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Fleurs du bitume et espaces verts à Bruxelles (3) : le Rouge-Cloître

Une balade le matin, un tour au parc le soir, tel fut notre rythme de croisière durant les grosses chaleurs du printemps et de l’été. Il n’y a pas de meilleure école que la Nature, et pas de meilleur endroit où mener ses enfants pour décompresser lorsqu’on les garde H24 : dehors, tout est plus facile, et plus intéressant.

En attendant un article pour te convaincre que vivre au vert en ville, c’est possible, le nombre d’heures que nous avons passées à arpenter les parcs bruxellois ces derniers mois m’a donné envie de reprendre une série de billets destinés à te faire découvrir mes espaces verts préférés dans la capitale. Je sais que j’ai un lectorat majoritairement français, mais j’espère que ces articles pourront insuffler un nouvel élan à mes voisins bruxellois, et des idées aux vacanciers qui s’aventureraient jusque chez nous avec leurs enfants.

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Le Rouge-Cloître

Cette ancienne abbaye et le parc qui l’entoure constituent assurément un de mes espaces verts préférés à Bruxelles. Situé à l’entrée de la forêt de Soignes (pour ceux qui souhaiteraient faire une longue balade), le Rouge-Cloître est un lieu parfait pour se promener avec des enfants car il comprend aujourd’hui à la fois :

  • une ferme, qui abrite aujourd’hui l’ASBL Cheval et Forêt (dont les chevaux de traits et leurs belles carrioles plairont sûrement aux petits connaisseurs),
  • plusieurs points d’eau (dont l’un accessible aux pêcheurs), avec leur flore et leur faune qu’on ne se lasse pas d’observer,
  • deux très belles plaines de jeux,
  • un centre d’art,

(suite…)

Trois comptes Instagram pour assouvir mon envie de m’installer au milieu des bois

Le froid, le manque de lumière, la menace des changements climatiques, le manque de perspectives économiques, le sentiment de relative impuissance face aux drames humains qui se jouent juste devant notre porte, les attaques constantes à l’encontre de droits acquis de hautes luttes en faveur des minorités (étrangers, femmes, enfants, homosexuels, notamment), le culte de la peur entretenu par nos médias, l’immobilisme de nos gouvernements… Autant de raisons – dont certaines sont la conséquence directe des autres – qui incitent plus que jamais au repli sur soi et sur le noyau familial, dans une tentative – stérile mais compréhensible, à défaut d’être légitime – de préserver les siens et de se ressourcer auprès d’eux.

Tous les jours, j’essaye de lutter contre cette tentation là. Je m’efforce de m’informer, m’interroger, m’offusquer, me remettre en question, chercher des alternatives, dénoncer, partager, nuancer, encourager… Agir, parfois.

Mais bien souvent, il faut l’avouer, je déserte le champ de bataille. Je verrouille la porte de mon chez-moi, au nom du bien-être de mes enfants. Je rêve d’évasion, de grands espaces perdus dans la nature où ils pourraient vivre libres et en paix, loin, très loin des problèmes du monde.

Bon. Ce n’est pas demain la veille que je réussirai à convaincre mon homme de déserter la capitale pour aller nous enterrer au fin fond de la forêt afin d’élever notre merveilleuse et nombreuse progéniture au contact et dans le respect de la nature. Je me contente donc de faire pousser quelques tomates sur mon balcon au printemps et de rêver en regardant les magnifiques photographies de trois comptes Instagram que je chéris tout particulièrement :

Travel Little one

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Mama 2 the Little Ones

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Growing wild things

wild

C’est beau, n’est-ce pas ?

Bon évidemment, le mieux est encore d’aller prendre soi-même un bon bol d’air frais plutôt que d’essayer de respirer comme je le fais par le biais de photographies interposées.

Néanmoins, j’y trouve parfois de quoi revenir plus tenace sur la scène du combat.

Tiens, savais-tu que selon une étude européenne sur la violence de genre, en Belgique, près de 50% des hommes et des femmes estiment  qu’il existe des circonstances qui peuvent justifier une relation sexuelle sans consentement (c’est-à-dire un viol, pour parler sans euphémisme)* ?

Avoue qu’après avoir lu ça, tu reprendrais bien une petite dose de retraite dans les bois, n’est-ce pas ?

Aller, zou, je n’habite pas les Alpes bavaroises, mais je peux toujours faire comme si.

suisse* Merci à Maud d’avoir attiré mon attention sur cette étude et ses affligeants résultats.

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