Une robe de mariée zéro déchet, made in France et ultra-pratique pour faire du vélo

En juin dernier, je me suis mariée. Tu connais mon amour pour la mode organique pour enfants : les miens avaient leur tenue des mois à l’avance ! Ma robe de mariée, par contre, je ne l’ai rencontrée qu’un mois avant le jour J. J’avais fait le déplacement sur Paris spécialement pour la connaître. Car j’étais sûre d’une chose : elle et moi, ce ne serait pas une histoire d’un soir, on allait se fréquenter très régulièrement. Il me fallait donc me rendre dans la boutique d’une talentueuse styliste capable de sublimer le corps féminin de ses coupes zéro déchet ou de ses teintures végétales : Marie Labarelle.

 

Je voulais donc une robe que je puisse remettre par la suite. J’adore les robes de princesse, mais je me sentais malade à l’idée de choisir une robe qui dormirait ensuite sagement dans mon placard. De plus, je n’avais pas non plus envie de dépenser une somme folle pour une robe de mariée éthique, conçue en matière naturelle…Je rêvais donc d’une robe atypique, mais que je puisse porter au quotidien.

Dans un petit coin de ma tête, j’avais rangé depuis plusieurs mois ma découverte du travail de Marie Labarelle : somptueuses robes de déesse en soie, fabuleux manteaux en laine teint à l’indigo, gilets réversibles… Les lignes des vêtements de Marie Labarelle tiennent davantage de l’envolée que de la coupe. Ils donnent envie de danser sur le bitume des villes pieds nus. D’ailleurs, la chanteuse Camille, assurément une des artistes contemporaines qui m’émeut le plus, ne s’y est pas trompée : on la voit souvent vêtue des robes incroyables que Marie Labarelle crée pour elle.

De mon côté, j’ai l’impression que ces étoffes plissées, ces couleurs incroyables, ces batiks… correspondent à l’idée que je me fais du vêtement depuis l’enfance, quelque part entre le conte de fée et une capacité à sublimer le quotidien, tout en conservant un confort extrême. À l’époque de cette découverte, j’avais rêvé un long moment devant les photos de son site internet, en me disant que je n’avais tout simplement pas les moyens de m’offrir de telles merveilles. Quelle ne fut pas ma surprise, en y retournant quelques mois avant le mariage, de découvrir cette fois des prix affichés pour sa collection de prêt-à-porter,  beaucoup moins élevés que pour de nombreuses pièces pourtant issues de la grande distribution (bon, et en vrai, c’est finalement ma maman qui m’a offert ma robe – ce qui la rend encore plus précieuse pour moi).

Alors, j’ai envoyé un courriel à Marie Labarelle qui m’a répondu aussitôt que la collection d’été serait visible à Paris… un mois avant le mariage. J’étais tellement certaine que son travail me plairait que j’ai décidé de faire ce pari : ce serait la robe de sa collection d’été qui m’irait le mieux qui me choisirait, plutôt que d’écumer les boutiques virtuelles et réelles à la recherche d’une robe qui correspondrait à l’idée que je me faisais de ma robe de mariée de rêve.

Voilà donc l’histoire de cette (non) robe de mariée, que je voulais te montrer parce que je crois que quand on aime les vêtements, on ne peut être qu’admiratif de sa coupe zero déchet (la robe est pliée et cousue à partir d’une seule grande pièce de tissu, récupéré parmi les chutes de l’industrie textile de luxe). En tout cas, pour coudre modestement moi-même, je trouve tous les vêtements de Marie Labarelle particulièrement ingénieux. Clin d’œil : cette robe, parce qu’elle se ferme d’une pression à l’entre-jambe, est particulièrement pratique pour faire du vélo. Et puisque c’est mon principal moyen de locomotion à Bruxelles, je la porte, ainsi que je le désirais, beaucoup.

Outre ses collections réalisées à partir des chutes de l’industrie textile de luxe, Marie Labarelle conçoit également des vêtements dans des étoffes choisies au cours de ses voyages, et teint avec des teintures végétales. Là encore, ses créations sont très poétiques. Elle crée également des batiks sur soie, extrêmement graphiques. Je porte d’ailleurs l’une de ses grandes écharpes sur certaines des photos.

 


Crédit photos : Qwest  <3

Pour les Bruxelloises qui cherchent un moyen éthique et peu coûteux de trouver une robe, voyez la jolie robe à paillettes de mon amie Claire qui avait choisi d’officier la cérémonie : elle vient de chez Coucou, une boutique de location de robes et d’accessoires. On y loue aussi des bretelles et de beaux noeud-pap pour les hommes. Si je n’avais pas trouvé la robe dont parle cet article, c’est là que j’aurais également choisi la mienne.

Les couronnes en papier que moi, mes témoins et mes demoiselles d’honneur portons viennent de cette boutique Esty ; ces couronnes sont finalement ce qui m’a demandé le plus de temps de recherche… J’ai choisi de m’adresser à cette créatrice parce que sa boutique offrait la possibilité de commander des rouleaux de papier crépon dont j’avais besoin pour réaliser des fleurs pour les tables. Elle a réussi à créer exactement la couronne d’inspiration Frida Kahlo dont je rêvais, et le papier crépon très épais qu’elle utilise nous permettra de conserver ce souvenir longtemps. Pour rendre ces couronnes encore plus belles, j’aurais bien aimé y ajouter un ruban teint à la main avec des végétaux par Le temps file, mais je viens seulement de découvrir cette créatrice.

Et tant que j’y suis dans les bons plans, le jour du mariage, j’ai eu la chance que mon amie Lexane prenne le temps de me coiffer et me maquiller, mais si j’avais eu le budget, j’aurais choisi le salon Idyl Beauty à Bruxelles, dont j’aime aussi bien les créations que l’approche du corps.

 

 

Une pensée sur “Une robe de mariée zéro déchet, made in France et ultra-pratique pour faire du vélo”

  1. C’est très, TRES beau!

    Je n’ai pas encore reporté ma robe de mariée… bien qu’il s’agisse également d’une non-robe de mariée, quelque chose d’ancien que j’ai chiné, je l’ai vraiment investie comme telle et j’ai l’impression d’être à nouveau de cérémonie lorsque je l’enfile!

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