Qu’y avait-il dans la Wonder Box ?

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Petit article plus trivial en ces temps chahutés. Je serai brève, contrairement à mon habitude, car j’essaye de préserver mes ressources d’énergie, au plus bas en ce moment. Mais cela ne m’empêche pas de t’envoyer mes pensées virtuelles les plus colorées !

Tout d’abord, un immense merci pour l’accueil que tu as fait à ces boxes (si tu n’as pas suivi, pour comprendre de quoi il s’agit, clique ici). Ta confiance nous a beaucoup touchées. A l’heure qu’il est, la quasi totalité des boxes doit avoir trouvé la maison de son propriétaire (si ce n’est pas ton cas, cet article, tu l’auras compris, est un SPOILER, referme-le bien vite) ; nous espérons que le contenu de la tienne t’a plu. Merci pour les retours que nous avons déjà reçus et qui sont très positifs. Je note bien, toutefois, que tu préfères les boxes avec davantage de pièces (3 + bonus) que celles avec des pièces plus coûteuses mais moins nombreuses (2 + bonus). Si une deuxième box venait à voir le jour, sois sûr que j’en tiendrai compte.

Merci!
Petit pull marin parfait pour mon petit loup, il le porte depuis ce matin! Le pantalon d’une couleur que je n’aurai pas pris spontanément mais qui lui va trop bien, assorti au pull! La carte il adore (je lui avais fait des dessins de ce type accrochés dans sa chambre). Le lange je ne sais trop quoi en faire, je pense le transformer, un coussin peut être? Et même le carton il joue avec en ce moment.
Encore merci, je suis plus que ravie!

Je suis RAVIE… Hyper beau, tout doux! Je pense que je vais adopter la laine à fond! MERCI 1000 fois

Magnifique box ! <3 Merci

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J’ai peur, oui… mais pas des bombes

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J’avais enfin l’impression d’avoir récupéré un peu d’énergie malgré la grisaille automnale, je pensais avoir réussi à me préserver, à ralentir un peu l’allure, à me reposer et booooom, vendredi soir Paris explose et je me sens abattue. Le week-end a un goût de cendres que même le sourire de mon bébé ne semble pas pouvoir faire passer. Je suis sous le choc et je culpabilise de me laisser à ce point secouer.

J’ai peur. Une peur intense qui me vrille le ventre, causée par mon impuissance. J’ai peur, mais pas des bombes qui – c’est malheureusement presque certain – tomberont encore, mais du manque cruel de perspective des réponses apportées par nos gouvernements pour mener ce combat. Quand la France riposte par une violence aveuglée de colère, la Belgique elle aussi sous le choc reste prostrée par ses querelles gouvernementales internes, chacun se renvoyant la balle pour mieux se laver les mains de sa responsabilité, comme nous savons si bien le faire. Inertie et punition comme seules pistes envisagées à l’horizon, encouragées par le discours puant de médias qui semblent pour la plupart avoir renoncé à diffuser autre chose que du sensationnel et du polémique. Heureusement, oui, heureusement, que je n’ai plus la télé. Je me concentre pour résister à l’envie malsaine de regarder les images des attentats. Je sais qu’elles ne m’apprendront rien et qu’elles statufieront encore un peu plus mon esprit par leur noirceur et leur stérilité.

Non, je n’ai pas peur des bombes par lesquelles je me sens encore (trop) épargnée, mais j’ai peur de vivre dans une société qui ne sait que punir, punir, toujours envisager les problèmes a posteriori, et chercher la sanction la plus adéquate plutôt que d’admettre que le cœur du problème est juste là, sous nos yeux, et que c’est la société dans laquelle nous vivons qui en est responsable. Que tant que nous n’entreprendrons pas une véritable et profonde réforme de notre enseignement et des structures qui nous permettent de vivre en communauté (l’école, l’entreprise, la justice, etc.) pour déconstruire les discours – notamment ceux de haine – et pour donner à nos enfants (mais aussi à nous autres adultes) des perspectives d’avenir réjouissantes, des exemples de réussite et la foi dans les capacités d’invention et d’épanouissement personnelles de chacun, rien ne changera !

Nous vivons dans une société où la peur inhibe la créativité et l’ouverture à l’autre, incite à l’immobilisme et au repli sur soi. L’Europe l’a déjà prouvé dans sa gestion de la crise grecque ; elle le confirme tous les jours par la diversité de ses politiques économiques et sociales, de ses mesures d’austérité, de gestion du droit à l’asile, de réponse sécuritaire à la « menace terroriste »… et dont le principal point commun est une morose absence de réformes innovantes et positives.

Et ça marche ! On sous-entend qu’il ne faut pas avoir peur de la menace terroriste car cela équivaudrait à célébrer leur victoire, mais je n’ai pas peur de la menace terroriste, j’ai peur d’une société qui m’a appris à envisager mon existence en fonction de ce sentiment, j’ai peur d’un modèle social qui enseigne dès son plus jeune âge à mon enfant à avoir peur pour son identité, son corps, son futur, pour sa « carrière », pour ses sous, pour sa santé, pour sa vie ! Une société qui continue d’éduquer par l’évaluation et la punition, plutôt que par l’écoute, le dialogue et l’amour.

Une société qui écrase, plutôt que de tirer vers le haut ; qui préfère toujours dire « dépêche-toi », « fais attention », « adapte-toi », « suis les règles », « travaille », « arrête de rêvasser » et qui fait croire aux parents que c’est la bonne manière de traiter leurs enfants et leurs semblables, plutôt que de leur enseigner à ouvrir les bras, afin que de la diversité des enfants qu’ils regarderaient ainsi grandir surgisse un monde meilleur.

Pour oublier ma peur, me donner envie de me relever, croire encore, je m’en vais passer la main dans les cheveux de mon bébé et respirer encore un peu leur odeur. Plus que jamais, je me sens privilégiée. Plus que jamais, j’ai envie de me battre.


EDIT : si vous cherchez des pistes d’action concrètes, voici la réponse la plus intelligente qu’il m’ait été donné de lire ces derniers jours, publiée par un ami que je n’ai pas eu la chance de voir depuis longtemps. Merci à lui pour la sagacité de son regard et la sagesse de son raisonnement !

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La Wonder(fool) Box (de wool)

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J’adore le concept des « box » promotionnelles qui fleurissent un peu partout sur la Toile : une boîte à (s’)offrir, sur un thème qui te plaît (cosmétiques, bijoux, vêtements, DIY, etc.) mais dont tu ne découvres le contenu qu’une fois qu’elle est arrivée dans ta boîte aux lettres. Le principe de l’œuf Kinder magnifié ou du cadeau de Noël réinventé !

Depuis de nombreux mois, je rêve de créer moi aussi une boîte surprise, qui ne contiendrait que des produits éthiquement propres et en relation avec l’univers de l’enfance et du maternage proximal.

J’ai le plaisir de t’annoncer que, grâce à Fool de Wool, une première box vient de voir le jour : « La Wonderfool box de wool » ! Parfaitement de saison, son thème est LA LAINE, avec un soupçon de coton organique. Elle est à pré-commander jusqu’au 13 novembre 2015.

La box se décline en deux versions :

  1. une version pour les enfants de 0 à 2 ans (62 à 86cm), au prix de 50 euros (valeur de la box : entre 70 et 80 euros) ;
  2. une version pour les enfants de 2 à 8 ans (90 à 130cm), au prix de 65 euros (valeur de la box : entre 90 et 100euros).

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Je précise que Minuscule Infini ne gagne absolument rien sur la vente des box’s, si ce n’est une bonne dose de travail et beaucoup d’excitation.

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Pyjama party ! (+ concours Ooplaboo)

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Depuis que je suis grande, je ne porte plus de pyjama. Moi, ce que j’aime, c’est me blottir toute nue sous la couette contre mon homme. D’ailleurs, les rares fois où j’ai encore l’occasion de dormir en collectivité, j’oublie systématiquement mon pyjama. C’est très ennuyeux : il faut toujours que je trouve une bonne âme pour me prêter un t-shirt ample ou une chemise de nuit. Je ne te parle même pas de l’horrible dilemme qu’a été pour moi le choix d’un pyjama pour la maternité. Les dimanches en pyjama, ce n’est pas mon truc non plus. Je ne me maquille ni ne me coiffe beaucoup, mais j’aime m’habiller et je me sens drôlement mieux dans mon jupon en tulle de princesse pour glander à la maison avec mon chéri et mon petit garçon.

Enfant, par contre, c’était une toute autre histoire ! Je me rappelle avec tendresse des soirées passées à jouer avec ma petite sœur – pyjama deux pièces pour elle, robe de nuit pour moi – depuis nos lits respectifs dans la chambre que nous partagions. Je me souviens des petits matins que nous passions toutes les deux sagement assises en pyjama devant la télévision pour laisser nos parents dormir, en mangeant des tartines au chocolat (une pâte à tartiner d’une marque bien connue que j’ai désormais bannie de mon chez-moi, comme la télé, d’ailleurs – les temps gens changent) que je plongeais dans d’interminables bols de cacao.

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Zoom sur Wildressing et le pourquoi des vêtements éthiques et « bio »

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Ouuuuh, je suis remplie de joie à l’idée de pousser avec toi la porte de Wildressing, « l’outlet des marques éthiques pour les enfants de 0 à 10 ans ». Émilie, sa créatrice, a même pensé à toi en t’offrant un code de réduction de -15% que tu trouveras à la fin de cet article.

Alors, c’est vrai, sur Minuscule infini, ça parle souvent de vêtements en laine, mais ça ne m’empêche pas de faire une jolie place au coton biologique dans la garde-robe de mon bébé (et, dès que c’est possible, dans la mienne et celle de mon homme). Si je te dis que choisir un coton biologique et équitable pour tes vêtements, c’est une manière de changer activement le monde, peut-être as-tu envie de rire. Et pourtant…

Nous sommes tous plus ou moins au courant de ce à quoi nous souscrivons lorsque nous achetons un t-shirt bon marché ou la dernière paire de baskets fashion : conditions de travail déplorables des employés, ateliers clandestins, toxicité des tissus et des teintures utilisés, gaspillage des matières premières, pollution, etc.

Continuer à consommer ces produits, c’est encourager ce mode de production irrespectueux de la planète et de l’être humain.

Il existe pourtant plein d’alternatives à ce mode de consommation aveugle : acheter en seconde main, troquer, prêter, louer ses vêtements ou… acheter des vêtements produits éthiquement. C’est dans cette dernière voie qu’a décidé de s’engager Wildressing.

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Quatre idées pour personnaliser ton sarouel « bébé »

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Un pas de plus vers l’indépendance en couture…

Voici quatre propositions pour modifier le patron du sarouel pour bébé de Minuscule infini : une version legging, une version « carotte », une version pli creux et, enfin, une version fausses poches inspirée du pantalon « gavroche » dont tu me demandes souvent un tutoriel.

Ces variations ne doivent pas être perçues comme un cadre contraignant, mais comme un tremplin au service de tes inspirations les plus folles. C’est pour cela que je ne les ai pas dessinées à l’échelle : j’avais surtout envie de montrer qu’il n’est pas toujours nécessaire d’acheter – ni d’imprimer – une multitude de patrons (qui ne sont souvent, dans les magazines de couture pour bébés et enfants, qu’une déclinaison de quelques modèles de base) pour faire varier nos créations.

N’hésite pas à combiner ces différentes versions entre elles, à les modifier selon tes goûts ou ton inspiration du moment, à varier tes finitions, à ajouter des boutons, passepoils et rubans qui rendront chacune de tes créations uniques !

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Le portage, ou comment je suis « entrée en maternage »

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La semaine internationale du portage a commencé hier. L’occasion pour moi de me rendre compte que, malgré l’importance qu’il a pris dans notre vie, je n’ai jamais évoqué ici le portage physiologique. En réalité, je n’ai pas l’impression d’avoir l’expertise pour le faire : je ne suis pas une « collectionneuse » d’écharpes et de porte-bébés (les valeurs que je m’efforce de respecter – et mes finances – ne m’y autorisent pas vraiment…), je n’ai suivi aucune formation, et je peux donc pas me permettre de t’écrire de longues tartines à propos de mon amour pour tel nouage ni de précieux comparatifs des différents modèles de porte-bébés physio.

Cependant, je sais, par les commentaires que souvent tu me laisses, que beaucoup arrivent sur ce blog un peu par hasard et y découvrent ensuite des alternatives à la manière dont ils envisageaient jusque-là la parentalité. C’est d’abord à ces personnes que je pense en écrivant cet article, qui est, comme souvent sur Minuscule infini, plus une lettre d’amour pour le portage qu’un long compte rendu bien documenté (mais promis, je te renvoie vers plein de liens très sérieux qui t’expliqueront tout bien mieux que moi). Il est aussi adressé à celles et ceux qui, comme moi, ont crée par le portage une connexion tout à fait particulière avec leur enfant, et que ce témoignage toucherait.

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Vêtements en laine pour bébé et enfant : les marques que j’aime

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Suite à un article paru l’année dernière dans lequel j’expliquais les incomparables bienfaits de la laine, je reçois régulièrement des questions sur les différentes marques de vêtements en laine pour bébé et enfant. Pour tenter d’y apporter un maximum de réponses pratiques et te faire peut-être découvrir de nouvelles merveilles, j’ai décidé de publier ici une liste des marques de vêtements en laine que j’ai testées et des raisons pour lesquelles je les aime.

Sache que mon addiction pour la laine me prive parfois de toute objectivité en la matière, et que je n’ai jamais eu que quelques pièces de chacune de ces collections en main (malheureusement) : il se peut donc que je me trompe ou que mon avis soit trop subjectif ; mais je ferai tout mon possible pour présenter chacune de ces marques le plus honnêtement possible. Tes questions, découvertes et remarques sont les bienvenues en commentaire.

Cette page est en construction, le répertoire sera régulièrement édité pour que j’y ajoute mes impressions à propos de nouvelles marques, des photos et des liens vers d’autres articles qui en parlent plus longuement.

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L’allaitement pardon : lettre-poème

Maternité, Károly Ptakó, entre 1920 et 1941

Avec presque 2000 vues en l’espace de quelques mois, l’article « L’allaitement, tout naturellement ? » est loin d’être le billet le plus lu de Minuscule Infini, mais à en croire vos tendres retours et vos courriels de remerciement, il est l’un de ceux qui vous a le plus touché.

Parmi toutes ces réponses, il en est une, arrivée récemment, en forme de lettre-poème, que j’ai eu envie de publier pour la partager avec vous, parce qu’à travers l’histoire de quelques gouttes de lait, elle raconte en filigrane toute l’ambiguïté des sentiments qui font de nous des mères : étonnement, impatience, incrédulité, douleur, joie, culpabilité, courage, ténacité, amour inconditionnel… et difficulté d’être traversée par tant de sentiments – parfois contradictoires – à la fois.

Je n’ai pas été préparée à l’arrivée de mon Petit.
Je n’ai pas profité de ma grossesse. De ces neuf mois de saveurs, de sensations uniques.
Neuf mois extrêmement compliqués, dans un « déni conscient ».
J’ai eu hâte de te voir arriver, pour « passer à autre chose », reprendre un cours de vie normal, avec un petit en plus.

Et puis tu es arrivé, un dimanche. Pour la fête des Mamans.
Tu ne me feras jamais de plus beau cadeau que ce jour-là.

J’ai vu ta bouille pour la première fois.
« Il est à moi ? c’est le mien ? pour de vrai ? »

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Corps de maman, corps de femme : 3 comptes Instagram à suivre pour mieux (s’)aimer

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Je l’écrivais ici dernièrement (et je te remercie d’ailleurs pour la tendresse avec laquelle tu as accueilli cet article sur la page FB de Minuscule infini), le corps de la femme et les changements que lui font vivre la maternité, ou tout simplement, le fait de vieillir, sont au cœur des questionnements qui me traversent. Pas facile de composer entre, d’une part, la fierté éprouvée pour ce corps qui a porté et mis au monde les êtres que nous chérissons le plus et, d’autre part, l’incompréhension à géométrie variable – teintée de curiosité, d’amertume, d’inquiétude ou de joie – suscitée par tous les chamboullements psychiques et physiques qu’implique l’arrivée d’un enfant.

Lorsqu’on ajoute à cela tous les impératifs de la vie (le boulot, les corvées ménagères, le train-train frénétique) et la pression sociale (réussite, épanouissement, zénitude, flexibilité, efficacité, disponibilité, créativité, énergie), il y a de quoi devenir légèrement schizophrène. Pour me soigner, quand je préfère éviter de me lancer dans de grands discours sur comment il faudrait changer la société et le rôle dévolu aux femmes (c’est-à-dire, également celui dans lequel on confine les hommes), je me plonge dans les sublimes photographies et les émouvants témoignages qui les accompagnent de trois comptes Instagram que je te conseille vivement de suivre, parce qu’ils font du bien au mental et qu’ils enseignent l’empathie.

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