Je t’ai allaité 16 mois. Voilà quelque temps que c’est fini déjà.

Je voudrais, parfois, avoir encore cet élan nourricier pour te réconforter, lorsque tu tombes et te fais mal, lorsqu’un cauchemar te réveille la nuit.

Heureusement, nous avons inventé d’autres gestes de tendresse.

Tes bisous mouillés pleuvent sur mes joues, tes petits bras m’entourent tendrement. Je respire tes cheveux, je caresse doucement ton dos, je chatouille tes pieds. Je te murmure incessamment que je t’aime.

Lorsque nous prenons le bain ensemble, tu me montres mes seins et tu ris, en signant « manger ». Mais c’est seulement pour me signifier que tu te souviens, toi aussi. Que tu sais à quoi ils servent ces deux-là. Ou plutôt à quoi ils servaient.

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Car mes seins ne produisent plus de lait. La source s’est tarie tout doucement, tranquillement, à mesure que tu as décidé de téter de moins en moins.

Quand la pédiatre a insisté pour que nous te proposions des compléments de lait au biberon, j’ai tout d’abord résisté. Quelques mois. Tu jouais au yo-yo avec ta courbe de croissance, et tu avais beau n’être jamais malade et respirer la santé, c’est difficile pour une jeune maman de lutter contre ce genre de « pression » venue du corps médical. Je savais que tu n’avais rien à craindre, et pourtant j’avais peur du jugement. Alors j’ai fini par céder.

Je sentais bien qu’en te proposant ces biberons de lait artificiel, qui coulaient tellement plus vite que le sein et que tu pouvais emporter partout avec toi, je signais la fin de mon allaitement. De notre allaitement. Les tétées ne sont bientôt devenues que des moments de réconfort et de tendresse ; elles ont perdu leur fonction nourricière. Et puis, à mesure que le lait s’est tari, tu as cessé de téter.

Qui oserait parler de « sevrage » quand les choses se passent si doucement ?

Même si j’aurais bien voulu t’allaiter encore un temps, je ne rêvais de rien d’autre pour toi et moi que de cette douce quiétude, de cet allaitement qui s’en va sur la pointe des pieds.

J’ai aimé t’allaiter ces 16 mois.

J’ai été si fière de te mettre au monde et puis de t’allaiter, moi qui ne voulais pas me mettre de pression, qui me disais seulement que j’allais essayer, mettre toutes les chances de mon côté.

Les premières heures ont été ardues. J’aurai aimé qu’on me prévienne que la péridurale pourrait ralentir tes réflexes*, freiner l’élan instinctif censé t’attirer contre mon sein. Je me souviens avoir attendu que ton papa quitte la pièce pour téléphoner en larmes à mon amie Gaëlle et lui demander si c’était normal que ce soit si difficile. Je ne trouvais pas la bonne position pour emboîter harmonieusement ton corps au mien, alors qu’il me semblait encore que nous ne faisions qu’un.

C’est étrange de se rappeler de ce temps du début, alors que l’allaitement est ensuite devenu le geste le plus naturel de notre quotidien.

Je t’ai allaité couchée, je t’ai allaitée debout, en portage, dans le métro, dans le bain, aux terrasses des cafés.

Je t’ai allaité la nuit et j’avais l’impression que ces moments n’appartenaient qu’à nous, que nous étions hors du monde qui sommeillait.

Quand est venu le moment de retourner travailler, moi qui m’étais toujours dit que je n’allaiterais que trois mois, pas par conviction mais simplement parce qu’il me semblait impossible de faire autrement, j’ai finalement décidé de continuer. Parce que c’était la suite la plus naturelle pour moi. Parce ce que je ne voyais pas comment faire autrement.

Alors je tirais mon lait en m’enfermant dans mon bureau ou en me cachant dans les toilettes quand mes collègues étaient là. Parce que je n’avais pas envie de demander que l’université mette à ma disposition un local qui, je le savais bien, n’existait pas. Parce que je n’avais pas envie que mes supérieurs et mes collègues parlent de moi, de mon choix d’allaiter. Ce n’était sans doute pas la solution la plus pratique, mais c’était la seule viable pour moi à ce moment-là. Par pudeur.

Et je riais du couinement que faisait le tire-lait, en fabulant ce que les autres pouvaient s’imaginer que je traficotais dans les toilettes, depuis une vingtaine de minutes.

J’étais heureuse de te retrouver le soir et, à peine sortis de la voiture et rentrés chez-nous, que tu me demandes ce sein qui était une manière de nous réunir.

J’étais heureuse de me lever plus tôt le matin pour prendre le temps de te réveiller avec un peu de lait.

Non, l’allaitement ce n’est pas toujours facile.

Parce qu’il y a le regard et les paroles des autres, pas spécialement malveillants mais parfois tout simplement étonnés : « tu allaites encore ? », « tu penses l’allaiter combien de temps ? », « tirer son lait ça fait un peu vache laitière quand même non ? », « tu imagines continuer à l’allaiter lorsqu’il parlera ? », « si tu es si fatiguée c’est sûrement parce que tu allaites ».

Parce qu’il y a les préjugés que nous portons en nous-mêmes sans nous en rendre compte (je pensais par exemple allaiter trois mois parce que ma propre maman m’avait allaité trois mois, je ne m’étais jamais posé davantage de questions).

Parce que l’allaitement exige une disponibilité extrême, surtout les premiers mois, que nous ne sommes pas toutes en mesure d’offrir (par choix ou par obligation, et il n’y a pas de jugement à poser sur cela).

Pourtant, l’allaitement est devenu pour moi à la fois tellement pratique et tellement naturel que je n’avais pas envie d’y mettre fin.

C’est avec un petit pincement au cœur, mais le sourire aux lèvres, que je dois maintenant admettre que c’est terminé.

J’ai aimé t’allaiter ces 16 mois, mon bébé, et je suis tranquillement fière d’y être parvenue.

Je t’aime,

Ta maman

ps : merci à toi, à ton papa et à Yayi pour votre soutien indéfectible qui a largement contribué à rendre cette expérience aussi sereine.

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« Maternité » de Stanislaw Wyspianski

 * A propos des rapports entre péridurale et allaitement, voir cet article des Vendredis Intellos et, sur le même sujet, cet article d’Allaitement : Bonheur et Raison ; tous deux me semblent bien faire la part des choses et ne pas présenter un discours trop démagogique.


Parfois, je partage sur Minuscule Infini quelques-uns des écrits destinés au « carnet de route » de mon fils, lieu où je regroupe des photos, ses plus beaux dessins, collages, etc., et des textes personnels. Tu peux retrouver ces derniers en cliquant sur l’image ci-dessous :

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37 Comments on L’allaitement, tout naturellement ?

  1. J’ai lu cet article avec un serrement dans la gorge. Horrible.

    Le mien a 8 mois et l’allaitement c’est vraiment la révélation de ma vie 🙂

    J’aime beaucoup te lire, je suis dans la même optique, mais j’ai encore du chemin !!

    Je cherche du matériel Montessori, je tombe sur Pinterest et de fil en aiguilles je m’arrête sur ton blog, sur lequel je suis déjà tombée plusieurs fois et dont j’aime toujours autant les articles !

    Voici le lien de mon blog si t’as envie d’y faire un tour : http://monuterus.blogspot.fr

  2. Bonsoir merci beaucoup pour tous ces partages, ces récits remplis d’émotions. Actuellement bébé 2 à 7 mois, la diversification a débuté et je souhaiterais que l’allaitement se poursuive mais pourtant j’introduis des repas, en sachant qu’il aura de moins en moins envie de téter. Quand vous dites que vous avez allaité jusqu’à 16 mois, était ce en complément d’une alimentation ou en strict? Comment s’organiser et savoir si on répond bien aux besoins de son bébé ?

    • Le plus facile, si vous le pouvez, est de pratiquer la Diversification alimentaire Menée par l’Enfant (DME) : il s’agit de proposer directement des morceaux, au début de la taille du poing de l’enfant, progressivement plus petits, de toute sorte d’aliments bons pour la santé (et non salé, puisque les reins ne sont matures qu’à partir de deux ans), et ceci en complément d’un allaitement à la demande. Mais même si vous introduisez des purées traditionnelles, vous pouvez continuer d’allaiter à la demande sans vous souciez des quantités que votre enfant mange. C’est même beaucoup plus tranquille pour vous : lui sait ! S’il ne mange pas assez de purée, il prendra plus de lait, et vice-versa. Même si l’allaitement se poursuit à la demande, il devient à cet âge peu à peu tout à fait possible pour la maman de s’absenter de longues périodes sans tirer de lait à donner en son absence. Ma fille a actuellement neuf mois, et voilà trois semaines qu’elle ne prend plus de lait quand je ne suis pas là après son repas de midi et ses fruits. Ce qui donne quelque chose comme : Lait Maternel (LM) 6h, légumes / protéines 10-11h, fruits 14h, LM 16h, LM 21h. Soit trois « vraies » tétées seulement sur la journée, auxquelles s’ajoutent quelques tétées de confort quand je suis disponible auprès d’elle. En somme, si votre enfant peut téter quand il le souhaite, il ne devrait y avoir aucun problème. Le lait, à cet âge, est encore l’aliment dont il a le plus besoin, et celui qui lui garantit le meilleur apport en vitamines, en protéines et en minéraux. Donc si vous pouvez et si vous souhaitez encore l’allaiter, laissez-le simplement téter dès qu’il en a envie. L’immense avantage, de mon point de vue, c’est que ça évite bien des prises de tête et que même si bébé ne termine pas son assiette, maman n’angoisse pas (tandis qu’avec mon garçon de trois ans qui mange de minuscules assiettes, j’angoisse continuellement). Bel allaitement à vous deux !!! Et si vous avez d’autres questions ou si je n’ai pas été claire sur un point, n’hésitez pas à me le dire.

  3. J avais lu ton article avant d être mère au moment de nos essais nombreux et infructueux d avoir un enfant. Puis je suis tombée enceinte. Et autant j avais des angoisses nombreuses concernant la grossesse et l accouchement, autant je n avais aucune inquiétude concernant ma maternité et le choix de l allaitement me paraissait le seul envisageable mais sans se mettre de pression. En gros je voulais allaiter mais j avais dit haut et fort que si ça me plaisait pas ou que si ça me saoulait ou que si ça faisait mal je me prendrais pas la tete et je passerais au lait artificiel sans me culpabiliser. J ai eu de la chance (ou peut être était ce parce que je ne me suis pas mis de pression et que je n ai jamais écouté les nombreux conseils des sages femmes ou autres…) mais l allaitement s est directement bien passé. Moins d une heure après la naissance ma princesse prenait le sein. Je n ai jamais connu de douleurs, ni crevasses, ni engorgement, ni rien de ce qu’on peut lire de négatif a propos de l allaitement. Je m imaginais que ce serait mon instinct animal qui parlerait et que je.ne devais faire confiance qu a moi et ma fille…. Et j ai eu raison je pense. Aujourd’hui elle a 5 mois. Et parfois je suis fatiguée. Parfois je suis usée par toutes les questions que tu évoques de la part de l.entourage. Mais je tiens bon. Notre allaitement ne regarde que nous (moi et ma fille). Et mon mauvais caractère m’aide a ignorer les savants conseils autour de nous. Je reste persuadée que les mères doivent n’écouter qu’elles. Et que les sages femmes, pediatres,… ne devraient intervenir qu’en cas de questionnement de la part de la mère et pas en prévision des questionnements. 16 mois ça me parait long. Je ne sais pas si je tiendrais jusque là. Mais il est clair que l allaitement est pour moi un réel confort: Pas de logistique a emporter quand on sort de chez soi. Moi j admire les femmes qui ont choisi l allaitement artificiel qui me parait tellement plus compliqué. J espère que notre allaitement pourra continuer aussi longtemps que nous l auront décidé. Encore merci pour ton texte qui, durant mon fantasme.de maternité m’a confortée dans le choix qui me paraissait le mieux pour nous.

    • Chère Emy, merci beaucoup pour ce beau témoignage. J’aimerais avoir moi aussi souvent plus mauvais caractère pour mieux me protéger ou parvenir à m’opposer directement au corps médical, toutes les fois où JE SAIS et JE SENS que j’ai raison. Ce n’est pas le cas, alors je dois trouver d’autres stratégies pour me protéger et surtout protéger mes enfants. Je suis si heureuse de te lire à propos de ton allaitement. Tu continueras le temps qu’il vous plaira à ta fille et à toi, voilà tout. C’est ça qui est formidable après tout : il n’y a pas de programme à établir d’avance. Note que je comprends aussi ta fatigue bien entendu (ma fille a sept mois…) et que je trouve qu’il ne faut pas oublier de la prendre en considération. Je me permets aussi d’ajouter, sans que tu doives y voir aucunement une pression, que si ta fille a cinq mois, c’est sans doute la période la plus énergivore pour ton corps point de vue allaitement : les réserves des début sont déjà vides, la chute hormonale est en cours ou n’est pas loin, ta fille a de très grands besoins énergétiques qu’elle ne comble pas encore (ou alors partiellement) avec d’autres aliments (purées ou DME)… C’est d’ailleurs souvent entre 5 et 10 mois que les mamans allaitantes peuvent perdre jusqu’à 5 ou 7 kg en quelques semaines, donc fais bien attention à toi. Bref, il n’est pas si loin le temps où les tétées vont s’espacer et ou, peut-être, ton corps pourra un peu souffler tout en gardant le plaisir indéniable que tu trouves à allaiter ta fille. Enfin, à propos de ton parcours pour avoir un enfant, si jamais tu as envie d’en parler davantage, sache que je suis disponible par courriel et / ou que ce blog peut devenir une tribune pour te raconter. Toutes les mamans n’éprouvent bien entendu pas ce besoin (ce n’est pas une question d’exhibition, mais simplement de sensibilité, de besoin parfois que cela soit dit), mais si c’est ton cas, la porte est ouverte. Il y avait il y a quelques années un magnifique témoignage de parcours de grossesse médicalement assisté ici, malheureusement son auteure a demandé que je le supprime car, bien qu’elle l’ait écrit anonymement, une personne de son entourage l’avait reconnue et le lui a fait remarqué avec brutalité. Et enfin, il y a des sage-femmes extraordinaires, qui parfois aident bien et soutiennent justement tes ressentis de mère. Si jamais tu en ressentais un jour le besoin, je te souhaite de pouvoir trouver une personne ressource de la sorte. Bien à toi <3

  4. Bonsoir,
    Je viens de tomber sur votre magnifique article dans lequel je nous vois, mon enfant et moi.
    J’allaite toujours mon enfant qui vient d’avoir un an !!! Les débuts ont été très difficiles (j’avais un REF, et ni à la maternité, ni ma sage femme m’en avait parlé…)
    Après un bon mois et demi de pleurs au sein pendant les tétées, mon petit prince d’amour a su gérer ce jet trop fort… Et c’était le début d’un pur moment de complicité et de tendresse.
    Les gens sont encore étonnés de savoir que j’allaite, et vous avez parfaitement raison, ils ne sont pas malveillants, mais ça fuse de questions !
    Suite à ces questions, je m’étais dit que je me fixais 1 an comme objectif… Il vient d’avoir un an (lundi 3 octobre). Pourquoi devrais-je arrêter parce qu’il faudrait ?
    Je l’allaiterai tant que ce sera possible et tant qu’il le voudra ! 🙂 Et j’espère que la fin de l’allaitement se passera aussi naturellement que ça s’est passé avec vous… !! Et oui, ça me plait de me lever encore la nuit… Car oui, ce sont nos moments à nous, si précieux.
    Merci d’avoir partagé votre expérience, très très bel article ! Et bravo de l’avoir allaité 16 mois tout en travaillant !!! 😀

    • Merci beaucoup pour ce très gentil commentaire qui adoucit ma journée ! Je compatis pleinement pour le REF, c’est très difficile à gérer. Plein de plaisir à vous deux dans la poursuite de votre allaitement.

  5. Quand je suis tombée enceinte, j’ai été infiniment heureuse avec ton papa. Les mois sont passés avec des problèmes de santé croissants avec à la fin, un déclenchement prévu. Le jour J arrive, mais cela fonctionne mal, trois jours plus tard, je suis enfin en travail, je désespère de te voir arriver… mais le col ne bouge plus et le médecin nous annonce une césarienne en urgence car tu fatigues… et moi aussi…
    Puis le chirurgien annonce qu’il te voit, quelques secondes après ton cri, tu es vivant et en bonne santé. Ils te posent contre toi, tu es chaud et tu sens bon, je t’embrasse puis tu t’en vas avec ton papa.
    Pendant ce temps, je suis dans le gaz, je monte à 167, puis reste à 140, je vomis, je suis proche de l’évanouissement. Je te vois quelques instants avant de partir en salle de réveil. A 6h du matin, je ressors direction ma chambre où je vous retrouve. A 7h30 ton papa propose de te faire téter pour la première fois. Nous sommes tous les trois avec l’auxiliaire de puériculture qui venait voir si tout se passait bien. Mais je n’ai aucun souvenir de ce moment censé être magique que ton papa m’a raconté. Je m’en veux d’avoir perdu la mémoire, je regarde les photos que ton papa a prises de nous deux, mais je n’ai aucun souvenir…

    Vers 10h30, ta température baisse donc nous faisons 2h de peau à peau. C’est mon premier souvenir de toi depuis la salle d’opération. Un moment merveilleux…

    Puis les premiers jours se succèdent, les tétées sont terriblement douloureuses avec la césarienne. Je ne peux pas m’allonger sur le côté et suis obligée de t’allaiter assise. Retour à la maison. Les 15 premiers jours très difficiles, douleurs, manque de sommeil, mais ton papa m’encourage, lui qui durant toute la grossesse, m’a poussée à allaiter et m’a convaincue. Puis le lait change et devient plus « mature », il apaise mes douleurs.

    Aujourd’hui tu as 6 semaines et demi, et l’allaitement est devenu merveilleux. J’adore regarder tes petites mains m’agripper, te voir te tortiller et t’apaiser dès les premières gorgées de lait. Voir ta petite tête satisfaite après la tétée, te regarder t’étirer et t’endormir dans mes bras. Ton papa est émerveillé et amusé de tes mimiques.

    Moi qui n’étais pas convaincue d’y arriver, je me suis bien préparée, mais aucune préparation ne remplace le jour J, aucune « mise en garde » ne nous aide face à la douleur. J’ai cru abandonner plusieurs fois, en larmes…

    Une seule règle : ne pas se fixer de règles !
    Commencer en se disant « je vais essayer, je verrai », se préparer avant avec une sage-femme spécialisée en allaitement, préparer ses « accessoires » (crème, coussinets, oreillers…), comprendre que les premiers jours et les 2 premières semaines sont TRES difficiles et avoir en tête que la suite ne sera [normalement…] que du bonheur. Ne pas tenir compte des critiques et « conseils » des « intégristes » pro et anti allaitement. Se faire suivre par une sage-femme une fois rentrée. Vivre son allaitement avec son bébé et son conjoint… uniquement… le temps de trouver ses marques… et surtout, accepter de ne pas être « parfaite »…

    • Bonjour Marion, merci beaucoup pour ce témoignage particulièrement émouvant. J’ai envie de t’envoyer plein d’énergie et de courage pour te remettre de tout cela, même si tu sembles déjà être revenue vers beaucoup de bonheur et d’apaisement. Je suis entièrement d’accord avec ta seule règle, je n’aurais pas pu mieux le formuler. Tu fais parfaitement bien la part des choses. Bienvenue à ton bébé, qui a bien de la chance d’avoir des parents aussi unis et aussi confiants !

  6. Allaiter….. chose l plus naturelle et la plus effroyablement honteuse…. jusqu’a ce que.
    Je n’ai pas été préparée à l’arrivée de mon Petit.
    Je n’ai pas profité de ma grossesse. De ces 9 mois de saveurs, de sensations uniques.
    9mois extrêmement compliqués, dans un « déni conscient ».
    J’ai eu hate de te voir arriver, pour « passer a autre choses », reprendre un court de vie normal, avec un petit en plus

    Et puis tu es arrivé, un dimanche. Pour la fete des Mamans.
    Tu ne me fera jamais de plus beau cadeau, que ce jour.

    J’ai vu ta bouille pour la 1ere fois.
    « il est à moi? c’est le miens? non pour de vrai? »

    Je n’ai pas compris.
    Tout est allé si vite, le temps, toi, les choses, tout…

    Je n’ai jamais envisagé la maternité, car elle m’etait impossible . Et pourtnt.
    Si tu venais a pointer ton petit nez , si tu tenais ces 9mois, alors, je tenterais de faire « au mieux » les choses pour toi.

    Je t’ai gardé de tres longues minutes contre moi. pour te rechauffer. Nous presenter.
    Meme ce moment m’est flou.
    Et puis on t’a retiré de mes bras pour des examens, et on m’a dit pleins de mots que je ne comprenais pas….j’ai regardé ton papa, et j’ai dit de faire au mieux pour lui.

    On t’as mis au biberon complementaire de suite. tu ne mangeais rien. Maintenant tu es un gouffre !
    l’allaitement a été un supplice physique : douleur intenable, douleurs uterines, les montées douloureuses a pleurer, toi qui ne prenais pas grand chose, les engorgement, le tire lait, les bibi complementaires… et le temps passé . Le jour, la nuit. Les nuits blanches… la folie, la vraie folie, proche a cause du manque de sommeil. Hallucination auditive. Visuelle.

    Par moment j’employais un technique sioux, où je te calais le bibi dans le transat avec un chiffon, , un doudou, etc. tu prenais le bibi « tout seul ». J’etais fiere de toi. Tu rigolais.

    Et puis un jour, une contrariété enorme. Des mots durs.
    Je n’ai plus eu de lait.
    Plus rien.
    Comme ca….
    Pas de soucis, tu es resté au bibi.
    Puis c’est un minusculement revenu, et gentillement tu as accepté de continuer a prendre ce petit peu de moi.

    Tu as accepté que l’on continue ce lien…

    Mais quel lien mon fils? celui que je me forcais a ne pas créer?

    Te voir refuser mon « petit peu que j’ai a t’offrir », m’a vraiment fait mal.
    J’ai commencé a réaliser que j’avais tout fait de travers.

    Alors je t’ai repris dans mes bras pour te donner à manger.
    Te proposant le sein avant chaque biberon…
    T’accordant mon temps, à l’infini s’il le faut
    Mes sourires, mes poupouilles

    Jusqu’a , il y a 5jours….

    Ca y est. c’est fini. meme plus tu le veux…. ce petit bout de moi, de nous

    Pardon mon bébé d’avoir loupé ta grossesse.
    Pardon mon bébé d’avoir négligé tes 3 premiers mois de vie…..

    Mon bébé, mon petit Lutin, mon âme, ce n’est pas moi qui vais faire ton éducation. Mais toi, la mienne.

    Ma premiere lecon : ne pas avoir su profiter de l’instant present.

    Cet instant qui ne se presentera plus

    Mon fils, je suis tetue, et je vais continuer a te proposer le sein avant les biberons.
    Je me doute de ce que tu vas faire.

    Et arrivé un moment je comprendrais et arreterais de te le proposer.

    Et nous avancerons ensemble sur autre chose

    Je te demande pardon mon petit coeur d’avoir loupé ton allaitement.

    A present je vais t’ecouter, te regarder, et profiter de toi, de nous.
    Comme aujourd’hui : une journee en tete a tete dans le lit. Juste toi , moi, et tes gazouillis.

    Pour conclure:
    L’allaitement, on a beau le dire, l’ecrire, l’expliquer dans tout les sens, ca se vit.
    Uniquement

    C’est un moment unique, chaud, tendre.
    Quelque chose se passe.
    Meme si c’est a hurler de douleur
    Meme si l’on en pleure

    Car quand ca s’arrete, les douleurs de la mise au sein, sont des caresses comparées aux meurtrissures laissées dans votre coeur de jeune maman….

    Mon fils, je t’aime
    J’ai gaché ma vie
    Autant ne pas gacher la tienne.

    Merci de m’avoir choisi pour etre ta maman

  7. Je suis tombé par hasard sur ton site et donc sur cet article et je ne pouvais le lire sans t’envoyer ce petit message, ton témoignage m’a comme bcp, très émue, je crois que j’aurais pu l’écrire ! J’allaite encore mon fils de 20 mois et je vais accoucher dans deux mois de mon deuxième, mon 1er tète encore le matin et je n’ai pas l’intention de l’en empêcher avec l’arriver du 2eme ! Pourtant les débuts ont été trèèès dure, crevasses pendant 1mois et demis, j’en saignais et tombais dans les pommes à cause de la douleur à presque chaque tétée, mais malgré tous les avis compatissant qui me conseillais d’arrêté, j’ai continué et j’ai rencontré une conseillère en lactation qui ma « sauvé » !! bref les débuts ont été dure mais la suite tellement naturel ! j’ai entendu les mêmes réflexions et les mêmes questionnements plutôt curieux que méchant. J’ai toujours refusé de donner du lait artificiel à mon fils et j’ai eu la chance d’être suivi par un médecin qui encourageais mon choix. Maintenant avec l’arrivée de notre deuxième enfant le « problème » du co-allaitement va arriver et d’autres questionnements avec ! Je crois que je suis la seule que ça ne stress pas !!
    J’espère ne pas me tromper mais je penses que ça se fera tout aussi naturellement que le reste ! Solal va apprendre à partager !!
    Bref merci pour ce témoignage, je ne connais personne autour de moi qui ai allaité après deux ou trois mois et ça m’a émue de lire ton témoignage !
    Bonne continuation !!

    • Merci beaucoup Cindy pour ta réponse. Je t’admire beaucoup, car mes débuts n’ont pas été aussi difficiles que les tiens et je ne sais pas si j’aurais tenu le coup. Tu as beaucoup de force de caractère pour te faire autant confiance en tant que maman : c’est génial, cultive cette qualité si précieuse !!! Personnellement, j’aurais rêvé de faire du co-allaitement ! Je trouve que notre corps est tellement magique de pouvoir répondre à deux demandes aussi différentes… Ça m’aurait vraiment énormément plu de pouvoir tenter l’expérience. Je trouve en plus que c’est super beau comme partage. N’hésite pas à revenir témoigner de ton expérience ici et bonne fin de grossesse à toi !!!

      • Bonjour à tous !
        Je reviens faire un petit tour ici pour vous apporter mon témoignage, mon petit Loulou est né le 25 septembre 2015, nous souhaitions un accouchement physiologique le plus « naturel » possible, Laouen est donc né dans la baignoire et moi sans péridural, tout le monde va bien ! Et comme prévu je l’allaite et continu d’allaiter mon grand.
        Le début de l’allaitement de Laouen a été dure, bcp moins que pour Solal, pas de crevasse ni d évanouissements, mais des douleurs à chaques tétées, mon expérience avec Solal m’a donné confinace et je savais que ca ne durerais pas. Retour de la maternitée et 1ère tétée du grand, j’avoue que j’appréhendais….mais contre toute attente j’avais bcp moins mal quand le grand tétait que quand c’était le petit….Mais heuresement cette fois ça n’a pas duré longtemps en dix jours, je n’avais plus aucune douleurs. Ca fait maintenant un mois et demi que j’allaite les deux et que tout se passe bien, mon corps a compris qu’il fallait « produire » plus, j’ai même trop de lait, Laouen a tendance à régurgiter car il boit trop. Solal continu a tété le matin, il y a eu des matins où il était un peu jaloux, mais après quelques semaines tout est rentré dans l’ordre il a bien compris que « bébé wawouen » (il l’appel comme ça!! )doit manger avant lui et maintenant il ne dit plus rien. Dès que son petit frère pleure il vient me voir en me disant « bébé tété bébé tété » !! il essaye même de donner la tété à son doudou (bon il n’a pas encore compris qu’il ne pourrais jamais faire ça ! ) Bref tout se passe bien, les débuts ont demandé de l’organisation, de la patience et beaucoup d’explications mais maintenant tout va bien !! Bonne journée à tous !

  8. Wouahou ton article m a bouleversé ! Ma fille a seulement 6 mois et je suis fière de pouvoir continuer l allaitement! Je m étais toujours imaginée que je devais entrer dans la norme et ne pas dépasser 3 mois et la magie de l allaitement a eu raison de moi!
    Merci pour tes mots si justes qui tentent d expliquer l inexplicable à toutes ces personnes qui veulent à tout prix me faire arrêter … Pour mon bien qu ils disent!
    S ils savaient dans quelle bulle de bien être cela me plonge!
    Je pense que je vais imprimer ton post et le sortir dés que les remarques se feront trop vives. J espère pouvoir continuer au moins autant que toi!

    • Merci beaucoup Swann. Je vous souhaite un merveilleux allaitement à toi et à ta fille : long / court, partiel / exclusif, en privé / en public, et dans les positions qui vous plaisent… Qu’il soit exactement comme VOUS le voulez toutes les deux ! Je t’embrasse

  9. Merci pour ce texte sublime <3 ! J'allaite encore mon bébé de 14 mois et je me retrouve tellement dans ces mots, dans votre expérience, j'en suis toute émue, et un peu triste aussi de me dire que ces jours approchent surement pour moi aussi…

  10. Merci pour cet article et une très belle photo de vous deux:)

    Malheureusement, mon allaitement a été un échec. Et ce, en partie, je pense, est dû au fait que j’ai accouché sans péridurale – ça contrarie le propos habituel, pourtant. J’explique : ma fille était née un beau matin alors que j’avais pas dormis les deux nuits précédentes, et même si cet accouchement naturel (avec un épisio quand même) fut une belle expérience pour nous trois, j’ai bien puisé mes forces. Les deux jours suivants pleins d’excitations n’ont pas été reposants, du coup les nuits j’ai été très fatiguée, et assez perdue de comment et à quelle fréquence, combien de temps fallait la nourrir avec mon lait encore inexistant et mes seins pourtant durs l’empéchant de tirer quoi de ce soit (merci pour le manque d’attention et/ou d’expérience du personnel de ma maternité). Voilà ce qui je pense a retardé l’arrivé du lait et malgré beaucoup d’efforts (tire-lait jusqu’a 10 fois par jour, DAL, téton en sillicone) à rehabituer ma fille à téter le sein pendant un mois et demi a ammené vers son refus. Moi aussi, j’ai pensé que c’est tout à fait naturel, d’allaiter et ce fut une déception. Mais bon, je me suis reconcilliée et j’ai trouvé que les joies étaient ailleurs aussi.

    • Waw pourtant tu t’es bien accrochée ! Je prévois d’écrire un autre article sur les mamans qui n’ont pas pu ou pas voulu allaiter. Car le discours des mamans allaitantes peut parfois être oppressant pour les autres et je ne voudrais pas du tout tomber dans ce travers là. Et tu as raison : la plupart des joies sont évidemment ailleurs !!! Et je suis heureuse de lire que tu as eu un bel accouchement, malgré la fatigue… Alala, quand nous laissera-t-elle enfin en paix celle-là ? 😉

  11. Tout simplement magnifique.
    Beaucoup de douceur, de poésie et de tendresse pour décrire les émotions d’une maman qui souhaite le meilleur pour son enfant.
    Ces mois de partage vous appartiennent à jamais.

  12. Un article tellement beau,tellement vrai ou il fait bon se retrouver !

    Mon bébé a 10 mois j’allaite toujours et je le ferais tant qu’il y a du lait, tant qu’il y a de la demande et ce, malgrès les obstacles, les morsures de bébé parfois pour s « amuser », les gnans gnans gnans, les regards ébahis/ahuris (qui maintenant me font sourire ) car c’est MON choix et c’est mon bébé !
    Pour moi allaiter c est un tout (nourriture,amour, santé,réconfort, praticité, écolo, gratuit et j’en passe mais vous mesdames vous le savez !!) et ca ne dure qu’un court temps dans la vie d’un enfant, un temps tellement précieux et si bénéfique pour bien grandir !!

    Merci pour ce bel article !

  13. Merci pour ce partage rempli de tendresse.
    Aaaaah les « fameuses » questions sur l’allaitement…
    Je m’étais dit que j’allais essayer de tenir 6 mois et mon fiston a presque 16 mois !
    Au début il ne trouvait pas le « truc », ça me fait sourire quand je repense à ça parce que maintenant, comme tu l’écris, c’est un geste naturel de notre quotidien et il est bien accro à son « petit lait » 🙂
    Je me demande parfois jusqu’à quand je vais allaiter et « comment » ça va se finir… J’espère aussi que ça se passera en douceur. Un jour à la fois…

  14. Bonjour,

    Je suis trés émue par votre texte si beau et plein de vérités sur les pressions exterieures ! J’ai allaité mon premier jusqu’a ses 13 mois, mais la pression m’a fait mixer avec du lait artificiel et arreter doucement comme vous. Ma derniere j’ai resisté et ca a duré 16 mois sans biberons, elle a arreté toute seule. Ca m’a fait bizarre, je ne m’y attendais pas du tout ! Mais au final je suis fiere d’elle puisqu’elle a voulu arreter. Elle a 18 mois et bois du lait vegetale (epeautre, amande etc..) elle mange un petit dej le matin : yaourt, pain et banane. C’est genial de pouvoir s’autoriser à faire autrement ! Du coup j’ai decidé de monter un site de vetement d’allaitement car là aussi y a du boulot ! Trouver des fringues a prix raisonnable qui ne soient pas en noir ou blanc ou rayé c dur. Bref, merci pour ce temoignage dans lequel un echo me touche droit au coeur !!!

  15. Superbe! Je me retrouve totalement dans ce billet. J’ai allaité ma fille 18 mois, malgré des débuts très durs, et comme toi cela s’ est fini tout doucement, presque sans s’ en rendre compte. J’allaite maintenant mon petit garçon de 4 mois, et c’est totalement différent dans la mesure où pour l’instant il tete super bien et pousse comme un champignon. Je ne sais pas combien de temps cela va durer, je ne me fixe pas d’objectif et je vais essayer de ne pas me mettre la pression cette fois. Tout semble tellement simple et naturel. … et le tire lait qui grince me fait bien rire, je ne connais ça que trop bien (moi je m’enferme dans ma salle de classe aux recres).

  16. Merci pour ce beau texte plein de tendresse.
    Me voilà aussi émue aux larmes…
    Et de réaliser que je n’ai aucune envie d’arrêter l’allaitement pour le moment – ma petite a tout juste 11 mois.
    Je m’étonne moi-même de ces larmes…
    Et de réaliser aussi à quel point il a fallu « me battre » pour y arriver: ma petite faisait 1.8kg à la naissance et pendant plus de 24h je n’ai pas pu la voir – par chance elle acceptait de téter sans que le lait vienne au départ et petit à petit tout s’est bien mis en place; quand elle ne grossissait pas assez, j’ai dû insister auprès de la pédiatre pour ne pas introduire de lait artificiel et lui faire comprendre qu’il fallait avoir confiance en notre capacité à gérer l’allaitement (une vraie victoire quand elle m’a dit que ma p’tite puce s’en sortait mieux cet hiver que la plupart des autres bébés qu’elle suit… probablement grâce à l’allaitement!); tirer le lait au bureau porte fermée, dans les toilettes ou enfermée dans la salle du sous-sol, dans la voiture sur un parking, dans les toilettes d’un théâtre entre deux rendez-vous professionnels… c’est du vécu! Avec les fameuses remarques des collègues et des ami-e-s…
    Avec une amie on a réaliser que si l’on allaite pas du tout (par choix ou non) ou si l’on allaite plus de 3-4 mois, on a droit aux remarques, on sort de la norme, mais d’où vient-elle cette norme?
    Je souhaite, comme toi, que la fin de l’allaitement se fasse en douceur… Merci encore de faire part de ce possible là.

  17. <3 Je suis si heureuse pour toi que tout ce soit passé comme tu l'espérais, naturellement! Tu es une maman merveilleuse! 🙂

  18. <3 Je suis si heureuse que tout ce soit passé pour vous comme tu le voulais, naturellement et sans pression. Tu es une maman merveilleuse!

  19. un magnifique article tellement émouvant, on ressent tellement de tendresse..<3 ici l'allaitement aussi à été difficile surtout au début où elle ne grossissait pas on a eu de la "chance" que ça soit un "gros" bébé et qu'on nous laisse un peu de temps mais si peu, avec une grosse chute d'hormone pour moi quand au bout de 12 jours sans prise de poids on m'a proposé de complété j'ai craqué et dit oui, tellement inquiète…mal renseignée surement, heureusement que l'homme était là pourtant car sinon je partais directement en dépression…c'est tellement dur au début on ne nous prévient pas assez finalement..
    Vivement le deuxième pour recommencer, et encore plus persévérer..
    Sylvie
    hs mais je suis en train de créer mes deux premiers sarouels grâce à votre patron je vous transmettrais les photos c'est pas évident mais je vais y arriver 🙂 les débuts en couture c'est quelque chose aussi !

  20. Ton article est si émouvant et me renvoie à tant de choses… Je profite de chaque tétée ne sachant quand sera la dernière. Il me semble avoir découvert un monde en ayant découvert l’allaitement !

    Merci pour tes jolis mots de seinte.

  21. Merci de ce billet. Je suis émue de me retrouver tant dans ces mots et j’ai une pointe d’inquiétude, ma fille aura 15 mois dans quelques jours… nous verrons… ce que l’avenir nous réserve.

    • Pas d’inquiétude, Gaëlle : chez nous, ce sont vraiment les compléments en biberon qui ont sonné le glas 🙂 Et peut-être que dans plein d’autres familles ça n’aurait pas été le cas. Bel allaitement à toi et à ta fille ! Profitez un maximum !!!

  22. Merci beaucoup pour cet article, Je suis émue aux larmes à se lecture.
    Je repense au tout premier mois et à combien c’était compliqué et douloureux. Presque 13 mois après c’est devenu une chose tellement naturelle que j’oublie parfois qu’il faudra arrêter un jour. J’espère que lorsque ce jour viendra ça se fera avec la même douceur.

  23. Quel bel article … En plein allaitement, je voudrai tellement que ce moment dure le plus longtemps possible !

    Vos propos m’ont rappelé la fin de l’allaitement de la grande et ces nouveaux moments de tendresse qui se crées

    Vive les enfants !

  24. C’est chouette de voir que ça peut si naturellement se terminer !

    C’est un très bel article 🙂
    Je m’y retrouve beaucoup.
    Les premiers moments compliqués, les positions difficiles à trouver, et puis l’habitude qui s’installe petit à petit. Les câlins du matin, de la fin de journée, et ceux de la nuit, aussi.
    Et aussi, les goûters en balade, qu’on soit en ville, à la campagne, chez le glacier… C’est tellement pratique les premiers mois, lorsque la faim revient toutes les 3 heures.
    Et le soutien du Papa ! 🙂 Ca doit être tellement dur sans ça…

    Quand on me pose la question de la durée, j’aime dire que je ne me suis fixé ni objectif ni limite. Et puis, on verra bien !

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