Tout ce qu’il faut pour une cabane

Tout ce qu’il faut pour une cabane* : c’est un titre en forme de promesse que celui de cet album que Emily Hugues, dessinatrice dont je t’ai déjà parlé sur ce blog, signe avec Carter Higgins. Il ne faut pas y voir une leçon de pragmatisme : ici, il ne sera pas question d’apprendre l’art savant du nouage ou de l’assemblage de planches à des hauteurs vertigineuses. L’album, édité chez Albin Michel jeunesse dans sa version française, est une invitation à rêver le nez en l’air, à la découverte des chatoyants jeux de lumière qui habitent le feuillage des plus grands arbres. Car…

« ce qu’il faut pour une cabane, c’est avoir du temps pour lever les yeux, et imaginer »

 

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Ah oui, c’est vrai, deux ans ; j’avais (presque) oublié cette intensité

« Elle a quel âge, ta fille ? Deux ans ! Et ça va ? Elle ne fait pas trop de crises ? »

Non, ma fille ne fait pas de crises. Ou en tout cas, très peu. Ma fille fait des bêtises, beaucoup de bêtises. Vite, vite, griffonner à côté de la feuille de dessin, sur les jouets du grand-frère, avant que maman ne vienne retirer les crayons de couleurs. Sans faire de bruit, pour ne pas que papa s’en rende compte, tartiner la table de yaourt et ajouter un peu d’eau pour que la texture soit plus intéressante à étaler avec les mains.

Oui, ma fille a deux ans. Mais elle les vit de manière si différente que son frère, que j’avais presque oublié que c’était cela, avoir deux ans : s’ouvrir vers l’extérieur, appréhender son univers direct avec tout le corps, expérimenter et ressentir intensément, aimer l’ordre (pas toujours celui que l’adulte perçoit), vouloir faire seul (sans toujours être capable de le dire)…

… et faire soupirer (voire crier ?) les adultes qui l’entourent. Davantage que ma fille, c’est bien plus moi qui me mets en colère. Inévitablement ? Peut-être pas.

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