bien pratique, car on peut s’allonger facilement à côté quand il faut, mais aussi, elle vient s’y lover et jouer en journée, sans compter le fait qu’ils sont bien confortables pour les invités aussi.
    En outre, moi aussi, j’aime créer des choses avec mes mains, même si je couds pas aussi bien que toi.
    J’aime les laines pour mon bébé aussi, à ce propos, j’ai fait quelques achats sur un site de petites annonces en Finlande (huuto), pour ajouter à ta liste d’adresse.
    Et pour commenter ton billet, j’ai cousu quelques taies d’oreiller de tissus Nani Iro que j’aime beaucoup. J’en ai en double-gauze et coton brossé. Les deux sont d’excéllentes qualité, très douces, juste comme il faut pour les enfants et pas que.
    Merci pour tes billets bien inspirants!

    • Nale, merci pour toutes ces découvertes. Je cours cliquer sur Huuto pour voir ce qu’il en est. Et je suis bien d’accord avec toi, outre l’indépendance de nos bébés, l’extraordinaire avantage du lit au sol est de pouvoir s’y blottir tous ensembles. Mon dieu qu’on y est bien ! Je profite de ta connaissance des tissus Nani Iro pour te demander : qu’en est-il de la double gaze ? C’est très léger ? Un peu transparent comme une mousseline de coton ou une popeline ou pas du tout ? Et le coton brossé, c’est bien pour faire des tissus d’ameublement (style recouvrir un fauteuil) ? Voilà, j’ai fini avec mes questions tout à fait intéressées 😀 Merci d’avance pour tes réponses !!!

      • Le double gauze de Nani Iro est légèrement transparent, mais comme un coton fin. Si tu penses en terme de vêtements pour femme, ce genre de choix est personnel, mais je pense que ce tissus va très bien pour un haut, mais un peu moins pour la robe. Et le coton brossé, j’en ai fait une couverture pour ma fille, donc elle est bien utilisée depuis un an, mais ce n’est pas assez épais, ni robuste pour des endroits d’assises régulières.

        Et si non, concernant le soleil, j’avais oublié d’ajouter ma question : ma lini bouge beaucoup durant le sommeil, donc une couverture, c’est plus pour les sieste et les débuts de nuit, donc pour qu’elle n’ait pas froid je les mettais en gigoteuse Manymonths jusqu’à ce qu’elle ne devienne petite et maintenant, elle est en sur-pyjama coton d’Iobio. Donc, je voulais savoir comment tu fais pour Django? Merci d’avance pour tes idées.

        • Merci pour tes infos sur les tissus, ça m’aide beaucoup. Pour le dodo, ici c’était aussi gigoteuse Manymonths, mais à l’usage je ne la recommande plus passé un an, je trouve qu’elle sert beaucoup les bras dès qu’on met à bébé un body laine en dessous. Du coup, ici, c’est pyjama en laine et gigoteuse Superlove (sur la boutique fooldewool) : très douce et souple, deux épaisseurs de laine, et la possibilité de laisser ouvert le bas pour les grands bébés qui aiment jouer avec leurs pieds et qui souhaitent pouvoir marcher librement. Mon fils fait 80cm et il a encore beaucoup de marge (elle durera au moins jusque 90cm, davantage ouverte en bas). Sinon, j’ai aussi une super chouette couette en laine Lanado, mais mon fils se découvre systématiquement… C’est d’ailleurs ce qui m’a fait revenir vers la gigoteuse Superlove et, à choisir, je conseillerai désormais celle-là. Ce sera donc pour un peu plus tard.

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