Catégorie : Apprentie maman

« Maurice & co » devient « Bonjour Maurice » !

Te souviens-tu qu’au printemps dernier, je te parlais d’une marque belge de vêtements pour enfants, réversibles, ludiques et éthiques ? En 2017, Maurice & co, la marque au poisson rouge, pousse le bouchon un peu plus loin et devient… Bonjour Maurice ! Le changement de nom accompagne un défi plus ambitieux : propulser la marque, forte de son beau succès en Belgique, sur la scène internationale, tout en conservant les valeurs originales du projet : fabrication éthique et circuit-court, tissus certifiés GOTS.

Pour cette première collection sous un nouveau nom, Bonjour Maurice s’offre un tout nouveau site internet, et mise sur les modèles intelligents et bien coupés qui ont fait son succès, dans des imprimés à la fois chics et colorés !

Depuis bientôt un an, Django aime toujours autant son gilet « Vadim » et ses beaux boutons de bois, qui demeure également ma pièce favorite parce qu’il donne tout de suite un petit quelque chose en plus à une tenue. Django le pioche souvent dans sa garde-robe et il n’est pas rare que, pendant la journée, il décide soudain de porter son gilet de l’autre côté, jouant à passer du versant coloré au versant sobre en m’expliquant que cela s’accorde mieux à ses chaussettes. Pour Noël, June a eu la surprise de recevoir elle aussi un mini « Vadim » de la part de son parrain (à force de saouler tout mon entourage avec mes coups de cœur écolo, gniiiiiii ; merci merci) ! Du coup, l’occasion était trop belle : les voici assortis, avec un bloomer « Billy » et un sarouel « Isidore » du même tissu. Moi qui détestais que ma grand-mère nous offre des vêtements similaires à ma sœur et moi, je ne résiste pas. Heureusement que, pour le moment, Django trouve cela encore plus amusant que moi !

J’ajoute que ma commande est arrivée avec des détails soignés qui ont fait la joie de mon petit garçon : la jolie carte qui accompagne le paquet, la boîte de crayons miniatures et le coloriage de… poissons, et les étiquettes aimantées des vêtements que Django s’est rapidement appropriées.

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Pour fêter l’ouverture de la nouvelle boutique, Géraldine et Céline ont accepté de répondre à quelques questions : un petit aperçu sur leur quotidien et leurs meilleures adresses, en Belgique ou sur la Toile

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Matériaux de récup’ pour bac sensoriel d’hiver 

J’ai un petit côté schizophrène : d’une part, je passe un temps considérable à ranger et désencombrer la maison, de l’autre, je stocke compulsivement tout ce qui un jour pourrait nous être utile dans nos jeux ou projets de toutes sortes (bouts de tissus, jolies branches, papiers divers, cailloux, bouchons de liège…). Toute la place que je libère (visuellement et mentalement) se trouve ainsi presque aussitôt comblée.

Bon. Au moins, parmi tout ce bazar, je commence à trouver de quoi composer des bacs thématiques. Voici celui créé pour le solstice d’hiver. Certains rechignent à utiliser de la nourriture dans les bacs sensoriels (arc-en-ciel de spaghetti, semoule pour les versés, etc.), chez moi c’est le coup de la bombe de mousse à raser en guise de neige qui passe très mal (je ne consacre pas mon temps à trouver des alternatives à ce genre de produits de « soin » – sans même parler du déchet de la bonbonne elle-même – et à surveiller la composition des vêtements des enfants pour leur faire plonger les mains dans une substance trop douteuse à mon goût). Du coup, la neige est représentée par des chips d’amidon de maïs récupérés dans un colis (l’avantage de commander souvent en ligne, mais cela s’achète également). Leur légèreté leur permet de jouer efficacement leur rôle de flocons ; il y a même moyen de les glisser dans un goulot de bouteille en plastique et de « saupoudrer » la scène. Ouhhhh, il neige !

Note que je me la joue nature, mais que notre bac n’est pas exempt de dérivés de pétrole : outre la bouteille, il y a bien sûr les figurines Schleich en plastique et des blocs de mousse (encore des matériaux d’emballage de divers colis) dans lequel j’ai piqué quelques branches cueillies en balade. Pour la banquise, de gros galets blancs, et pour les tanières, des arcs en bois aux couleurs (waldorf) de l’hiver. Les figurines en bois étaient notre cadeau de Noël pour June : je t’en reparle sans doute bientôt. Il y a également des miroirs incassables au fond du bac pour donner une dimension supplémentaire au jeu.

 

Animaux de la forêt enneigée et animaux polaires se côtoient : je n’ai pas eu le cœur de détromper Django qui était pour la première fois très enthousiaste à jouer avec les figurines d’animaux. Depuis, j’ai toutefois acheté un Atlas des animaux et sa Yaya lui a offert une mappemonde.

 

J’aurais bien creusé un igloo dans un morceau de polystyrène, mais nous avons un problème avec ce matériau à la maison : Django est pris de frénésie dès qu’il en voit, et il ne peut s’empêcher d’émietter aussitôt la chose comme un fou (c’est assez étrange, car ça ne lui ressemble pas vraiment comme comportement), au point qu’il faut que je la planque pour ne pas en retrouver partout dans la maison.

 

Pour rappel, les plans de notre table d’exploration sensorielle sont disponibles gratuitement ici.

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Eureka : j’ai un sling !

J’ai déjà écrit précédemment mon amour du portage. Le portage est toujours pour moi synonyme de tendresse, de liberté, de confort, et je ne compte plus les fois où il m’a été d’un grand secours, surtout dans les premiers mois de vie de mes bébés. Malheureusement pour moi et mon petit garçon, très tôt durant ma deuxième grossesse, j’ai été interdite de portage (très affaiblie physiquement, au moindre écart, j’avais droit à une nuit de contractions extrêmement douloureuses et stressantes). Tu imagines avec quelle impatience j’attendais la naissance de June pour porter à nouveau !

Je ne suis toujours pas une collectionneuse de porte-bébés, mais au fil du temps, je peux écrire des retours sur les quelques modèles utilisés. Après avoir chéri les écharpes tissées et testé préformés et mei-taï, j’ai profité de l’arrivée de June pour me faire offrir une extensible JPMBB par son parrain (bon, en vrai, j’ai demandé la sienne à prêter et j’ai eu la chance d’en recevoir une). Je n’avais encore jamais porté en extensible et j’ai trouvé que c’était vraiment idéal pour débuter, car le nœud est d’une facilité déconcertante par rapport aux nœuds en écharpe tissée, qui demandent une certaine prise en main (surtout avec un nouveau-né). Je cherchais également une écharpe que je puisse garder sur moi en voiture sur la route des vacances, afin de ne pas traîner mes 5 mètres d’écharpe le long des aires d’autoroutes à chaque pause pipi : avec l’extensible, j’étais comblée !

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L’amour qui se dédouble, le reste (le temps, les bras, la patience…) qui se partage

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Le b.a.-ba des couches lavables

Django a porté des couches lavables jusqu’à ce qu’il devienne continent, en janvier 2016. En septembre, j’ai ressorti tout le stock pour June. Je n’ai jamais parlé de couches lavables sur le blog, car ce n’est pas un sujet que je trouve particulièrement excitant et que d’autres le font beaucoup mieux que moi. Note que j’admets volontiers que certaines mamans craquent complètement pour les jolis imprimés des couches, mais ce n’est pas mon cas : j’ai d’autres addictions (les petits vêtements en laine et en coton bio, notamment, tu le sais déjà). Puisqu’on me pose de plus en plus souvent des questions à ce sujet, toutefois, je me suis dit que ça valait peut-être la peine d’en faire un article. Fidèle à moi-même, je partage mon expérience avec laquelle je te laisse te dépatouiller, sans prétendre aucunement être une experte sur la question. Tes remarques et interrogations sont les bienvenues ; par chance, il y aura même peut-être une lectrice plus calée pour te répondre…

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C’est parti ! Les couches lavables : Pourquoi ? Comment les choisir ? Comment les entretenir ?

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Tu as six mois, et déjà j’oublie tout

Mon bébé lune, ma douce, ma jolie June,

Tu as six mois. Déjà. Quelle claque dans la figure il y a quelques semaines tandis que, te regardant rire aux éclats devant la palette de pitreries que ton frère ne déclinait que pour le plaisir de tes yeux d’argent, je me suis rendu compte que tu n’étais déjà plus mon nourrisson, ma toute petite, mon minuscule bébé qui se lovait si naturellement au creux de mes bras, ta peau contre ma peau, me donnant le sentiment que mon corps était un refuge qui pourrait t’abriter de tous les malheurs de l’univers. Je t’ai vue soudain si grande du haut de tes six mois, toi que je ne cesse pourtant d’observer chaque jour, et les larmes me sont montées aux yeux ; des larmes de fierté de te voir t’ouvrir si naturellement au monde chaque jour davantage et des larmes de détresse de mesurer brusquement combien le temps file vite entre mes doigts. Ô, je le sais depuis longtemps, ma June, que le temps passe toujours trop vite auprès de ceux qu’on aime, mais il est malgré tout de ces instants qui te rappellent cette vérité sans s’annoncer. Ton papa me dit ressentir parfois une même urgence de s’allonger auprès de toi endormie, pour tenter de stopper cette course effrénée.

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Mais je le connais depuis longtemps, mon ange, ce temps dont les minutes s’égrainent si vite ; j’ai appris à apprivoiser sa violence, j’essaye de ne plus être cette Alice qui court après le lapin blanc. Alors j’ai profité, j’ai profité me semble-t-il de chaque seconde de cet été avec vous deux, de ce congé de maternité lumineux que vous avez eu la tendresse de m’offrir. J’ai savouré les terribles courbatures des premiers jours après l’accouchement, j’ai souri de la difficulté que j’avais à seulement lever un bras tant j’avais sollicité tous les muscles de mon corps pour te mettre au monde, j’ai écouté religieusement les conseils de ma sage-femme de ne pas bouger un orteil hors de ce grand lit qui était devenu le quartier général de la maisonnée. J’ai donné le temps à mon corps de se reposer et de se réparer malgré le beau soleil qui brillait comme une invitation au dehors. J’ai saisi cette occasion de n’être qu’à toi, de ne respirer qu’à travers toi, de me shooter – littéralement – à l’odeur de ton corps que ta naissance à la maison m’avait donné l’opportunité de ne pas encore laver. J’ai lu quelque part que certaines sage-femmes se disent droguées à cette odeur là, celle du vernix présent sur la peau des nouveaux-nés, et je me suis dit alors que j’avais peut-être raté ma vocation.

Car j’ai beau avoir savouré ces instants avec vous, ces premiers moments avec toi ma Douce, ma toute-petite, j’ai beau avoir déployé tant d’attention pour retenir ces purs instants de joie, j’oublie. Je me souviens avoir ressenti un incroyable sentiment de plénitude en te donnant la vie, je me souviens avoir modestement éprouvé l’impression d’être en parfaite adéquation avec le monde, parfaitement à ma place ou dans le rôle que la nature semblait m’avoir dévolu. Oui, je m’en souviens, parce que je l’ai écrit (un peu ici, plus longuement et différemment rien que pour toi et moi), parce que je me le suis répété et que je l’ai partagé, à ton papa, à mes proches, ou à toute oreille complaisante qui voulait bien m’entendre. Oui, je me souviens que des premiers jours passés près de toi j’ai tiré une force et une quiétude que je n’avais jamais éprouvées jusque là, mais la nature même de cette sensation a disparu. Je l’ai oubliée, à mesure que le quotidien a repris ses droits, au contact des contingences de la vie familiale, d’abord, puis professionnelle. Je l’ai perdue, sans doute, en me dépêchant une fois de trop un matin pour ne pas arriver en retard au travail, ou bien en interrompant un de ces câlins lactés qui t’emportent doucement dans le sommeil pour aller essuyer les fesses de ton frère, ce petit bonhomme si généreux mais qui trouve, bien sûr, toujours les moments les plus opportuns pour manifester un irrépressible besoin de ma présence. J’ai oublié, June, l’odeur si enivrante de ta peau recouverte de vernix, et en prendre conscience me serre la gorge si douloureusement que j’en perds les mots pour écrire l’intensité des sentiments qui me lient à toi.

Je me souviens des rayons de soleil que je laissais filtrer à travers les rideaux de la chambre, mais j’ai laissé s’échapper le souvenir de leur chaleur réconfortante. Je me souviens t’avoir tenue presque constamment contre moi, d’avoir lové ton petit corps contre mon ventre que tu venais de quitter. Je me souviens de la joie à nous déshabiller toutes les deux rapidement à chaque fois que tu réclamais du lait pour t’allaiter en peau à peau. Je me souviens de tous les massages que je t’ai faits dans l’espoir d’apprendre par cœur du bout des doigts le tracé de ton corps. Je me souviens des précautions attentionnées de ton frère, cherchant comment apprivoiser ce petit être si intriguant dont il se sentait vraisemblablement tellement proche mais qu’il ne savait pas très bien comment aborder. Je me souviens de nos siestes, tous les trois, dans le grand lit, de ce moment quotidien d’abandon tranquille et quasi total qui me permettait de surmonter la fatigue du reste de la journée. Je me souviens, oui, mais la saveur exacte de ces instants est irrémédiablement perdue, désormais. Nulle photographie ou vidéo, nul mot, ne pourra la ressusciter. La mémoire a déjà posé son filtre flou sur les événements ; par chance, celui-ci est extrêmement lumineux et j’ai bien l’intention de raviver le plus longtemps possible son aura.

Tu es un de ses petits bébés qui s’accrochent fermement à la vie, June : dès tes premiers instants sur cette terre, à peine t’ai-je prise contre moi, tu as refermé tes petits poings décidés sur la peau de ma poitrine et il aurait été bien mal accueilli celui qui aurait tenté de t’en empêcher. De cela aussi, je me souviens. Encore aujourd’hui, tu happes, tu arroches et tu attires à toi ceux qui te plaisent et que tu entends bien ne pas lâcher. Tu possèdes en toi une ténacité que peu de gens soupçonneraient chez un si jeune être humain. A mesure que j’observe tes mains potelées et si volontaires s’ouvrir pour aller à la rencontre des objets du monde, je pressens que c’est avec un immense morceau de moi-même qu’elles s’en iront happer d’autres réalités.

Pauvres cœurs des mères que nous sommes, qui brillent de fierté à l’idée qu’un jour nos enfants n’auront plus besoin de chercher refuge dans nos bras et que, forts de cette confiance en soi que leurs mains sont venues puiser dans la puissance inconditionnelle de notre amour, ils s’en iront insouciants avec ce morceau de nous-mêmes qu’ils ont forgé de leur présence, et qu’il ne restera à ces mêmes cœurs qu’à rafistoler maladroitement tout en souriant.

Aussi, je ne nous souhaite rien d’autre, ma princesse, que la capacité de savourer ces précieuses minutes durant lesquelles tu feras de moi toujours un peu plus ta maman. Et quand bien même le temps devrait ôter les nuances de leurs couleurs, il me restera l’intensité de leur lumière, et tant d’autres souvenirs à construire avec toi.

Je t’aime

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Quand musique et livres pour enfants s’invitent au pied du sapin [give away]

Bonne nouvelle : contrairement à sa grande sœur qui s’est en partie numérisée, la Littérature jeunesse et enfantine a toujours la côte. On offre encore très volontiers de beaux livres aux enfants, et j’espère qu’ils seront nombreux au pied de ton sapin !

Pour t’y aider, Minuscule infini s’associe à La Montagne secrète et à Ker Éditions pour faire gagner à ses lecteurs quatre albums-disques : un exemplaire de Il pleut à boire debout, un exemplaire du Loup de Noël et deux exemplaires de Léon accordéon.

Dans la « vraie » vie, je suis (encore pour un temps) chercheuse en littérature de langue française, casquette qui me rend particulièrement sensible à la question de l’édition dans le monde des Lettres. Du coup, cette double proposition de partenariat était trop belle pour que je résiste au plaisir de te faire découvrir deux petites maisons qui ont réussi à se tailler une place de choix dans la monde de l’édition francophone, et les cœurs battants qu’elles abritent.

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Trois comptes Instagram pour assouvir mon envie de m’installer au milieu des bois

Le froid, le manque de lumière, la menace des changements climatiques, le manque de perspectives économiques, le sentiment de relative impuissance face aux drames humains qui se jouent juste devant notre porte, les attaques constantes à l’encontre de droits acquis de hautes luttes en faveur des minorités (étrangers, femmes, enfants, homosexuels, notamment), le culte de la peur entretenu par nos médias, l’immobilisme de nos gouvernements… Autant de raisons – dont certaines sont la conséquence directe des autres – qui incitent plus que jamais au repli sur soi et sur le noyau familial, dans une tentative – stérile mais compréhensible, à défaut d’être légitime – de préserver les siens et de se ressourcer auprès d’eux.

Tous les jours, j’essaye de lutter contre cette tentation là. Je m’efforce de m’informer, m’interroger, m’offusquer, me remettre en question, chercher des alternatives, dénoncer, partager, nuancer, encourager… Agir, parfois.

Mais bien souvent, il faut l’avouer, je déserte le champ de bataille. Je verrouille la porte de mon chez-moi, au nom du bien-être de mes enfants. Je rêve d’évasion, de grands espaces perdus dans la nature où ils pourraient vivre libres et en paix, loin, très loin des problèmes du monde.

Bon. Ce n’est pas demain la veille que je réussirai à convaincre mon homme de déserter la capitale pour aller nous enterrer au fin fond de la forêt afin d’élever notre merveilleuse et nombreuse progéniture au contact et dans le respect de la nature. Je me contente donc de faire pousser quelques tomates sur mon balcon au printemps et de rêver en regardant les magnifiques photographies de trois comptes Instagram que je chéris tout particulièrement :

Travel Little one

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Mama 2 the Little Ones

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Growing wild things

wild

C’est beau, n’est-ce pas ?

Bon évidemment, le mieux est encore d’aller prendre soi-même un bon bol d’air frais plutôt que d’essayer de respirer comme je le fais par le biais de photographies interposées.

Néanmoins, j’y trouve parfois de quoi revenir plus tenace sur la scène du combat.

Tiens, savais-tu que selon une étude européenne sur la violence de genre, en Belgique, près de 50% des hommes et des femmes estiment  qu’il existe des circonstances qui peuvent justifier une relation sexuelle sans consentement (c’est-à-dire un viol, pour parler sans euphémisme)* ?

Avoue qu’après avoir lu ça, tu reprendrais bien une petite dose de retraite dans les bois, n’est-ce pas ?

Aller, zou, je n’habite pas les Alpes bavaroises, mais je peux toujours faire comme si.

suisse* Merci à Maud d’avoir attiré mon attention sur cette étude et ses affligeants résultats.

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Vouloir une maman en couleurs, avec FFIL

Django _ « Mais maman, pourquoi tu t’habilles toujours en noir ? »
Moi _ « Je ne m’habille pas toujours en noir ! »
Django _ « Ben si, tes manches, elles sont toujours noires. »

******************************

Django _ « Il est nouveau, ton pantalon gris ? »
Moi _ « Non, c’est un pantalon dont Mamie ne voulait plus. Je l’ai mis car il est un peu brillant et je me suis dit que ça changeait du noir, par rapport à ce que tu m’as dit hier. »
Django _ « Mais tu sais, le gris, c’est pas beau non plus. »

 

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La vérité sort de la bouche des enfants : moins de noir pour maman

C’est vrai que ma garde-robe (d’hiver surtout) est bien terne. C’est que j’ai peu de vêtements, alors autant qu’ils soient faciles à assortir. Et puis, c’est chic, le noir… Mmmmh. Bof. C’est vrai qu’à force de prendre tant de plaisir à choisir ce qui prendra place dans la penderie de Django, j’ai complètement déserté la mienne. Comme beaucoup de mamans, je crois. La faute d’abord à la grossesse, puis aux mois qui lui succèdent. Pas question de racheter la parfaite panoplie de la fashion victime à chaque fois que je change de taille de pantalon ou de soutien-gorge. J’ai appris à composer avec ce que recèlent mes armoires. Il faut bien avouer que je ne passe de toute façon plus beaucoup de temps devant les miroirs. Serais-je, comme mon homonyme, passée de l’Autre côté ? Je m’en fous un peu de la tête que j’ai et de ce à quoi ressemblent exactement mes fesses et mes seins en ce moment. Et pourtant, j’en ai passée des heures à me contorsionner devant la glace, ado, pour essayer de juger si j’avais ou non un gros postérieur. De temps en temps, je me vois en photo et je me dis qu’il faudrait vraiment que je prenne le temps de me maquiller. « Au moins l’anti-cerne, Alys, quoi, tout de même ! » Puis j’oublie. Finalement, je m’aime bien comme ça, et mon homme, c’est toute nue qu’il m’aime le mieux.

Sauf que… C’est important de prendre soin de soi. Les mamans s’oublient trop ; elles se donnent entièrement et n’attendent rien en retour. C’est vrai. Limite, elles jouent la carte du sacrifice. Mais qui leur a demandé de se donner inconditionnellement de la sorte, si ce n’est un discours ambiant assez anxiogène ? Finalement, on les aimerait tout autant avec un peu trop de poudre aux joues et moins stressée par la qualité de la purée de carottes. Moi, c’est tout ça que j’ai décidé d’entendre dans le reproche que mon petit garçon de trois ans adressait à ma garde-robe. Devant son souhait d’avoir une maman en couleurs, j’ai fait des choses pour moi : je me suis acheté un rouge-à-lèvre (et tant pis si je ne le mets pas, il est dans mon sac et c’est déjà ça), je me suis inscrite au yoga, je suis sortie boire des bières avec mes copines en « abandonnant » mes enfants à mon compagnon et j’ai même été danser quelques heures.

Et j’ai reçu un cadeau. Un cadeau couleur de bonbon et de soleil. Un sac FFIL.

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FFIL : les sacs ludiques et éthiques de Claire Batardière

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Le calendrier de l’Avent des lectrices de Minuscule infini : zéro plastique, un peu de sucre, beaucoup d’amour

La semaine dernière, je te demandais sur Facebook des idées d’activités pour calendrier de l’Avent. Je me propose de compiler toutes les idées reçues en commentaires ou par mail (je n’ai écartées que l’une ou l’autre qui ne correspondaient pas tout à fait à la ligne éditoriale du blog, parce qu’elles me semblaient très coûteuses ou ne nécessitaient qu’une participation minimale de l’enfant), en commençant par une petite mise en bouche pédagogique de saison et en ajoutant quelques liens.

Calendrier de l’Avent et pédagogie Steiner-Waldorf

Je t’ai déjà dit l’importance que la pédagogie Steiner-Waldorf accorde à la ritualisation du temps. C’est un aspect de cette approche que j’aime toujours autant. Rythmer le passage des jours, des mois, des saisons. Les enfants y sont bien évidemment sensibles et cela leur permet d’acquérir des repères pour comprendre la notion de cycle et de temps qui passe.

Contrairement à une idée largement répandue par les calendriers de l’Avent qui distribuent chocolat et petits figurines en plastique, l’Avent ne commence pas le 1er décembre mais le 4ème dimanche avant Noël. En 2016, il commence donc le 27 novembre et compte 28 jours. Il fonctionne d’une part comme une invitation à sensibiliser au changement de lumière, à la venue de l’hiver (où tout meurt pour mieux renaître au printemps), au fait que la nature se met en sommeil, et constitue d’autre part un rituel destiné à accompagner l’attente qui précède Noël, en le ponctuant d’instants de réflexion sur soi et de moments de partage, ou de temps consacré au bonheur d’être ensemble.

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La table d’exploration sensorielle

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit un billet à propos de mobilier ou d’aménagement de l’espace pour les tout-petits ; pourtant, je sais que tu les affectionnes. Voici donc quelques mots sur la table d’exploration sensorielle home made qui a élu domicile chez nous depuis un an (je ne le répéterai jamais assez : je suis à la bourre pour tout). « Table d’exploration sensorielle ? Elle se prend pas un peu la tête, là, pour un simple bac à sable ? », me diras-tu, et tu auras raison ! C’est d’ailleurs ainsi que Django l’appelle, sauf qu’il change le nom en fonction du contenu : « mon bac à sable », « mon bac à riz », « mon bac à eau »… Mais disons qu’en écrivant « table d’exploration sensorielle », j’ai tout dit quant à son utilité. Après tout, le plaisir éprouvé en plongeant les doigts dans les lentilles n’est pas un privilège réservé à Amélie Poulain. Et qu’est-ce qu’on apprend en manipulant de la sorte diverses matières à propos du poids, des quantités, des textures, etc. !

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En fonction de l’intérêt de l’enfant, cette table sera tour à tour ou tout à la fois terrain de jeux d’imagination, exercice de motricité fine, bac sensoriel, table des saisons ou de la nature…

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