Aujourd’hui était une si belle journée

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J’ai envie de te parler de cette deuxième grossesse si différente de la première. J’ai sur le feu plein d’articles qui parlent de plateaux montessoriens lancés à partir d’une des boxes de No Milk Today, de ma peur d’envoyer Django à l’école l’année prochaine, des mille projets professionnels qui se bousculent dans ma tête sans que je n’arrive vraiment à savoir quelle est ma voie, du film « Demain » qui m’a tellement touchée parce qu’il dit tout ce que je n’arrête pas de me répéter tous les jours mais avec plus de lumière, de toutes les petites merveilles textiles dont je rêve pour ce bébé à venir…

Pourtant, ce soir je ne ferai rien de tout ça.

Les journées sont très belles en ce moment. Même si je me sens épuisée, je savoure pleinement tout l’amour dont je suis entourée et ce temps de relative pause que je m’offre professionnellement (mon corps, de toute façon, ne me laisse pas trop le choix).

IMG_6790Aujourd’hui, Django et moi sommes allés jusque chez Baboes en vélo. Nous avons déjeuné sur la terrasse. Nous sommes passés maîtres dans l’art du retirage express de bretelles de salopette pour éviter tout accident à mon bébé qui s’est décidé à être continent au début de l’année nouvelle. Nous avons fait de la « peinture sur table » et joué longuement à cache-cache. Nous avons cuisiné des scones que nous avons dévoré avec de la confiture de framboises. Nous avons pris un bain (après la peinture et la confiture, c’était une étape obligée). Nous avons attendu son papa pour qu’il construise des châteaux de Playmags qui ne survivent que le temps d’être mis par terre.

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Les arts plastiques selon l’approche Reggio, ou l’art de ne pas faire du « bricolage »

invitation-to-play-aquarelleSouvent, je parle sur ce blog de pédagogie Montessori, essentiellement parce qu’il s’agit de la pédagogie active qui a été, à mon sens, la plus clairement et la plus pratiquement théorisée, et qu’il est donc relativement aisé de la comprendre et de se l’approprier. Il me semble d’ailleurs qu’on ne peut pas vraiment cheminer en pédagogie active sans avoir lu L’esprit absorbant de l’enfant et L’enfant (dans lesquels je te conseille encore une fois de te plonger : ces ouvrages sont vulgarisés et donc faciles à lire, et généralement aisément accessibles puisque disponibles dans la plupart des bibliothèques).

Toutefois, l’approche qui me parle le plus, celle que j’aime à la folie bien que ses contours soient plus flous et donc un peu plus difficiles d’accès, c’est l’approche Reggio (pour comprendre de quoi il s’agit, rendez-vous par exemple chez An Every Day Story – en anglais – ou chez Merci Montessori). Là où Montessori développe peu de choses à propos des arts plastiques, ceux-ci s’invitent au quotidien dans l’approche Reggio. Pas parce que le but est de faire faire de « l’art » aux enfants, mais tout simplement parce que…

chaque apprentissage est envisagé en tant qu’exploration menée par l’enfant et en tant que connexion d’une discipline à toutes les autres ; dès lors dessiner, découper, modeler, coller, peindre… deviennent des modes d’appréhension et d’expression du monde.

En vertu de quoi, construire une proposition Reggio, c’est échapper à la tentation de faire faire à l’enfant du « bricolage ». Et ça, ça me plaît énormément !

 invitation-to-play-la-couleurInvitation autour des couleurs

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Trois vestes en laine pour bébé sur le banc d’essai

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Très chaude et pourtant souple et légère, la veste en laine remplace avantageusement la traditionnelle « doudoune » auprès des plus petits, qui restent ainsi beaucoup plus libres de leurs mouvements (ce qui est évidemment particulièrement important à l’âge où l’on s’entraîne à marcher, sauter, courir, escalader, etc.).Zoom sur le blouson Cosilana, la veste Iobio et le manteau Disana !

EDIT octobre 2017 : l’hiver dernier, mon fils a passé énormément de temps dehors lors des matinées hebdomadaires en forêt avec son école ; les vestes en laine que nous possédions se sont révélées clairement insuffisantes pour le tenir en chaud durant plusieurs heures, parce qu’aucune d’elles n’est perméable au vent (ce qui, en Belgique, est absolument indispensable) ! Pour cet hiver, j’ai choisi de me fier à la « méthode des trois couches » décrite sur le blog de la boutique Mini-Scandinave, c’est-à-dire d’habiller mes enfants d’une ou plusieurs couches de laine (selon le froid), recouverte(s) d’un manteau fin imperméable et coupe-vent (j’ai choisi celui-ci pour June et celui-ci pour Django). J’attends que les grands froids se pointent pour tester cette méthode dans des conditions hivernales, mais elle semble déjà largement faire ses preuves pour les trajets du matin en vélo. A suivre, donc.

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Baboes Schaerbeek : quand l’espace devient acteur d’apprentissage

baboes-learning-space-07Plus encore que dans d’autres pédagogies dites « actives » (mais c’est très prégnant dans celles-ci aussi et c’est sans doute pourquoi toutes ces approches me passionnent tant), l’approche Reggio considère que l’espace est un acteur à part entière de l’apprentissage de l’enfant.

Baboes-Schaerbeek l’a bien compris ! Ce lieu de rencontre, qui accueille gratuitement les enfants de 0 à 4 ans accompagnés d’un adulte, s’est installé dans les incroyables locaux de Arts Basics for Children. Depuis que Django et moi avons découvert l’endroit grâce à cet article de Bruxelles-les-Oies (blog dont je ne peux que te recommander chaudement la lecture, si tu es Bruxellois – de cœur ou d’un jour), nous en sommes tombés amoureux et nous y retournons le plus souvent possible. C’est bien simple, tout me plaît chez Baboes-Schaerbeek : le concept et sa gratuité (si tu veux en savoir plus, rendez-vous sur Bruxelles-les-Oies, donc), la véritable convivialité qui en découle, la bienveillance des accueillantes et, surtout, la beauté et l’intelligence de tout le mobilier. D’ailleurs, c’est pour ça que je t’en parle, car si la distance géographique t’empêche d’y mettre un jour les pieds, j’ai pensé que l’aménagement de l’endroit pourrait t’intéresser. Pour moi, il est une incroyable source d’inspiration.

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Merci !

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2016, déjà.

Du fond du cœur, merci pour tes messages : ils m’apportent souvent la tendresse et les encouragements dont j’ai besoin !

Merci de t’être réjoui avec moi de l’arrivée prochaine d’un nouveau membre dans notre famille ! Très absorbé par mon travail ces derniers mois, toujours plein d’appréhension au début d’une grossesse, mon cerveau s’était arrangé pour mettre entre parenthèses ce petit invité, quelques centimètres sous mon nombril. Grâce à la joie de ma famille et de mes amis à l’annonce de cette bonne nouvelle de fin d’année et grâce à tes félicitations et aux témoignages plus intimes que tu m’envoies, je m’autorise peu à peu à me réjouir pleinement de ce bébé et à me préparer à l’accueillir.

Merci pour ta présence au quotidien, pour les petites tranches de vie que tu partages avec moi, pour tes coups de blues comme pour tes grandes joies, pour toutes les trouvailles que tu m’envoies, pour tes conseils de lecture, pour tes coups de cœur et tes questions.

MERCI !

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L’effet Montessori (2)

effetmontessori04– Un an –
effetmontessori02– Deux ans –
effetmontessori01– Deux ans pas encore tout à fait et demi –

Non, je ne suis pas une inconditionnelle de la pédagogie Montessori. Je t’expliquerais d’ailleurs peut-être un jour pourquoi, si ça t’intéresse. Mais il y a, dans les ouvrages de Maria Montessori, des propositions si simples et intelligentes qu’elles s’imposent rapidement comme des évidences et qui pourtant, pour nos esprits élevés dans l’aire du plastique et de la surconsommation, peuvent tout d’abord faire l’effet d’une véritable révélation. L’idée de ne proposer que de la vaisselle en matériaux naturels à l’enfant depuis sa naissance (verre, céramique, bois, etc.) fut pour moi de cet ordre ! J’ai eu la grande chance de faire cette « découverte » au moment où je cherchais la vaisselle la plus clean possible pour mettre sur la liste de naissance de Django… Exit, au dernier moment, les jolies assiettes Biobu et autres sets en plastique garantis sans BPA. Nous nous sommes simplement équipés de couverts, de verres et de carafes de taille réduite, adaptés aux petites mains de bébé, souvent chinés dans les tiroirs de cuisine des copains ou des grands-mères. Allaité jusqu’à 16 mois, Django n’a vraiment commencé à boire de l’eau que l’été de son premier anniversaire, mais il mange dans une assiette « qui casse » depuis les premiers temps de la diversification alimentaire. Cela fait désormais plus d’un an qu’il boit seul dans un verre en verre, quelques mois qu’il adooooore se servir lui-même avec une carafe (même si le versé est encore loin d’être parfait… mais ce n’est pas vraiment mon objectif – pas une inconditionnelle de Montessori te disais-je, huhu). A 28 mois, il est tout à fait capable d’aider à mettre la table, de se servir (quand il veut bien manger seul) de petits couverts. S’il ne manipule pas encore très bien le couteau, il a tout à fait compris le danger de celui-ci. À lire d’autres blogs montessoriens, tu découvriras vite que mon fils ne fait pas exception (et qu’il existe même des enfants beaucoup plus « précoces » en la matière).

Ces gestes, qui sont pour lui naturels, provoquent souvent de la réticence hors du cercle familial. Spontanément, on s’empresse de retirer les objets qui cassent des mains d’un enfant plutôt que de lui rappeler, simplement, que ceux-ci sont fragiles. On s’écrie : « Attention, tu vas le casser ! » (ce qui est, assurément, la meilleure manière pour que l’enfant le casse, effectivement). On ne propose pas à un enfant de deux ans d’aider à mettre la table, de passer un chiffon pour les poussières ou d’essuyer l’eau qu’il a renversé. Il suffit pourtant d’observer le plaisir et la concentration d’un tout-petit lorsqu’il effectue ces tâches pour se convaincre de leur intérêt.

Et je peux t’assurer que Django a cassé beaucoup moins de vaisselle ces deux dernières années que moi, dont la maladresse quasi-légendaire arrache des soupirs moqueurs à mon homme ! Et puis franchement, quel gain de temps, de place et d’argent…

Les solutions les plus simples…

À défaut d’être une « bonne résolution », voilà du moins mon leitmotiv pour 2016.

Que l’année nouvelle te soit douce et belle !

Ritualiser le temps : préparer Noël

La pédagogie Steiner-Waldorf accorde beaucoup d’importance à la ritualisation du temps (et de l’espace). L’année est rythmée par différents temps de célébration et de fêtes, au fil des saisons. C’est une chose à laquelle je suis particulièrement sensible, car je trouve que c’est à la fois une bonne manière

  • de renouer avec une temporalité plus « naturelle » (opposée au mode frénétique que nous imposent nos sociétés contemporaines)
  • et de permettre au petit-enfant, notamment s’il ne maîtrise pas encore le décompte des heures et des jours, de s’approprier le passage du temps en construisant des repères temporels qui l’accompagneront toute sa vie.

La période de Noël est particulièrement propice à cette ritualisation. C’est d’ailleurs le rôle de l’Avent que de nous y préparer. Il n’est pas nécessaire, à mon sens, d’être croyant pour investir ce temps de préparation.

À défaut d’avoir célébré l’Avent, on peut profiter des vacances scolaires pour préparer en famille les fêtes de fin d’année et célébrer le solstice d’hiver (qui a lieu le 21 décembre, c’est-à-dire aujourd’hui).

Personnellement, j’ai hâte de consacrer plus de temps et d’énergie à la préparation de ce type de rituels : préparer une table des saisons, raconter des histoires et proposer quelques activités autour des moments clefs de l’année, etc. Pour le moment, je tâtonne et propose timidement quelques petites choses en fonction de mes disponibilités et de ce qui est reçu positivement par mon petit garçon de deux ans pas encore et demi.

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