Catégorie : Apprentie maman

Un lit au sol pour mon petit prince

EDIT janvier 2017 : cet article étant un des plus consultés sur Minuscule infini, j’ai pris la peine de le modifier un peu et de mettre à jour les principaux liens, afin de mieux répondre aux questions les plus souvent envoyées.

Pourquoi un lit au sol ?

Grâce au livre 60 activités Montessori pour mon bébé prêté par mon amie Sarah à la fin de ma grossesse, j’ai fait une découverte : les bébés peuvent dormir sur un matelas au sol, et ce dès leur naissance. Bam ! Pour moi, grosse révélation (j’en entends qui rigolent). La pédagogie Montessori a aujourd’hui le vent en poupe, à tel point que le lit au sol est parfois appelé « lit Montessori ». Mais il n’est pas nécessaire de se réclamer de Montessori pour pratiquer le couchage sur le sol dès la naissance. Le lit au sol est cité comme une alternative au traditionnel lit à barreaux par des tas de spécialistes de la petite enfance, avec des orientations aussi diverses que Tracy Hogg ou Anne Bacus, par exemple.

Tu trouveras sur Minuscule infini plusieurs articles sur le lit au sol, rédigés à mesure que mon fils grandit :

 

lit-maison-cabane-02

Août 2015futon-landmade-02Mai 2016

kuralit

Décembre 2017 (désormais, mon fils ne dort plus au sol, c’est sa petite sœur qui y a droit)

Les avantages

  • LE PRINCIPAL : permettre à l’enfant de devenir autonome par rapport au sommeil, en lui laissant la possibilité de se lever et de se coucher quand il en ressent le besoin. Pour le moment, mon fils a sept mois, je ne peux donc pas encore vous dire comment ça se passe à ce niveau-là, puisqu’il n’est pas capable de quitter seul son lit… Mais comme pour tout, il s’agit évidemment d’un apprentissage, plus facile avec certains que d’autres. Je reviendrai sur l’expérience dans quelques mois (EDIT août 2014 : c’est désormais chose faite ici).
  • Véhiculer une image positive du sommeil, en ne mettant pas l’enfant dans un lit à « barreaux » (qui connote inévitablement une prison, même si le petit enfant n’a pas encore intégré ce concept).
  • Éviter de se « casser en deux » au-dessus du berceau ou du petit lit pour coucher l’enfant, l’aider à s’endormir ou encore le consoler.
  • Permettre à papa ou maman, voire les deux (super moment garanti !) de s’allonger à côté de bébé pour lui lire une histoire, faire un câlin, dire des secrets ou mettre en place tout autre rituel qui accompagne le coucher. C’est aussi une alternative intéressante pour les parents qui ne peuvent / veulent pas pratiquer le cododo dans leur propre lit.
  • Un investissement durable (pour l’environnement et le porte-monnaie) : le futon et le tatami serviront à l’enfant jusqu’à… l’âge adulte ! Et si on décide malgré tout d’investir dans un autre type de lit plus tard, le futon se roule dans un placard et sert de lit d’appoint quand viennent dormir les copains.
Août 2014

Pratiquement, comment aménager l’espace pour dormir ?

J’ai ressenti le besoin d’écrire cet article, car il y a peu d’explications sur la Toile à propos de l’aménagement d’un lit au sol. Or, surtout pour les parents qui veulent y faire dormir leur nouveau-né (une fois qu’ils décident d’installer celui-ci dans sa propre chambre, ou même avant, comme lit installé à côté du lit parental), certaines astuces seront les bienvenues. La plupart vise à structurer l’espace, pour le mettre à dimension du tout petit.

La base : futon + tatami + coussins fermes

  • Au simple matelas déposé sur le sol, je préfère l’association futon sur tatami. Je dors moi-même sur ce type d’installation, qui a l’avantage de réguler l’humidité et d’isoler du froid véhiculé par le sol. Le futon soutient correctement le squelette et, comparé à un matelas traditionnel d’aussi bonne qualité, il est beaucoup moins cher. De plus, il est composé de matériaux naturels (coton, mousse de coco, etc.). À la place d’un tatami, un cadre avec des lattes de bois fera également parfaitement l’affaire. EDIT janvier 2017 : suite à tous les courriels reçus pour savoir où se procurer des futons de qualité, je conseille désormais (après les avoir achetés et testés pour mes deux enfants) les futons en laine de chez Landmade (cliquer pour découvrir l’article dans lequel j’en parle).
  • Un tout-petit a besoin d’un espace à sa dimension. Souvent, on observe d’ailleurs les nouveau-nés se rapprocher des bords et des coins des lits pendant la nuit, pour se « blottir ». Pour délimiter l’espace du bébé et également isoler les murs, il convient de placer de longs coussins autour de lui. Attention, ceux-ci doivent vraiment être TRÈS FERMES pour éviter tout risque d’étouffement (remarquez que ces risques existent avec les tours de lit présents dans les lits d’enfants traditionnels) !!! Le mieux serait de disposer de boudins garnis du même remplissage que le futon : ces coussins sont très lourds et très durs. Personnellement, j’ai ajouté à ceux-ci mon coussin d’allaitement préalablement rembourré (de manière à ce qu’il soit le plus ferme possible).

J’ai également découvert les dreamtubes (sur la photo ci-dessus, seul celui de gauche est rempli) : il s’agit d’un système de barrières de lit, qui comprend deux « tubes » de part et d’autre d’une housse de matelas, qu’on remplit de deux boudins gonflables. J’ai préféré remplacer les boudins en plastique par un autre type de rembourrage, plus naturel. Tu peux mettre une couverture en laine roulée sur elle-même par exemple (en plus, c’est pratique, ça fait un espace de rangement supplémentaire).

D’autres essentiels : la peau d’agneau et le mobile

Je termine cet article avec deux énormes coups de cœur de l’univers bébé (plutôt axé puériculture alternative, vous l’aurez compris), et des liens vers deux très chouettes boutiques qui les vendent (testées et approuvées à plusieurs reprises ; conseils, qualité des produits et livraison impeccables selon mon expérience).

  • Faut-il encore présenter la peau d’agneau ? Ce super beau cadeau de naissance, qui ne quitte plus mon fils (dans la poussette, le siège-auto, le lit, comme tapis de jeu, aire de massage, etc.). Thermorégulatrice, autonettoyante, elle devient vite indispensable ! Edit janvier 2017 : pour ceux qui désireraient une alternative thermorégulatrice qui n’implique pas la mort d’un animal, la boutique Landmade propose également un surmatelas en peau lainée dont je parle dans cet article.
  • Le mobile de cartes Wee Gallery : ces magnifiques cartes contrastées fascinent mon fils depuis sa naissance ; aujourd’hui, il s’en saisit et les manipule longuement.  Plus tard, elles serviront comme imagier. Je ne regrette qu’une chose : qu’il n’en existe pas d’autres avec les objets de la maison, les lettres, les couleurs, etc. Pas de produits chimiques et des coins arrondis pour pouvoir être mâchouillées en toute sécurité ! Découvre les autres trésors de la marque sur leur site internet. EDIT juin 2015 : les cartes sont désormais disponibles chez Fool de Wool.

weegallery

NB : la pédagogie Montessori insiste bien sur l’importance des mobiles, et prévoie une succession de mobiles précis, à réaliser soi-même pour la plupart. La premier est composé de formes géométriques blanches et noires, comme les cartes Wee Gallery. Tu peux trouver des patrons de ces mobiles facilement sur la Toile ou dans le livre 60 activités Montessori pour mon bébé

Découvre également l’album des lits au sol des lecteurs de Minuscule infini, dont tu peux t’inspirer dès à présent.

Tu as déjà installé un lit au sol pour ton petit bout ? Tu souhaites te lancer dans l’expérience ? Tu as d’autres coups de cœur à partager à propos de l’espace de sommeil des tout-petits ? N’hésite pas, laisse un commentaire ou envoie-moi une photo.

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Aurais-je transformé mon blog « bd » en blog « bb » ?

Alerte ! Je suis atteinte d’un cas d’enfantéïte aigüe : je ne parle plus que de couches lavables et de layettes, je rêve de poussettes aérodynamiques, je me balade avec un sourire béat sur la visage en permanence et – au plus fort de la crise – je trouve même les enfants des autres attendrissants ! Complètement auto-centrée sur mon nombril et ce qui se trame dessous, je dois faire un effort surhumain pour ne pas saouler tout mon entourage en décrivant le moindre mouvement de ma progéniture. Pire : je me caresse le ventre en public !

(suite…)