Django _ « Mais maman, pourquoi tu t’habilles toujours en noir ? »
Moi _ « Je ne m’habille pas toujours en noir ! »
Django _ « Ben si, tes manches, elles sont toujours noires. »

******************************

Django _ « Il est nouveau, ton pantalon gris ? »
Moi _ « Non, c’est un pantalon dont Mamie ne voulait plus. Je l’ai mis car il est un peu brillant et je me suis dit que ça changeait du noir, par rapport à ce que tu m’as dit hier. »
Django _ « Mais tu sais, le gris, c’est pas beau non plus. »

 

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La vérité sort de la bouche des enfants : moins de noir pour maman

C’est vrai que ma garde-robe (d’hiver surtout) est bien terne. C’est que j’ai peu de vêtements, alors autant qu’ils soient faciles à assortir. Et puis, c’est chic, le noir… Mmmmh. Bof. C’est vrai qu’à force de prendre tant de plaisir à choisir ce qui prendra place dans la penderie de Django, j’ai complètement déserté la mienne. Comme beaucoup de mamans, je crois. La faute d’abord à la grossesse, puis aux mois qui lui succèdent. Pas question de racheter la parfaite panoplie de la fashion victime à chaque fois que je change de taille de pantalon ou de soutien-gorge. J’ai appris à composer avec ce que recèlent mes armoires. Il faut bien avouer que je ne passe de toute façon plus beaucoup de temps devant les miroirs. Serais-je, comme mon homonyme, passée de l’Autre côté ? Je m’en fous un peu de la tête que j’ai et de ce à quoi ressemblent exactement mes fesses et mes seins en ce moment. Et pourtant, j’en ai passée des heures à me contorsionner devant la glace, ado, pour essayer de juger si j’avais ou non un gros postérieur. De temps en temps, je me vois en photo et je me dis qu’il faudrait vraiment que je prenne le temps de me maquiller. « Au moins l’anti-cerne, Alys, quoi, tout de même ! » Puis j’oublie. Finalement, je m’aime bien comme ça, et mon homme, c’est toute nue qu’il m’aime le mieux.

Sauf que… C’est important de prendre soin de soi. Les mamans s’oublient trop ; elles se donnent entièrement et n’attendent rien en retour. C’est vrai. Limite, elles jouent la carte du sacrifice. Mais qui leur a demandé de se donner inconditionnellement de la sorte, si ce n’est un discours ambiant assez anxiogène ? Finalement, on les aimerait tout autant avec un peu trop de poudre aux joues et moins stressée par la qualité de la purée de carottes. Moi, c’est tout ça que j’ai décidé d’entendre dans le reproche que mon petit garçon de trois ans adressait à ma garde-robe. Devant son souhait d’avoir une maman en couleurs, j’ai fait des choses pour moi : je me suis acheté un rouge-à-lèvre (et tant pis si je ne le mets pas, il est dans mon sac et c’est déjà ça), je me suis inscrite au yoga, je suis sortie boire des bières avec mes copines en « abandonnant » mes enfants à mon compagnon et j’ai même été danser quelques heures.

Et j’ai reçu un cadeau. Un cadeau couleur de bonbon et de soleil. Un sac FFIL.

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FFIL : les sacs ludiques et éthiques de Claire Batardière

J’en suis là dans mes questionnements lorsque Audrey me contacte pour me parler de FFIL. Audrey, je l’ai rencontrée il y a six ans lors d’un voyage au Sénégal. Elle faisait un stage de danse dans l’hôtel où je séjournais quelques jours avec ma meilleure amie. Nous allions la regarder danser avant d’aller écumer les marchés de tissus, finissant toujours par refaire le monde jusqu’au crépuscule, profitant de la toute relative fraîcheur de la nuit avant de retourner suer sous nos moustiquaires. Depuis ce voyage, nous avons chacune eu deux enfants ; ce blog nous a donné l’occasion de nous retrouver autour de cette remise en question permanente qu’est le métier de maman.

Audrey me parle des sacs de Claire, maman elle aussi, et styliste, tout à la fois convaincue de l’importance de revaloriser le savoir-faire en maroquinerie et en confection textile des artisans français, durement touchés par les fermetures et les délocalisations, et soucieuse de l’impact environnemental des matières avec lesquelles elle travaille. FFIL, c’est le résultat d’un double pari : dessiner et produire, en France, des sacs et des accessoires confectionnés avec les excédents de cuir et de tissus de l’industrie de la mode. L’enthousiasme d’Audrey est tellement palpable que je suis déjà séduite rien qu’à lire ses mots, avant même d’avoir jeté un œil aux créations de Claire. Quelques minutes passées sur le site achèvent de me convaincre : les sacs de FFIL sont pétillants et ingénieux, faciles à porter et exactement au bon format. Claire m’a fait l’honneur d’en choisir un pour que je puisse en parler sur Minuscule infini : je suis pointilleuse quant aux partenariats que j’accepte (tout simplement parce que, une fois accepté, c’est pas très joyeux de démolir un produit, alors je suis assez intransigeante avec moi-même dès le départ, même si parfois la tentation est rude…), cette fois ma seule difficulté à été de choisir la couleur pour laquelle j’allais craquer.

 

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Après avoir longtemps hésité avec le turquoise, je m’étonne en choisissant le « Kaba-seau » jaune qui illustre les affiches de la collection. Il me fait penser à un petit ballotin de chocolats et son jaune est tout simplement parfait : ni trop poussin, ni trop terne, il se marie avec tout. Le cuir est de très belle qualité. Le pompon, signature de la marque, fabriqué avec les résidus de découpe des sacs, ajoute une petite touche de pastel et de doré qui me fait un peu retomber en enfance.Très beau aussi, le « Kaba » classique change de look en fonction de la manière dont on le plie.

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Le sac arrive chez toi roulé dans un long tube de carton. Tous les détails sont très soignés, c’est parfait pour un cadeau. Grâce à un système simplissime de pressions, tu montes toi-même ton sac en moins de cinq minutes. Même avec une petite June dans les parages qui essaye de se faire les dents sur la lanière (sûrement le rose poudré l’a-t-elle mise en appétit).

ffil04 Le fond du sac est renforcé, pour que tu puisses notamment y transporter un ordinateur portable (ou la dizaine de gros cailloux que ton fils aura insisté pour ramasser sur le chemin du retour de l’école, c’est selon). Mais moi, ce que j’aime surtout, c’est que la longue double lanière réglable permet de le porter aussi bien sur l’épaule que sur le dos : ça, pour les mamans qui ressemblent parfois à des bêtes de somme tant elles sont chargées de courses et de paquets, c’est très précieux, à mon sens. J’ai abandonné depuis bien longtemps le classique sac à langer en bandoulière que j’avais choisi à la naissance de Django : quand tu as un bébé dans les bras, tu ne peux pas te permettre d’avoir constamment un énorme machin qui te glisse de l’épaule. Et, quand on pratique le portage ventral avec un tout petit, un sac à dos est beaucoup plus pratique et léger à porter. En tout honnêteté, c’est le détail qui me séduit le plus. Tous les modèles à bandoulière de la marque possèdent cette particularité.

Cadeau : -10% avec le code « infini » du 1er au 10 décembre

Et si je te parle en long et en large de celui qui me suit partout pour égailler mes tenues, c’est parce que j’ai la chance de pouvoir t’offrir un code de réduction de 10% sur tout le site FFIL. Ce code sera valable dix jours, du 1er au 10 décembre : j’ai demandé un petit délai, car je pense que c’est un achat qui nécessite un temps de réflexion… ne serait-ce que celui d’informer tes proches que tu as trouvé ce que tu veux pour ton petit Noël ! Pour bénéficier de -10% sur FFIL, il te suffira de mentionner le code « infini » au moment de clôturer ta commande.

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Grise mine versus rayon de soleil

Django _ « C’est beau ce jaune, j’aime la couleur de ton sac, maman. »
Moi _ « Merci d’accorder de l’attention à ces détails, mon chéri. »

Moi qui crois savoir ce qui se passe dans la tête de mon fils, comme toujours, celui-ci ne cesse de m’étonner.

Et maintenant, on ne me dit plus que j’ai l’air fatigué : on me dit que j’ai un joli sac !

Qu’il y ait ou non un beau sac en cuir pour toi au pied de l’arbre, n’oublie pas de prendre soin de toi en cette fin d’année, de t’accorder du temps pour te sentir belle, point du tout pour ressembler à quelque maman parfaite de papier glacé, mais pour rayonner à travers la couleur qui te correspond le mieux, tout simplement. Pour terminer, voici un joli court métrage, adaptation du poème « Je suis comme je suis » de Jacques Prévert, qui illustre cela parfaitement : (clique sur l’image)

jesuiscommejesuis

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D'autres raisons de se gausser :

Le temps des emboîtements
Le toboggan à boules ("tracking toys")
L'allaitement pardon : lettre-poème
Cette semaine, j'ai découvert... (6)
Aujourd'hui était une si belle journée
Eureka : j'ai un sling !

8 Comments on Vouloir une maman en couleurs, avec FFIL

  1. Les photos dans ton pull rose sont super jolies!
    Je viens de poser mon sac seau (ça y est, je l’ai!!) sur la balance, il affiche 425g.

    J’ai le droit de peux porter à peu près ce que je veux (les robes ont quand même une préférence)… L’important c’est que mes chaussures fassent du bruit :
    « tu vois maman, la dame [qui vient à peine de nous dépasser], elle a des talons, et bien c’est pour ça qu’elle est belle ».

    o o o

    Bientôt un article sur la « routine make up » des nuits courtes?

  2. Ton sac (et les autres de la collection que je viens d’aller regardée) est vraiment très beau !
    Le pull rose que tu portes sur le photo aussi d’ailleurs <3

  3. Dur dur d’être mère et femme ! J’ai déjà eu « tu es belle maman, même en pantalon » ! 😉 J’essaie plus de robes, c’est déjà un bon début ! Sinon, merci pour le filon, je vais essayer de convaincre mon mari de me l’offrir ! Bisous et à très vite !

    • Ahah, elle n’est pas mal celle-là non plus. Enfin, les robes c’est bien, mais seulement si ça te correspond évidemment 😉 A très vite, oui !

  4. Et aussi bien d’accord avec toi sur l’intérêt d’un sac à bandoulière se transformant en sac à dos : il y en a peu sur le marché alors merci pour la découverte! Juste une question : le sac n’est-il pas trop lourd, même à vide (c’est parfois l’inconvénient du beau cuir) ? J’en aussi tendance à être souvent très chargée…

    • Excellente question, tiens ! En fait, il est assez léger, même en cuir : la découpe est vraiment réduite au minimum (c’est un choix artistique, bien sûr, mais qui découle aussi de la nécessité de pouvoir proposer un sac en cuir manufacturé en France à un prix relativement accessible), tu n’as donc pas de couture, pas de bourrelets, etc. Seulement la petite poche intérieure pour ranger le téléphone et les clefs : je ne sais pas si tu vois mieux sur la photo où le sac est à plat, avant le montage.

  5. Je partage tout à fait ton sentiment : le mélange de « mon look n’est pas ma priorité en ce moment » et de « j’en ai marre de voir ce look négligé apparaissant ça et là sur les photos à côté de ma fille ». Alors j’ai aussi récemment investi dans les cosmétiques! Le résultat ne me bluffe pas mais ça fait du bien de s’occuper de soi! A bientôt!

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