Autant l’annoncer tout de suite : cet article est l’un des plus intimes et des plus personnels que j’ai écrits sur ce blog. Il ne s’agit absolument pas d’un plaidoyer pour l’accouchement assisté à domicile (AAD) ou d’un billet militant contre la péridurale ou toutes autres formes de médication. Ce n’est pas non plus une synthèse informative, comme j’aime souvent en écrire. Je dévoile ici un petit morceau de mon histoire (enfin, plutôt une longue tartine car, tu me connais, je suis incapable de faire court) ; je ne prétends rien faire d’autre. Ce faisant, je m’adresse à toutes mes lectrices (mes lecteurs ?), et plus particulièrement à toutes celles qui m’ont demandé de faire ce récit, qu’elles aient elles-mêmes vécu un AAD ou qu’elles soient aussi ignorantes sur ce sujet que je l’étais lors de ma première grossesse. Si cette lecture suscite chez ces dernières des questions d’ordre pragmatique, je serai heureuse d’y répondre en commentaire ou dans un article plus théorique.

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La naissance de Django

J’ai accouché de Django à l’hôpital, après une petite dizaine d’heures de travail vécues en tête-à-tête avec mon compagnon, sans recevoir d’autre aide du corps médical que le « conseil », une heure avant l’arrivée de mon bébé, de profiter du passage de l’anesthésiste pour une autre maman pour recevoir une péridurale (« oui, vous pouvez aller dans la baignoire, mais l’anesthésiste est là, donc si vous voulez une péri, c’est maintenant »). N’étant qu’à quatre centimètres d’ouverture (aaaah la fameuse ouverture…), je n’ai plus osé parier sur mes forces mentales et physiques et j’ai opté avec soulagement pour la péridurale. Je sais aujourd’hui que cette « phase de désespérance » dans laquelle je me trouvais alors précède bien souvent la phase d’expulsion et que c’est précisément à ce moment que les futures mamans ont le plus besoin d’être encouragées et soutenues. À l’époque, mon compagnon et moi étions bien trop peu expérimentés et informés pour le savoir. Dommage, car si je ne veux absolument pas diaboliser la péridurale, avec le recul j’aurais préféré recevoir du soutien de l’équipe médicale pour reprendre confiance en moi, trouver une autre position, recevoir un massage, etc. Au lieu de cela, j’ai dû rester allongée pour la fin du travail et, au bout d’une heure, j’ai supplié la sage-femme pour qu’elle m’examine à nouveau car je sentais mon bébé très bas dans mon bassin. Septique, elle n’a accepté que pour me tranquilliser jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle voyait la tête de Django et qu’elle se précipite pour appeler le gynécologue et m’emmener dans la salle d’accouchement. Je n’ai absolument rien senti de la poussée et de la venue de mon fils au monde. Au passage, plusieurs actes médicaux m’ont été imposés : prise de laxatif, monitoring, injection d’antibiotiques (mon fils étant arrivé avec trois semaines d’avance, je n’avais pas fait le test pour le streptocoque, j’ai donc reçu les antibio par défaut), épisiotomie. Pour ces deux dernières interventions, je n’ai été informée qu’après qu’elles aient été pratiquées… Quant au gynécologue qui m’avait suivie durant ma grossesse et dont la présence me semblait alors si importante, il n’est arrivé que plusieurs minutes après la naissance de Django, tant la fin a été rapide. Comme mon fils allait bien, j’ai pu aussitôt l’accueillir en peau-à-peau. On nous a ensuite laissé trois heures ensemble dans la pièce de travail (les trois plus belles heures de ma vie) avant de nous conduire dans une chambre de la maternité et de m’apporter à manger (cela faisait 24h que je n’avais rien avalé, je me sentais très fébrile). Une sage-femme est passée pour voir comment se passait l’allaitement ; je n’avais pas réussi à mettre Django au sein dans les premières heures qui ont suivi sa naissance (la faute à mon inexpérience, à la péridurale, aux trois semaines d’avance de mon fils…) et, désormais, il dormait. Nous finîmes par lui donner le colostrum à la cuiller ; le début de l’allaitement fut maladroit et stressant pour lui comme pour moi.

Une naissance des plus banales, en somme, pour laquelle je m’étais assez peu préparée et documentée, m’en remettant complètement à l’expertise du corps médical. Mais finalement, ces fameux « spécialistes » de l’accouchement se sont révélés très peu présents lors de la naissance de Django : absence d’une sage-femme pour accompagner mon travail et la mise en sein, absence du gynécologue au moment de l’expulsion… j’ai vraiment eu le sentiment de ne pouvoir compter que sur moi, mon compagnon et Django. Paradoxalement, même si je regrette de ne pas avoir pu faire certains choix, c’est cette relative absence du personnel médical qui m’a permis d’aimer profondément ce premier accouchement. Livrée à moi-même, je suis fière d’avoir donné naissance à mon fils avec l’aide de son papa. Dès les semaines qui ont suivi, même si l’idée d’un deuxième enfant était encore bien loin, j’ai commencé à m’intéresser de plus près au processus de la naissance et aux alternatives à un suivi de la grossesse par un gynécologue. Je désirais revivre ce sentiment incroyable de devenir mère en m’appropriant le plus possible le chemin vers la naissance, tout en bénéficiant d’une personne expérimentée, disponible et bienveillante pour nous accompagner, mon futur bébé, mon compagnon et moi. Je compris toute l’importance du travail de sage-femme. L’année dernière, mon amie Lexane donna naissance à son premier enfant à la maison assistée de deux sage-femmes ; son choix me donna le courage de préparer à mon tour ce projet qui me semblait alors un peu fou et qui trottait pourtant depuis quelques mois secrètement dans un coin de mon cœur : donner naissance à mon deuxième enfant à domicile.

La naissance de June

June m’a prise au dépourvu en s’invitant très rapidement au creux de mon ventre. J’ai alors cherché conseil auprès d’Anaïs, du blog Bruxelles-les-Oies, qui, bien que je ne l’ai encore jamais rencontrée, est une véritable source d’inspiration pour moi en matière de maternage doux à Bruxelles. C’est ainsi que je suis arrivée chez Zwanger in Brussel. Dès le premier rendez-vous, j’ai le sentiment que mon histoire et mes attentes sont entendues. Je me sens bien dans ce cabinet. C’est donc avec les quatre sage-femmes de Zwanger in Brussel que je préparerai mon projet d’accouchement assisté à domicile.

Le 5 juin, l’aube pointe timidement le bout de son nez après une nuit d’orage lorsque je ressens les premières contractions. Elles sont fortes, mais très espacées et je crains à nouveau un « faux travail » comme j’en ai déjà vécu plusieurs la semaine précédente. Je ne réveille donc personne et j’essaye de me reposer un maximum entre deux contractions en pratiquant des techniques de projection et de respiration apprises en hypnothérapie. Vers sept heures, mon fils nous rejoint dans notre lit comme à son habitude. Dès que Django quitte mes bras pour se lancer dans de longues conversations alambiquées, je demande à mon compagnon de sortir de la chambre avec lui pour me laisser dans ma bulle. Je cherche des mouvements répétitifs à effectuer debout, pour faciliter le travail : j’ai alors l’idée de « nettoyer » la douche de la salle-de-bain qui jouxte ma chambre ; bien évidemment, je ne nettoie pas vraiment, mais la répétition d’un mouvement vertical m’aide à me concentrer et l’eau chaude apaise considérablement les contractions. Vers neuf heures, tout s’arrête. Je vais prendre mon petit déjeuner en pestant et retourne me coucher, boudeuse, espérant rattraper quelques heures de sommeil. Une heure et demie plus tard, les contractions sont à nouveau là, plus fortes, plus rapprochées. Puisque je tourne en rond dans ma chambre, je propose à Django et son papa d’aller au parc qui se trouve à cent mètres de la maison. Nous prenons une balle et improvisons un « foot », pendant que mon homme chronomètre mes contractions sur son téléphone. Celles-ci durent plus d’une minute et ne m’en laissent que trois ou quatre de répit. « J’appelle la sage-femme ? » me demande-t-il. « Attends encore un peu », lui dis-je, « j’ai peur que tout s’arrête à nouveau ». En réalité, je suis tellement tournée vers l’intérieur de moi-même, tellement concentrée sur mon travail, que je ne me rends pas compte de l’intensité et de la rapidité de celui-ci. Prise d’une certaine euphorie, je joue avec mon fils, prenant appui contre un arbre dont j’admire l’écorce le temps de laisser passer la contraction. J’ai perdu toute notion du temps. Lorsque je me révèle incapable de frapper dans la balle, je comprends l’urgence de rentrer à la maison. Mon homme appelle alors la sage-femme et Charlotte, la future marraine de June, qui viendra s’occuper de Django. Laure, la sage-femme de garde ce week-end là, assiste un autre accouchement à l’hôpital ; c’est Elke qui nous rejoindra. Mon fils, sentant que les choses s’accélèrent autour de lui sans bien en comprendre le sens, est brièvement pris de panique et réclame de rester avec moi alors que j’ai besoin de m’isoler dans la chambre. Je le prends dans mes bras et le rassure un moment ; lorsque Charlotte arrive, il est ravi d’aller jouer avec elle dans le salon. Il est midi lorsque Elke entre dans la chambre. Elle me pose quelques questions entre deux contractions, observe comment j’accueille celles-ci, écoute le cœur du bébé et me demande si je veux connaître l’ouverture de mon col. Elle est aussi étonnée que moi que j’en sois déjà à huit centimètres. « Là, je touche la tête de ta fille, est-ce que tu peux le sentir ? » me demande-t-elle. Elke appelle Marloes, la seconde sage-femme qui doit nous assister pour l’expulsion, mais qui n’arrivera finalement pas à temps. J’avais depuis longtemps dans l’idée de prendre un bain à la fin de mon accouchement mais il fait trop chaud, je décide de retourner sous la douche. Elke me demande si j’ai une idée de l’endroit où je souhaite accoucher ; j’ai l’impression que je pourrai le faire debout, en appui sur la coiffeuse qui accueille mes contractions depuis une petite heure, mais très vite, je me retrouve semi-assise dans la douche, assaillie de contractions très puissantes. Mon compagnon s’affaire pour faire chauffer des serviettes sur le radiateur. De temps à autre, je sens sa main qui se pose sur mon épaule pour m’encourager. Je muse depuis le début des contractions pour m’aider à me concentrer ; mes sons rauques deviennent des cris, qui s’interrompent presque aussitôt lorsque j’ai le souffle coupé par l’envie de pousser. « J’ai mal, très mal », je répète quelques fois. Elke m’encourage, me disant plusieurs fois que je me débrouille très bien, que c’est bientôt fini. Elle écoute encore une fois le cœur du bébé, me rappelle comment respirer entre deux contractions, me demande de ne pas pousser immédiatement très fort lorsque je commence à en ressentir le besoin, de laisser mon bébé descendre encore un peu. Elle me propose de sortir de la douche pour m’installer sur le lit où elle a déjà disposé des alaises. Je m’installe à quatre pattes ; mon homme est face à moi, Elke derrière. Je pousse une première fois, la poche des eaux se rompt et je sens la tête de June s’apprêter à passer. J’ai le sentiment qu’elle ne sortira jamais. Elke m’encourage, elle me dit que je fais tout le travail toute seule et que c’est parfait, que ma fille sera bientôt là. À la contraction suivante, la tête de June sort et je pose spontanément ma main sur son crâne. Je ne la vois pas évidemment, mais je la sens déjà sous ma main et c’est un moment incroyablement émouvant et apaisant pour moi ; j’ai l’impression qu’il dure des heures. Une poussée plus tard, Elke dégage l’épaule de June et tout son corps suit. Je me suis redressée sur les genoux et je l’accueille dans mes bras. Il est 13h, June est née et le soleil point derrière les rideaux de la chambre. J’observe ma fille un instant avant de la prendre contre moi et de m’allonger dans le lit. Son papa arbore un immense sourire et essuie doucement sa tête avec un lange en mousseline. Le reste de son corps est très propre, puisque la poche s’est rompue tard, et encore légèrement recouvert de vernix. L’odeur de June est enivrante. Je n’en reviens tout simplement pas d’avoir réceptionné moi-même mon bébé de mon ventre. Nous attendons tranquillement la sortie du placenta ; mon homme coupe le cordon une fois qu’il a cessé de battre et June, très éveillée, se met d’elle-même en quête de mon sein. Ayant visionné des vidéos de « breast crawl » durant ma grossesse, je la laisse faire : c’est très impressionnant de voir la force qu’elle parvient à déployer alors qu’elle n’a que quelques minutes de vie, sa tête qui se soulève, ses pieds qui prennent appui contre mon ventre pour avancer. Elle trouve un mamelon et se met à téter avidement. Charlotte et Django nous rejoignent : mon fils est très ému (Charlotte me dira plus tard combien il était fébrile quand Nicolas est venu leur annoncer que June était née). Nous sommes tous les quatre dans notre grand lit. Tout est si serein, je plane complètement. Je n’aurais pas pu rêver plus bel accouchement pour devenir mère une deuxième fois. Il m’est difficile de trouver les mots pour expliquer à quel point cette naissance était intense et belle. Ce n’est sans doute pas tous les jours qu’on entend une femme dire combien elle a aimé accoucher. Je suis tellement reconnaissante à la vie, à mon corps, à mon bébé, à mon compagnon et à ma sage-femme de m’avoir offert ce sentiment de puissance, de plénitude.

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Deux accouchements diamétralement différents. J’ai beaucoup moins souffert et je me suis sentie bien moins seule pour le deuxième, pourtant sans péridurale et dans l’intimité de notre chez-nous.

Il y a tant de manières de devenir mère : accouchement médicalisé ou non, par voie basse ou par césarienne, à l’hôpital, en plateau technique ou à la maison, adoption… Les histoires ne se ressemblent pas, les besoins des familles non plus. Je souhaite à toutes les femmes d’avoir la chance de trouver la voie qui leur correspond le mieux et qui leur permettra d’éprouver cette puissance enivrante d’accueillir la vie qui donne une telle confiance en soi pour notre nouveau rôle de maman.

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31 Comments on Les naissances de Django et de June : de l’accouchement à l’hôpital à l’accouchement assisté à domicile

  1. bonjour , j’ai été très émue par votre histoire une personne m’ a donner le lien car je souhaite accouché pour bb 4 a la maison étant donné que pour mon fils tout c est bien passé a l hopital avec peridural mais pour mes filles ce fut autre choses a cause de l incompétence des sage femme je me suis retrouve dans le taxis quand la tête de ma premiére est srtie (jumelles) mon fils ayant beaucoup souffert de mon absence je souhaite accouché de bebe 4 a mon domicile oh oui je le souhaite vraiment ainsi nous restons tous ensemble et ne laisse pas mon fils de 4 ans une nouvelle fois et mes files de actuellement 15 mois seul avec leur papa surtout que je souffre beaucoup une fois séparé de mes enfants qu’elle demarche avez vous du faire ? est ce que tout comme l hopital tout est pris en charge par la mutuel ? tarif ? condition ? pouvez vous m’éclarez d’avantage a partir de combien de mois de grossesse avez vous pris contact merci bien a vous en tout cas magnifique histoire

    • Bonjour Jessica. Je suis désolée de la douleur physiquement et psychologique que vous avez éprouvée lors de la naissance de vos filles ; j’espère que vous avez pu travailler en famille sur les violences que vous avez tous ressenties lors de cet événement pour les dépasser. Pour vous répondre, tout d’abord, je ne sais pas d’où vous m’écrivez : il faut savoir que j’habite et ai accouché en Belgique. Ici, les sage-femmes peuvent suivre les grossesses dites « sans risque » et accompagner les accouchements à la maison, en maison de naissance ou à l’hôpital selon le choix de parents. En France, l’accompagnement à domicile est beaucoup plus difficile pour des raisons d’assurance absolument impayable (je n’ai plus le chiffre exact en tête, mais les sage-femmes doivent payer quelque chose comme 20 000 euros / an pour pouvoir être couvertes pour des accouchements à domicile, c’est absurde ; si vous êtes en France, je vous conseille vivement de regarder le documentaire « Entre leurs mains » qui est bouleversant). A Bruxelles, donc, il existe plusieurs sage-femmes qui pratiquent les AAD ; j’ai travaillé avec Zwanger in Brussel pour la naissance de ma fille. La mutuelle rembourse une partie seulement de l’AAD et si vous avez une assurance hospitalisation complémentaire, vous pouvez demander un supplément de 500 euros. Il faut savoir cependant que cela ne couvrira pas tout l’AAD. Paradoxalement, le calcul pour les deux naissances fut le suivant : 1) pour mon premier à l’hôpital, une facture de 5000 euros entièrement remboursée par mon assurance hospitalisation, 2) pour ma deuxième à la maison, 1400 euros pour l’AAD (sans le suivi) et seulement 800 ou 900 euros remboursés avec l’assurance hospitalisation. A l’heure où le gouvernement cherche comment réduire le budget des soins de santé, cherchez l’erreur… Pour pouvoir accoucher à domicile, il faut que votre grossesse ne soit pas considérée comme à risque : pas de grossesse gémellaire, pas d’accouchement en siège, pas de diabète gestationnel, etc. Pour de meilleures informations, je vous renvoie vers des sage-femmes compétentes. Pour ce qui est du « délais », j’ai fait suivre toute ma grossesse par les sage-femmes qui étaient présentes lors de l’accouchement, mais il est possible de se diriger vers elles en cours de grossesse ; cela dépend de la sensibilité de la sage-femme ou de l’équipe de sage-femmes que vous contactez. Où que vous habitiez, je vous conseille donc de prendre rendez-vous avec des sage-femmes qui pratiquent les AAD. N’hésitez pas à en voir plusieurs si le courant ne passe pas ou pour faire votre choix en conscience. Elles sauront bien mieux répondre à vos questions (financières mais aussi de santé) que moi. Il est également tout à fait possible pour des aînés d’assister à un AAD, en fonction de leur sensibilité et de la vôtre (et comme il ne s’agit pas de les obliger à être présents, je vous conseille d’avoir une personne ressource à contacter le jour J qui puisse s’occuper de vos enfants en cas de besoin). A ce sujet, je vous conseille le livre de Brabant « Pour une naissance heureuse » : elle y évoque notamment la question de la présence des aînés lors d’un AAD. Belle grossesse.

  2. Quel récit magnifique et personnel de votré accouchement, j’aurai tant aimé pouvoir choisir mon accouchement, je suis un peu jalouse….
    Cela me donnerait envie d’en faire un petit troisième, mais ce serait du suicide…..
    Je ne suis pas toujours en accord avec votre méthode d’éducation, mais je vous retrouve aussi souvent dans ma perception du don de soi à son enfant.

  3. Bienvenue June! Bravo à toutes les deux pour cette belle rencontre. Je suis heureuse pour vous 4! C’est un de mes prenoms préfèrés. Toutes mes félicitations Alys. Plein de bises. Bel et heureux été.

  4. Merci pour ce superbe témoignage j’ai vraiment aimé vous lire, comme chacun des articles de votre site d’ailleurs ! Bienvenue petit June !

  5. Merci Alys pour ce beau et généreux partage. Ma soeur a donné naissance à son premier enfant 12h après la naissance de June, à la maison elle aussi. Ainsi qu’une bonne amie, deux semaines plus tôt.
    Je ne peux m’empêcher d’y voir un tel fabuleux signe d’espoir, de la vie qui dit « hey, l’accouchement ça peut être tellement génial » que j’ai hâte d’y être moi aussi – même si mon premier accouchement était loin d’être idéal, même si je ne suis même pas encore enceinte.

  6. Je tombe par hasard sur cet émouvant billet. Et je ne peux m’empêcher d’avoir quelques perles de larmes au coin des yeux… Mais également de retomber 4 mois en arrière, lors de la naissance de ma douce Lou… j’ai accouché à l’hôpital, accompagnée de ma mère, car mon compagnon était parti quelques heures plus tôt pour la seule date de cette fin de mois tant attendu. Et dans une situation quelque peu précaire d’intermittent, il ne pouvait pas ne pas y aller. Pour ce deuxième accouchement, 4 ans après le premier, je n’ai pas eu de péridurale et je suis heureuse chaque jour qui passe d’avoir vécu ce moment, d’avoir senti ma fille venir aun monde. (A peu près le même schéma que vous pour le premier: péridurale, attendre impuissante sur le dos, ne pas le sentir naître vraiment…). Pour Lou le travail à été très rapide (entre 5h du matin et 7h42, heure de sa naissance). Et lors de ce moment de profond désespoir où la douleur devient trop forte, j’ai craqué et demandé la peridurale) mais il était trop tard (merci le destin ! ), ma fille était presque là et 2 minutes plus tard, elle était là contre moi, toute belle et pleine de vie! Je savais comment faire, et elle aussi…
    merci 1000 fois pour ce texte touchant qui me rappelle qu’un jour il faudra que je l’écrive à mon tour ce récit, (je l’ai déja formulé et reformulé intérieurement)

  7. Un très beau récit et qui me replonge dans mon propre accouchement (il y a un peu plus de trois mois).

    J’ai accouché en salle nature, mais également à 4 pattes (top pour aller vite) et sans péri (deuxième accouchement sans) et quand je lis ton récit, ça me met le vague à l’âme.

    Je n’ai pas « vêcu » mon accouchement tellement j’ai eu mal. A 4 pattes, je n’ai pas vu mon bébé, je n’avais plus de force pour faire quoi que ce soit d’autre qu’avoir mal (pourtant, 4h de travail, dont 2h dans l’eau… mais intolérable)

    Pourtant mon premier s’était merveilleusement bien déroulé.

    Je ne me rappelle quasiment pas ce qu’il s’est passé tellement j’étais assommée par la douleur. Je ne voulais pas qu’on pose le bébé sur moi pour le peau-à-peau (pas eu le choix), je ne me rappelle pas ses premières tétées, uniquement que j’aurai pleuré si j’en avais eu la force et que je demandai à mon compagnon pourquoi ces ***** sages-femmes nous oubliaient depuis 3h au lieu de m’amener des anti-douleurs. C’est mon homme qui a eu ma fille dans les bras pendant tout ce temps, j’avais peu de la lâcher avec les spasmes.

    Je ne me rappelle quasi pas les premiers instants avec ma fille, ni ses premières 24h, tout me semble perdu dans un brouillard de tranchées abominables.

  8. Merci pour ce récit très beau. Ma fille a trois mois, c’est ma première, et comme toi je peux dire que j’ai adoré accouché. Bonne suite avec tes trésors.

  9. Merci Alys pour ce très beau récit si émouvant. Quel beau moment.
    L’arrivée de ma fille s’est faite à l’hopital mais j’ai eu la chance d’être entourée de sages-femmes formidables qui, malgré le lieu, m’ont fait vivre un très beau moment également.

  10. Merci Alys d’avoir partagé ce récit si intime et émouvant. Mon premier accouchement s’était déroulé sans péridurale, grâce à l’accompagnement de la sage-femme qui était de garde ce soir là à l’hôpital (je lui suis pour toujours reconnaissante) et m’avait soutenu dans mon projet, et à la présence de mon mari qui avait lui aussi su trouver les mots et les gestes pour m’aider à supporter la très longue phase de travail. Mon deuxième enfant devrait voir le jour fin août, en maison de naissance, et lire ton témoignage contribue à me donner confiance. J’ai beau avoir vécu un bel accouchement la première fois, cela ne m’empêche pas d’avoir des doutes et quelques peurs, car je me souviens des moments de panique et de douleurs qui l’avaient traversé. En te lisant, je sens à nouveau moi aussi cette force que l’on a en nous et nous permet de donner la vie, dans les meilleures conditions possibles pourvu que l’on soit entourée et soutenue comme on le souhaite. Je me réjouis alors de vivre ce nouvel accouchement. Merci à toi. Je te souhaite plein de bonheur en famille, et je continuerai de suivre ton blog, comme je le fais depuis la naissance de mon premier enfant.

  11. Bonjour Alys,

    Merci pour ce bel article, que je trouve étonnamment aussi sobre et factuel qu’émouvant.
    Tu me laisses admirative, et si j’ai fait des pas de fourmis vers une naissance plus naturelle pour mon second accouchement, tu me donnes presqu’envie d’avoir une 3ème expérience pour continuer ce cheminement (alors que je continue de donner un tétée la nuit…).
    Bravo pour tout ça!

  12. Merci pour ce partage magnifique qui m’émeut beaucoup. Je suis ton blog depuis quelques temps maintenant et les similitudes entre tes choix et les miens me confortent souvent, renforcent mes envies. J’avoue que cet accouchement que tu décris ressemble à celui que je nourris dans un petit coin de mon cœur pour le prochain bébé à venir. Merci à toi d’exister! Bienvenue sur terre à June & tous mes vœux de bonheur pour votre vie à 4 😉

  13. coucou Alys !

    le voila enfin le récit tant attendu (j’avoue!)
    c est magnifique et quel beau souvenir il te restera et que tu pourras partager inepuisablement avec ceux que tu aimes et le raconter à tes enfants et petits enfants plus tard !

    J’espère pouvoir accoucher de mon second en plateau technique en salle nature sans péridurale moi aussi car comme tu dois t en douter j ai vécu un premier accouchement comme le tien ! On pense le corps médical mieux adapté pour nous aider alors qu’en fait c est bien le contraire qui se reproduit pour chaque femme !

    A bientôt !!!

  14. Merci pour ce beau récit.
    J’espère pouvoir trouver le meme accompagnement par chez moi, difficile de trouver les bons renseignements.
    Quelle votre approche auprès du papa et comment celui ci a accueilli votre souhait? Comment faire comprendre notre conviction de pouvoir mettre au monde de manière naturelle et moins médicaliser…?!?

    • Bonjour Fanny, je relis les commentaires et je me rends compte que je ne vous ai jamais répondu : toutes mes excuses, j’étais vraiment ailleurs à cette époque de ma vie ! Si cela peut aider d’autres personnes qui passent par ici (puisque j’imagine que pour vous il est un peu tard), sachez que l’AAD n’aurait pas été le choix de mon compagnon s’il avait dû lui-même accoucher, mais j’ai cherché une équipe de sage-femmes pour soutenir mon projet et je lui ai proposé de les rencontrer au moins une fois. Il est venu avec ses questions (très techniques), ses appréhensions. Il a été entendu et a jugé les réponses assez convaincantes que pour s’engager avec moi dan cet AAD. C’est toutefois un choix très personnel et, de mon point de vue, de couple : je déconseille vraiment de se lancer dans ce projet si votre compagnon ne vous soutient pas ou est trop stressé à ce sujet, il risque de très mal le vivre, ce qui sera néfaste pour tous. Peut-être se tourner vers une maison de naissance qui vous plait serait alors une bonne solution pour tous (un bon compromis) ? Je crois aussi que vous pouvez faire lire à votre compagnon le livre de Brabant « Pour une naissance heureuse » qui est superbe et parle notamment de l’accouchement à domicile et, en tout cas, physiologique. Il nous faut réapprendre à croire dans nos propres capacités physiques et psychiques : ce n’est vraiment pas une mince affaire à l’heure actuelle, et il est normal que cela demande un cheminement. Moi, en tout cas, j’ai beaucoup changé. Je n’aurai jamais pu imaginer accoucher à la maison pour mon premier, c’était en dehors de ma conception et j’aurais trouvé folle toute femme qui m’aurait parlé de ce projet. Bref… Un peu de lecture, et rencontrer tout simplement une sage-femme compétente : je crois qu’il comprendra alors que vous ne serez pas seuls et qu’il pourra mesurer les risques véritables du projet de l’AAD plutôt que de les imaginer sans s’informer. Et enfin, n’oublions pas non plus les risques des accouchements médicalisés : les interventions qui sont pratiquées à l’hôpital et le milieu hospitalier lui-même sont parfois de véritables entraves à la naissance…

  15. C’est un magnifique partage, tes mots (et mes hormones ?) me mettent les larmes aux yeux. Je vous souhaite le meilleur pour la suite

  16. Magnifique récit, photos splendides, merci pour ce partage qui me touche! La douceur qui émane de la naissance de June est palpable, j’espère pouvoir vivre un deuxième accouchement avec la même sérénité que toi. Éloi a maintenant 7 mois, accouchement prévu sans péridurale, dans l’eau, à l’hôpital pour rassurer Monsieur, et en gros – je vous passe les détails – après plus de 24 h de travail intense j’ai dû passer sur le billard en urgence, sinon mon bébé allait y passer. A sa naissance, Éloi était en détresse, j’ai donc passé les deux plus longues heures de ma vie en salle de réveil, en ne sachant pas s’il allait pouvoir vivre ou non. C’est ça qui a été le plus dur, cette inquiétude profonde qui remplissait mon ventre, à la place de mon bébé qui venait d’en sortir. Alors pour un deuxième, j’espère pouvoir tenter la voie basse, et j’aimerais surtout pouvoir mettre mon bébé au sein, je prendre contre moi, savoir qu’il va bien!
    Merci pour ton blog qui m’inspire chaque jour dans mon quotidien avec mon fils (et mes élèves puisque j’enseigne aux 4-5 ans). Tout le bonheur du monde avec tes deux marmots, June est un prenom qui inspire beaucoup de joie!

    • Noémie,

      On ne se connait pas mais je suis très touchée pas votre commentaire.

      Je ne peux qu’imaginer votre détresse à vous de ne pas pouvoir tenir votre bébé immédiatement après sa naissance, de ne pas savoir s’il allait bien.

      J’ai l’impression que la naissance nous révèle souvent le plus beau et le plus dur de la vie… Pour désigner ces moments, j’aime beaucoup le terme inventé par l’auteure du blog Momastery: « brutiful » = brutal + beautiful…

      Je vous souhaite pour un deuxième un jour un accouchement le plus serein possible !

  17. Très joli récit ! Accoucher à la maison me fait peur…Il faut dire que malgré 2 grossesses absolument parfaites pour bébés et pour moi, j’ai eu 2 césa en urgence…alors forcément pour moi, c’est la maternité qui me rassure et m’apaise…et s’il devait y avoir un 3ème, mon utérus est mtnt trop fragile pour envisager de mener le travail jusqu’au bout, ce serait césa obligatoire…
    mais je n’ai pas de regrets ni de manque. j’ai tellement profité de mes grossesses, j’ai des bébés tellement beaux et en bonne santé, que le reste est accessoire !

  18. Ouah… je suis tellement émue, merci d’avoir partagé ton expérience !
    C’est fabuleux cette deuxieme naissance !
    La 1 ere je l’ai vécu comme toi sauf que je n’ai pas supporter la peridurale, qu’elle a considérablement ralentis le travail (accouchement 5h plus tard), mais du coup inefficace, j’ai pu sentir mon fils sortir.
    Mais voilà j’ai fais comme toi, je m’en suis remis au corps medicale et me suis sentis bien seule, limite ecarté de mon propre accouchement. Et en effet peu encouragé si ce n’est encourager a prendre la peri.
    J’avais dis que je voulais faire sans et accoucher en salle nature, on m’a coller dans une salle d’accouchement classique, laissez toute seule pendant 2h alors que mon compagnon n’étais pas encore arrivé. Ce temps seule avec mes contraction que je ne savais pas du tout gerer à eté tres long et angoissant. Du coup j’ai vote ceder apres leur 3/4 proposition de peri, quand mon cheri est arrivé j’avais deja ceder.
    Pourtant j’ai aimé accoucher, je egrette juste la maniere.
    Mais je regrette deja de ne pas pouvoir faire un AAD pour futur bb2. Mon domicile (location mitoyenne), ne me le permet pas. Je tenterais bien le plateau technique mais c’est un peu lin ça m’angoisse. Du coup jpense que je n’aurais pas le choix et retournerais dans cette hopital. Mais du coup j’envisage un accompagnement par une Doula pour m’aider a faire front, m’encourager et me soutenir. On verra quand bb2 voudra bien s’installer au creux de mon ventre.

    • Juste pour comprendre: pourquoi dites – vous que votre domicile (location mitoyenne) ne le permet pas ? A cause du bruit que vous pourriez faire pendant l’accouchement ? Je demande ça car je suis en location dans un appartement en immeuble et j’ai fait un AAD: je m’inquiétais un peu du bruit qui pourrait alerter les voisins, mais bien que j’ai effectivement fait du bruit (…!), ils n’ont rien entendu… Et ce ne sont pas des personnes âgées 😉

      Mais peut-être y a-t-il une autre raison qui bloque avec votre domicile, que je n’ai pas comprise ! 😉

  19. Je lis ce post avec un sourire aux lèvres et des larmes aux yeux….. Je revis en lisant ton récit la naissance de mon deuxième fils il y a 9 mois. J’imagine la sensation de force et de joie dans laquelle tu dois encore te trouver, moi j’ai plané pendant des semaines avant de me remettre de cette naissance. Notre corps de femme sait accoucher ! Il faut réapprendre à s’écouter, à écouter notre corps et nos bébés.
    Félicitation ! Et bienvenue à la petite puce !
    Je vous souhaite tous le bonheur possible et un long et beau allaitement ! ! !

  20. Waw… Jouer au foot en plein travail, je trouve ça extra!

    Au delà de l’anecdote amusante et attendrissante, c’est juste parfaitement illustratif de la sérénité et de la normalité de cette belle naissance, dans la continuité du quotidien.

    Merci pour ce beau récit tellement émouvant! Moi aussi, j’ai adoré accouché, les trois fois. L’intensité et la puissance des émotions et de nos corps dans ces instants si particuliers restent pour moi un souvenir inoubliable.

  21. Magnifaiiique récit félicitâtion, j’aimerai avoir autant de courage pour bb deux mais bien trop’ douillette je crois …

  22. Merci de nous avoir fait partagé ton récit.
    J’en ai les larmes aux yeux.
    J’ai eu un premier accouchement similaire au tien et j’aimerai en avoir un deuxième comme le tien.
    Les photos sont vraiment magnifiques. On sent ta sérénité et ta plénitude.

  23. Un récit magnifique, très émouvant avec des mots toujours justes, délicats, et tout en pudeur malgré l’intimité du texte.
    Bienvenue à June (je ne l’avais pas souhaité avant) et très belle continuation à vous quatre.

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