À l’heure où les nouveau-nés et les annonces de grossesse pleuvent autour de nous comme autant de rayons de soleil, à l’heure où les gens nous demandent quand arrivera chez nous un petit deuxième…

… je ne suis pas pressée.

Je te regarde grandir et je m’émerveille. J’ai aimé te bercer de longues heures, te regarder dormir, t’observer t’ouvrir au monde doucement, acquérir peu à peu la maîtrise de tes bras et de tes petites jambes, trouver pour la première fois ton pouce. Mais je ne regrette pas (encore ?) ces moments.

Il n’y a aucune nostalgie qui s’empare de moi quand je constate tout ce que tu es capable d’accomplir déjà.

Sweat Bla Bla Monkey + sarouel Colchik - location Tale Me
Sweat Bla Bla Monkey + sarouel Colchik – location Tale Me

21 mois – 3 mois : le temps passe vite, c’est une lapalissade, mais ça n’empêche pas d’en profiter

Je me réjouis de nos fous rires (presque toujours initiés par toi) qui nous rendent tellement complices.

Ta manière de communiquer avec de plus en plus de nuances chaque jour, alors que les « mots » se font encore rares du haut de tes 21 mois, m’impressionne : aux signes que nous avons instaurés ensemble, tu ajoutes maintenant ceux que tu inventes, et il suffit que j’esquisse un nouveau geste pour que tu te l’appropries en un éclair. Les syllabes s’alignent doucement. Tes yeux brillent d’intelligence et du désir d’être compris.

Hier, j’ai trouvé trois splendides tours de Duplo au milieu de la chambre à coucher. J’ai hésité à te les attribuer, jusqu’à ce que tu t’asseyes auprès de moi sur le lit pour en assembler une dernière comme si tu avais fait ça toute ta vie.

Je t’ai proposé des jeux d’association par paire (carte + figurine ; tri de couleurs) qui se sont révélés presque trop faciles pour toi.

Tu dessines des cercles aussi parfaits que ceux de ton papa architecte.

Tu inventes des circuits pour tes petites voitures métalliques, en imitant le bruit des moteurs comme te l’a montré ton Pipou.

Tu es assailli par de nouvelles émotions, très violentes parfois, que nous apprenons ensemble à comprendre et à accueillir. Tendresse, colère, joie, fatigue, peur, excitation, frustration… Autant de facettes de toi qui sont aussi nouvelles pour moi et que je perçois comme une invitation pour réfléchir à mes propres émotions qui me traversent.

Je ne me lasse pas de redécouvrir le monde à travers toi.

 

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Si je rêve parfois d’une famille nombreuse (sans avoir la prétention d’affirmer que c’est ce que la vie nous offrira), je ne regrette pas le temps des débuts, et je ne m’impatiente pas pour savoir la suite. Une sorte d’état de grâce qui semble réservé à mon statut de maman.

Quand je découvre les beaux yeux intrigués des bébés de mes amies, je ne les envie nullement. Je me réjouis pour elles qu’il soit désormais l’heure… de savourer le temps qui passe !

Je t’aime infiniment,

maman.


Parfois, je partage sur Minuscule Infini quelques-uns des écrits destinés au « carnet de route » de mon fils, lieu où je regroupe des photos, ses plus beaux dessins, collages, etc., et des textes personnels. Tu peux retrouver ces derniers en cliquant sur l’image ci-dessous :

lettres-a-mon-bebe

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3 Comments on L’heure… de savourer le temps qui passe

  1. Je te lis toujours avec grand plaisir car même si nos projets diffèrent (je ne souhaite pas d’autre enfant et ma fille a déjà un demi-frère et une demi-soeur), ce que tu exprimes fait vraiment écho en moi… Je sens que je vais à mon tour développer mon ressenti dans un article 😉 . En particulier, de ce que tu écris, il me semble clair que quand tu accueilleras un deuxième enfant, ce ne sera pas par nostalgie de « jouer à la poupée » avec un nourrisson ou de rejouer l’histoire que tu as écrite avec Django mais bien par envie de rencontrer un autre enfant et de construire une famille, avec une fratrie, dans laquelle tout le monde trouve sa place. Bref, chaque expérience de maternité est unique et ce qui me semble essentiel, c’est d’écouter l’enfant en particulier, quitte à bouleverser les projets faits a priori, avant même sa naissance sur telle ou telle fratrie, tel ou tel écart d’âge entre les enfants. C’est la rencontre avec l’enfant qui nous façonne en tant que maman et nous montre le chemin! Bon chemin!

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