Étiquette : Gray Label

Gray Label, douceur et intemporalité

J’ai écrit beaucoup d’articles à propos de pédagogie ces derniers temps ; varions les plaisirs et faisons de la place pour un autre dada de ce blog : la mode organique. Dans l’idée de répondre aux questions que tu m’envoies et parce que c’est de saison – n’en déplaise au ciel gris qui règne en maître ici -, je parlerai aujourd’hui d’une de mes marques fétiches en coton organique : Gray Label.

Gray Label

Gray Label est une marque néerlandaise de vêtements pour bébés et enfants, fabriqués en Europe (si je ne m’abuse, au Portugal). Prenant le contre-pied des imprimés enfantins clinquants, la marque a opté pour des tissus unis et des coupes à la fois minimalistes et ultra-confortables, qui rendent ses vêtements identifiables au premier coup d’œil. Le coton utilisé est labellisé GOTS et c’est le plus doux qu’il m’ait été donné de toucher. D’une collection à l’autre, on retrouve une série de « basics » intemporels, auxquels s’ajoutent chaque saison quelques modèles et couleurs éphémères. Tout est beau, bien coupé, facile à assortir et agréable à porter.

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Pourquoi choisir des vêtements organiques et éthiques ?

Comme annoncé précédemment (ici, clic clic), Minuscule infini participe désormais aux programmes « experts » qui accompagnent les différentes boxes proposées par No Milk Today. Voici le premier article écrit dans le cadre de ce partenariat : mes plus fidèles lecteurs ne s’y tromperont pas, il s’agit d’une synthèse assez militante sur un thème cher à mon cœur – la consommation textile responsable -, qui propose quelques solutions, sous la forme de jolies marques et de bons plans à découvrir !

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Pulls moitié coton moitié synthétique, imprimés Hello Kitty ou Spiderman, t-shirts délavés, copies bon marché de tissus de créateurs, cardigans offerts par la tante Jeanne et remisés dans un coin de l’armoire en espérant qu’ils servent un jour, caisses de layettes entassées à la cave dans l’attente d’un énième vide-grenier… Les garde-robes de nos tout-petits débordent de vêtements produits par une industrie textile dont les grandes enseignes ont clairement saisi l’aspect particulièrement lucratif d’un marché qu’elles se font un devoir d’envahir de montagnes de pièces rarement conçues de manière éthique et peu respectueuses de la santé des enfants qui les portent.

Derrière ce pyjama tellement mignon qui te fait de l’œil au rayon nouveau-né, n’oublie jamais que se cache :

  • les conditions de travail déplorables des employés qui l’ont fabriqué à l’étranger pour un salaire de misère, parfois dans des ateliers clandestins dans lesquels sont notamment exploités (et bien que cela soit évidemment interdit) des enfants ;

  • la toxicité des matières premières et des teintures utilisées qui contamineront les personnes qui récoltent et fabriquent les vêtements (en contact direct ou indirect avec les pesticides répandus sur les champs et avec les produits chimiques utilisés dans les bains de teinture et autres processus visant à rendre la fibre plus résistante), mais aussi les personnes qui porteront ces vêtements, à savoir des enfants et des bébés dont la peau particulièrement fragile est très perméable aux agents polluants et allergisants ;

  • le gaspillage de matières premières, l’appauvrissement des sols et la pollution que génèrent cette production textile de masse et son transport vers les pays riches ;

  • le vol et la copie d’illustrations ou d’imprimés qui dépossèdent les créateurs de leur travail, et la délocalisation de la production vers des pays où la main d’œuvre coûte moins cher au détriment de notre propre économie.

Mais alors, que faire ? Comment opter pour une consommation plus responsable ?

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