Étiquette : illustration

Trois illustratrices pour mettre la parentalité douce en image

Dans la série de ressources autour de la parentalité douce – que je me plais à te faire découvrir par trois – voici mon triple coup de cœur pour des illustratrices qui me touchent par le regard qu’elles posent sur l’enfance et notre métier de parents.

Bougribouillons

Connue partout sur la Toile depuis ses cartes sur les émotions et ses illustrations sur la motricité libre (disponibles gratuitement au téléchargement pour afficher par exemple dans les lieux de collectivité), Bougribouillons partage également en dessins ses convictions à propos de la Diversification alimentaire Menée par l’Enfant (dont elle offre une explication très claire et complète) ou des dangers de la violence dite « éducative ». Récemment, elle a publié grâce à une campagne participative un conte sur l’allaitement maternel (que je trouve toutefois un peu moins réussi). Le message est clair, positif et instructif : on en redemande ! Sa page Facebook est aussi intéressante à suivre, car elle y partage quantité de liens autour de la parentalité douce.

Fanny Vella

On reprend les mêmes thèmes et c’est fois on rit un bon coup ! Je ne résiste pas à te (re)parler des illustrations réalisées par Fanny Vella à propos de l’allaitement, du cododo ou de la DME, tant la vérité criante qui se cache sous ses illustrations me fait rire. Pour découvrir son travail, rendez-vous sur son blog ou sur sa page Facebook.

 

Les Jolis sauvages

Un projet que j’aime à la folie, avant tout pour son originalité, mais également pour la qualité du dessin, l’intérêt du propos et le traitement non jugeant qui en est proposé ! Avec Les Jolis sauvages, la dessinatrice qu’on connaissait déjà bien sous le pseudonyme de « Lili aime le nougat » nous propose une bande-dessinée retraçant le cheminement de sa petite famille vers le unschooling. Les témoignages d’autres familles côtoient les expériences personnelles et les interrogations récurrentes qui reviennent lorsqu’on parle d’instruction en famille. A découvrir absolument, surtout si vous avez quelques réticences sur le sujet. On peut suivre l’avancement du projet sur le site qui lui est consacré, sur Facebook ou encore sur Instragram.

J’espère que le travail de ces trois illustratrices te plaira autant qu’à moi.

 

Les albums incontournables d’Emily Hugues

Il y a, dans la littérature jeunesse, de ces albums si beaux et si touchants que je les sais capables de résister aux plus violentes de mes aspirations au minimalisme ; ceux d’Emily Hugues en font incontestablement partie. Son trait – que l’on ne peut qualifier que de foisonnant – emporte ses lecteurs dans un univers sauvage, mystérieux et contrasté, dans lequel évoluent de petits héros confrontés, en dépit de leur courage, à de dures épreuves. Bien sûr, leur appétit de vivre finit par triompher. Bercés par la musicalité du texte, les enfants entre deux et cinq ans ne manqueront sans doute pas de s’identifier à ces cœurs à la fois téméraires et fragiles, pour comprendre intuitivement que différence n’est pas synonyme de faiblesse et que, parfois, la reconnaissance arrive là où on ne l’attendait pas.

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Enfin, parce que leur dessin fait la part belle à la faune et à la flore les plus extraordinaires, ces albums constituent un merveilleux moyen de faire entrer un peu de Nature dans son foyer. Les artistes en herbe et les parents qui aiment dessiner se plairont sûrement à s’inspirer de leur végétation luxuriante pour composer leurs propres dessins.

Retrouve ces albums sur Amazon en cliquant sur les images ci-dessus* ou chez ton libraire préféré.

De la violence du monde à l’apprentissage de la gestion des émotions

En ce moment, je me passionne plus que jamais pour la question de la gestion des émotions. Cette préoccupation a une motivation double : je cherche d’une part à enrichir et améliorer nos échanges relationnels à la maison, et j’essaye d’autre part de trouver une réponse constructive vis-à-vis d’une tendance globale à la légitimation de la violence à laquelle mon quotidien me confronte tous les jours. Du point de vue de l’actualité, cette violence me touche particulièrement lorsqu’elle est adressée à l’encontre des minorités. J’en fais également l’expérience sur un plan plus personnel : lorsque je défends mes choix pour une éducation non violente ou que je m’offusque de la violence témoignée à l’encontre des enfants par l’entremise de ce blog, il arrive que l’agressivité soit directement dirigée contre ma personne. Ce n’est évidemment pas simple à gérer : attaquée bassement en tant qu’individu, ma première réaction est de vouloir répondre avec tout autant de colère et de violence, ce qu’il me faut à tout prix éviter pour qu’existe une possibilité de dialogue. Cela est difficile, et me coûte énormément de temps et d’énergie, pour un échange qui demeure généralement stérile. Néanmoins, je suis convaincue qu’il s’agit d’une question primordiale. L’extrême violence dont témoignent aujourd’hui la plupart des discours contemporains dominants (discours politique, discours moral, discours médical, discours éducatif, discours commercial, discours psychologisant, discours d’entreprise, voire même discours médiatique), et que reflète à un autre niveau la violence que nous-mêmes déployons dans nos réponses à autrui (que celui-ci soit un parfait inconnu ou notre propre enfant), est une conséquence du peu de valeur accordée à l’empathie par la société contemporaine, société qui réduit plus volontiers le sujet humain à un type, à une « étiquette » qu’elle ne cherche à comprendre ce qui constitue son intériorité (c’est-à-dire ses émotions et ses sentiments, mais également ses croyances, les logiques cognitives qui lui sont propres, etc.). Je crois qu’inviter chacun, à commencer par nous-mêmes, à identifier et à accueillir ces réactions émotionnelles contribue à endiguer cette violence, qui en est précisément une des manifestations. Et, pour ENFIN en venir à un sujet dans la ligne éditoriale de ce blog, j’en parle ici car je crois qu’il en va de notre rôle d’éducateur.

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L’espace pour les histoires et les temps de retour au calme à la maison

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Affiche cherche chambre d’enfant

J’avais annoncé sur la page Facebook une jolie surprise pour célébrer l’année nouvelle : voici l’affiche que j’ai réalisée pour la chambre de mon fils. Tu peux la télécharger gratuitement ci-dessous.

Et à défaut de t’éblouir de quantité de dessins, cher lecteur, je te présente le nouveau graphisme du blog, en espérant qu’il te plaise.

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