Je ne sais pas si tu as déjà eu l’occasion de faire ce constat chez toi, mais de mon côté, je ne cesse de m’émerveiller devant les trésors de patience et de persévérance que sont capables de déployer les enfants de mon entourage pour acquérir une compétence nouvelle au moment où celle-ci correspond à leur intérêt et à leurs capacités motrices. Les premières fois qu’ils marchent, qu’ils se servent de l’eau à l’aide d’une carafe, qu’ils cirent leurs chaussures… : l’activité ne leur semble pas rébarbative ; au contraire, elle les mobilise complètement, voire génère un véritable enthousiasme. D’où l’intérêt de confier certaines tâches aux enfants dès leur plus jeune âge : proposées à une période où elles constituent un défi que l’enfant peut relever (c’est-à-dire qui n’est ni trop facile, ni trop difficile), ranger ses affaires, mettre la table, plier les serviettes… sont autant d’activités qui ne seront pas perçues comme des corvées, mais qui se révèleront valorisantes pour l’enfant. À l’inverse, lorsque j’accomplis à la place de mes enfants des tâches qu’ils sont pourtant en mesure de réaliser seuls (comme il m’arrive encore souvent de le faire et ce pour toute sorte de mauvaises raisons : vouloir leur rendre service, aller plus vite, être plus efficace…), je cours un double risque : d’une part, une fois l’activité devenue trop aisée pour la dextérité de l’enfant, il sera difficile de l’y intéresser ; d’autre part, le fait de faire systématiquement à sa place suggère à l’enfant que je ne le juge pas capable, ce qui altère son estime de soi et son désir d’autonomie.

C’est quelque chose que j’observe à propos d’innombrables apprentissages, parmi lesquels celui de s’habiller seul. C’est généralement aux alentours de deux ans que l’enfant, fort de sa récente capacité à faire des choix (mais encore souvent incapable d’arrêter rapidement ceux-ci, ce qui explique qu’il change énormément d’avis), commence à exprimer ses préférences en matière vestimentaire. Pour l’encourager et lui permettre de prendre des initiatives, voici quelques idées parmi lesquelles piocher de l’inspiration :

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Une garde-robe physiquement et visuellement accessible

Maria Montessori conçoit l’espace comme le premier éducateur de l’enfant. Mon expérience de maman me confirme tous les jours combien cela est vrai.

Depuis que les enfants sont deux, le mode de rangement de leurs vêtements n’était plus du tout adapté : tiroirs difficiles à ouvrir, qui débordent de vêtements rangés selon une organisation connue de moi seule ; impossible pour Django de distinguer ou de se saisir d’une pièce sans répandre la totalité de l’armoire sur le sol. Bref : comment tuer dans l’œuf ses initiatives pour se vêtir seul.

Il y a un mois, la jolie garde-robe de Manine Montessori a fait son apparition dans la chambre des enfants. J’adore cette garde-robe, elle est parfaite : bois et lasure de qualité, hauteur et profondeur idéales, finitions soignées, montage rapide et aisé. Un cadeau idéal à ajouter sur la liste de naissance ou pour un premier anniversaire. L’idée est que l’enfant ait accès à ses vêtements : il doit pouvoir rapidement identifier les différentes catégories de vêtements (sous-vêtements, pantalons, t-shirts, pulls…), choisir un item de chaque catégorie, s’en saisir sans mettre tout par terre, et si c’est possible ranger les pièces propres à leur place (éventuellement prépliées par un adulte jusqu’à ce que ce ne soit plus nécessaire).

Après avoir monté le meuble, Django et moi avons donc réfléchi à un plan d’attaque : nous avons décidé de classer les vêtements de bas en haut en fonction de l’endroit où ils se placent sur le corps humain. Pour les photos, je n’ai gardé que les vêtements de Django ; en vérité, j’ajoute également toutes les tenues de June sur la tringle et je range ses bodys et ses sous-vêtements dans les malles rouges au-dessus de la garde-robe. Quand June sera en âge de commencer à s’habiller seule, l’idéal serait de disposer d’une seconde garde-robe identique pour elle.

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Garde-robe pour enfant chez Manine Montessori (bois naturel ou lasure au choix ; possibilité d’ajouter des portes sur deux niveaux d’étagères)

Une sélection minimaliste de vêtements de saison

Il serait vraiment peu profitable de devoir faire remarquer à l’enfant que le t-shirt qu’il vient fièrement d’enfiler est sale ou que son short n’est pas de circonstance vu le temps glacial. Avec un enfant de deux ans, c’est se prédestiner à l’expression (généralement audible) d’une frustration légitime… et pas toujours facile à apaiser. Pour faciliter son choix, on ne mettra à sa disposition qu’un petit nombre de pièces, adaptées à la saison. Je conseillerais trois ou quatre pièces des principales catégories pour les plus petits (mais tu fais bien comme tu en as envie). À mesure que l’enfant grandit (et, avec lui, sa facilité à choisir et à faire le deuil de toutes les options qu’il a délaissées), le nombre de pièces pourra croître.

Des vêtements à son goût, confortables et faciles à enfiler

Dans la continuité de ce qui précède, on optera pour des vêtements que l’enfant a plaisir à porter, qu’il a choisis lui-même lors de leur achat (ou, à tout le moins, qui correspondent à ses goûts en la matière – couleurs, imprimés, côté ludique de certaines pièces, etc.). On évite les systèmes de fermeture qui ne sont pas adaptés à la motricité de l’enfant, mais on privilégie les défis qu’il aura envie de relever : bye bye les collants impossibles à enfiler ou les pantalons à tirette au moment de l’acquisition de la continence, mais bienvenu au gilet à gros boutons qui sera peut-être choisi pour le plaisir de la difficulté qu’il représente.

Un marche-pied ou une petite chaise pour se (dé)vêtir

Toujours du côté de l’aménagement de l’espace, on pense à installer un marche-pied ou une chaise pour que l’enfant puisse plus facilement enfiler ses vêtements. Idem du côté de l’endroit où on lui demande d’enlever et de ranger ses chaussures : on n’oublie pas de penser à une assise adéquate. Cela peut même être le meuble de rangement en lui-même, à condition que sa hauteur soit adaptée : la chaise cube est par exemple idéale pour se dévêtir et permet de ranger les chaussures en dessous.

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Des patères à sa taille

Dans le hall d’entrée, dans sa chambre et dans la salle-de-bain, on dispose des patères à hauteur de l’enfant, afin qu’il puisse y suspendre son manteau, son sac, son peignoir, etc. Si besoin, on peut affecter chaque patère à un item en particulier, en faisant éventuellement figurer au-dessus du crochet une photo de l’objet censé s’y retrouver accroché.

Pas de réprimandes, peu de félicitations

On évite autant que possible de souligner les erreurs (si un pantalon est mis dans le mauvais sens, on ne le fera remarquer à l’enfant que si cela le gène dans ses mouvements, par exemple) ou de critiquer les associations choisies, l’incapacité de l’enfant à effectuer certaines tâches, sa lenteur, etc. Cela déforcerait sa confiance en lui et s’avèrerait contre-productif. Inutile toutefois de se répandre en « bravo » dès que l’enfant est capable d’enfiler une manche : cela n’empêche pas de constater gaiement les progrès avec lui ou de le complimenter sur ce qu’il porte, mais on évite d’applaudir ce qui est finalement une activité des plus naturelles et ce afin que l’enfant puisse trouver l’acte gratifiant en tant que tel et pour lui-même (il ne s’habille pas seul pour faire plaisir à maman ou recevoir une récompense).

Du temps pour son rythme

Faire seul une activité nouvelle, cela prend du temps. C’est d’ailleurs la même chose pour les adultes. Alors, souvent, nous sommes tentés de faire à la place de nos enfants (ou de notre conjoint, de nos collègues, etc.), parce qu’on est plus rapide ou plus efficace. Donner du temps à l’apprentissage, c’est cependant investir sur le long terme : « Donne du poisson à un homme et il mangera un jour ; apprends-lui à pêcher et il mangera toute sa vie ». Alors, on laisse à l’enfant le temps d’enfiler seul ses chaussures. Et si besoin, on met le réveil 5 ou 10 minutes plus tôt pour cela.

Se rendre moins disponible

Malgré toutes mes bonnes intentions en matière d’autonomie, il m’arrive souvent de nier complètement les capacités de mes enfants, tout simplement parce que je n’ai pas pris le temps de voir ce dont ils étaient capables. Et pour cause : cela change tellement vite ! Ma dernière en date en la matière : me rendre compte que mon fils est tout à fait capable d’enfiler ses chaussettes tout seul et comprendre, en l’interrogeant, que c’est le cas depuis de nombreux mois. Dieu sait pourquoi j’attendais patiemment à ses côtés qu’il en soit à l’étape « chaussettes » de son habillage pour lui tendre automatiquement les chaussettes retroussées et ouvertes afin qu’il y enfile ses pieds. C’est un matin que j’étais occupée à autre chose avec June et qu’il s’est présenté devant moi entièrement vêtu et prêt à partir que j’ai enfin compris mon erreur.

Alors on évite autant que possible les gestes réflexes et on aide seulement pour les tâches pour lesquelles on est sollicité. Et c’est vrai même avec des tout-petits : June, à 10 mois, est tout à fait capable de faufiler sa main dans la manche pour peu que je l’y engage, et achève volontiers d’enlever sa tête d’un pull dès que cela lui est possible. Si l’enfant est très demandeur, on s’occupe les mains à autre chose, voire on change de pièce, pour que l’aide se fasse un peu désirer, au cas où tout d’un coup les choses s’accompliraient magiquement en notre « absence ».

Des routines et des cartes de nomenclature

Pour que l’enfant sache ce qu’on attend de lui, il est utile d’établir des routines qui identifient clairement les moments et les lieux des différentes activités d’habillage et de déshabillage (du type : « en entrant dans la maison, on enlève ses chaussures dans l’entrée et on met ses chaussons, on accroche son manteau et on range ses gants dans le panier », « avant de se brosser les dents, on enlève ses vêtements, on met son pyjama et on met ses vêtements sales dans le panier à linge »). Pour que ce soit plus facile, on peut aider l’enfant en réalisant un imagier ou en disposant des cartes de nomenclature aux endroits stratégiques : une image identifiant la catégorie de vêtements concernée peut par exemple être accrochée sur l’étagère correspondante de la garde-robe ou au-dessus d’une patère ; on peut aussi réaliser une courte frise temporelle reprenant les principales étapes de l’habillage ou de la préparation du matin. Tu trouveras ce genre de cartes en faisant une recherche rapide sur Pinterest, ou tu peux également créer tes propres cartes avec ce générateur de cartes de nomenclature.

Des cadres d’habillage

Enfin, on peut également créer quelques cadres d’habillage reprenant les principaux systèmes d’ouverture / fermeture en fixant quelques vêtements tachés ou trop petits sur une structure en bois. Cette activité permettra à l’enfant de s’exercer à son rythme, lorsque et aussi souvent qu’il le souhaite. Pour apprendre à introduire ces cadres auprès de l’enfant, les vidéos disponibles gratuitement sur le site de Céline Alvarez sont formidables (voir la section « cadres » de l’onglet « vidéos »).


bonjour-mauriceCet article est écrit en partenariat avec Bonjour Maurice, la marque belge de vêtements équitables et ludiques pour enfants dont je t’ai déjà parlée à plusieurs reprises : tu le retrouveras bientôt en bonne compagnie dans la partie « blog » de la boutique, dont les vêtements sont pensés pour encourager l’autonomie des enfants grâce à leur caractère réversible et pratique (ceintures élastiquées, gros boutons en bois, coupes amples…).

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Les enfants portent un bloomer et un pantalon Bonjour Maurice et des t-shirts FUB de chez Fool de Wool. La garde-robe vient de chez Manine Montessori et le marche -pied du géant suédois (j’ai l’impression d’avoir dit le principal, mais si tu as encore des questions, n’hésite pas).

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11 Comments on Pour que s’habiller seul devienne un jeu d’enfant

  1. Bonjour Alys et merci pour votre article ! Votre organisation est vraiment bien. Je vous partage mes photos quand nous avons fini d’aménager. Sur votre retour, je laisse tomber l’idée des caisses en bois. En y réfléchissant, il s’agissait plus d’un besoin d’ordre de ma part car pour l’instant ma fille (10 mois) adore jeter par terre le linge bien plié…

    • Ah j’ai la même à la maison ! Surtout si je viens de tout bien ranger dans l’armoire : elle a l’air de se dire « Tiens, comme cela semble amusant ce jeu auquel joue maman ! Si j’essayais aussi ! »

  2. Merci pour cet article ! Zéphir dort toujours dans notre chambre, mais je le sens prêt à nous quitter prochainement. Cette penderie serait topissime dans la chambre que je rêve de lui aménager 🙂 et son prix est plutôt cool 🙂
    Je reluque beaucoup de chose de cette boutique….ca me fait super envie.

    • Tu me diras ce que tu choisis… Moi aussi je reluque, je reluque (mais j’essaye de rester sage) 😉 J’espère que tes trois enfants se portent à merveille !

  3. Merci pour cet article. Il me parle et soulève chez moi plein d’interrogation. Globalement, on laisse pas mal d’autonomie à notre fils de 2ans et demi, et il participe à beaucoup d’activité du quotidien. Mais l’habillage, c’est notre bête noire, depuis au moins ses 18 mois.
    C’est la crise tout les matins. On a tenté de lui laisser choisir ses vêtements dans le tiroir, ou parmi une sélection, de choisir le lieu où on s’habille, avec qui, dans quel ordre. De lui proposer de faire tout seul aussi. Rien. En fait, c’est qu’il veut c’est être tout nu ( ou, à la limite, rester en pyjama). Du coup, on finit pas faire beaucoup à sa place, puisque la plupart du temps, le mieux qu’on puisse obtenir est qu’il se laisse habiller. Pourtant, à la crèche, il met son pyjama seul, et je sais qu’il est capable d’enfiler un pantalon seul ou un tee-shirt avec de l’aide, ou bien des bottes (la seule chose qu’il mette de son plein grée et de son initiative…) Mais à la maison, ce qu’il nous montre, c’est surtout à quelle vitesse il sait enlever ce qu’on vient de lui mettre…
    Mais cela nous pose vraiment question, car finalement, il a peu d’occasion de s’entrainer…

    Je retiens l’idée de la penderie, qui le motivera peut-être, et des cartes de nomenclature pour indiquer des routines.

    • Bonjour Plume, merci pour ton retour. Je me demande (humblement : ce n’est qu’une idée, si tu penses que je fais fausse route, oublie-moi) si vous ne vous êtes pas embarqué pour l’habillage dans quelque chose qui ressemble dangereusement aux repas chez nous. Vers 15 mois, mon fils a commencé à être de plus en plus difficile pour manger, jouant au yoyo avec ses fameuses « courbes de poids ». Le repas est devenu est moment désagréable et de crispation extrême. J’ai toujours eu conscience qu’il vaudrait mieux que je lâche prise sur le contenu de son assiette, car mon bébé devait sentir que quelque chose de très important se jouait à cet endroit pour moi et, sans vouloir aucunement qualifier cela de caprice, il usait de cette cristallisation émotive autour du repas : à table, il avait toute mon attention, même si je finissais pas me mettre en colère. Bref, je crois que j’arrive plus ou moins aujourd’hui à ne pas trop regarder ce que mon fils mange. Je ne surveille que la qualité, plus la quantité : je (ou son papa) ne cuisine qu’un seul repas, sain, et il est libre ou non de le manger (je demande qu’il goûte tous les aliments), je lui sers une petite quantité et il est libre de se resservir. Il a des snacks sains à sa disposition également et les fruits sont à volonté. Et bingo, évidemment : le voilà qui mange de plus en plus depuis que ce n’est plus un sujet de conversation (et de discorde) familial ! Je le savais depuis longtemps que c’était la solution, mais il m’aura fallu deux ans (et me libérer de la pression de médecins et de leur sacro-sainte courbe de poids dont l’utilité médicale n’est pas encore prouvée) pour parvenir à la mettre plus ou moins, encore timidement, en pratique.
      Du coup, voici mon conseil (il vaut ce qu’il vaut et il ne sera peut-être pas possible pour vous de le mettre en application) : décider une bonne fois pour toute où et quand on s’habille et se déshabille (éventuellement, vous pouvez l’inclure dans cette décision, mais à deux ans et demi, ce sera peut-être trop difficile pour lui d’avoir la responsabilité de ce choix, surtout s’il est dans sa période sensible de l’ordre ; moi, j’aurais choisi moi-même et je n’aurais plus permis qu’on déroge à cette règle), revoir l’accès ou l’organisation des vêtements et établir des routines claires à l’aide éventuellement de cartes de nomenclature. Une habitude met entre 20 et 30 jours à s’installer : pendant tout ce laps de temps, il faudra tenir bon et rappeler inlassablement (et cordialement 😉 ) les règles ; normalement, cela deviendra ensuite naturel. Quant au fait qu’il court tout nu, ma foi, cela ne me dérangerait personnellement pas. Établis qu’il y a un temps où toi ou son papa êtes disponibles pour l’aider à s’habiller et qu’une fois ce temps fini, vous n’apporterez plus d’aide ; à l’heure dite, vous partirez, qu’il soit habillé ou non. S’il est capable de sortir tout nu, je tenterais le même principe d’approche, mais en lui expliquant combien c’est important pour vous qu’il porte des vêtements à l’extérieur de la maison. Si tu en es capable, laisse-le sortir un jour sans vêtement, en lui disant que tu emportes une tenue avec vous pour le cas où il changerait d’avis (dans le cas des enfants qui ne veulent pas mettre leur manteau ou leur bonnet, c’est généralement radical : ce n’est que lorsqu’ils se rendent compte qu’ils en ont besoin qu’ils réclament le vêtement et conscientisent qu’il vaudra mieux s’équiper la prochaine fois).
      Pour l’intérieur, je ne vois personnellement pas d’objection à ce que les enfants se promènent tout nus, mais ce ne sera peut-être pas votre cas : s’il est important pour vous qu’il soit habillé, tu peux le lui dire et intégrer cela comme une des règles de la maison (cf. la routine d’habillage dont je parle plus haut). Avec un peu de chance, si vous parvenez à ne pas déroger à vos règles ou à négocier ce qui n’est pas pour vous négociable (il faut que vous en décidiez à l’avance toi et ton compagnon ; par exemple, ton fils peut choisir parmi ses trois t-shirts, mais il porte un t-shirt), je crois que vous pouvez rapidement voir le bout du tunnel. Valorise aussi ce pour quoi il est très fort : puisqu’il se déshabille si bien, profites-en pour qu’il porte ses vêtements au panier à linge et organise une course au déshabillage à l’heure du bain (dans le lieu que tu as choisi au préalable). Courage !

  4. Elle est sympa comme tout cette garde-robe! J’ai juste une crainte : Elle ne sert pas trop de module d’escalade? Pas de risque de basculement?

    Chez nous, les trois sont plus ou moins autonomes pour l’habillement, mais pour le choix des vêtements pour la dernière, il y a toujours intervention de notre part, tout simplement parce que, comme tu le dis, le rangement n’est pas adapté : les étagères dans sa chambre sont trop hautes pour elle (et pas envie de changer le meuble, vu qu’elle changera sans doute de chambre d’ici quelques mois). Du coup, elle a un échantillon de ses vêtements à portée en dessous de la table à langer : Les sous-vêtements et chaussettes dans des petits paniers ad-hoc, et deux-trois t-shirts, robes et pantalons/leggings/collants pratiques. Quant aux pulls, j’ignore pourquoi, ils se retrouvent tous éparpillés aux quatre coins du rez-de-chaussée.

    Mais je trouve que le plus dur dans tout ça, c’est de tenir l’ordre sur la durée et d’arriver à garder les étagères à vêtements rangées, sans parler des vêtements en cours d’utilisation qui trainent partout. L’idéal d’ordre montessorien me fait rêver quotidiennement, mais je dois avouer qu’on a loupé notre coup à ce niveau là avec notre marmaille.

    • Moi c’est le papa qui met le barouf dans mon système d’ordre… On a toujours beaucoup trop de choses aussi, ça n’aide pas. Et pour Django (et son papa), c’est très difficile de jeter. Sinon, ça me semble tout à fait bien ce que tu as mis en place pour ta fille ! Et sinon, pour le module d’escalade, je ne sais pas trop. Chez nous, la garde-robe est dans un coin, et mon petit cascadeur en herbe n’escalade pas encore grand chose, à part le canapé… Donc… heu… Joker 🙂

  5. Depuis ces 18 mois ,mon fils  » choisit » ses vêtements ..disons qu’il prend le premier vêtement à sa portée. Mais maintenant, il sait ce qu’il doit prendre comme vêtements ( slip, chaussettes, chemisettes,…) et il adore cela…tout est à sa portée. Certes, parfois les vêtements ne vont pas top ensemble mais bon, il est tellement fier de faire comme son frère de 5 ans.

    • Ah oui… parfois, ça ne va pas ensemble… Et parfois le t-shirt est au-dessus du pull… Il paraît que les instits se marrent beaucoup à reconnaître les enfants qui s’habillent seuls le matin 😉

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