Étiquette : communication

Bonjour le calme : reconnexion à soi et à l’instant dès deux ans [concours]

Apprendre à se préserver de la profusion d’informations qui assaillent nos sens à tout moment, à faire le tri et à se concentrer sur le traitement de celles que nous jugeons les plus intéressantes. Se (re)connecter à soi – à ses émotions, à ses besoins – et à l’instant, pour ne pas tout vivre sur un mode de consommation frénétique et gagner en confiance en soi et en bien-être. Ce n’est évident ni pour moi ni pour mes enfants. J’entends certains des pleurs de ma fille de huit mois comme une tentative désespérée pour se couper des stimuli du monde ; je lis dans les pitreries qu’exécute sans relâche mon fils en fin de journée l’énergie ultime d’un corps qui refuse de reconnaître qu’il n’en peut déjà plus. Pour les aider à s’abandonner, les guider vers le lâcher prise, bien souvent mon compagnon ou moi-même nous couchons à leur côté pour former autour d’eux un petit cocon. Lors d’une conférence à laquelle j’assistai récemment, j’ai été frappée que l’invitée évoque le fait que certaines jardinières (institutrices maternelles dans les écoles Steiner) éprouvent aujourd’hui une semblable nécessité d’entourer de leurs bras les enfants pour qu’ils parviennent à se relâcher au moment de la sieste.

Comment tisser de manière autonome son propre cocon ?  Comment y inviter nos enfants ?

Prêter attention au souffle en utilisant l’imaginaire est une voie. Faire momentanément abstraction du mental pour se mettre à l’écoute d’un rythme vital, celui de la respiration, et prendre conscience d’une énergie qui émane du centre du corps et se répand jusqu’aux plus fines ramifications des schèmes musculaires. Cela peut se faire par le biais d’une activité comme la marche, par exemple, mais également d’autres pratiques peut-être plus adaptées à notre quotidien sédentaire, comme le yoga ou la méditation. Ces dernières années, de nombreux ouvrages ont paru pour nous proposer d’initier nos enfants à ses pratiques. Si je consacre un article à l’un d’entre eux qui vient de m’être envoyé par les Éditions Albin Michel, c’est que le point fort de Bonjour, le calme d’Anne Crahay est, à mon sens, d’être particulièrement adapté pour les plus petits, dès 2 ans / 2 ans et demi (quand la plupart sont plutôt destinés aux quatre-cinq ans).

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Et toi, tu signes avec ton bébé ?

 signe-avec-bebe-02Quand Django avait cinq mois, nous avons suivi avec lui un atelier de signes parents / bébés. Django a commencé à signer ses premiers mots vers 12 ou 13 mois, entraînant dans cette aventure ses grands-parents qui le gardaient. Nous avons signé un peu en dilettante, nous cantonnant aux mots qui intéressaient Django ou qui nous semblaient utiles. Avec mon bébé à venir, j’aimerais beaucoup renforcer cette pratique et, surtout, introduire beaucoup plus de comptines et de chansons signées. Aujourd’hui, Django se débrouille de mieux en mieux à l’oral et moi et son papa ne signons presque plus. Lui, par contre, signe encore certains mots par réflexe, quand il y a trop de bruit ou qu’il est un peu malade et peine à se faire bien comprendre (ben oui, avec le nez bouché et le pouce en bouche, c’est pas facile d’articuler). Il signe aussi « je t’aime » et plein de signes qu’il invente pour se faire comprendre. Tout ça pour te dire que je suis loin d’être une professionnelle, mais que je suis absolument convaincue de l’intérêt d’utiliser le langage des signes avec les tout-petits. Zoom sur une pratique encore méconnue !

Pourquoi signer avec bébé ?

Ce n’est pas parce que le tout-petit ne sait pas encore parler qu’il ne comprend pas tout ce qu’on lui dit et qu’il n’est pas à même de communiquer ! Tous les parents et éducateurs le savent, le bébé communique pleinement avec ses pleurs, ses cris, son rire, son corps, ses mains, etc. Il n’est pas rare qu’il sache faire au revoir de la main et désigner ce bout de pain à l’autre bout de la table qui lui fait tellement envie avant de prononcer son premier « maman » ou « papa ». C’est sur ce constat que s’est forgé la pratique du langage des signes parents / bébés : il s’agit de faire appel aux facultés motrices de l’enfant, à un âge où il n’est pas encore prêt à verbaliser.

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