Catégorie : Apprentie maman

Quand les mômes cuisinent : le gâteau au chocolat simplissime et délicieux

Toute famille qui a l’ambition d’inviter la pédagogie Montessori dans sa maison accorde une place de choix à la cuisine : c’est l’endroit par excellence où les enfants pourront affiner leur motricité fine en exécutant des tâches de plus en plus complexes, exercer leurs compétences exécutrices en suivant les différentes étapes de réalisation d’une recette, et bien entendu gagner en autonomie et en confiance en soi en participant à une activité très concrète de la vie de famille : la préparation des repas. Nul doute que vos enfants seront fiers de voir déguster par toute la famille leur création !

À la maison, c’est surtout pour les desserts que j’invite les enfants à cuisiner : j’ai le bec sucré et cela fait bien longtemps que je ne souhaite plus acheter de gâteaux et de biscuits dans le commerce. Nous avons désormais une demi-douzaine de recettes préférées, que nous déclinons selon notre humeur. Le gâteau au chocolat que je vous présente aujourd’hui est incontestablement le grand favori. Il est simplissime à cuisiner, car il comporte peu d’ingrédients et ne nécessite aucune opération complexe (comme séparer les jaunes des blancs ou monter ces derniers en neige) : ce gâteau peut donc être réalisé aisément avec des bambins. Les plus grands seront initiés aux mesures et éventuellement à la cuisson. Typiquement montessorien : n’oubliez pas d’inclure les enfants dans l’étape de la vaisselle ! Ils y trouvent souvent plus d’intérêt que nous.

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Je veux continuer à porter mon (graaaaaand) bébé !

Début février, Magalie qui a fondé la boutique A portée de bisous m’a proposé un partenariat ; désireuse de profiter de son expertise en matière de portage, je lui ai demandé de m’aider à choisir un porte-bébé qui me permettrait de porter encore ma petite potelée de bientôt deux ans et 13kg. Après discussion, Magalie m’a envoyé un préformé de la marque Beco, conçu pour les enfants de 12 à 27 kg. J’ai ainsi pu tester un véritable « porte-bambin », et en avoir un ressenti très différent de mes précédentes expériences de préformés.

Porter un bébé… qui n’en est déjà plus vraiment un

Moi et le portage, c’est vraiment une histoire d’amour. Je sais qu’il en va de même pour de nombreux parents. Je l’ai déjà écrit ici : je ne savais pas avant d’avoir mon premier enfant si j’allais ou non l’allaiter, mais je savais que je voulais le porter. Et j’ai porté mes deux enfants. Beaucoup. A la folie. Le portage m’a sauvée durant les premiers mois de mon aîné, lorsqu’il souffrait de reflux, et les meilleurs souvenirs que j’ai d’après la naissance de June sont immanquablement liés au portage (lorsque j’imagine cette période, je me revois passant tout l’été en peau à peau avec ma fille en écharpe, tout en jouant à des jeux de société avec mon fils).

Il arrive pourtant un temps (ou plutôt un poids) où je ne suis plus en mesure de porter mon enfant. En tout cas, plus sur le ventre et plus très longtemps. Mon dos et mes épaules me font souffrir. Et je t’avoue que voir cette période se profiler est un véritable déchirement. Je veux encore porter mon bébé.

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La découverte des lettres rugueuses : comparatif de trois coffrets « Montessori »

Pourquoi les lettres rugueuses ?

Maria Montessori a énormément valorisé l’intelligence de la main (clic, clic) : pour Montessori, la main est l’organe moteur par le biais duquel l’homme entre en contact avec ce qui l’entoure ; elle appartient simultanément au corps et à l’esprit. En développant la musculature et la sensibilité de ses doigts, l’enfant affine sa compréhension du monde. C’est un principe fondateur de la pédagogie Montessori qui me parle beaucoup.

Dans la pédagogie Montessori, les lettres rugueuses permettent de préparer dans le même temps l’enfant à l’écriture et à la lecture. Il s’agit de conférer à chaque lettre une épaisseur et un « grain », afin de l’appréhender à la fois par  l’ouïe, le regard ET le toucher : reproduisant le geste de l’adulte qui vient de lui en faire la démonstration, l’enfant prononce le son de la lettre, la reconnaît et suit son tracé du bout des doigts. À l’heure de la découverte des différents types d’intelligence et de canaux de mémorisation, la pertinence de cette approche qui fait appel aux compétences auditives, visuelles et kinesthésiques – ces dernières étant bien souvent peu exploitées sur les bancs d’école – nous apparaît clairement !

 

Pourquoi des lettres cursives ?

La pédagogie Montessori choisit de présenter les lettres cursives plutôt que les « capitales » ou « lettres bâtons », puisque ce sont celles que nous utiliserons toute notre vie pour écrire. Ce choix est donc corrélé à l’approche sensorielle de la lettre que j’ai rapidement décrite ci-dessus : rien ne sert de se mettre dans les doigts des lettres qu’on n’écrira pas par la suite. En outre, la fluidité du tracé des cursives est perçu comme un exercice capable de muscler et d’assouplir davantage le mouvement de la main, en vue de préparer celle-ci à l’écriture.

Néanmoins, malgré le fait que j’aie choisi de présenter les lettres cursives à mon fils, celui-ci les identifie encore mal et leur préfère nettement les lettres « bâtons ». Si je l’accompagne volontiers dans cette découverte, je préfère éviter de lui faire appréhender cette écriture sous forme de lettres rugueuses, pour lesquelles je réitère mes propositions de cursives. Cela n’engage toutefois que moi.

 

Quelles lettres rugueuses choisir ?

Dernièrement, nous nous sommes retrouvés en possession de trois coffrets de lettres rugueuses estampillés « Montessori » à la maison : j’ai acheté le premier la veille du jour où le deuxième fut offert à Django par sa marraine, et deux semaines plus tard nous avons reçu le troisième d’un éditeur. J’avais eu moi-même beaucoup de mal à choisir le coffret dans lequel je me suis décidée à investir : j’ai une idée bien précise de ce que je voudrais trouver en guise de lettres rugueuses et il m’a été difficile de me faire une idée de ce que contenait exactement les différents coffrets proposés. Aussi, je me propose de te faciliter la tâche en te montrant ce que j’ai actuellement dans les mains (mais sache qu’il en existe encore d’autres, les éditeurs jeunesse surfant joyeusement sur la vague d’engouement pour les pédagogies actives). Je vais essayer de rester la plus objective possible et de ne pas trop donner mon avis pour une fois, car ces coffrets ont chacun leurs défauts et leurs qualités. Je dois reconnaître d’emblée qu’aucun d’entre eux ne correspond exactement à ce que j’aurais voulu trouver, et que si c’est également ton cas, tu n’auras pas vraiment d’autre choix que de le réaliser toi-même. Tout dépend de tes critères pour l’usage que tu souhaites en faire.

 Le coffret Montessori des lettres rugueuses de Balthazar* chez Hatier

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Les tiges d’encastrement Montessori

La lecture de Maria Montessori m’a appris à regarder les mains de l’enfant travailler (voir L’esprit absorbant de l’enfant* par exemple). Depuis, il y a certaines activités que je ne me lasse pas de voir les tout-petits exécuter. Voici un matériel que j’ai envie de te montrer depuis quelques mois, mais qu’il me fut difficile à prendre en photo. J’ai profité d’un moment où June était trop fatiguée que pour vraiment remarquer la présence de l’appareil et se déconcentrer : installée dans le canapé, tétine en bouche, elle a choisi de répéter un encastrement sur tige qu’elle maîtrise depuis longtemps déjà, après avoir décidé de cacher les deux autres rondelles sous un coussin (?).

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Le temps qui passe et la symbolique de l’héritage : deux albums pour les 3-6 ans

Sauf quand il s’agit de déplier une explication scientifique (du type « comment fait-on les bébés »), j’aime que les albums jeunesse – et la littérature en général – ne soient pas trop explicites. J’aime que la poésie d’un livre nous permette d’y trouver les réponses que nous sommes venus chercher – consciemment ou inconsciemment – ou qu’au contraire elle nous incite à nous questionner. J’aime que le texte et le dessin puissent susciter des lectures multiples, en fonction de l’âge ou du tempérament de leur jeune lecteur. Je déteste les livres pour enfants aux morales simplistes – et bien souvent fausses – (« sois gentil dans la vie, ou tu n’auras pas d’ami »), qui me donnent toujours l’impression de prendre les enfants pour des imbéciles.

Toutes ces raisons expliquent pourquoi j’ai eu un véritable coup de cœur pour Ici et là, les maisons d’Akira et Mon arbre, deux albums qui abordent, de manière très différente, la symbolique de l’héritage générationnel et la question du temps qui passe, en approchant de ce fait quelques thèmes essentiels pour les enfants autour de trois ou quatre ans : la famille, la vieillesse et la mort.

Ici et là, les maisons d’Akira*

Sous la forme d’un conte initiatique, les fabuleux dessins de Clotilde Perrin nous font voyager à travers les différentes étapes de la vie d’Akira : chaque grand moment de la vie (la naissance, l’indépendance, l’amour…) vient s’incarner dans l’architecture d’une « maison ». La poétique de l’espace est particulièrement bien menée par l’auteure Claire Ubac : le talent de l’album à demeurer du côté de la suggestion permet différents niveaux de lecture, ce qui en fait un album particulièrement adéquat pour les fratries, et la symbolique spatiale permet à l’enfant d’appréhender ces grands moments de passage sur le registre du sensible plutôt que sur un mode intellectuel. Autrement dit, on n’est pas du côté de l’explication, mais du côté de l’image : il s’agit pour l’enfant de ressentir par son imaginaire et son corps plutôt que de saisir par la raison, c’est-à-dire de faire appel au vecteur d’apprentissage privilégier des enfants avant six ou sept ans (et que notre société contemporaine a par ailleurs plutôt tendance à négliger).

Mon arbre*

Un grand-père plante un arbre pour la naissance de son petit-fils. Chaque année, l’anniversaire de l’enfant est l’occasion de rendre visite à l’arbre et de déposer à son pied une pierre. Le petit garçon et son grand-père se tiennent à ce rituel jusqu’à la mort de ce dernier. Par la suite, l’adolescent puis l’adulte continuera de bâtir année après année un muret autour de son arbre, en-dessous duquel joue désormais son propre enfant. Il entretient le souvenir de son grand-père, finissant par atteindre l’âge de ce dernier au moment de sa naissance, puis à le dépasser. Page après page, le temps chemine et les générations se dessinent à travers les riches illustrations d’Emilie Angebault. À travers la symbolique de cet arbre destiné à abriter sous son feuillage des générations de jeux d’enfants, ce sont les thèmes de la transmission et de l’héritage que Mélanie Edwards aborde de manière tendre et touchante. L’album se termine par le dessin d’un arbre généalogique que l’on peut soi-même compléter. Sur ses branches se tiennent un nain et une fée, deux de ces personnages imaginaires qu’on retrouve à chaque page telles de subtiles allusions aux jeux du narrateur lorsqu’il rendait visite à son arbre en compagnie de son grand-père : une manière de souligner que les échos de l’enfance perdurent malgré les années qui passent… et malgré les épreuves que nous imposent la vie.

 

Ma bibliothèque Reggio

Dans une tentative de répondre à une demande qui m’est régulièrement adressée, voici une esquisse de ressources autour de l’approche Reggio, qui est, comme tu le sais peut-être, la « pédagogie active » avec laquelle je me sens le plus en phase. Cette liste est bien entendu non exhaustive (il s’agit seulement de présenter mes ressources préférées, pas de te noyer sous les références), amenée à évoluer et participative : tu es libre de l’enrichir de tes suggestions et de tes impressions de lecture via la section « commentaires » de cet article (ou via l’onglet « contact » ci-dessus, si tu ne souhaites pas laisser directement ton empreinte sur le blog). Je retiendrai de temps en temps les propositions qui me semblent les plus pertinentes pour étayer cette bibliothèque Reggio.

[photo de l’été dernier]

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Trois illustratrices pour mettre la parentalité douce en image

Dans la série de ressources autour de la parentalité douce – que je me plais à te faire découvrir par trois – voici mon triple coup de cœur pour des illustratrices qui me touchent par le regard qu’elles posent sur l’enfance et notre métier de parents.

Bougribouillons

Connue partout sur la Toile depuis ses cartes sur les émotions et ses illustrations sur la motricité libre (disponibles gratuitement au téléchargement pour afficher par exemple dans les lieux de collectivité), Bougribouillons partage également en dessins ses convictions à propos de la Diversification alimentaire Menée par l’Enfant (dont elle offre une explication très claire et complète) ou des dangers de la violence dite « éducative ». Récemment, elle a publié grâce à une campagne participative un conte sur l’allaitement maternel (que je trouve toutefois un peu moins réussi). Le message est clair, positif et instructif : on en redemande ! Sa page Facebook est aussi intéressante à suivre, car elle y partage quantité de liens autour de la parentalité douce.

Fanny Vella

On reprend les mêmes thèmes et c’est fois on rit un bon coup ! Je ne résiste pas à te (re)parler des illustrations réalisées par Fanny Vella à propos de l’allaitement, du cododo ou de la DME, tant la vérité criante qui se cache sous ses illustrations me fait rire. Pour découvrir son travail, rendez-vous sur son blog ou sur sa page Facebook.

 

Les Jolis sauvages

Un projet que j’aime à la folie, avant tout pour son originalité, mais également pour la qualité du dessin, l’intérêt du propos et le traitement non jugeant qui en est proposé ! Avec Les Jolis sauvages, la dessinatrice qu’on connaissait déjà bien sous le pseudonyme de « Lili aime le nougat » nous propose une bande-dessinée retraçant le cheminement de sa petite famille vers le unschooling. Les témoignages d’autres familles côtoient les expériences personnelles et les interrogations récurrentes qui reviennent lorsqu’on parle d’instruction en famille. A découvrir absolument, surtout si vous avez quelques réticences sur le sujet. On peut suivre l’avancement du projet sur le site qui lui est consacré, sur Facebook ou encore sur Instragram.

J’espère que le travail de ces trois illustratrices te plaira autant qu’à moi.

 

Wobbel board, en action

J’avais complètement oublié ces petits bouts de vidéo capturés tandis que je préparais mon article pour te parler du Wobbel en septembre dernier. Voici donc les plus amusants assemblés. Avec de la musique, ça aurait été encore plus sympa, mais bon, tu sais bien, le temps, la vie, les enfants, tout ça, tout ça, quoi.

Notre Wobbel vient de chez Manine Montessori, c’est la version laquée sans l’épaisseur de feutre.

J’espère que ça swing tout autant chez vous !