Catégorie : Apprentie maman

Pas même un orteil

Il avait semblait-il décidé qu’il ne mettrait pas un orteil dans l’eau cet été, et si nous sommes parvenus à lui faire tout de même goûter un peu aux joies de la piscine le temps d’une semaine en Bourgogne à force de sourires, de bienveillances et de techniques super rusées de diversion, je ne me sentais pas le courage de déployer les mêmes trésors d’énergie pour cette unique journée au lac.

Pour profiter de l’eau moi-même et lui garantir les pieds au sec, nous avons improvisé un barrage pour les voitures, en ramassant tous les trésors présents sur la berge pendant que June dormait bercée par les jeux de lumière entre les feuilles de grands arbres. J’avoue que j’aime à la folie me lancer dans ce type de construction improvisée, pêcher des cailloux de telle ou telle couleur, planter droit le moindre vieux bout de bois qu’il a déniché derrière un fourré. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles je suis si attirée par les pédagogies Steiner-Waldorf et Reggio. Jouer avec les « loose parts » que la nature nous offre pour bâtir de petits mondes miniatures, inventer des histoires, additionner des cailloux, s’interroger sur la puissance des vagues… Tout en reconnaissant volontiers que l’élan premier est le mien, je sens Django se laisse vite prendre au jeu ; très vite, je ne suis plus qu’une petite main qui œuvre sous ses directives.

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De bons pinceaux

On croit, qu’avec un pinceau à la main, l’enfant apprend à dessiner ; mais dans le Closlieu, avec un pinceau à la main, l’enfant apprend à être !

Arno Stern, « L’enfant, le Closlieu et l’expression », 1984.

Il y a quelques mois, j’ai suivi une journée de formation au Jeu de peindre d’Arno Stern. Le moins que je puisse dire, c’est que cette journée, couplée à la lecture des ouvrages de Stern, ont passablement ébranlé mes belles certitudes quant à la manière d’introduire la pratique des arts plastiques dans les apprentissages de l’enfant, complexifiant encore le chemin que j’avais emprunté depuis que je m’intéressais à l’approche Reggio. Je ne résumerai pas ici la pensée de Stern : d’une part, j’en suis incapable, d’autre part, je dois bien avouer que je n’y souscris pas complètement. Disons que depuis, je regarde les activités que Stern qualifierait peut-être de « barbouillages » d’un autre œil, avec presque autant de méfiance que ces « bricolages » pour lesquels l’enfant est à peine sollicité. Moi qui me réjouissais à la vue de petits corps couverts de peinture, qui aimais tant les propositions de peindre « à la manière de » (Picasso, Monet, Klimt, etc.), qui prônais volontiers l’expérimentation de nouveaux outils, voilà que je ne suis plus si sûre. Il y a dans le Jeu de peindre une rigueur qui me séduit, un protocole qui me semble avoir du sens, parce qu’il invite celui qui s’y plie avec naturel au calme, à la concentration, voire à une certaine sérénité ; à une présence – à soi et à l’autre – qui m’apparaît bénéfique. De là à dire que les activités artistiques qui manquent de cadre portent préjudice à l’expression de l’enfant, je ne sais pas… mais je n’en suis plus si loin.

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Loin de moi l’idée de vouloir reproduire les conditions du Jeu de peindre chez moi (ce serait passer à côté de son essence) ni même de le pratiquer avec mon fils à Bruxelles : j’aime encore trop mettre les mains dans la peinture et je ne me sens pas d’engouement particulier pour le Closlieu. J’ai retrouvé plusieurs dizaines de bons pinceaux dans les affaires qui nous restent de mes grands-parents : de grande taille, ils invitent à se tenir à distance du papier, prolongeant le geste de la main. Pas question de les écraser sur la feuille, leurs poils sont fragiles et méritent d’être traités avec soin. À chaque pot de couleur, désormais, ses pinceaux, et pour les mélanges, il y a la palette ; la séance de peinture ne se termine plus lorsque la totalité du matériel a tourné au marron. J’ai également trouvé un chevalet et lui aussi joue son rôle de cadre, petit pan de mur mobile qui donne une dimension verticale au travail. J’imagine que mes grands-parents seraient heureux de savoir leurs outils sortis de la cave où ils attendaient sagement et employés avec autant d’application. J’ai toujours aimé disposer d’un matériel de dessin de qualité (petite, ô combien j’aimais ma grande boîte de crayons de couleur) et je sens mon fils toujours aussi sensible à un aménagement soigné de l’espace ; cela me motive. Bien sûr, notre coin n’a rien à voir avec Stern, mais un petit rouage dans la réflexion a indubitablement bougé et cela commence à se voir de l’extérieur.

Quelques pinceaux, un vieux chevalet : il suffit souvent de peu pour que les choses prennent une nouvelle dimension.

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Désolée si ma réflexion ne t’apparaît pas clairement, c’est qu’elle n’en est qu’à ses balbutiements.

À défaut, j’espère que notre coin peinture te semblera inspirant ou que je t’aurais peut-être fait découvrir cette étrange pratique qu’est le Jeu de peindre d’Arno Stern.

Dans l’espace propice de la feuille, la main inscrit des tracés ; ils n’appartiennent à aucun système esthétique, sémantique, linguistique usuel. Et ce n’est pas la main d’un être d’élection. Nul don ne dicte ces signes, mais un besoin de formulation en instance en chacun. Stimulée, cette formulation libère des enregistrements enfouis dans la mémoire de l’organisme. Signes insolites, formulation inéprouvée, mémoire ignorée…

Arno Stern, « Expression, langage du corps », 1983.

Premiers jeux de société : nos jeux préférés à partir de deux ans

Le papa des enfants et moi-même adorons les jeux de société. Pas question, toutefois, de jouer en tête-à-tête car nous nous révélons très mauvais perdants lorsque nous jouons l’un contre l’autre (à plusieurs ou avec d’autres personnes, aucun problème, mais lui contre moi, aïe aïe aïe). Depuis plusieurs mois, nous nous réjouissons de pouvoir jouer avec Django. Une activité qui était plus que bienvenue à la fin de ma grossesse et les jours qui suivirent la naissance de June, lorsque je me déplaçais difficilement (en tout cas, construire des tours de Kapla allongée au sol, ce n’était plus de mon ressort). Voici une petite sélection des jeux de société qui nous ont le plus plu, à jouer à partir de deux ans :

Mosquito

mosquitoParmi tous les fabuleux jeux de Djeco pour les plus petits, notre préféré est incontestablement Mosquito ! Mon homme l’a ramené un soir à la maison et depuis nous faisons régulièrement une partie après le souper. Pour les connaisseurs, ce jeu peut être comparé à une version simplifiée de Jungle Speed : lorsqu’on retourne la même carte qu’un autre joueur, il faut effectuer une action (taper le moustique, attraper la pomme ou poser l’abeille sur la fleur) le plus rapidement possible pour remporter le point. Ce jeu est conseillé à partir de cinq ans, mais il peut tout à fait se jouer beaucoup plus tôt : il suffit de laisser l’enfant découvrir sa carte avant les adultes, afin qu’il gagne un peu en vitesse. Et quand bien même on laisse un peu gagner les plus petits, les adultes doivent encore essayer de se prendre de vitesse entre eux, ce qui rend la partie amusante pour tous : aaaah les rires de bonheur des enfants lorsque maman écrabouille la main de papa en essayant de taper le moustique ! Si vous jouez avec un enfant très jeune, commencez simplement à l’initier au concept de « règles du jeu » avec un jeu plus simple avant de passer à celui-ci. Seul bémol : les figurines sont amusantes, mais l’odeur de plastique est tenace.

Le petit verger

petitvergerNous avons loué à la ludothèque toutes les variantes du célèbre jeu du Le verger de Haba, et cette version est incontestablement notre préférée : plus subtile que la version originale, Le petit verger fait appel à la mémoire de l’enfant (et pas seulement à la reconnaissance des couleurs, comme c’est le cas du jeu de plateau original). Il est également moins cher que son grand frère. Le plateau est très bien pensé et les cartes et le reste du matériel sont solides et joliment dessinés. Ce jeu coopératif met tout le monde de bonne humeur, surtout mon fils qui prend un malin plaisir à faire gagner le corbeau. Je te déconseille par contre la version pour les plus jeunes, Mon premier verger (2+), qui, tout en restant très esthétique, se révèle vite beaucoup trop facile et peu intéressante. Note que contrairement à Mosquito et aux Trois petits cochons qui se joueront très longtemps, Le petit verger est spécialement destiné aux plus petits et aura une durée de vie moins longue.

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Pssst, voici une photo de la version originale du Verger, mais je te conseille vraiment son petit frère.

Les trois Petits Cochons

troispetitscochonsC’est ma maman qui a acheté ce jeu pour jouer avec Django et je le trouve si malin que, lorsqu’il a croisé ma route sur une brocante, je n’ai pas résisté à acheter un exemplaire pour la maison. Smart Games édite quelques jeux originaux et intelligents et Les trois Petits Cochons ne fait pas exception : en invitant le joueur a disposer les maisons des petits cochons sur le plateau pour les dévoiler (de jour) ou les cacher (de nuit), ce jeu fait appel à la logique et à l’intelligence spatiale. Il convient aussi bien aux jeunes enfants qu’aux adultes (et il n’est pas dit que ce sont ces derniers qui iront le plus vite, une fois l’enfant initié au principe du jeu). En bonus, on découvre le conte des Trois petits cochons et on se débarrasse une bonne fois pour toutes du loup en le cachant sous le tapis du salon.

Naturspiel

naturspielUn jeu conseillé à partir de deux ans mais qui devrait durer dans le temps puisqu’il peut se jouer de différentes manières (idéal pour les fratries). Les plus petits cherchent sur le plateau les animaux qu’Annabelle la coccinelle rencontre pendant son voyage, tandis que les plus grands doivent d’abord les reconnaître à l’aide d’énigmes. Personnellement, j’aime ce jeu pour son plateau absolument magnifique, qui regorge de détails à découvrir et à commenter longuement. La coccinelle est en fait une loupe que l’on peut promener sur le dessin pour en découvrir toutes les subtilités. Le plateau et les différents animaux s’assemblent comme un puzzle, ce qui est également un excellent exercice pour les petites mains.

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Note bien que dès que tu auras un peu initié ton enfant aux jeux de société, tu ne pourrais plus vraiment te fier aux âges conseillés sur les boîtes : un enfant qui joue souvent maîtrise vite le concept des règles et progresse rapidement par rapport aux compétences logiques, spatiales et de mémorisation que mobilisent beaucoup de jeux de société. Pour ne pas te tromper, trouve un magasin spécialisé dans les jeux de société où les vendeurs sont généralement d’excellent conseil ou rends-toi dans une ludothèque. Certains jeux n’ont qu’une durée de vie extrêmement limitée (une fois que l’enfant a compris le principe, le jeu se révèle trop facile ou il n’est plus intéressant d’y rejouer) : la location aura en plus l’avantage de ne pas trop encombrer ton chez-toi.

J’attends tes conseils : quels sont tes jeux de société préférés pour les plus petits ?

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L’effet Montessori (3)

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« Je te prépare ton cadeau d’anniversaire, maman. » Quelques jours en avance, j’ai ainsi reçu une barrière décorée de pinces à linge ! Il faut dire que je l’ai sans doute bien cherché, hihi…


Je suis bien moins présente sur le blog et par courriel en ce moment, j’en suis désolée : je redécouvre la vie avec mon bébé, je consacre un maximum de temps à mon grand avant sa première rentrée et je profite de mon homme et de mes amis. En attendant un retour moins timide, tu peux me suivre sur Instagram si le cœur t’en dit. J’espère que tu passes un merveilleux été !

Acquisition de la continence (2/2) : j’ai oublié de te dire…

L’année dernière, je publiai un article sur l’acquisition de la continence et ma décision de ne RIEN FAIRE en la matière, c’est-à-dire de n’opter pour aucune méthode d’ « apprentissage de la propreté » mais d’attendre… tout simplement attendre. Je promettais dans cet article de te faire part du résultat quelques mois plus tard. Je ne l’ai pas fait, parce qu’il y a en fait très peu de choses à dire, mais je vais tout de même rapidement écrire quelques lignes car je suis régulièrement questionnée sur l’efficacité de cette « non-méthode ».

Début janvier dernier, peu avant ses deux ans et demi, Django a dit un matin qu’il ne voulait pas mettre de couche. J’ai accepté, bien évidemment, en lui rappelant qu’il lui faudrait alors faire pipi sur l’un des pots de la maison (bien en évidence depuis quelques mois). Je m’attendais à éponger plusieurs accidents avant qu’il ne demande une couche (ce qui se passait d’habitude lorsque je lui proposais de passer la journée cul nu, plus par confort et par souci qu’il découvre son intimité que dans le but de le rendre propre), mais mon fils a utilisé son pot sans accident toute la journée. Pareil les jours suivants. Pour la nuit, je lui ai posé la question : il a opté pour une couche pendant encore une semaine ; celle-ci se révélant sèche le matin, je lui ai proposé de ne pas la mettre la nuit suivante et cela a fonctionné. Bien entendu, il y a eu quelques accidents, surtout deux ou trois mois plus tard (sans doute parce que lui comme moi y pensions moins et nous laissions trop absorber dans nos activités). Aujourd’hui encore, il y a quelques oublis, notamment avec l’arrivée de sa petite sœur, mais rien de catastrophique (en moyenne, un pipi raté par semaine). Quand ça arrive, je ne fais pas de commentaire et nous nettoyons ensemble. Par contre, j’impose le passage aux toilettes (pour lui comme pour moi, uh uh) dès que nous quittons la maison ou avant la sieste.

Voilà voilà. Continences diurne et nocturne acquises en une semaine, donc, à la demande de l’enfant. Pas de pot imposé toutes les vingt minutes en espérant qu’un jour quelque chose « tombe » dedans, pas de petites fesses toutes nues qui courent dans le jardin, pas de culottes d’apprentissage, etc. Presque trop facile.

Je reconnais toutefois que nous n’étions pas encore soumis à l’échéance de la première rentrée à l’école (c’est pour septembre…) et que Django est gardé par ses grand-parents, ce qui constitue évidemment un cadre idéal, dans le sens où il n’a subi ni pression ni humiliation à ce sujet. Malheureusement, on n’a pas toujours le loisir d’attendre, le « déclic » de la continence se produisant vraisemblablement entre 1,5 et 4,5 ans selon les enfants.

Et puisque je ne vais quand même pas illustrer cet article d’une photo de mes toilettes ou de mon fils en train de faire pipi, et parce que, pour paraphraser la citation de Dolto que je reprenais dans l’article précédent, « il y a tellement d’autre chose à faire que de parler de pot de chambre »…

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N’hésite pas à partager ci-dessous ton expérience.

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Les naissances de Django et de June : de l’accouchement à l’hôpital à l’accouchement assisté à domicile

Autant l’annoncer tout de suite : cet article est l’un des plus intimes et des plus personnels que j’ai écrits sur ce blog. Il ne s’agit absolument pas d’un plaidoyer pour l’accouchement assisté à domicile (AAD) ou d’un billet militant contre la péridurale ou toutes autres formes de médication. Ce n’est pas non plus une synthèse informative, comme j’aime souvent en écrire. Je dévoile ici un petit morceau de mon histoire (enfin, plutôt une longue tartine car, tu me connais, je suis incapable de faire court) ; je ne prétends rien faire d’autre. Ce faisant, je m’adresse à toutes mes lectrices (mes lecteurs ?), et plus particulièrement à toutes celles qui m’ont demandé de faire ce récit, qu’elles aient elles-mêmes vécu un AAD ou qu’elles soient aussi ignorantes sur ce sujet que je l’étais lors de ma première grossesse. Si cette lecture suscite chez ces dernières des questions d’ordre pragmatique, je serai heureuse d’y répondre en commentaire ou dans un article plus théorique.

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June

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Après une nuit d’orage, notre bébé lune est arrivée à la maison vers 13h, en même temps que le soleil.

Merci à tous pour vos gentils messages !
Je ne peux répondre à tous individuellement, mais chacun d’eux m’a vraiment touchée.

À bientôt !

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L’intelligence de la main

J’aime l’importance que Maria Montessori accorde à la main et à ce que la pédagogue appelle le « mouvement intellectuel » de l’enfant. Montessori fait de la main et du langage les principaux outils de l’intelligence de l’être humain : ce sont les deux voies par lesquelles nous entrons en contact avec le monde qui nous entoure et parvenons à transformer celui-ci.

L’organe moteur qui caractérise l’homme, c’est la main, au service de l’intelligence, pour la réalisation du travail.

[…]

La main est cet organe dont la structure fine et compliquée permet à l’intelligence de se manifester, à l’homme, de prendre possession de l’ambiance, de la transformer et, guidée par l’intelligence, d’accomplir sa mission dans le cadre de l’univers.

Il serait donc logique, pour juger du développement psychique de l’enfant, de considérer, dès son apparition, l’expression de son « mouvement intellectuel » : c’est-à-dire le langage et l’activité de sa main qui aspire au travail.

Maria Montessori, L’enfant, , trad. de l’italien par G. Bernard, Paris, Desclée de Brouwer, 1936.

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Ni néonat’ ni maternité traditionnelles : le « M-star » ou le travail de sage-femmes pas comme les autres

En novembre dernier, j’ai eu la chance de rencontrer Élodie, sage-femme et ancienne chef de service de l’unité M-star du CHU Saint-Pierre. Élodie est Française, elle vient de Marseille et cela fait maintenant 10 ans qu’elle travaille comme sage-femme en Belgique. Elle est aussi l’heureuse maman de deux enfants de 8 et 1 ans.

En 2008, l’hôpital Saint-Pierre a fait un pari : réunir auprès de leurs mamans au sein de la maternité (« M ») les nourrissons nés prématurément qui n’ont pas ou plus besoin de l’assistance des soins intensifs de la néonatalogie (les bébés « n* »). C’est ainsi qu’a été créée l’unité M-star qu’Élodie a dirigé jusque février dernier (l’équivalent de ce qu’on appelle les « unités kangourou » en France).

C’est pour me faire part de la spécificité de son travail de sage-femme qu’Élodie m’a proposé de me faire visiter son service : inutile de te dire que j’ai sauté sur cette occasion en or de 1) mieux comprendre le travail des sages-femmes, d’une part, et 2) de mettre en valeur une initiative qui vise à redonner confiance aux mamans dans leurs capacités à s’occuper de leurs bébés.

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Mon gros ventre tout rond s’habille de « 9 bulles »

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Paradoxalement, c’est à l’heure où tout le monde me dit : « C’est pour bientôt, alors ? Tu dois vraiment en avoir marre ! » que je peux enfin répondre sereinement que non, en fait, je me sens plutôt bien dans mon corps tout gonflé de rétention d’eau, à attendre mon bébé qui semble chaque jour prendre plus ses aises dans mon ventre devenu énorme. Les premiers mois de cette grossesse n’auront été que maladie, appréhension et fatigue, les suivants m’ont apporté stress et douleur et c’est finalement tout au bout du chemin que je parviens à en profiter. Évidemment, l’arrêt du travail et le soleil sont pour beaucoup dans ce changement de perspective.

Du coup, j’ai envie de me trouver jolie dans la glace, malgré les kilos qui alourdissent chacune des courbes de mon corps.

Autant je m’accommode très bien d’une poignée de robes taille empire, d’un ou deux jeans de grossesse et de quelques tuniques larges durant l’essentiel de ma grossesse, autant je ressens – cette fois-ci comme la précédente – un énorme besoin de changement dans ma garde-robe à l’approche de la dernière ligne droite. Cela peut paraître dérisoire… Pourtant, il me semble que c’est une manière de se préparer à une nouvelle transition, comme d’autres font intensément le ménage ou trient à répétition la layette. J’ai envie de me faire belle, de porter des vêtements colorés, de ressortir mon maquillage. Le mois dernier, j’ai eu la chance que mon amie Estelle me prête de jolis vêtements et j’ai trouvé sur « 9 bulles » une robe toute douce et bien pratique, qui m’accompagnera pour cette fin de grossesse et mon allaitement. En me voyant la porter, ma maman a parfaitement résumé mon état d’esprit : « Ça fait du bien de porter des vêtements adaptés quand la fin approche, non ? » Elle-même, lorsqu’elle m’attendait il y a une trentaine d’années, n’avait droit qu’à des salopettes et à des robes ultra-larges destinées à en montrer le moins possible sur « sa condition ». Mmmmh… ce n’est qu’une petite avancée pour le féminisme, mais moi, je suis drôlement contente de pouvoir porter quelque chose de confortable et qui met en valeur mon gros ventre tout rond.

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