Catégorie : Apprentie maman

Trois illustratrices pour mettre la parentalité douce en image

Dans la série de ressources autour de la parentalité douce – que je me plais à te faire découvrir par trois – voici mon triple coup de cœur pour des illustratrices qui me touchent par le regard qu’elles posent sur l’enfance et notre métier de parents.

Bougribouillons

Connue partout sur la Toile depuis ses cartes sur les émotions et ses illustrations sur la motricité libre (disponibles gratuitement au téléchargement pour afficher par exemple dans les lieux de collectivité), Bougribouillons partage également en dessins ses convictions à propos de la Diversification alimentaire Menée par l’Enfant (dont elle offre une explication très claire et complète) ou des dangers de la violence dite « éducative ». Récemment, elle a publié grâce à une campagne participative un conte sur l’allaitement maternel (que je trouve toutefois un peu moins réussi). Le message est clair, positif et instructif : on en redemande ! Sa page Facebook est aussi intéressante à suivre, car elle y partage quantité de liens autour de la parentalité douce.

Fanny Vella

On reprend les mêmes thèmes et c’est fois on rit un bon coup ! Je ne résiste pas à te (re)parler des illustrations réalisées par Fanny Vella à propos de l’allaitement, du cododo ou de la DME, tant la vérité criante qui se cache sous ses illustrations me fait rire. Pour découvrir son travail, rendez-vous sur son blog ou sur sa page Facebook.

 

Les Jolis sauvages

Un projet que j’aime à la folie, avant tout pour son originalité, mais également pour la qualité du dessin, l’intérêt du propos et le traitement non jugeant qui en est proposé ! Avec Les Jolis sauvages, la dessinatrice qu’on connaissait déjà bien sous le pseudonyme de « Lili aime le nougat » nous propose une bande-dessinée retraçant le cheminement de sa petite famille vers le unschooling. Les témoignages d’autres familles côtoient les expériences personnelles et les interrogations récurrentes qui reviennent lorsqu’on parle d’instruction en famille. A découvrir absolument, surtout si vous avez quelques réticences sur le sujet. On peut suivre l’avancement du projet sur le site qui lui est consacré, sur Facebook ou encore sur Instragram.

J’espère que le travail de ces trois illustratrices te plaira autant qu’à moi.

 

Wobbel board, en action

J’avais complètement oublié ces petits bouts de vidéo capturés tandis que je préparais mon article pour te parler du Wobbel en septembre dernier. Voici donc les plus amusants assemblés. Avec de la musique, ça aurait été encore plus sympa, mais bon, tu sais bien, le temps, la vie, les enfants, tout ça, tout ça, quoi.

Notre Wobbel vient de chez Manine Montessori, c’est la version laquée sans l’épaisseur de feutre.

J’espère que ça swing tout autant chez vous !

Aux mères-veilleuses, malgré la douleur, malgré la peine

31 août, veille de rentrée scolaire. J’ai étiqueté l’ensemble des affaires des enfants ; je vérifie une dernière fois les listes respectives ; je fais deux tas. J’embarque les affaires de Django dans la charrette que j’accroche à l’arrière du vélo pour transporter les enfants. J’ajoute du jus de fruits et un gâteau confectionné la veille. Nous nous sommes levés tôt  June s’est levée (beaucoup trop) tôt. J’ai aidé les enfants à s’habiller, j’ai préparé le petit déjeuner. Comme tous les matins. Je me dis que je n’ai pas prévu pour eux de « tenues de rentrée ». Tout le monde est souriant aujourd’hui. Il fait beau. Je beurre une tartine et je me souviens que j’ai oublié d’ajouter des sacs pour le linge sale dans les affaires que June emportera à la crèche. Elle commence son « acclimatation » (oh le barbarisme…) dans quatre jours. Les enfants sont heureux de mettre leur casque et de s’installer dans la charrette qui a rendu possible toutes nos aventures de l’été. Je m’installe sur le vélo. La jardinière de Django nous a invité à un brunch de retrouvailles à l’école, et je lui suis reconnaissante d’avoir organisé cette activité qui permettra à tous d’apaiser l’effervescence de la rentrée et d’éviter des embrassades trop déchirantes le lendemain matin. Les enfants sont ravis de jouer dehors et il faut voir avec quel naturel ils s’installent aux tables que nous avons disposées dans la cour pour manger, se passant des muffins aux myrtilles ou réclamant plus de jus de pomme ; on n’a pas l’impression que deux mois viennent de passer. Le week-end dernier, nous avons terminé les divers travaux de couture et d’ébénisterie nécessaires et nous avons tout nettoyé. Les enfants sont curieux de cette nouvelle disposition, qu’ils découvriront véritablement le lendemain. Je n’oublie pas de déposer toutes les affaires de Django. Il m’aide à installer son couchage à l’étage.

Sur la route, un automobiliste klaxonne derrière moi ; je prends peur car j’imagine le pire (la charrette en train de se détacher), je freine de toutes mes forces. J’ai changé les freins (à disque…) la veille, la route est humide : le vélo glisse et se couche sur moi. Je heurte méchamment le bitume.

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Jeux de société : la suite (à partir de quatre ans)

Il y a un peu plus d’un an, je te parlais de nos premiers vrais jeux de société en famille, testés et approuvés durant la troisième année de Django. Désormais, notre petit garçon a quatre ans, et bien que l’essentiel du temps de jeu soit désormais invariablement consacré aux Lego (surtout quand le papa s’en mêle), nous avons eu l’occasion de tester beaucoup d’autres beaux jeux de société. Deux éditeurs, surtout, excellent à faire des jeux généralement très beaux et bien pensés pour les joueurs en herbe : Smart Games qui, même si je ne présenterais aucun de ces jeux dans cette chronique, réussit des casse-tête intelligents et financièrement accessibles qui se jouent longtemps et Haba, leader incontestable du jeu de plateau pour enfants, avec de beaux graphismes, des pièces en bois et des règles – coopératives ou non – la plupart du temps fort bien pensées.

Pas facile de faire son choix parmi l’étendue de ce qui nous est désormais proposé (c’était plus facile lorsque Django avait deux ans : memory ou… memory ?). J’aimerais pouvoir te dire que tu peux te fier à l’âge conseillé par le fabriquant mais rien n’est moins sûr : plus un enfant a l’habitude des jeux de société, moins ces indicateurs d’âge se révéleront fiables. J’indique donc « à partir de quatre ans » dans mon titre, mais en vérité je considère plutôt que l’enfant est plus ou moins passé par les « cases » memory (encore lui…), domino, loto, Batawaf*, Petites chenilles multicolores et incontournable Verger. Autrement dit, qu’il maîtrise les règles de base du jeu de société (identifier l’objectif du jeu, attendre son tour, lancer le dé et interpréter le résultat selon le jeu, avancer sur un plateau…), qu’il connaît bien les couleurs et qu’il est capable de dénombrer jusqu’à 10 au moins, qu’il commence à se montrer combatif et à être sensible à la nécessité de déployer une stratégie pour battre l’adversaire. C’est acquis ? Alors c’est parti !

 

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Ce que j’aime vraiment

Avec Ce que j’aime vraiment, Astrid Desbordes et Pauline Martin signent la cinquième des histoires de leur jeune héros Archibald*. Cette fois, le thème est la confiance en soi et, comme toujours, l’album déborde de bienveillance : Archibald a beau s’entraîner beaucoup, il ne parvient pas à améliorer son jeu au tennis ; sa maman l’emmène donc faire une promenade en forêt, suite à laquelle Archibald comprend l’intérêt de découvrir ce qu’il aime vraiment afin de s’y consacrer pleinement ; c’est un soir qu’il ne cherche plus qu’il le découvre…

On ne peut que se réjouir qu’Archibald remplace Tchoupi ou Petit ours brun sur les rayonnages de la bibliothèque familiale. L’histoire est crédible et adaptée aux enfants entre trois et six ans, les dessins sont réalistes et non genrés, le message évite la finale moralisatrice ou simpliste. La poésie des précédents opus est toujours présente également. Cet album plaira tout particulièrement aux parents qui se réclament de la pédagogie Montessori et / ou de la communication non violente. Je regrette simplement qu’il n’ait pas l’humour ravageur de son grand frère – Au lit ! (clique pour découvrir sa chronique) – qui, sous couvert de s’adresser aux enfants, donnait une bonne leçon de vie aux parents (et ça, j’aime beaucoup, évidemment).

 

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Le musée du jouet de Bruxelles

C’est le compte Instragram de ma copinaute Sylvie qui m’a donné envie d’aller faire un tour au Musée du jouet de Bruxelles. Nous n’avons pas été déçus : tous les membres de la famille sont ressortis enchantés. Faute de moyens, le Musée prend un peu la poussière ces dernières années, et on voit bien que l’équipe manque de bras pour classer et aménager la multitude de jouets du lieu. C’est bien simple : il y en a partout ! Mais c’est ce qui fait le charme du musée… ça, et son conservateur de toujours, passionné par toutes les pièces rassemblées ici, et qui semble bien avoir légué une bonne partie de ses propres jouets d’enfant à la collection. J’ai trouvé que ce musée reflétait ce que mon pays a de plus charmant : de la bonhomie, une passion pour les choses un peu fragiles ou désuètes, un bric-à-brac invraisemblable et une générosité certaine.

Les enfants se sentent bien aussi en ces murs ; il faut dire qu’ils sont les bienvenus : plein de jeux sont mis à leur disposition, afin qu’ils puissent les manipuler. Il suffit de demander gentiment pour recevoir quelques billes à glisser dans les divers circuits (gardez précieusement la vôtre jusqu’à la sortie : il y a encore un circuit au dernier étage) ou pour voir fonctionner les trains électriques.

Je te laisse poursuivre la visite en images, en te conseillant vivement de pousser la porte du Musée du jouet lors de ta prochaine visite bruxelloise. Attention, le musée est grand : il faut compter entre une et deux heures pour en faire le tour.

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« Je porte l’enfant qui est venu à nous »

Ce soir, je fais de la place aux mots de mon amie Lexane, qui a accouché son premier enfant à la maison et m’a donné, en faisant ce choix qui était pour elle une évidence, la confiance que je pourrais un jour le faire à mon tour. Lexane a donné naissance à sa fille, Olive, fruit de l’arbre de vie, en compagnie du papa et de la marraine d’Olive, ainsi que de deux sages-femmes. L’honnêteté et la justesse de ses mots me font venir les larmes aux yeux et me vrillent les entrailles, en même temps qu’ils me donnent à moi aussi envie de me redresser à mesure que je revis en souvenirs notre propre incroyable traversée pour donner la vie, même si elle fut tout à fait différente. J’espère qu’ils trouveront en toi un écho semblable.

Les images qui illustrent ce texte sont des œuvres de Judy Chicago, une artiste choisie par Lexane.


C’est pour aujourd’hui. Une petite phrase qui a traversé ma tête un instant, et un calme certain qui s’est installé en moi. Je vais me coucher avec ce calme. J’aime beaucoup sa présence. Je me sens habitée.
Je me réveille. Un mouvement. Un mouvement qui vient de mon ventre, pas dans mon ventre. Et toujours ce calme. J’aime être réveillée alors que tout le monde dort. J’ai l’impression d’être la reine du monde. J’allume des guirlandes lumineuses. Je m’allonge dans le salon. J’ai besoin d’être sans lui. J’ai besoin d’être avec mon calme qui m’habite. J’ai besoin qu’on prenne de la place. Je n’ai plus besoin de vêtement.
J’ai envie de partager ce calme et de l’agrandir, j’ai envie de partager ma joie sans sourire. J’ai besoin d’un écho. Je l’appelle. Elle. Elle me rejoint immédiatement. Je me recouche. Elle me regarde dormir. Elle sait et ne sait pas trop qu’après ça, la vie ne sera plus jamais pareille.
Des mouvements. Pour eux, c’est incertain. Pour lui comme pour elle. Ils attendent patiemment. Ils se font tout petits. Moi je suis déjà emportée par ce mouvement. Je suis ce mouvement. Je sais.

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En bois ou en carton, mes cuisines à jouer préférées

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Bientôt les fêtes, les parents se mettent en quête de ce qu’ils vont glisser sous le sapin. La cuisine à jouer est une valeur sûre des jeux d’imitation, elle trouvera sa place dans toutes les maisons. Voici mes préférées, en bois (ou en carton), parmi lesquelles tu choisiras en fonction de tes critères : la plus solide, la plus jolie, la home-made, la plus polyvalente…

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