Des couches lavables en crèche : une lettre personnalisable pour convaincre votre milieu d’accueil

Avec Noël est arrivé un cadeau inattendu à destination des lecteurs de Minuscule infini : au détour d’une conversation, mon amie Charlotte m’apprend en effet qu’une de ses collègues a eu l’excellente idée de rédiger une lettre extrêmement bien documentée et construite pour convaincre le personnel du milieu d’accueil de sa fille de renoncer à l’utilisation des couches jetables au profit des lavables.

Par chance, l’auteure de cette lettre accepte d’en partager le contenu avec la communauté de Minuscule infini ! Je suis particulièrement en joie car, en fidèle utilisatrice des couches lavables, j’aurais grandement apprécié de disposer d’un outil aussi bien fait à destination de la crèche de June (à défaut de quoi, puisqu’on m’y avait annoncé dès l’inscription l’impossibilité des lavables, je me suis contentée d’un pauvre certificat médical me permettant de fournir les jetables de mon choix…).

Voici donc la lettre de Laurence Martin : tu peux te l’approprier et la personnaliser pour convaincre à ton tour le personnel du milieu de garde de ton enfant d’accepter l’utilisation des couches lavables. Grand merci à Laurence pour ce beau cadeau ! Je ne doute pas qu’il fera gagner de la motivation et un temps précieux à tous les parents qui souhaitent un mode de vie plus sain et respectueux pour leur famille.

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Acquisition de la continence #3

Voilà bien un mois que je n’ai plus changé une couche. Nos inserts de couches lavables, qui menacent de tomber en morceaux après 4 ans de bons et loyaux services, te diront qu’il était temps. En vérité, nous n’avons pas mesuré celui-ci puisque, comme pour notre aîné, nous n’avons à peu près rien fait, si ce n’est laisser deux pots en évidence dans la maison (à ma grande joie aussitôt dédaignés au profit d’un réducteur) et nettoyer sans commentaire les accidents de parcours.

Du coup, j’avais envie de repartager ces deux articles, à propos de l’art de ne pas (s’)en faire en matière d’acquisition de la continence :

Bien entendu, puisque nous aimons faire des excursions les enfants et moi, je suis en plein dans la période rigolote des moments où je coure partout à la recherche d’un endroit adéquat pour que ma fille puisse faire pipi lorsqu’elle le réclame et, dans la nature, il n’est pas rare que mes bras s’improvisent siège de fortune pour ses petites fesses à l’air. Je guette également le moindre bruit nocturne qui pourrait m’éviter d’avoir à changer des draps en plein nuit. Je sais déjà toutefois que c’est affaire de très courte durée et je reste convaincue qu’un apprentissage forcé de la dite « propreté » est, au mieux, une perte de temps et d’énergie inutile, au pire, une injonction humiliante dommageable pour la santé psychique et psychologique de l’enfant.

Bien entendu, mes propos ne concernent pas ceux qui se sont donnés l’opportunité de pratiquer l’Hygiène Naturelle Infantile, qui sont encore bien plus en phase avec les besoins d’élimination de leur jeune enfant.

Je te laisse avec le souvenir d’une lumière d’automne qui commence sérieusement à me manquer.

 

Exercer sa motricité globale à l’intérieur : version plastique

A deux ans et cinq ans, mes enfants sont plus que jamais portés sur les activités de motricité globale ! Le développement de la musculature, la conscience progressive de son centre de gravité et l’acquisition progressive de l’équilibre sont des progressions fascinantes à observer. Depuis que la plus petite maîtrise l’art du saut, son grand frère n’a de cesse de lui organiser des parcours à travers la maison. Le pire advient vers 17h, lorsque s’efforce de s’échapper de mes enfants ce trop-plein d’énergie et d’émotions contenu toute la journée et que, entre la préparation du repas et les nuits qui tombent de plus en plus tôt, ce n’est décidément plus le moment de leur proposer d’aller faire un tour dehors. Pour éviter que cela ne dégénère ou qu’ils ne se mettent en danger, il est important pour moi de mettre à leur disposition un matériel leur permettant de grimper, sauter ou tournoyer qui soit adapté.

Après une première « version bois », voici comme promis une « version plastique » de nos outils préférés.

Pour écrire cet article, je me suis énormément inspirée de la sélection de motricité globale proposée par la boutique Hop’toys. Je connais bien cette boutique, d’une part, parce que c’est là que ma sœur neuro-psy se procure les fidgets qu’elle propose à ses petits patients ; d’autre part, parce qu’il s’agit d’une boutique qui propose une sélection largement inspirée des pédagogies actives, avec notamment de belles suggestions pour créer des espaces Reggio. Enfin, et c’est le plus important, j’adhère totalement à leur éthique du jeu : Hop’Toys promeut le jeu comme une activité éducative, profitable à tous, au-delà des différences liées à l’âge, au sexe, à la culture ou aux éventuels besoins spécifiques (handicap, troubles de l’attention, besoins affectifs intenses, pertes de facultés motrices ou cognitives…). Convaincue de la nécessité de penser le jeu comme une activité collaborative qui rassemble, je suis particulièrement heureuse qu’Hop’Toys ait accepté ma proposition de partenariat pour cet article en nous offrant un exemplaire des Pierres de rivière que je te présente ci-dessous. Ce jeu fait partie de leur sélection de Noël consacrée aux parcours sensori-moteurs. Sache que pendant la période des fêtes, Hop’Toys propose à ses clients d’arrondir le montant de leur panier virtuel et de doubler ensuite le don ainsi offert pour le reverser à des associations.

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Créer sa poupée Waldorf – liens et boutiques

Dans un article précédent, je te présentais les différents types de poupées proposées aux enfants dans la pédagogie Steiner-Waldorf et la philosophie du jeu qui les accompagne. Le présent article a pour objectif de renseigner quelques liens, livres et boutiques grâce auxquels tu pourras créer ta propre poupée en laine et en tissu. Voilà une merveilleuse idée de cadeau pour les fêtes qui approchent !

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Table des saisons : automne 2018

Pour accueillir l’automne comme il se doit, c’est tout naturellement que la table des saisons a repris ses droits ! Puisque l’automne est une période d’abondance, il n’est pas difficile d’orner celle-ci de merveilles dénichées dans la nature (ou au marché) ; il y a fort à parier que la nôtre subisse moult transformations.

Petite revue de détails de notre table et excursion ailleurs sur la Toile…

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Aux couleurs de l’automne

C’est officiel : depuis une dizaine de jours, l’automne est bien là ! Il y a les familles qui aiment les grands chambardements bisannuels (rentrée scolaire, nouvelle année) et celles qui préfèrent surfer sur les moments saisonniers.

Incontestablement, je fais partie de ces dernières : l’école que nous avons choisie nous épargne les listes de fournitures scolaires à rallonge et les enfants sont partis le jour de la rentrée avec ce qu’ils s’étaient choisi dans leur garde-robe d’été. Mais voici que les matins deviennent bien froids et que les couleurs au dehors ont changé ! Il a fallu sortir les vêtements chauds, cirer en famille les chaussures, trouver un nouvel imperméable pour June, penser doucement aux salopettes d’hiver et aux bottines fourrées, chiner de la laine pour les travaux manuels des enfants à l’école… Notre mini-pommier nous a gâté de ses dernières pommes et nous nous régalons des confitures offertes par les grands-mères des enfants. Les soupes froides de l’été ont fait place aux potages de courges. Nous chantons « Colchiques dans les prés » et Django nous apprend « La ronde de l’avoine [avoène] ». Tous ces petits gestes ne sont-ils pas une merveilleuse façon d’accueillir l’automne ?

C’est ce que je me suis dit en prenant plaisir à photographier les enfants qui s’étaient tout endimanchés un matin pour aller… chercher le pain.

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Ah oui, c’est vrai, deux ans ; j’avais (presque) oublié cette intensité

« Elle a quel âge, ta fille ? Deux ans ! Et ça va ? Elle ne fait pas trop de crises ? »

Non, ma fille ne fait pas de crises. Ou en tout cas, très peu. Ma fille fait des bêtises, beaucoup de bêtises. Vite, vite, griffonner à côté de la feuille de dessin, sur les jouets du grand-frère, avant que maman ne vienne retirer les crayons de couleurs. Sans faire de bruit, pour ne pas que papa s’en rende compte, tartiner la table de yaourt et ajouter un peu d’eau pour que la texture soit plus intéressante à étaler avec les mains.

Oui, ma fille a deux ans. Mais elle les vit de manière si différente que son frère, que j’avais presque oublié que c’était cela, avoir deux ans : s’ouvrir vers l’extérieur, appréhender son univers direct avec tout le corps, expérimenter et ressentir intensément, aimer l’ordre (pas toujours celui que l’adulte perçoit), vouloir faire seul (sans toujours être capable de le dire)…

… et faire soupirer (voire crier ?) les adultes qui l’entourent. Davantage que ma fille, c’est bien plus moi qui me mets en colère. Inévitablement ? Peut-être pas.

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Du doudou à la précieuse poupée de chiffon, à chaque âge sa poupée Waldorf

La poupée revêt une importance toute particulière dans la pédagogie Steiner-Waldorf. Fabriquée à partir de matériaux naturels, cousue à la main par une personne qui y investira son cœur, ses traits et sa morphologie évoluent en fonction de l’âge de l’enfant auquel elle est destinée. D’abord petit doudou à nœuds qui accompagnera bébé au berceau, la poupée Waldorf deviendra plus tard un confident et un compagnon de jeu.

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Quand tu demandes du lait… et que je te souris « non »

Il y a trois ou quatre mois, j’ai commencé à dire « non » le soir, puis plus récemment « non » le matin. Un « non » timide, raisonnable, négociateur. Un « non » qui se cherche, qui sait ce qu’il veut sans vouloir faire de peine. Un « non » qui a trop conscience de l’étape irréversible qu’il marque et auquel ce pas franchi fait peur. Aujourd’hui encore, tu pointes ton index vers ma poitrine et demandes : « Je peux avoir du lait ? Il n’y en a plus ? Je peux voir s’il y en a encore ? » Je te souris et t’embrasse.

Mon. Cœur. Prend.L’eau.

Je te propose du lait végétal avec des glaçons et des câlins à profusion. Tu acceptes les deux avec enthousiasme. Cela ne t’empêchera sans doute pas, demain, de poser encore les mêmes questions. De quelle tristesse mon cœur sera-t-il submergé le jour où tu ne les poseras plus ?

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Excursion sensorielle à la frontière franco-belge

Comme tu l’as peut-être vu sur Instagram, nous venons de passer trois jours chez mon amie Claire et ses enfants ; le genre de mini excursion qui me fait me demander pourquoi partir bien loin quand il fait si (atrocement) beau dans notre petit pays où ni la mer ni la forêt ne sont bien loin… Puisque les enfants ne sont jamais aussi heureux et faciles à vivre que dehors, Claire nous a fait découvrir les Prés du Hem, un parc de loisir à la frontière franco-belge, organisé autour d’un lac et dédié aux activités d’extérieur : nul manège ici, mais de la baignade, du pédalo, du canoë, des ponts suspendus, une réserve ornithologique, etc.

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