Acquisition de la continence #3

Voilà bien un mois que je n’ai plus changé une couche. Nos inserts de couches lavables, qui menacent de tomber en morceaux après 4 ans de bons et loyaux services, te diront qu’il était temps. En vérité, nous n’avons pas mesuré celui-ci puisque, comme pour notre aîné, nous n’avons à peu près rien fait, si ce n’est laisser deux pots en évidence dans la maison (à ma grande joie aussitôt dédaignés au profit d’un réducteur) et nettoyer sans commentaire les accidents de parcours.

Du coup, j’avais envie de repartager ces deux articles, à propos de l’art de ne pas (s’)en faire en matière d’acquisition de la continence :

Bien entendu, puisque nous aimons faire des excursions les enfants et moi, je suis en plein dans la période rigolote des moments où je coure partout à la recherche d’un endroit adéquat pour que ma fille puisse faire pipi lorsqu’elle le réclame et, dans la nature, il n’est pas rare que mes bras s’improvisent siège de fortune pour ses petites fesses à l’air. Je guette également le moindre bruit nocturne qui pourrait m’éviter d’avoir à changer des draps en plein nuit. Je sais déjà toutefois que c’est affaire de très courte durée et je reste convaincue qu’un apprentissage forcé de la dite « propreté » est, au mieux, une perte de temps et d’énergie inutile, au pire, une injonction humiliante dommageable pour la santé psychique et psychologique de l’enfant.

Bien entendu, mes propos ne concernent pas ceux qui se sont donnés l’opportunité de pratiquer l’Hygiène Naturelle Infantile, qui sont encore bien plus en phase avec les besoins d’élimination de leur jeune enfant.

Je te laisse avec le souvenir d’une lumière d’automne qui commence sérieusement à me manquer.

 

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