La veste MINI A TURE : être infidèle à la laine pour mieux profiter des bienfaits de la laine

Il y a environ un an, Julie prend contact avec moi pour me présenter sa boutique de vêtements en laine pour enfants, Mini Scandinave, et me demander si une collaboration est envisageable. J’aime beaucoup les marques qu’elle propose sur son site, mais mes enfants ont déjà largement de quoi s’habiller en laine et je ne désire pas multiplier mes boutiques partenaires, parce que je chéris vraiment les contacts humains et la liberté que m’offrent celles avec lesquelles je collabore. Toutefois, Julie a plus d’un tour dans son sac : elle me glisse un mot sur un anorak pour les petits aventuriers qu’elle aimerait promouvoir, me renvoie à son article sur « la méthode des trois couches » dont je t’ai déjà parlé ici à plusieurs reprises et me dit qu’elle me reviendra à la fin de l’été, puisque l’hiver touche désormais à sa fin. Et lorsque Julie me relance il y a quelques mois, je suis tout à fait emballée : mon fils s’est tellement gelé les miches lors des sorties en forêt hebdomadaires de son école que ses grands-parents lui ont acheté une doudoune (synthétique, mais éthique, l’honneur était sauf) en urgence, et l’article de Julie a fait son chemin ; je suis désormais résolue à réserver les vestes en laine bouillie ou polaire aux (rares) jours sans vent ou en sous-couche, et à équiper mes enfants d’une veste imperméable et coupe-vent, idéalement dans une matière respirante (ce que j’expliquais dans la mise à jour de mon article sur les vestes en laine en octobre). Ce fut donc décidé : j’allais tester pour June la veste MINI A TURE de Mini Scandinave !

La veste MINI A TURE

Évidemment, Julie m’écrivait en connaissant son produit, dont elle était convaincue de la qualité. Effectivement, la veste MINI A TURE tient ses promesses : sa matière synthétique la rend légère et souple, contrairement à ce que son aspect bouffant pourrait laisser croire, et protège efficacement ma fille du vent et de la pluie tout en permettant à la transpiration d’être évacuée (ce que ne fait pas le manteau imperméable que j’ai acheté à Django et qui se révèle également plus rigide et plus lourd, en comparaison).

Sa coupe est pratique, puisqu’elle descend bien dans le dos pour éviter au vent de s’y engouffrer. Le capuchon enveloppant et les poignets se terminent par une bande de bord-côte pour s’ajuster au plus près de corps. Note que si tu as comme moi un enfant qui adore enlever son capuchon et que la vue de ses oreilles te laisse transie d’effroi, il y a la place pour glisser un fin béguin sous le capuchon du manteau. De même, la veste est assez ample que pour y glisser un épais pull en laine en dessous. La fermeture dans le dos m’a initialement laissée perplexe : elle ne me dérangeait pas, puisqu’à son âge June n’est pas en mesure de fermer seule une tirette, mais je n’en voyais pas l’intérêt ; en réalité, elle se révèle à l’usage assez pratique puisqu’elle permet à un enfant assez jeune d’enfiler sa veste lui-même (June a 18 mois au moment où j’écris ces lignes et y arrive à condition qu’on lui tende le manteau dans le bon sens)… ou au parent de courir derrière son enfant pour parvenir à lui fermer son manteau, au choix. La grande poche ventrale n’est pas utilisée par ma fille, mais je ne doute pas que des enfants un peu plus grands soient ravis d’y stocker quelques trésors ou une paire de gants mouillés. Le tissu sèche très vite et se lave facilement.

Puisque ce type de manteau est inévitablement moins souple et moins près du corps qu’une veste ou une combinaison en laine polaire (quoique peut-être pas en laine bouillie…), il est indispensable de la retirer pour installer l’enfant dans un siège-auto. Du coup, pour les enfants qui ne se déplacent pas encore beaucoup seuls, je conseillerais tout de même d’opter plutôt pour une combinaison polaire par dessus laquelle placer le manteau de portage ou la chancelière de la poussette (jusqu’à la voiture si c’est le moyen de transport choisi). Comme nous nous déplaçons beaucoup à vélo et que June, qui marche depuis six mois, parcourt volontiers des distances assez longues et ne reste plus très longtemps dans le porte-bébé, la veste MINI A TURE est parfaitement adaptée, puisqu’elle la protège efficacement du vent !

Les conseils de Julie quant à la taille se sont révélées parfaitement adéquats : June est assez grande, elle porte plutôt du 24 mois et la veste 12-18 mois conseillée par Julie est tout à fait à sa taille ; June la porte depuis trois mois et gardera sans aucun doute cette veste jusqu’aux beaux jours.

Évidemment, mon grand regret est de faire désormais pour les manteaux une entorse sérieuse à mon choix de privilégier les matières naturelles, et qui plus est  celles qui coûtent le moins à produire énergétiquement. Je ne me console qu’en me disant que cette veste est vraisemblablement très résistante, et servira donc certainement à d’autres enfants après ma fille. Ceux pour lesquels c’est important seront également rassuré par le fait que la veste MINI A TURE possède le certificat Oeko-tex qui garantit l’absence de substances nocives pour la santé dans le vêtement. Ce qui est formidable, avec Minuscule infini, c’est que mes lectrices commencent même à bosser à ma place : après quelques recherches, Laure m’a écrit pour me dire que la veste MINI A TURE ne contient pas de perfluorocarbures, un composé gazeux qui possède un potentiel élevé en matière de réchauffement climatique. Quoi qu’il en soit, il me semble important d’assurer une longue durée de vie à ce type de vêtements. La marque possède également un label (BSCI ; que je ne connais toutefois pas) garantissant les conditions de travail éthiques de ses employés.

Pour de longs moments en extérieur, mes enfants sont donc équipés d’une fine couche de laine (ou laine et soie), d’un épais pull en laine, d’un pantalon épais sous lequel nous ajoutons éventuellement un fin legging en laine (ou laine et soie) pour Django lors des quatre heures qu’il passe en forêt avec son jardin d’enfants chaque semaine, d’une salopette ou d’un pantalon en laine bouillie et d’une veste imperméable et coupe-vent (trois couches, donc, si tu comptes bien). Je fais exactement la même chose pour moi, à l’exception de la salopette en laine bouillie (mais j’évite de m’asseoir dans la boue ou de me rouler dans la neige, du coup). Vraisemblablement, cette combinaison fonctionne très bien pour conserver une bonne chaleur corporelle tout en évitant de mouiller ses vêtements de transpiration.


À l’heure où les propositions de partenariat me semblent se multiplier sur la blogosphère, je voudrais souligner la confiance et la patience des partenaires de Minuscule infini : quand tu vends un produit, tu voudrais évidemment le voir encenser inconditionnellement et dans un délai rapide, d’autant plus si tu dépends des saisons ou de la météo pour faire ton chiffre d’affaire. Autant te dire que je ne suis jamais rapide, puisque je dépends moi aussi de la météo, du bon vouloir de mes enfants pour tester le produit et faire des photos (lesquelles doivent être le plus esthétique possible, tout en montrant bien le produit en question et en cachant le visage de mes mômes : galère suprême) et de mes disponibilités personnelles (si, si, j’ai même une vie et un vrai métier à côté du blog). Je remercie donc beaucoup Mini Scandinave, comme tous mes autres partenaires d’ailleurs, d’accepter mes délais, garants de l’honnêteté de mes articles. En contrepartie, je promets de continuer à écrire avec cœur d’interminables tartines comme celle-ci. 

3 réponses sur “La veste MINI A TURE : être infidèle à la laine pour mieux profiter des bienfaits de la laine”

  1. Merci pour cet article intéressant, Alys. J’ai beau adorer la laine, je n’ai jamais osé acheter les manteau en laine bouillie pour équiper mon fils lors de ses matinées en forêts. Je craignais qu’il ne resiste pas longtemps aux flaques de boues, aux accrochages dans les arbres/ronces, et à l’humidité… comment fais-tu pour laver tes pantalons en laine bouillie, après une matinée en forêt ?

    1. Bonjour Léa. Moi aussi, j’aime la laine et je rêvais d’acheter une veste Kleinschobbejak à mon fils (ou la coudre moi-même si j’avais trouvé le temps) mais je me suis résolue à ne pas le faire à cause de sa perméabilité au vent. Par contre, pour la boue et les ronces, aucun problème pour moi. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai gardé les salopettes en laine bouillie. Mais tu as raison, c’est beaucoup plus ennuyeux à nettoyer qu’un vêtement en synthétique qui passe rapidement en machine. J’avoue que je me contente d’enlever les plaques de boue rapidement sous le jet du robinet. Je ne lave la salopette complètement qu’avant de la ranger, en fin de saison. A l’école, les enfants portent leur salopette tous les jours, donc c’est impossible d’attendre qu’elles sèchent et ce serait beaucoup trop de travail pour moi. Cela m’est égal que la salopette reste tachée de boue. Je comprends toutefois que cela puisse être important pour certains, mais alors mieux vaut s’orienter vers un vêtement en synthétique qui se lavera et séchera plus rapidement. Si tu as le courage, viens nous faire part de ton expérience quand tu auras fait ton choix.

  2. Bonsoir,

    Je pense l’acheter d’ici quelques jours car cela fait plusieurs semaines que je le vois! Cela n’est pas dans mon budget habituel pour un manteau mais cette fois ci je n’hésiterai pas car je suis presque convaincue des bienfaits de ce manteau…juste concernant la taille car ma fille a 21 mois mais elle taille assez petit et je ne voudrais pas prendre une mesure trop juste! Je vais demander à mini scandinave directement pour qu’elle me conseille. Mais c’est une très bonne boutiques car plusieurs achats déjà à mon actif et j’en suis ravie !

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