Corps de maman, corps de femme : 3 comptes Instagram à suivre pour mieux (s’)aimer

Je l’écrivais ici dernièrement (et je te remercie d’ailleurs pour la tendresse avec laquelle tu as accueilli cet article sur la page FB de Minuscule infini), le corps de la femme et les changements que lui font vivre la maternité, ou tout simplement, le fait de vieillir, sont au cœur des questionnements qui me traversent. Pas facile de composer entre, d’une part, la fierté éprouvée pour ce corps qui a porté et mis au monde les êtres que nous chérissons le plus et, d’autre part, l’incompréhension à géométrie variable – teintée de curiosité, d’amertume, d’inquiétude ou de joie – suscitée par tous les chamboullements psychiques et physiques qu’implique l’arrivée d’un enfant.

Lorsqu’on ajoute à cela tous les impératifs de la vie (le boulot, les corvées ménagères, le train-train frénétique) et la pression sociale (réussite, épanouissement, zénitude, flexibilité, efficacité, disponibilité, créativité, énergie), il y a de quoi devenir légèrement schizophrène. Pour me soigner, quand je préfère éviter de me lancer dans de grands discours sur comment il faudrait changer la société et le rôle dévolu aux femmes (c’est-à-dire, également celui dans lequel on confine les hommes), je me plonge dans les sublimes photographies et les émouvants témoignages qui les accompagnent de trois comptes Instagram que je te conseille vivement de suivre, parce qu’ils font du bien au mental et qu’ils enseignent l’empathie.

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Me rêver princesse, dans mon corps de maman

Je ne suis pas Super Woman. C’est dommage, j’aurais bien voulu, mais j’ai filé mes collants et le « S » de mon costume est parti au lavage. Vraisemblablement l’ampleur de la tâche dépasse largement la puissance de mes pauvres petits bras. Je suis désolée, mon bébé, si j’oublie si souvent que c’est normal de ne pas pouvoir jouer sur tous les tableaux de la vie en même temps, si je laisse parfois la fatigue gagner et que je me mets en colère contre moi-même de n’être pas à la hauteur. Ne t’inquiète pas, mon chéri, ce n’est que le temps de verser une petite (minuscule) larme. Après, on ira à nouveau jouer à l’infini dans le jardin tous les deux, on cueillera des fleurs et on marchera sur des pelouses interdites, je mettrai une jolie robe, et papa et toi vous me laisserez croire encore que je suis une princesse, de pacotille certes, mais une princesse !

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« Pour une enfance joyeuse » : le b.a.-ba de la parentalité bienveillante

Couches lavables, pédagogies actives (« Reggio », « Montessori », « Steiner-Waldorf », etc.), hygiène naturelle infantile, diversification alimentaire menée par l’enfant, lit au sol, doula, accouchement en plateau de naissance ou à domicile, haptonomie, langue des signes pour bébé, allaitement long, motricité libre, portage, cododo… : s’intéresser de près ou de loin à la parentalité « bienveillante » ou « positive », au « maternage proximal », implique de pénétrer dans un univers peuplé d’expressions obscures (d’autant plus si elles figurent sous forme d’acronyme : LM, CL, HNI, DME, etc.) et de pratiques hors normes. Pas toujours facile de s’y retrouver ! Il y a peut-être de quoi se décourager devant la multiplicité des approches et la somme de connaissances à acquérir.

Bien entendu, il existe des tas de livres qui permettent de creuser très sérieusement ces questions, mais les ouvrir implique qu’on se soit déjà assez intéressé à ces sujets que pour avoir envie de chercher des réponses étayées.

La bonne nouvelle ? Le dernier hors-série du magazine Kaizen, intitulé « Pour une enfance joyeuse », se propose de te donner les clés de cet univers, en dressant un fantastique panorama de tout ce qui se fait en matière de parentalité positive, depuis le désir d’avoir un enfant jusqu’au 6 ans de celui-ci. Honnêtement, voilà une petite pépite journalistique qui vaut largement le détour !

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L’allaitement, tout naturellement ?

Je t’ai allaité 16 mois. Voilà quelque temps que c’est fini déjà.

Je voudrais, parfois, avoir encore cet élan nourricier pour te réconforter, lorsque tu tombes et te fais mal, lorsqu’un cauchemar te réveille la nuit.

Heureusement, nous avons inventé d’autres gestes de tendresse.

Tes bisous mouillés pleuvent sur mes joues, tes petits bras m’entourent tendrement. Je respire tes cheveux, je caresse doucement ton dos, je chatouille tes pieds. Je te murmure incessamment que je t’aime.

Lorsque nous prenons le bain ensemble, tu me montres mes seins et tu ris, en signant « manger ». Mais c’est seulement pour me signifier que tu te souviens, toi aussi. Que tu sais à quoi ils servent ces deux-là. Ou plutôt à quoi ils servaient.

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