Plutôt que jeter #4 : transformer un lange en « béguin minute »

Non, non, je n’ai pas renoncé à partager gratuitement des patrons de couture très simples sur la Toile : je ne couds tout simplement quasi plus rien de « neuf » ; je répare, je rapièce, je transforme un vieux pantalon de papa en short pour les enfants ou une robe en pantalon de pyjama, mais pas le moindre magazine de couture n’est venu enrichir ma collection depuis deux ans et je n’ai acheté de tissu que pour des projets spéciaux (telle la petite poupée d’inspiration Waldorf cousue pour mon filleul). Je n’ai plus le temps de coudre la garde-robe des enfants et même si je l’avais, l’envie n’y serait pas : la couture a toujours été pour moi un outil plus qu’une passion, et j’aime décidément bien trop les vêtements éthiques pour enfants que pour éprouver la nécessité d’inventer et de coudre mes propres modèles.

Du coup, si je me mets derrière mes machines, il faut que cela soit hyper rentable : un parfait compromis entre 1) voir diminuer la montagne de tissu de récup’ qui menace d’envahir mon chez-moi, 2) dans une durée de temps plus que raisonnable, 3) pour un résultat qui promet d’être probant. Autant de considérations qui me décident à rédiger ce tutoriel particulièrement facile d’un béguin réalisé pour ma poupée l’été dernier et qui s’avère parfait pour le printemps qui vient de poindre.

Ce « béguin minute » est réalisé à partir d’un petit lange en coton organique qui ne nous servait plus et auquel je suis particulièrement heureuse d’avoir donné une nouvelle vie tant je l’aimais. Je suis sûre que toi aussi tu trouveras bien un joli lange taché ou avec un fil tiré que tu pourras transformer en joli béguin : grâce à lui, c’est un ourlet en moins que tu devras coudre, et autant d’énergie et de temps sauvés !

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Le temps qui passe et la symbolique de l’héritage : deux albums pour les 3-6 ans

Sauf quand il s’agit de déplier une explication scientifique (du type « comment fait-on les bébés »), j’aime que les albums jeunesse – et la littérature en général – ne soient pas trop explicites. J’aime que la poésie d’un livre nous permette d’y trouver les réponses que nous sommes venus chercher – consciemment ou inconsciemment – ou qu’au contraire elle nous incite à nous questionner. J’aime que le texte et le dessin puissent susciter des lectures multiples, en fonction de l’âge ou du tempérament de leur jeune lecteur. Je déteste les livres pour enfants aux morales simplistes – et bien souvent fausses – (« sois gentil dans la vie, ou tu n’auras pas d’ami »), qui me donnent toujours l’impression de prendre les enfants pour des imbéciles.

Toutes ces raisons expliquent pourquoi j’ai eu un véritable coup de cœur pour Ici et là, les maisons d’Akira et Mon arbre, deux albums qui abordent, de manière très différente, la symbolique de l’héritage générationnel et la question du temps qui passe, en approchant de ce fait quelques thèmes essentiels pour les enfants autour de trois ou quatre ans : la famille, la vieillesse et la mort.

Ici et là, les maisons d’Akira*

Sous la forme d’un conte initiatique, les fabuleux dessins de Clotilde Perrin nous font voyager à travers les différentes étapes de la vie d’Akira : chaque grand moment de la vie (la naissance, l’indépendance, l’amour…) vient s’incarner dans l’architecture d’une « maison ». La poétique de l’espace est particulièrement bien menée par l’auteure Claire Ubac : le talent de l’album à demeurer du côté de la suggestion permet différents niveaux de lecture, ce qui en fait un album particulièrement adéquat pour les fratries, et la symbolique spatiale permet à l’enfant d’appréhender ces grands moments de passage sur le registre du sensible plutôt que sur un mode intellectuel. Autrement dit, on n’est pas du côté de l’explication, mais du côté de l’image : il s’agit pour l’enfant de ressentir par son imaginaire et son corps plutôt que de saisir par la raison, c’est-à-dire de faire appel au vecteur d’apprentissage privilégier des enfants avant six ou sept ans (et que notre société contemporaine a par ailleurs plutôt tendance à négliger).

Mon arbre*

Un grand-père plante un arbre pour la naissance de son petit-fils. Chaque année, l’anniversaire de l’enfant est l’occasion de rendre visite à l’arbre et de déposer à son pied une pierre. Le petit garçon et son grand-père se tiennent à ce rituel jusqu’à la mort de ce dernier. Par la suite, l’adolescent puis l’adulte continuera de bâtir année après année un muret autour de son arbre, en-dessous duquel joue désormais son propre enfant. Il entretient le souvenir de son grand-père, finissant par atteindre l’âge de ce dernier au moment de sa naissance, puis à le dépasser. Page après page, le temps chemine et les générations se dessinent à travers les riches illustrations d’Emilie Angebault. À travers la symbolique de cet arbre destiné à abriter sous son feuillage des générations de jeux d’enfants, ce sont les thèmes de la transmission et de l’héritage que Mélanie Edwards aborde de manière tendre et touchante. L’album se termine par le dessin d’un arbre généalogique que l’on peut soi-même compléter. Sur ses branches se tiennent un nain et une fée, deux de ces personnages imaginaires qu’on retrouve à chaque page telles de subtiles allusions aux jeux du narrateur lorsqu’il rendait visite à son arbre en compagnie de son grand-père : une manière de souligner que les échos de l’enfance perdurent malgré les années qui passent… et malgré les épreuves que nous imposent la vie.

 

Bonjour le calme : reconnexion à soi et à l’instant dès deux ans [concours]

Apprendre à se préserver de la profusion d’informations qui assaillent nos sens à tout moment, à faire le tri et à se concentrer sur le traitement de celles que nous jugeons les plus intéressantes. Se (re)connecter à soi – à ses émotions, à ses besoins – et à l’instant, pour ne pas tout vivre sur un mode de consommation frénétique et gagner en confiance en soi et en bien-être. Ce n’est évident ni pour moi ni pour mes enfants. J’entends certains des pleurs de ma fille de huit mois comme une tentative désespérée pour se couper des stimuli du monde ; je lis dans les pitreries qu’exécute sans relâche mon fils en fin de journée l’énergie ultime d’un corps qui refuse de reconnaître qu’il n’en peut déjà plus. Pour les aider à s’abandonner, les guider vers le lâcher prise, bien souvent mon compagnon ou moi-même nous couchons à leur côté pour former autour d’eux un petit cocon. Lors d’une conférence à laquelle j’assistai récemment, j’ai été frappée que l’invitée évoque le fait que certaines jardinières (institutrices maternelles dans les écoles Steiner) éprouvent aujourd’hui une semblable nécessité d’entourer de leurs bras les enfants pour qu’ils parviennent à se relâcher au moment de la sieste.

Comment tisser de manière autonome son propre cocon ?  Comment y inviter nos enfants ?

Prêter attention au souffle en utilisant l’imaginaire est une voie. Faire momentanément abstraction du mental pour se mettre à l’écoute d’un rythme vital, celui de la respiration, et prendre conscience d’une énergie qui émane du centre du corps et se répand jusqu’aux plus fines ramifications des schèmes musculaires. Cela peut se faire par le biais d’une activité comme la marche, par exemple, mais également d’autres pratiques peut-être plus adaptées à notre quotidien sédentaire, comme le yoga ou la méditation. Ces dernières années, de nombreux ouvrages ont paru pour nous proposer d’initier nos enfants à ses pratiques. Si je consacre un article à l’un d’entre eux qui vient de m’être envoyé par les Éditions Albin Michel, c’est que le point fort de Bonjour, le calme d’Anne Crahay est, à mon sens, d’être particulièrement adapté pour les plus petits, dès 2 ans / 2 ans et demi (quand la plupart sont plutôt destinés aux quatre-cinq ans).

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Trois comptes Instagram pour assouvir mon envie de m’installer au milieu des bois

Le froid, le manque de lumière, la menace des changements climatiques, le manque de perspectives économiques, le sentiment de relative impuissance face aux drames humains qui se jouent juste devant notre porte, les attaques constantes à l’encontre de droits acquis de hautes luttes en faveur des minorités (étrangers, femmes, enfants, homosexuels, notamment), le culte de la peur entretenu par nos médias, l’immobilisme de nos gouvernements… Autant de raisons – dont certaines sont la conséquence directe des autres – qui incitent plus que jamais au repli sur soi et sur le noyau familial, dans une tentative – stérile mais compréhensible, à défaut d’être légitime – de préserver les siens et de se ressourcer auprès d’eux.

Tous les jours, j’essaye de lutter contre cette tentation là. Je m’efforce de m’informer, m’interroger, m’offusquer, me remettre en question, chercher des alternatives, dénoncer, partager, nuancer, encourager… Agir, parfois.

Mais bien souvent, il faut l’avouer, je déserte le champ de bataille. Je verrouille la porte de mon chez-moi, au nom du bien-être de mes enfants. Je rêve d’évasion, de grands espaces perdus dans la nature où ils pourraient vivre libres et en paix, loin, très loin des problèmes du monde.

Bon. Ce n’est pas demain la veille que je réussirai à convaincre mon homme de déserter la capitale pour aller nous enterrer au fin fond de la forêt afin d’élever notre merveilleuse et nombreuse progéniture au contact et dans le respect de la nature. Je me contente donc de faire pousser quelques tomates sur mon balcon au printemps et de rêver en regardant les magnifiques photographies de trois comptes Instagram que je chéris tout particulièrement :

Travel Little one

travel-little-one

Mama 2 the Little Ones

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Growing wild things

wild

C’est beau, n’est-ce pas ?

Bon évidemment, le mieux est encore d’aller prendre soi-même un bon bol d’air frais plutôt que d’essayer de respirer comme je le fais par le biais de photographies interposées.

Néanmoins, j’y trouve parfois de quoi revenir plus tenace sur la scène du combat.

Tiens, savais-tu que selon une étude européenne sur la violence de genre, en Belgique, près de 50% des hommes et des femmes estiment  qu’il existe des circonstances qui peuvent justifier une relation sexuelle sans consentement (c’est-à-dire un viol, pour parler sans euphémisme)* ?

Avoue qu’après avoir lu ça, tu reprendrais bien une petite dose de retraite dans les bois, n’est-ce pas ?

Aller, zou, je n’habite pas les Alpes bavaroises, mais je peux toujours faire comme si.

suisse* Merci à Maud d’avoir attiré mon attention sur cette étude et ses affligeants résultats.

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Soudain, arrêter le temps : yoga, méditation, massage et taï chi pour les petits [concours]

Surmenage. La rentrée de Django, l’arrivée de l’automne, les absences répétées de mon homme, la reprise du travail et, de facto, la séparation avec ma fille, ma galère quotidienne pour tirer mon lait et les longs trajets jusqu’à mon lieu de travail… ont eu raison de la belle énergie que j’avais accumulée durant l’été. Fin août, j’avais l’impression de rayonner, aujourd’hui, je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Et pourtant, j’ai de l’aide : mes parents, mes beaux-parents, ma sœur, mes amies si chères à mon cœur, mes collègues et notre précieuse Malika qui vient deux fois par mois pour abattre un peu de ménage ; je ne manque pas de personnes ressource (et si vous me lisez, je vous embrasse de tout cœur). Je l’écris parce que peut-être que certaines qui me liront se sentiront moins seules. Je ne suis que compassion pour toutes les mamans en galère et mon admiration infinie va à toutes les autres ! Je cherche le bouton PAUSE !

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Quatre ouvrages et des places pour le salon de l’Éducation à gagner !

C’est dans ce contexte qu’arrive un superbe partenariat qui tombe à pic : à l’occasion du Salon de l’Éducation qui aura lieu à Charleroi du 12 au 16 octobre prochain, les Éditions Dominique et compagnie offrent aux lecteurs de Minuscule Infini 4 ouvrages de la collection « Zen » : deux exemplaires de Mon premier livre de Yoga et deux exemplaires de Mon premier livre de méditation (+ cd), ainsi que des places pour le Salon (voir la fin de l’article).

 

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Yoga, méditation, massage et taï chi pour les petits

POUR QUI ? Dans une société ultra-médiatisée et hyper-connectée, dans laquelle nous sommes constamment assaillis d’informations (visuelles, surtout, mais aussi auditives), il me paraît essentiel d’apprendre dès l’enfance des techniques pour se préserver de ce flux de sollicitations. Nos enfants sont le fruit de leur époque ; leurs comportements reflètent le rythme effréné auquel nous tentons bien souvent de soumettre nos existences, lequel va de pair avec la rapidité avec laquelle nous devons traiter la multitude de stimuli qui nous parviennent. Sans vouloir procéder à des raccourcis peu nuancés (j’espère toujours que ma sœur neuro-psychologue, qui se spécialise dans le travail avec les enfants, écrive ici un article à ce sujet), en témoignent les divers troubles de l’attention et les attitudes tantôt apathiques tantôt survoltées de nos tout-petits. Ces livres s’adressent aux (grands-)parents et aux professionnels de l’enfance qui souhaitent proposer un autre rythme aux enfants qu’ils côtoient.

POURQUOI ? Dans notre monde, se concentrer tient lieu au pire de la prouesse, au mieux du loisir, d’où l’efflorescence de toute une série d’activités qui nous invitent à nous recentrer sur nous-mêmes, à nous connecter à nos sensations, à ralentir le rythme pour être plus « pleinement conscient » de ce que nous vivons. Yoga, méditation, massage et taï chi peuvent faire partir de celles-là.

COMMENT ? Pas question, bien sûr, d’exercer le tout-petit à la justesse d’une posture ou d’avoir pour objectif de le plonger dans un état méditatif profond : les livres de la collection « Zen », avec leurs petits formats et leurs jolies illustrations, invitent plutôt à trouver en famille ou en groupe une temporalité autre, déconnectée de la course effrénée du quotidien, à travers laquelle l’enfant peut investir son corps (dont notre mode de vie contemporain a plutôt tendance à le couper alors qu’il constitue, selon Rudolf Steiner, son principal vecteur d’apprentissage de 0 à 7 ans) et développer des facultés cognitives différentes de celles qu’il a l’habitude de solliciter. Accorder de l’attention à la manière dont on respire, laisser le temps à l’esprit d’imaginer, faire l’expérience de se projeter au-dedans de soi à la recherche d’une certaine quiétude…, voilà ce que proposent les deux livres que je vous propose de gagner aujourd’hui.

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Trois films qui posent un autre regard sur la naissance

J’aimerais te parler de cette deuxième grossesse, de combien elle diffère pour moi de la première, des émotions et des sentiments si contradictoires qui me traversent, de ma joie à préparer un accouchement que j’imagine très différent de celui de Django… Mais les choses se bousculent tant dans ma tête que j’éprouve des difficultés à faire la part des choses, à déterminer ce qui serait vraiment intéressant à partager, quelle place laisser à mon ressenti pour ne pas tomber dans un dévoilement intime qui ne servirait que mon ego narcissique, quelles informations pourraient être intéressantes à transmettre alors que je ne suis pas une spécialiste de la question…

Je choisis donc pour l’instant de partager ici quelques-unes de ressources qui accompagnent ma réflexion et mon cheminement vers une naissance respectueuse de la physiologie de la femme et de l’enfant, et où ceux-ci sont considérés comme les acteurs principaux de la formidable aventure qui consiste à donner la vie. Je commence aujourd’hui avec trois films qui posent sur l’accouchement un regard tout autre que celui qui était le mien lorsque je suis tombée enceinte de Django. Que les remises en question auxquelles ils invitent te semblent depuis toujours des évidences ou que tu découvres, comme moi, des horizons jusqu’il y a peu insoupçonnés, j’espère que tu les trouveras inspirants.

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Cape ou poncho, nous, on passe à l’heure d’été

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Bouh je n’en peux plus de la grisaille et du vent. Django et moi, nous rêvons de soleil pour pouvoir passer un maximum de temps à jouer au parc et à jardiner sur la terrasse (si tu veux suivre nos aventures vertes d’un peu plus près, rendez-vous sur Instagram, on n’y connait pas encore grand chose en potager urbain mais on s’en donne à cœur joie). Alors zou, les manteaux d’hiver au placard, nous avons ressorti les ponchos crochetés par Mamie au printemps dernier !

J’aime beaucoup les ponchos ou les petites capes pour les enfants : mixtes, faciles à enfiler et à enlever par l’enfant lui-même, très évolutifs (ce sont vraiment des vêtements qui se portent très longtemps), ils leur donnent un petit look d’aventurier qui n’est pas pour me déplaire.

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Bébé sous le soleil

Demain, Django et moi passons la journée à Lille avec deux amies. Il va faire chaud. Très chaud. J’adore le soleil, mais ma peau très blanche et mes yeux sensibles me font également craindre ses dégâts, d’autant plus intensément pour mon petit blondinet. Chez nous, on ne rigole pas avec les protections solaires ! Je réfléchissais à mon sac de demain, et je me suis dit que c’était l’occasion de faire un petit tour d’horizon des INDISPENSABLES pour protéger bébé du soleil.

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[mode alarmiste ON]

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