De la laine cardée pour la table des saisons : le roi hiver

Django est dans une école Steiner-Walford, dont l’une des particularités est d’impliquer les parents dans la vie de l’école. Parmi mes diverses tâches, je participe à l’atelier hebdomadaire des parents, où nous fabriquons les jouets destinés aux jardins d’enfants ou, quand nous parvenons à être particulièrement productifs, à être vendus au marché de Noël au bénéfice du fond de solidarité de l’école. Depuis septembre, nous confectionnons de petits personnages en laine cardée destinés aux tables des saisons présentes dans chacune des classes. Comme son nom l’indique, la table des saisons évolue au fil du temps qui passe, saluant le passage des saisons, les différentes fêtes qui ponctuent l’année, et accueillant les trésors de la nature que les enfants récoltent durant leurs balades. C’est ainsi que les Rois mages s’apprêtent à quitter la table qui les a accueillis début janvier au profit du Roi hiver…

Pourquoi la laine cardée ?

Si je prends la peine d’écrire un article à propos de cette petite création, c’est parce que je trouve que le piquetage de laine cardée est une merveilleuse technique pour ceux qui souhaitent faire quelque chose de leurs mains pour leurs enfants, mais n’ont que peu de temps à investir dans cette activité. Contrairement à la couture, au tricot ou au travail du bois, le piquetage de laine cardée permet d’arriver rapidement à un résultat satisfaisant et ne nécessite qu’un investissement minimal en outillage (et ne prend pas beaucoup de place à ranger). De plus, c’est une technique qui donne vie à des styles de créations très diversifiés : pour le moment, j’aime faire de gros bonhommes comme celui-ci avec peu de détails et un rendu de laine assez brut (il faut dire que j’ai enchaîné Saint-Nicolas, les Rois mages et puis le Roi hiver… vivement faire quelques oiseaux pour le printemps), mais il est tout à fait possible de réaliser des choses beaucoup plus fines et détaillées.

Continuer la lecture de « De la laine cardée pour la table des saisons : le roi hiver »

En v(o)eux-tu en voilà

2017 fut une année émotionnellement chahutée.

Je ne sais pas si j’ose croire à ces vagues d’énergie cosmiques qui nous toucheraient chacun à leur façon, ou si nos individualités ont simplement réagi avec force ces derniers mois aux bouleversements qui secouent notre époque et qui confèrent un certain sentiment d’urgence à vivre et à s’accomplir. Tu l’as ressenti, toi, cette secousse ?

Autour de moi, des tempêtes décisionnelles ont été prises et beaucoup de naufrages ont eu lieu, que je n’avais pas vus venir. La plupart, malgré la peine qu’elles ont causée, ont pris le large au profit d’horizons clairs et colorés.

De nouvelles mères sont également nées, qui ont bâti les plus douces des tanières avec les débris laissés par le tsunami ayant emporté leur ancienne vie.

Toutes ces femmes de mon entourage proche m’ont époustouflée de leur courage, de leur énergie, de leur résistance. Lorsqu’elles m’ont laissée tendre la main pour boucher un petit trou d’une coque qui prenait l’eau, c’est qu’elles étaient déjà occupées à tisser des voiles plus puissantes et plus éclatantes que jamais. Et si leur voyage n’est pas fini, il est incontestable qu’elles puisent en elles les vents favorables pour barrer efficacement leur navire.

Cette année, j’ai eu la chance d’être épargnée par la vague. J’ai ralenti au cœur de la frénésie, je me suis laissée submerger sans boire la tasse. Je n’en avais pas vraiment pris conscience avant de jeter ce timide regard en arrière et, à dire vrai, je ne nous souhaite rien d’autre pour l’année à venir.

Je regarde mes amies, mes sœurs, et je ne trouve pas grand chose à faire si ce n’est partager un bout de radeau et les admirer en me demandant si j’aurais leur force quand soufflera vers moi la tempête.

En pensant à elles, ainsi qu’à mes enfants qui me rendent si fières, je me sens plus humaniste que jamais, plus féministe que jamais, plus écologiste que jamais. J’ai hâte d’encore m’interroger et me remettre en question pour investir un monde un peu plus juste, un peu plus beau, un peu plus durable, dans l’espoir (fou ?) qu’il n’est pas tout à fait trop tard pour notre planète et que nous allons trouver un moyen d’accueillir les grands changements qui s’annoncent.

Et ce blog sera à l’image de ce cheminement-là, avec ses envolées lyriques, ses déceptions, ses moments de retrait, ses enthousiasmes insensés pour un petit morceau de bois ou de tissu, ses erreurs, ses manquements, sa pudeur et sa franchise ; avec des photos et des articles que je tacherais de rendre aussi poétiques que possible, même si la lumière n’est pas toujours avec moi et en m’efforçant de ne pas souscrire à la dictature du « like » et de l’image vernie et polie (merci Emma). Et sans jamais chercher à te faire acheter une étoile ou un stock de papier de toilette humide (véridiques). Pour les vêtements, par contre, je ne promets rien (mais tu sais le grand bien que je pense du seconde main).

Merci à toi de me lire, de revenir, de commenter, de corriger, de partager.

S’il devait t’arriver de te sentir un peu trop seul.e sur ta barque, sache que cet espace est certes virtuel, mais qu’il accueille aussi bien les perles que l’écume et le limon. Souvent y résonnent des chants de sirène capables de se mettre au diapason de la voix d’autrui. Sens-toi libre d’y apporter ta pierre.

C’est sur ce clin d’œil que je me permets de te souhaiter une belle, tendre et merveilleuse année 2018 !

Aux mères-veilleuses, malgré la douleur, malgré la peine

31 août, veille de rentrée scolaire. J’ai étiqueté l’ensemble des affaires des enfants ; je vérifie une dernière fois les listes respectives ; je fais deux tas. J’embarque les affaires de Django dans la charrette que j’accroche à l’arrière du vélo pour transporter les enfants. J’ajoute du jus de fruits et un gâteau confectionné la veille. Nous nous sommes levés tôt  June s’est levée (beaucoup trop) tôt. J’ai aidé les enfants à s’habiller, j’ai préparé le petit déjeuner. Comme tous les matins. Je me dis que je n’ai pas prévu pour eux de « tenues de rentrée ». Tout le monde est souriant aujourd’hui. Il fait beau. Je beurre une tartine et je me souviens que j’ai oublié d’ajouter des sacs pour le linge sale dans les affaires que June emportera à la crèche. Elle commence son « acclimatation » (oh le barbarisme…) dans quatre jours. Les enfants sont heureux de mettre leur casque et de s’installer dans la charrette qui a rendu possible toutes nos aventures de l’été. Je m’installe sur le vélo. La jardinière de Django nous a invité à un brunch de retrouvailles à l’école, et je lui suis reconnaissante d’avoir organisé cette activité qui permettra à tous d’apaiser l’effervescence de la rentrée et d’éviter des embrassades trop déchirantes le lendemain matin. Les enfants sont ravis de jouer dehors et il faut voir avec quel naturel ils s’installent aux tables que nous avons disposées dans la cour pour manger, se passant des muffins aux myrtilles ou réclamant plus de jus de pomme ; on n’a pas l’impression que deux mois viennent de passer. Le week-end dernier, nous avons terminé les divers travaux de couture et d’ébénisterie nécessaires et nous avons tout nettoyé. Les enfants sont curieux de cette nouvelle disposition, qu’ils découvriront véritablement le lendemain. Je n’oublie pas de déposer toutes les affaires de Django. Il m’aide à installer son couchage à l’étage.

Sur la route, un automobiliste klaxonne derrière moi ; je prends peur car j’imagine le pire (la charrette en train de se détacher), je freine de toutes mes forces. J’ai changé les freins (à disque…) la veille, la route est humide : le vélo glisse et se couche sur moi. Je heurte méchamment le bitume.

Continuer la lecture de « Aux mères-veilleuses, malgré la douleur, malgré la peine »

La veste MINI A TURE : être infidèle à la laine pour mieux profiter des bienfaits de la laine

Il y a environ un an, Julie prend contact avec moi pour me présenter sa boutique de vêtements en laine pour enfants, Mini Scandinave, et me demander si une collaboration est envisageable. J’aime beaucoup les marques qu’elle propose sur son site, mais mes enfants ont déjà largement de quoi s’habiller en laine et je ne désire pas multiplier mes boutiques partenaires, parce que je chéris vraiment les contacts humains et la liberté que m’offrent celles avec lesquelles je collabore. Toutefois, Julie a plus d’un tour dans son sac : elle me glisse un mot sur un anorak pour les petits aventuriers qu’elle aimerait promouvoir, me renvoie à son article sur « la méthode des trois couches » dont je t’ai déjà parlé ici à plusieurs reprises et me dit qu’elle me reviendra à la fin de l’été, puisque l’hiver touche désormais à sa fin. Et lorsque Julie me relance il y a quelques mois, je suis tout à fait emballée : mon fils s’est tellement gelé les miches lors des sorties en forêt hebdomadaires de son école que ses grands-parents lui ont acheté une doudoune (synthétique, mais éthique, l’honneur était sauf) en urgence, et l’article de Julie a fait son chemin ; je suis désormais résolue à réserver les vestes en laine bouillie ou polaire aux (rares) jours sans vent ou en sous-couche, et à équiper mes enfants d’une veste imperméable et coupe-vent, idéalement dans une matière respirante (ce que j’expliquais dans la mise à jour de mon article sur les vestes en laine en octobre). Ce fut donc décidé : j’allais tester pour June la veste MINI A TURE de Mini Scandinave !

La veste MINI A TURE

Évidemment, Julie m’écrivait en connaissant son produit, dont elle était convaincue de la qualité. Effectivement, la veste MINI A TURE tient ses promesses : sa matière synthétique la rend légère et souple, contrairement à ce que son aspect bouffant pourrait laisser croire, et protège efficacement ma fille du vent et de la pluie tout en permettant à la transpiration d’être évacuée (ce que ne fait pas le manteau imperméable que j’ai acheté à Django et qui se révèle également plus rigide et plus lourd, en comparaison).

Continuer la lecture de « La veste MINI A TURE : être infidèle à la laine pour mieux profiter des bienfaits de la laine »

Jeux de société : la suite (à partir de quatre ans)

Il y a un peu plus d’un an, je te parlais de nos premiers vrais jeux de société en famille, testés et approuvés durant la troisième année de Django. Désormais, notre petit garçon a quatre ans, et bien que l’essentiel du temps de jeu soit désormais invariablement consacré aux Lego (surtout quand le papa s’en mêle), nous avons eu l’occasion de tester beaucoup d’autres beaux jeux de société. Deux éditeurs, surtout, excellent à faire des jeux généralement très beaux et bien pensés pour les joueurs en herbe : Smart Games qui, même si je ne présenterais aucun de ces jeux dans cette chronique, réussit des casse-tête intelligents et financièrement accessibles qui se jouent longtemps et Haba, leader incontestable du jeu de plateau pour enfants, avec de beaux graphismes, des pièces en bois et des règles – coopératives ou non – la plupart du temps fort bien pensées.

Pas facile de faire son choix parmi l’étendue de ce qui nous est désormais proposé (c’était plus facile lorsque Django avait deux ans : memory ou… memory ?). J’aimerais pouvoir te dire que tu peux te fier à l’âge conseillé par le fabriquant mais rien n’est moins sûr : plus un enfant a l’habitude des jeux de société, moins ces indicateurs d’âge se révéleront fiables. J’indique donc « à partir de quatre ans » dans mon titre, mais en vérité je considère plutôt que l’enfant est plus ou moins passé par les « cases » memory (encore lui…), domino, loto, Batawaf*, Petites chenilles multicolores et incontournable Verger. Autrement dit, qu’il maîtrise les règles de base du jeu de société (identifier l’objectif du jeu, attendre son tour, lancer le dé et interpréter le résultat selon le jeu, avancer sur un plateau…), qu’il connaît bien les couleurs et qu’il est capable de dénombrer jusqu’à 10 au moins, qu’il commence à se montrer combatif et à être sensible à la nécessité de déployer une stratégie pour battre l’adversaire. C’est acquis ? Alors c’est parti !

 

Continuer la lecture de « Jeux de société : la suite (à partir de quatre ans) »

Ce que j’aime vraiment

Avec Ce que j’aime vraiment, Astrid Desbordes et Pauline Martin signent la cinquième des histoires de leur jeune héros Archibald*. Cette fois, le thème est la confiance en soi et, comme toujours, l’album déborde de bienveillance : Archibald a beau s’entraîner beaucoup, il ne parvient pas à améliorer son jeu au tennis ; sa maman l’emmène donc faire une promenade en forêt, suite à laquelle Archibald comprend l’intérêt de découvrir ce qu’il aime vraiment afin de s’y consacrer pleinement ; c’est un soir qu’il ne cherche plus qu’il le découvre…

On ne peut que se réjouir qu’Archibald remplace Tchoupi ou Petit ours brun sur les rayonnages de la bibliothèque familiale. L’histoire est crédible et adaptée aux enfants entre trois et six ans, les dessins sont réalistes et non genrés, le message évite la finale moralisatrice ou simpliste. La poésie des précédents opus est toujours présente également. Cet album plaira tout particulièrement aux parents qui se réclament de la pédagogie Montessori et / ou de la communication non violente. Je regrette simplement qu’il n’ait pas l’humour ravageur de son grand frère – Au lit ! (clique pour découvrir sa chronique) – qui, sous couvert de s’adresser aux enfants, donnait une bonne leçon de vie aux parents (et ça, j’aime beaucoup, évidemment).

 

Continuer la lecture de « Ce que j’aime vraiment »

Le musée du jouet de Bruxelles

C’est le compte Instragram de ma copinaute Sylvie qui m’a donné envie d’aller faire un tour au Musée du jouet de Bruxelles. Nous n’avons pas été déçus : tous les membres de la famille sont ressortis enchantés. Faute de moyens, le Musée prend un peu la poussière ces dernières années, et on voit bien que l’équipe manque de bras pour classer et aménager la multitude de jouets du lieu. C’est bien simple : il y en a partout ! Mais c’est ce qui fait le charme du musée… ça, et son conservateur de toujours, passionné par toutes les pièces rassemblées ici, et qui semble bien avoir légué une bonne partie de ses propres jouets d’enfant à la collection. J’ai trouvé que ce musée reflétait ce que mon pays a de plus charmant : de la bonhomie, une passion pour les choses un peu fragiles ou désuètes, un bric-à-brac invraisemblable et une générosité certaine.

Les enfants se sentent bien aussi en ces murs ; il faut dire qu’ils sont les bienvenus : plein de jeux sont mis à leur disposition, afin qu’ils puissent les manipuler. Il suffit de demander gentiment pour recevoir quelques billes à glisser dans les divers circuits (gardez précieusement la vôtre jusqu’à la sortie : il y a encore un circuit au dernier étage) ou pour voir fonctionner les trains électriques.

Je te laisse poursuivre la visite en images, en te conseillant vivement de pousser la porte du Musée du jouet lors de ta prochaine visite bruxelloise. Attention, le musée est grand : il faut compter entre une et deux heures pour en faire le tour.

Continuer la lecture de « Le musée du jouet de Bruxelles »

« Je porte l’enfant qui est venu à nous »

Ce soir, je fais de la place aux mots de mon amie Lexane, qui a accouché son premier enfant à la maison et m’a donné, en faisant ce choix qui était pour elle une évidence, la confiance que je pourrais un jour le faire à mon tour. Lexane a donné naissance à sa fille, Olive, fruit de l’arbre de vie, en compagnie du papa et de la marraine d’Olive, ainsi que de deux sages-femmes. L’honnêteté et la justesse de ses mots me font venir les larmes aux yeux et me vrillent les entrailles, en même temps qu’ils me donnent à moi aussi envie de me redresser à mesure que je revis en souvenirs notre propre incroyable traversée pour donner la vie, même si elle fut tout à fait différente. J’espère qu’ils trouveront en toi un écho semblable.

Les images qui illustrent ce texte sont des œuvres de Judy Chicago, une artiste choisie par Lexane.


C’est pour aujourd’hui. Une petite phrase qui a traversé ma tête un instant, et un calme certain qui s’est installé en moi. Je vais me coucher avec ce calme. J’aime beaucoup sa présence. Je me sens habitée.
Je me réveille. Un mouvement. Un mouvement qui vient de mon ventre, pas dans mon ventre. Et toujours ce calme. J’aime être réveillée alors que tout le monde dort. J’ai l’impression d’être la reine du monde. J’allume des guirlandes lumineuses. Je m’allonge dans le salon. J’ai besoin d’être sans lui. J’ai besoin d’être avec mon calme qui m’habite. J’ai besoin qu’on prenne de la place. Je n’ai plus besoin de vêtement.
J’ai envie de partager ce calme et de l’agrandir, j’ai envie de partager ma joie sans sourire. J’ai besoin d’un écho. Je l’appelle. Elle. Elle me rejoint immédiatement. Je me recouche. Elle me regarde dormir. Elle sait et ne sait pas trop qu’après ça, la vie ne sera plus jamais pareille.
Des mouvements. Pour eux, c’est incertain. Pour lui comme pour elle. Ils attendent patiemment. Ils se font tout petits. Moi je suis déjà emportée par ce mouvement. Je suis ce mouvement. Je sais.

Continuer la lecture de « « Je porte l’enfant qui est venu à nous » »

En bois ou en carton, mes cuisines à jouer préférées

cuisine-a-jouer

Bientôt les fêtes, les parents se mettent en quête de ce qu’ils vont glisser sous le sapin. La cuisine à jouer est une valeur sûre des jeux d’imitation, elle trouvera sa place dans toutes les maisons. Voici mes préférées, en bois (ou en carton), parmi lesquelles tu choisiras en fonction de tes critères : la plus solide, la plus jolie, la home-made, la plus polyvalente…

Continuer la lecture de « En bois ou en carton, mes cuisines à jouer préférées »

Happy Halloween, ou une première bonne occasion de faire entrer la lumière

halloween-04 halloween-03 halloween-02

Ma maman étant née aux États-Unis, nous avons toujours fêté Halloween. En Belgique, lorsque j’étais enfant, les magasins ne vendaient aucune déco et les voisins étaient étonnés de nous voir arriver attifés en fantômes et sorcières. Ma tante s’était prise au jeu et elle créait de superbes et gigantesques scènes effrayantes devant sa maison.

J’aime toujours autant me déguiser et je suis donc ravie de préparer les décorations de cette fête que beaucoup jugent commerciale avec mon petit garçon, qui aime bien, désormais, jouer à se faire « un tout petit peu peur ». Il faut dire que les semaines (les mois ?) qui suivent le changement d’heure sont pour moi tellement déprimants que j’essaye de ne rater aucune occasion d’y apporter un peu de lumière.

Car, en cette veille de 1er novembre, c’est bien de lumière qu’il s’agit…

Continuer la lecture de « Happy Halloween, ou une première bonne occasion de faire entrer la lumière »