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Tournai : derrière les murs enchanteurs de sa Petite Fabriek, son Cœur de beurre

Mon amie Claire m’a fait découvrir Tournai il y a quelques années le soir de sa fête de l’accordéon, et il est certain que les guirlandes lumineuses et les sourires des danseurs qui illuminaient la ville ce soir-là ne sont pas pour rien dans le fait que je sois aussitôt tombé sous le charme de ses vieilles pierres et de son fleuve, du caractère à la fois humble et envoûtant de cette cité du Nord à la frontière entre la France et la Belgique.

Cœur de beurre

Lorsque Caroline, la cousine de Claire, a eu son premier enfant, elle a choisi comme beaucoup de jeunes mamans de prendre un nouveau départ professionnel, et elle a quitté son job dans le secteur socio-culturel bruxellois – le genre de boulot que je me serais battue pour décrocher autrefois et que je ne comprenais que trop bien qu’elle l’abandonne désormais – pour rêver un concept-store dédié à l’enfance au centre de la ville de Tournai. À des kilomètres des trottoirs hors de prix de la capitale, elle a retapé toute seule ou presque un petit local auquel elle a su donner vie, en le remplissant des merveilles dont elle aurait voulu habiller et entourer son propre bébé quand il était encore dans son ventre. Cœur de beurre était né. Aujourd’hui, la boutique dispose aussi de sa plate-forme virtuelle, et on peut faire confiance à Caroline pour y composer la plus tendre des listes de naissance ou y dénicher un doudou rapidement incontournable ou un cadeau d’anniversaire amusant.

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Cœur de beurre – 3 Placette aux Oignons, 7500 TOURNAI – E-shop ; Facebook ; Instagram

Ce samedi, la boutique fête son premier anniversaire : happy you Cœur de beurre !

Heu par contre, les mamans qui ont des filles, mes photos datent du début de l’été, or actuellement Caroline vient de rentrer la nouvelle collection de Louise Misha et mmmmmh… comment dire ? Mieux vaut fermer très fort les yeux !

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A chaque femme sa sage-femme

Lors d’une discussion avec Marloes, une des sage-femmes de Zwanger in Brussel qui ont suivi ma grossesse et mon post-partum, elle me racontait qu’elle venait de lire une étude publiée dans la revue Midwifery selon laquelle 80% des personnes interrogées ignorent ce qu’est exactement une sage-femme et en quoi consistent sa formation et son métier. Cela ne m’étonne pas : je me rappelle très bien avoir été dans la même ignorance lors de ma première grossesse. Or, depuis que j’ai fait l’expérience d’être accompagnée par une sage-femme (ou, en l’occurrence, par une équipe de sage-femmes) pour la naissance de June, il me tient très fort à cœur de faire savoir aux femmes qu’il existe des professionnels de la santé dont le métier est de se consacrer entièrement à l’accompagnement du couple lors de la grossesse et de l’accouchement, depuis le désir de conception d’un enfant jusque dans la période post-partum.

Si je n’avais qu’une seule chose à partager avec toutes les mamans ou futures mamans qui me lisent, ce serait le conseil de se choisir, quelle que soit la manière dont elles prévoient d’accoucher (à l’hôpital, accompagnées ou non d’un gynécologue, à la maison, peu importe), une sage-femme ou une équipe de sage-femmes avec laquelle elles se sentent en confiance.

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Pourquoi choisir de se faire accompagner par une sage-femme ?

Voici les raisons qui me viennent spontanément et qui me semblent les plus importantes ; cette liste est donc personnelle et, par le fait même, non exhaustive. Tous les témoignages qui viseraient à la compléter sont les bienvenus en commentaires de cet article.

  • Pour disposer de temps pendant les rendez-vous afin de partager ton histoire, tes sentiments, tes questions… et d’avoir la certitude d’être entendue.
  • Pour être informée et conseillée à propos de chaque procédure médicale envisagée et de ses conséquences pour le fœtus comme pour toi, et avoir le choix.
  • Pour impliquer ton homme, auquel la sage-femme s’adresse autant qu’à toi.
  • Pour aborder des questions intimes (sexualité, prise de poids, autres changements physiques liés aux bouleversements hormonaux de la grossesse et du post-partum – acné, chute des cheveux, rétention d’eaux, etc. -) en toute confiance et en sachant que celles-ci ne seront pas tout simplement évacuées si elles ne présentent pas de risque médical immédiat.
  • Pour éviter que des actes médicaux (touchers vaginaux, épisiotomie, administration de médicaments, etc.) soient effectués sans ton consentement le jour J.
  • Pour être accompagnée par quelqu’un qui vous connaît, toi, ton homme et votre bébé, durant toute la durée du travail et être véritablement épaulée en cas de besoin pour gérer la douleur et accompagner la sortie du bébé.

Mais, outre le temps (tellement précieux) et le suivi véritablement personnalisé que t’offrent la sage-femme, voici la principale raison qui rend indispensable selon moi l’accompagnement de la grossesse par une sage-femme :

  • Pour disposer d’un accompagnement globalisé : là où le gynécologue s’intéresse à la bonne santé du fœtus et de tes organes reproducteurs, là où l’anesthésiste intervient pour te proposer une méthode de gestion de la douleur, là où la pédiatre prend le relais du gynécologue une fois que l’enfant est né, chacun ayant donc des intérêts et un domaine d’expertise bien délimités, la sage-femme (dont la présence n’exclut en rien celles des acteurs précédemment mentionnés, bien entendu) va prendre en compte la mère, le bébé et même le reste de la petite famille dans leur globalité. Certes, elle va contrôler le bon déroulement de la grossesse et de l’accouchement et vérifier la viabilité du fœtus puis du bébé. Mais lorsqu’elle reste quelques heures après l’accouchement ou lorsqu’elle revient les jours suivants, elle ne se contente pas de soigner la maman et de peser le bébé, elle va également s’intéresser à la relation du nourrisson avec sa mère, elle va aider à mettre en place et à poursuivre l’allaitement, elle va s’enquérir de la fatigue du papa, surveiller l’état psychologique de la jeune maman, demander comment le nouveau bébé a été accueilli dans la fratrie, etc. Selon les besoins exprimés aux différentes étapes de la grossesse, elle va parler allaitement, portage, couches-lavables ou méthodes de préparation à la naissance.

Cette approche globalisée de la naissance, seule la sage-femme est en mesure de te l’offrir et c’est un soutien des plus précieux. C’est pourquoi, selon moi, chaque femme devrait pouvoir été accompagnée par sa sage-femme, durant toute la durée de la grossesse et du post-partum si ceux-ci ne présentent pas de risque.

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EDIT 14/10/16 : je viens de retrouver cette photo de June pesée par Elke,  à la maison, peu après sa première tétée.

En attendant que nos institutions de santé publique comprennent tout le bien qui pourrait découler de la banalisation du suivi médical de la grossesse par les sage-femmes (diminution du coût des suivis pour la sécurité sociale, prévention du baby-blues ou du burn-out parental, notamment), j’ai demandé à Marloes de nous expliquer en quoi consiste exactement le métier de sage-femme. Voici ses réponses :

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Fleurs du bitume & espaces verts à Bruxelles (2) : le petit train à vapeur de Forest

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Voici sans doute l’une des activités parmi les plus chouettes et les plus originales à faire avec des enfants à Bruxelles : embarquer pour un tour de train à vapeur dans le parc de Neerstaal à Forest.

Pour la modique somme de 1, 2 ou 3 euros (en fonction du circuit choisi ; et c’est même gratuit pour les plus petits), tu traverseras le parc dans l’un des wagons tirés par une locomotive à vapeur miniature. Celle-ci sera conduite par l’un des passionnés qui entretiennent avec amour ce réseau ferroviaire hors du commun. Profites-en : la saison vient de commencer !

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Art cinétique à la Patinoire Royale – so Reggio, my dear !

art-cinetique-01Est-ce que ça t’arrive d’aller à une expo avec ton tout-petit ?

Pendant mon congé de maternité, j’avais besoin de sortir régulièrement de chez moi sans me retrouver au milieu de la foule ou dans des endroits socialement très fréquentés. Je me rendais beaucoup dans les parcs et les musées, où je trouvais toujours un coin relativement paisible pour allaiter tranquille. Je me souviens notamment avoir vu une expo très marquante sur l’excision, devant les œuvres de laquelle je cachais parfois les yeux de mon nourrisson à moitié endormi dans son écharpe (ce n’était sans doute pas très utile, mais je crois que j’étais moi-même tellement bouleversée par certains tableaux que je ne pouvais pas faire autrement).

Puis j’ai repris le travail, Django a eu besoin d’avoir des horaires bien réglés et nos week-ends étaient déjà bien remplis de rendez-vous en famille ou avec les amis, ainsi que par tous les travaux à effectuer dans notre nouvel appartement…

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Fleurs du bitume & espaces verts à Bruxelles (1) : à la cueillette des fraises

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Le mercredi et le week-end, Django n’éprouve pas tellement le besoin de partir en excursion, car il passe tous les autres jours de la semaine chez ses grands-parents à la campagne, la plupart du temps dehors (comme je l’envie). Une sortie quotidienne au parc en bas de chez nous lui suffirait amplement. Ne parlons même pas de mon chéri qui passerait bien toute sa journée assis dans la canapé ou par terre, à monter des petites tours de Duplo. Moi, par contre, j’ai la bougeotte, envie de recevoir ou d’inviter des amis, de découvrir tous les endroits encore inexplorés de ma ville qui peuvent être visités avec des enfants. À tel point que ma maman se plaint parce que mon fils dort toute la matinée quand je le dépose chez eux le lundi : « Mais qu’avez-vous encore fait faire à ce pauvre enfant tout le week-end pour qu’il soit si fatigué ? » Oui, décidément, il faut que j’apprenne à ralentir.

En attendant donc que je mette en pratique les judicieux conseils de méditation que m’a dispensés récemment ma petite sœur pour apprendre à me poser, samedi dernier nous sommes allés découvrir la plantation Fruit-Time, un site d’auto-cueillette de fraises, de framboises et de fleurs à Anderlecht. Que c’est agréable d’observer ton bébé courir entre les rangées de fraisiers, s’accroupir pour cueillir les fraises bien rouges et rapporter son butin à son papa les yeux brillants de fierté. Une excellente excuse pour être dehors, en ville !

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« May baby » au Wiels

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Si tu habites Bruxelles (ou ses environs), il te reste encore deux week-ends pour emmener ton tout-petit (entre 6 et 24 mois) aux ateliers de découvertes artistiques et sensoriels organisés par le Wiels.

Peindre avec de l’argile dans une forêt d’arbres suspendus, découvrir l’aquarelle sur grand format, pénétrer dans l’univers complètement magique du conte du Petit Poucet… : autant d’expériences étonnantes et jouissives spécialement pensées pour les plus petits.

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Bruxelles avec les enfants : le quartier Fernand Coq et mon bébé pirate

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Il était une fois un petit garçon de 20 mois qui entrait pour la première fois dans un magasin de jouets (parce que sa maman n’avait jusque-là pas eu l’occasion de se faire accompagner et qu’elle savait bien qu’y aller seule avec son fils, c’était du suicide émotionnel).

Ce n’était pas n’importe quel magasin de jouets : des moulins à vent de toutes les tailles et de toutes les couleurs, des jouets Grimm’s plus beaux les uns que les autres, une collection de toupies à vous faire perdre la tête, des mobiles somptueux au plafond… Bienvenue dans la boutique Luxiol, chaussée d’Ixelles 221 : Bruxellois de cœur ou visiteur d’un jour, ton passage en ces lieux est indispensable !

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© Luxiol

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