Catégorie : Apprentie maman

Pour que s’habiller seul devienne un jeu d’enfant

Je ne sais pas si tu as déjà eu l’occasion de faire ce constat chez toi, mais de mon côté, je ne cesse de m’émerveiller devant les trésors de patience et de persévérance que sont capables de déployer les enfants de mon entourage pour acquérir une compétence nouvelle au moment où celle-ci correspond à leur intérêt et à leurs capacités motrices. Les premières fois qu’ils marchent, qu’ils se servent de l’eau à l’aide d’une carafe, qu’ils cirent leurs chaussures… : l’activité ne leur semble pas rébarbative ; au contraire, elle les mobilise complètement, voire génère un véritable enthousiasme. D’où l’intérêt de confier certaines tâches aux enfants dès leur plus jeune âge : proposées à une période où elles constituent un défi que l’enfant peut relever (c’est-à-dire qui n’est ni trop facile, ni trop difficile), ranger ses affaires, mettre la table, plier les serviettes… sont autant d’activités qui ne seront pas perçues comme des corvées, mais qui se révèleront valorisantes pour l’enfant. À l’inverse, lorsque j’accomplis à la place de mes enfants des tâches qu’ils sont pourtant en mesure de réaliser seuls (comme il m’arrive encore souvent de le faire et ce pour toute sorte de mauvaises raisons : vouloir leur rendre service, aller plus vite, être plus efficace…), je cours un double risque : d’une part, une fois l’activité devenue trop aisée pour la dextérité de l’enfant, il sera difficile de l’y intéresser ; d’autre part, le fait de faire systématiquement à sa place suggère à l’enfant que je ne le juge pas capable, ce qui altère son estime de soi et son désir d’autonomie.

C’est quelque chose que j’observe à propos d’innombrables apprentissages, parmi lesquels celui de s’habiller seul. C’est généralement aux alentours de deux ans que l’enfant, fort de sa récente capacité à faire des choix (mais encore souvent incapable d’arrêter rapidement ceux-ci, ce qui explique qu’il change énormément d’avis), commence à exprimer ses préférences en matière vestimentaire. Pour l’encourager et lui permettre de prendre des initiatives, voici quelques idées parmi lesquelles piocher de l’inspiration :

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Lire Montessori, ou la promesse d’un séisme

Les ouvrages de vulgarisation autour de la pédagogie montessori se multiplient et je dois bien avouer que je ne leur trouve pas grand intérêt*. Les écrits de Maria Montessori étant tout à fait accessibles (matériellement et intellectuellement), je ne vois pas ce qui justifie de leur préférer une brève synthèse de ses grands principes pédagogiques accompagnée de quelques belles photos de plateaux montessoriens, comme on en trouve par ailleurs beaucoup sur la Toile (gratuitement et résultant parfois d’une réflexion pédagogique plus profonde). Loin de m’offusquer de cette profusion de nouveaux livres, je me réjouis au contraire que les pédagogies actives aient à ce point le vent en poupe et que Montessori leur serve de figure de proue. J’ai moi-même approché cette pédagogie pour la première fois par un ouvrage de vulgarisation prêté par une copine. Cependant, je ne peux m’empêcher de regretter que ces ouvrages de vulgarisation n’aient pas le caractère transgressif des écrits de Maria Montessori (voire que, dans le pire des cas, ils puissent avoir un effet culpabilisant ou pousser à des achats frénétiques de matériel pédagogique).

De la lecture de Montessori, on ne ressort que profondément ébranlé, car c’est la conception globale de l’enfant, de la singularité de ses intelligences et de ses potentialités, ainsi que l’ensemble des croyances qui fondent les pratiques éducatives et didactiques traditionnelles (et ce plus de 100 ans plus tard et malgré le succès incontestable de cette pédagogie), qui s’en trouvent durablement remises en question.

Il ne suffit pas de bannir parc et trotteur pour pratiquer la motricité libre (dont Montessori, quand bien même n’utilisait-elle pas l’expression, fut assurément l’une des chantres), comme il ne suffit pas d’installer un quelconque matériel sur un plateau pour créer un environnement montessorien stimulant.

Ce qui change, en lisant Montessori, ce n’est pas tant la qualité et la quantité des activités que nous proposons à nos enfants (à coup de progressions minutieusement pensées et de matériel permettant le contrôle de l’erreur, en fonction de périodes sensibles qu’il ne faut pas rater, blablabla) que le regard que nous posons sur eux et, partant, la manière

  • dont nous nous mettons à leur écoute,

  • dont nous nous adressons à eux,

  • dont nous devenons à même de comprendre ce qui les intéresse et pourquoi,

  • dont nous transformons l’environnement, la temporalité et notre propre disponibilité (!) afin qu’ils correspondent au mieux à leurs besoins.

Et chaque fois que je (re)lis Maria Montessori, j’ai la promesse d’être à nouveau secouée : non pas qu’il y ait vraiment quelque chose que je n’ai pas compris à la première lecture (c’est toujours possible, mais ses propos sont vraiment explicites et accessibles), mais parce que je sais par avance que la vie (ou plutôt, les valeurs rendues légitimes par notre société : rapidité, performance, conformisme…) m’aura d’une manière ou d’une autre rattrapée, et que les mots limpides et exigeants de Maria Montessori sauront me rappeler le chemin que j’ai choisi d’emprunter.

Sois donc rassuré si tu ne possèdes pas de cabinet de géométrie ou de barres rouges et bleues, et (ré)ouvre Montessori : ce à quoi elle t’invite, c’est à devenir l’observateur attentif des extraordinaires facultés de ton enfant, et l’explorateur de quelques voies qui lui permettront de s’épanouir à son rythme, selon ses besoins et ses centres d’intérêt.

Bien qu’elle puisse être ardue, n’est-ce pas là la plus riche manière d’être parent ou éducateur aujourd’hui ?

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Mes coups de cœur chez Manine Montessori

Manine Montessori est une toute jeune boutique belge de matériel et de mobilier destinés à l’aménagement de l’environnement de l’enfant selon les principes de la pédagogie montessori. Inutile, toutefois, d’adhérer ou de tout simplement connaître cette approche pédagogique pour apprécier ces objets et ces meubles conçus pour accroître l’autonomie de l’enfant au quotidien et, ce faisant, renforcer considérablement sa confiance en lui-même (et, il faut bien l’avouer, te faire gagner un temps précieux).

Il est rare que je consacre un article à une boutique en particulier, car je préfère généralement la recommander dans un article consacré à un produit (ainsi que je viens par exemple de le faire à propos de la boîte à forme). Cependant, lorsque Leen m’a contactée au début de l’hiver pour m’annoncer que sa boutique était la première en Europe à proposer la fameuse tour d’apprentissage de Little Partners et me demander si je voulais bien ajouter cette information dans mon article sur les tours d’apprentissage, j’ai découvert avec émerveillement le soin et la richesse de sa sélection. C’est bien simple, si j’avais dû ouvrir une boutique de matériel et de mobilier inspirés des pédagogies actives (et crois-moi, cela n’arrivera pas mais j’y ai pensé plus d’une fois), j’aurais voulu qu’elle ressemble à Manine Montessori ; autant Fool de wool est depuis deux ans ma référence en matière de mode responsable et éthique pour les enfants, autant j’espère que Manine Montessori le deviendra pour tout ce qui relève de l’aménagement de l’espace et du matériel.

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La gigoteuse Superlove : version bébé ou version bambin ?

Je l’ai déjà dit plusieurs fois, et les nombreux retours enthousiastes reçus de la part de lectrices le confirment* : la gigoteuse parfaite s’appelle Superlove. En laine (les modèles unis) ou en laine et coton Pima (les modèles avec imprimés), elle est douce, belle, légère et thermorégulatrice. C’est la première pièce que Birgit de Fool de wool m’a fait découvrir, et c’est toujours ma préférée. Notre première gigoteuse, reçue il y a déjà deux ans, a tenu au chaud Django jusqu’au passage à la couette, est partie quelques mois en prêt chez une amie, est revenue à la maison peu après la naissance de June, et elle n’a pas pris une ride (contrairement à moi).

L’année dernière, Superlove a élargi sa gamme en proposant une version « toddler », pour les enfants de 2 à 5 ans et +. Je n’avais pas l’intention de la tester, mais c’était sans compter sur le fait que lorsque Django a vu June hériter de « sa » gigoteuse, il a absolument tenu à se la réapproprier. Et voilà mon grand bonhomme de trois ans saucissonné dans la version « bébé » qu’il refusait bien entendu de laisser ouverte en bas – l’idée étant de faire comme la petite sœur -, incapable de marcher autrement qu’en exécutant de petits sauts semblables à ceux d’une course « de sac à patates ». Mmmmh… une régression qui n’était pas pour me plaire. J’ai hésité un moment sur l’attitude à adopter, car si j’étais consciente que son comportement était une manière d’exprimer son désarroi face à l’arrivée toute récente de cette petite sœur pour laquelle tout le monde avait tant d’attention, il demeurait pour moi inadmissible d’user de la sorte un vêtement qui lui faisait de surcroit perdre autant de mobilité. Lui ayant exposé mon problème, Django l’a solutionné à sa façon : il lui fallait la même gigoteuse, mais en plus grand. Bien qu’il s’agissait pour moi d’un achat inutile, puisque mon fils était tout à fait à l’aise avec sa couette (qu’il avait lui-même préféré à sa petite gigoteuse quelques mois plus tôt), j’ai voulu saluer ses efforts pour se montrer conciliant et « faire fratrie » (besoin toujours aussi vital pour lui aujourd’hui). J’avoue que je n’étais pas mécontente de saisir l’opportunité de tester la version « bambin » de la gigoteuse. Quelques mois plus tard, voici mon comparatif.

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De la violence du monde à l’apprentissage de la gestion des émotions

En ce moment, je me passionne plus que jamais pour la question de la gestion des émotions. Cette préoccupation a une motivation double : je cherche d’une part à enrichir et améliorer nos échanges relationnels à la maison, et j’essaye d’autre part de trouver une réponse constructive vis-à-vis d’une tendance globale à la légitimation de la violence à laquelle mon quotidien me confronte tous les jours. Du point de vue de l’actualité, cette violence me touche particulièrement lorsqu’elle est adressée à l’encontre des minorités. J’en fais également l’expérience sur un plan plus personnel : lorsque je défends mes choix pour une éducation non violente ou que je m’offusque de la violence témoignée à l’encontre des enfants par l’entremise de ce blog, il arrive que l’agressivité soit directement dirigée contre ma personne. Ce n’est évidemment pas simple à gérer : attaquée bassement en tant qu’individu, ma première réaction est de vouloir répondre avec tout autant de colère et de violence, ce qu’il me faut à tout prix éviter pour qu’existe une possibilité de dialogue. Cela est difficile, et me coûte énormément de temps et d’énergie, pour un échange qui demeure généralement stérile. Néanmoins, je suis convaincue qu’il s’agit d’une question primordiale. L’extrême violence dont témoignent aujourd’hui la plupart des discours contemporains dominants (discours politique, discours moral, discours médical, discours éducatif, discours commercial, discours psychologisant, discours d’entreprise, voire même discours médiatique), et que reflète à un autre niveau la violence que nous-mêmes déployons dans nos réponses à autrui (que celui-ci soit un parfait inconnu ou notre propre enfant), est une conséquence du peu de valeur accordée à l’empathie par la société contemporaine, société qui réduit plus volontiers le sujet humain à un type, à une « étiquette » qu’elle ne cherche à comprendre ce qui constitue son intériorité (c’est-à-dire ses émotions et ses sentiments, mais également ses croyances, les logiques cognitives qui lui sont propres, etc.). Je crois qu’inviter chacun, à commencer par nous-mêmes, à identifier et à accueillir ces réactions émotionnelles contribue à endiguer cette violence, qui en est précisément une des manifestations. Et, pour ENFIN en venir à un sujet dans la ligne éditoriale de ce blog, j’en parle ici car je crois qu’il en va de notre rôle d’éducateur.

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L’espace pour les histoires et les temps de retour au calme à la maison

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Bonjour le calme : reconnexion à soi et à l’instant dès deux ans [concours]

Apprendre à se préserver de la profusion d’informations qui assaillent nos sens à tout moment, à faire le tri et à se concentrer sur le traitement de celles que nous jugeons les plus intéressantes. Se (re)connecter à soi – à ses émotions, à ses besoins – et à l’instant, pour ne pas tout vivre sur un mode de consommation frénétique et gagner en confiance en soi et en bien-être. Ce n’est évident ni pour moi ni pour mes enfants. J’entends certains des pleurs de ma fille de huit mois comme une tentative désespérée pour se couper des stimuli du monde ; je lis dans les pitreries qu’exécute sans relâche mon fils en fin de journée l’énergie ultime d’un corps qui refuse de reconnaître qu’il n’en peut déjà plus. Pour les aider à s’abandonner, les guider vers le lâcher prise, bien souvent mon compagnon ou moi-même nous couchons à leur côté pour former autour d’eux un petit cocon. Lors d’une conférence à laquelle j’assistai récemment, j’ai été frappée que l’invitée évoque le fait que certaines jardinières (institutrices maternelles dans les écoles Steiner) éprouvent aujourd’hui une semblable nécessité d’entourer de leurs bras les enfants pour qu’ils parviennent à se relâcher au moment de la sieste.

Comment tisser de manière autonome son propre cocon ?  Comment y inviter nos enfants ?

Prêter attention au souffle en utilisant l’imaginaire est une voie. Faire momentanément abstraction du mental pour se mettre à l’écoute d’un rythme vital, celui de la respiration, et prendre conscience d’une énergie qui émane du centre du corps et se répand jusqu’aux plus fines ramifications des schèmes musculaires. Cela peut se faire par le biais d’une activité comme la marche, par exemple, mais également d’autres pratiques peut-être plus adaptées à notre quotidien sédentaire, comme le yoga ou la méditation. Ces dernières années, de nombreux ouvrages ont paru pour nous proposer d’initier nos enfants à ses pratiques. Si je consacre un article à l’un d’entre eux qui vient de m’être envoyé par les Éditions Albin Michel, c’est que le point fort de Bonjour, le calme d’Anne Crahay est, à mon sens, d’être particulièrement adapté pour les plus petits, dès 2 ans / 2 ans et demi (quand la plupart sont plutôt destinés aux quatre-cinq ans).

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Une parfaite boîte à forme (ou « imbucare ») pour bébé June

La « boîte à forme unique », ou « imbucare » (de l’italien : « mettre dans un trou »), permet à l’enfant d’appréhender le concept de permanence de l’objet développé en psychologie cognitive, lequel est à mettre en parallèle selon moi des enjeux du jeu du fort-da (ou « jeu de la bobine ») tel qu’il a été identifié par Freud et du stade du miroir lacanien : pour le dire (trop) rapidement, le tout-petit reconnaît que les objets et les personnes qui l’entourent sont extérieurs à lui-même, et qu’ils continuent d’exister même lorsqu’ils ne sont pas directement perceptibles par ses sens. C’est ce qui explique notamment l’enthousiasme des enfants de cet âge pour les jeux de « coucou » (ou « peek-a-boo »).

Outre le concept de permanence de l’objet, la boîte à forme unique permet à l’enfant d’exercer et d’affiner ses compétences de motricité fine. C’est pourquoi cette boîte, qui fait partie du matériel destiné aux 0-3 ans dans la pédagogie montessori, se décline sous plusieurs variantes qui font entre elles l’objet d’une progression. L’idée principale à retenir étant que les boîtes à formes (au pluriel) traditionnellement proposées dans le commerce ne sont pas à la portée du tout-petit parce qu’elles n’isolent pas la difficulté. Plutôt qu’une boîte à ouvertures multiples, la pédagogie montessori présente successivement à l’enfant une série de boîtes à forme unique, qui épargnent à l’enfant la partie « discrimination » pour qu’il puisse se concentrer sur la manipulation.

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Pour le droit d’offrir du « matériel pédagogique » aux enfants

[cet article fait suite à la réflexion initiée par Biboumam dans cet article, et est une réponse à sa « commande » ; qu’elle en soit remerciée]

Je manifeste pour le droit d’offrir du « matériel pédagogique » aux enfants. Aux alentours de Noël, je suis souvent mal à l’aise de lire au détour des blogs qui touchent de près ou de loin aux pédagogies actives des commentaires un peu incendiaires (voire des articles entiers) dès qu’une maman à l’audace de demander des conseils pour offrir du matériel d’inspiration montessori à ses mômes : « Malheureuse ! On n’offre pas de matériel pédagogique à Noël ! » « Et le droit des enfants à recevoir des Lego et des Playmobil, alors ? » Commentaires d’autant plus ironiques que ce sont les mêmes qui passeront pourtant le reste de l’année à faire l’éloge de ce « matériel pédagogique » et des prouesses d’intelligence et de dextérité que leurs enfants acquièrent pas son biais, générant par là même la demande de la pauvre maman bien intentionnée. Tu l’auras compris, je me range bien entendu dans la catégorie des mamans très présentes sur les réseaux sociaux et réponse à tout que je pointe d’un doigt accusateur ; que ce billet soit donc lu comme une auto-critique. Sauf que… j’offre du matériel pédagogique aux enfants pour les fêtes de saison et même pour leur anniversaire. Mère indigne, qui n’a rien compris aux principes élémentaires de la pédagogie montessori !

Évidemment, il y a dans notre société des manifestes bien plus importants à soutenir. Mais j’avais envie de te montrer quelques chouettes idées de « matériel pédagogique » arrivées chez nous récemment, tout eu donnant un peu de fond à la chose par quelques réflexions qui n’engagent que moi, mais dont la lecture déculpabilisera peut-être certain.e.s.

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« Maurice & co » devient « Bonjour Maurice » !

Te souviens-tu qu’au printemps dernier, je te parlais d’une marque belge de vêtements pour enfants, réversibles, ludiques et éthiques ? En 2017, Maurice & co, la marque au poisson rouge, pousse le bouchon un peu plus loin et devient… Bonjour Maurice ! Le changement de nom accompagne un défi plus ambitieux : propulser la marque, forte de son beau succès en Belgique, sur la scène internationale, tout en conservant les valeurs originales du projet : fabrication éthique et circuit-court, tissus certifiés GOTS.

Pour cette première collection sous un nouveau nom, Bonjour Maurice s’offre un tout nouveau site internet, et mise sur les modèles intelligents et bien coupés qui ont fait son succès, dans des imprimés à la fois chics et colorés !

Depuis bientôt un an, Django aime toujours autant son gilet « Vadim » et ses beaux boutons de bois, qui demeure également ma pièce favorite parce qu’il donne tout de suite un petit quelque chose en plus à une tenue. Django le pioche souvent dans sa garde-robe et il n’est pas rare que, pendant la journée, il décide soudain de porter son gilet de l’autre côté, jouant à passer du versant coloré au versant sobre en m’expliquant que cela s’accorde mieux à ses chaussettes. Pour Noël, June a eu la surprise de recevoir elle aussi un mini « Vadim » de la part de son parrain (à force de saouler tout mon entourage avec mes coups de cœur écolo, gniiiiiii ; merci merci) ! Du coup, l’occasion était trop belle : les voici assortis, avec un bloomer « Billy » et un sarouel « Isidore » du même tissu. Moi qui détestais que ma grand-mère nous offre des vêtements similaires à ma sœur et moi, je ne résiste pas. Heureusement que, pour le moment, Django trouve cela encore plus amusant que moi !

J’ajoute que ma commande est arrivée avec des détails soignés qui ont fait la joie de mon petit garçon : la jolie carte qui accompagne le paquet, la boîte de crayons miniatures et le coloriage de… poissons, et les étiquettes aimantées des vêtements que Django s’est rapidement appropriées.

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Pour fêter l’ouverture de la nouvelle boutique, Géraldine et Céline ont accepté de répondre à quelques questions : un petit aperçu sur leur quotidien et leurs meilleures adresses, en Belgique ou sur la Toile

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Matériaux de récup’ pour bac sensoriel d’hiver 

J’ai un petit côté schizophrène : d’une part, je passe un temps considérable à ranger et désencombrer la maison, de l’autre, je stocke compulsivement tout ce qui un jour pourrait nous être utile dans nos jeux ou projets de toutes sortes (bouts de tissus, jolies branches, papiers divers, cailloux, bouchons de liège…). Toute la place que je libère (visuellement et mentalement) se trouve ainsi presque aussitôt comblée.

Bon. Au moins, parmi tout ce bazar, je commence à trouver de quoi composer des bacs thématiques. Voici celui créé pour le solstice d’hiver. Certains rechignent à utiliser de la nourriture dans les bacs sensoriels (arc-en-ciel de spaghetti, semoule pour les versés, etc.), chez moi c’est le coup de la bombe de mousse à raser en guise de neige qui passe très mal (je ne consacre pas mon temps à trouver des alternatives à ce genre de produits de « soin » – sans même parler du déchet de la bonbonne elle-même – et à surveiller la composition des vêtements des enfants pour leur faire plonger les mains dans une substance trop douteuse à mon goût). Du coup, la neige est représentée par des chips d’amidon de maïs récupérés dans un colis (l’avantage de commander souvent en ligne, mais cela s’achète également). Leur légèreté leur permet de jouer efficacement leur rôle de flocons ; il y a même moyen de les glisser dans un goulot de bouteille en plastique et de « saupoudrer » la scène. Ouhhhh, il neige !

Note que je me la joue nature, mais que notre bac n’est pas exempt de dérivés de pétrole : outre la bouteille, il y a bien sûr les figurines Schleich en plastique et des blocs de mousse (encore des matériaux d’emballage de divers colis) dans lequel j’ai piqué quelques branches cueillies en balade. Pour la banquise, de gros galets blancs, et pour les tanières, des arcs en bois aux couleurs (waldorf) de l’hiver. Les figurines en bois étaient notre cadeau de Noël pour June : je t’en reparle sans doute bientôt. Il y a également des miroirs incassables au fond du bac pour donner une dimension supplémentaire au jeu.

 

Animaux de la forêt enneigée et animaux polaires se côtoient : je n’ai pas eu le cœur de détromper Django qui était pour la première fois très enthousiaste à jouer avec les figurines d’animaux. Depuis, j’ai toutefois acheté un Atlas des animaux et sa Yaya lui a offert une mappemonde.

 

J’aurais bien creusé un igloo dans un morceau de polystyrène, mais nous avons un problème avec ce matériau à la maison : Django est pris de frénésie dès qu’il en voit, et il ne peut s’empêcher d’émietter aussitôt la chose comme un fou (c’est assez étrange, car ça ne lui ressemble pas vraiment comme comportement), au point qu’il faut que je la planque pour ne pas en retrouver partout dans la maison.

 

Pour rappel, les plans de notre table d’exploration sensorielle sont disponibles gratuitement ici.

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