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Élever des papillons à l’école ou à la maison

En février, je te parlais dans cet article de notre intention d’élever des papillons pour célébrer le printemps. L’aventure a récemment pris fin, aussi je te propose de t’en faire un petit reportage en images. Toute la famille a été conquise : de la plus petite qui se demandait bien pourquoi nous passions autant de temps à observer ces bestioles, à mon aîné qui a passé de longs moments à observer la transformation des petites créatures en enrichissant considérablement son vocabulaire, en passant par mon homme qui jetait de réguliers coups d’œil à la table d’observation. Quant à moi, je devinais que j’allais être très intriguée par cette activité et ça n’a pas loupé : j’ai trouvée l’expérience à la fois passionnante et un peu inquiétante, et j’ai appris beaucoup de choses. Pédagogiquement, outre les apprentissages biologiques évidents, je trouve que c’est un fabuleux moyen pour que les jeunes enfants puissent faire concrètement l’expérience du temps qui passe (tu sais combien je suis sensible aux activités qui permettent d’appréhender ou de ritualiser le temps) !

A la suite des photos, je te donne des liens vers le kit d’élevage et d’autres ressources utiles.

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Premiers jours : les chenilles grossissent à vue d’œil dans leur petit contenant rempli de nourriture ; c’est très impressionnant.

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Balade sonore à la découverte de l’eau

C’est une lectrice de Minuscule infini (merci Léa !) qui m’a fait découvrir au détour d’un commentaire un trésor pour jeunes (ou moins jeunes) oreilles :  » chants de l’eau », « chants d’oiseaux », « concerts naturels »…, Studio les Trois Becs capture les sons de la nature qui nous environne. Ce projet a deux raisons de me plaire : je suis sensible au fait que nous vivons dans un brouhaha ambiant qui nous déconnecte du silence comme des sons d’origine naturelle, et, à l’exception des activités musicales à proprement parler, les propositions d’activités qui mobilisent le sens de l’ouïe sont peu répandues.

studiolestroisbecs04 À l’écoute des premiers morceaux, tandis que j’imagine comment introduire les chants d’oiseaux auprès de mon petit garçon de trois ans, surgit une émotion inattendue : voici soudain un petit bout de mon enfance qui m’enserre le cœur et remonte dans ma gorge ; je me vois jouant dans le jardin avec mes cousins ou observant le ciel gris depuis la fenêtre de mon bureau chez mes parents. Je jette un œil sur la pochette : c’est le chant de la mésange que ma mémoire a lié étroitement à ces souvenirs. Je croyais n’avoir jamais tendu l’oreille assez attentivement, je croyais être passée à côté de la subtilité de ces mélodies ; elles étaient là, en moi, connues de mes oreilles sans que ma bouche puisse les nommer. Étrange et intense expérience.

Trois créations du Studio les Trois Becs sont arrivées chez nous

  • Pour la plus petite, Mon imagier sonore de la nature, idéal pour tous les parents qui n’aiment pas imiter les cris des animaux (ou qui ne sont tous simplement pas très doués pour cela, uhuhuh) ; les illustrations enfantines du livre cartonné qui accompagne le disque seront plus avantageusement remplacées par des photographies des animaux en question, mais le cd en lui-même est très bien fait, présentant les cris d’une douzaine d’animaux de la ferme, suivis du chant de quelques insectes et oiseaux parmi les plus connus, pour s’achever sur des sons naturels plus inattendus (« le ruisseau », « je marche dans la neige », « le feu de bois »…) et de trois pistes destinées à l’endormissement. Atypique et précieux.
  • pour moi Pour Django, Chants d’oiseaux des bois et forêts, dont je te parlerai dans un prochain article plus longuement,
  • et enfin Les chants de l’eau que j’avais envie de te présenter aujourd’hui en guise de support à une balade sonore à la découverte de l’eau.

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Au lit !

Après les succès de Mon amour, Un amour de petite sœur et Ce que Papa m’a dit, Astrid Desbordes et Pauline Martin reviennent avec une nouvelle histoire de leur jeune héros, Archibald.

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Que les lecteurs qui sont tombés amoureux de l’un des opus précédents soient prévenus : Au lit ! , en raison de son sujet, est un album moins poétique que les précédents. Mais, à la maison, c’est celui que l’on préfère ! Avec toujours autant d’humour et de bienveillance, ses auteures s’attaquent cette fois à un sujet sur lequel la plupart des parents s’arrachent les cheveux : le sommeil. C’est avec malice qu’elles adressent un clin d’œil aux pauvres parents fatigués que nous sommes, suggérant que, dans la bataille pour la mise au lit, ce ne sont sans doute pas ceux que l’on croit qui ont le plus besoin de se reposer.

Les petits assurément ne s’y trompent pas (« Mais, mais », s’exclame en riant mon fils, « sa maman s’est endormie dans son lit et Archibald ressort son train ! Mais il n’a pas le droit ! ») tandis que les plus grands ne manqueront sans doute pas de reconnaître quelques-unes de leurs tentatives parmi les plus désespérées. Personnellement, je m’identifie beaucoup au papa qui, après s’être plongé au beau milieu de la nuit dans un ouvrage sur le sommeil des enfants, essaie subrepticement de mettre en application les précieux conseils glanés au cours de sa lecture…

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Voilà un album qui a le mérite de dédramatiser par son humour tendre le moment de la mise au lit, tout en rappelant aux parents qu’en ce qui concerne l’heure à laquelle passe le marchand de sable comme pour beaucoup d’autres domaines de la vie, il est bon de faire avant toute chose une place au ressenti de nos enfants, histoire de préserver notre propre énergie.

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Astrid Desbordes, Pauline Martin, Au lit !, Albin Michel Jeunesse

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Lire Montessori, ou la promesse d’un séisme

Les ouvrages de vulgarisation autour de la pédagogie montessori se multiplient et je dois bien avouer que je ne leur trouve pas grand intérêt*. Les écrits de Maria Montessori étant tout à fait accessibles (matériellement et intellectuellement), je ne vois pas ce qui justifie de leur préférer une brève synthèse de ses grands principes pédagogiques accompagnée de quelques belles photos de plateaux montessoriens, comme on en trouve par ailleurs beaucoup sur la Toile (gratuitement et résultant parfois d’une réflexion pédagogique plus profonde). Loin de m’offusquer de cette profusion de nouveaux livres, je me réjouis au contraire que les pédagogies actives aient à ce point le vent en poupe et que Montessori leur serve de figure de proue. J’ai moi-même approché cette pédagogie pour la première fois par un ouvrage de vulgarisation prêté par une copine. Cependant, je ne peux m’empêcher de regretter que ces ouvrages de vulgarisation n’aient pas le caractère transgressif des écrits de Maria Montessori (voire que, dans le pire des cas, ils puissent avoir un effet culpabilisant ou pousser à des achats frénétiques de matériel pédagogique).

De la lecture de Montessori, on ne ressort que profondément ébranlé, car c’est la conception globale de l’enfant, de la singularité de ses intelligences et de ses potentialités, ainsi que l’ensemble des croyances qui fondent les pratiques éducatives et didactiques traditionnelles (et ce plus de 100 ans plus tard et malgré le succès incontestable de cette pédagogie), qui s’en trouvent durablement remises en question.

Il ne suffit pas de bannir parc et trotteur pour pratiquer la motricité libre (dont Montessori, quand bien même n’utilisait-elle pas l’expression, fut assurément l’une des chantres), comme il ne suffit pas d’installer un quelconque matériel sur un plateau pour créer un environnement montessorien stimulant.

Ce qui change, en lisant Montessori, ce n’est pas tant la qualité et la quantité des activités que nous proposons à nos enfants (à coup de progressions minutieusement pensées et de matériel permettant le contrôle de l’erreur, en fonction de périodes sensibles qu’il ne faut pas rater, blablabla) que le regard que nous posons sur eux et, partant, la manière

  • dont nous nous mettons à leur écoute,

  • dont nous nous adressons à eux,

  • dont nous devenons à même de comprendre ce qui les intéresse et pourquoi,

  • dont nous transformons l’environnement, la temporalité et notre propre disponibilité (!) afin qu’ils correspondent au mieux à leurs besoins.

Et chaque fois que je (re)lis Maria Montessori, j’ai la promesse d’être à nouveau secouée : non pas qu’il y ait vraiment quelque chose que je n’ai pas compris à la première lecture (c’est toujours possible, mais ses propos sont vraiment explicites et accessibles), mais parce que je sais par avance que la vie (ou plutôt, les valeurs rendues légitimes par notre société : rapidité, performance, conformisme…) m’aura d’une manière ou d’une autre rattrapée, et que les mots limpides et exigeants de Maria Montessori sauront me rappeler le chemin que j’ai choisi d’emprunter.

Sois donc rassuré si tu ne possèdes pas de cabinet de géométrie ou de barres rouges et bleues, et (ré)ouvre Montessori : ce à quoi elle t’invite, c’est à devenir l’observateur attentif des extraordinaires facultés de ton enfant, et l’explorateur de quelques voies qui lui permettront de s’épanouir à son rythme, selon ses besoins et ses centres d’intérêt.

Bien qu’elle puisse être ardue, n’est-ce pas là la plus riche manière d’être parent ou éducateur aujourd’hui ?

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Bonjour le calme : reconnexion à soi et à l’instant dès deux ans [concours]

Apprendre à se préserver de la profusion d’informations qui assaillent nos sens à tout moment, à faire le tri et à se concentrer sur le traitement de celles que nous jugeons les plus intéressantes. Se (re)connecter à soi – à ses émotions, à ses besoins – et à l’instant, pour ne pas tout vivre sur un mode de consommation frénétique et gagner en confiance en soi et en bien-être. Ce n’est évident ni pour moi ni pour mes enfants. J’entends certains des pleurs de ma fille de huit mois comme une tentative désespérée pour se couper des stimuli du monde ; je lis dans les pitreries qu’exécute sans relâche mon fils en fin de journée l’énergie ultime d’un corps qui refuse de reconnaître qu’il n’en peut déjà plus. Pour les aider à s’abandonner, les guider vers le lâcher prise, bien souvent mon compagnon ou moi-même nous couchons à leur côté pour former autour d’eux un petit cocon. Lors d’une conférence à laquelle j’assistai récemment, j’ai été frappée que l’invitée évoque le fait que certaines jardinières (institutrices maternelles dans les écoles Steiner) éprouvent aujourd’hui une semblable nécessité d’entourer de leurs bras les enfants pour qu’ils parviennent à se relâcher au moment de la sieste.

Comment tisser de manière autonome son propre cocon ?  Comment y inviter nos enfants ?

Prêter attention au souffle en utilisant l’imaginaire est une voie. Faire momentanément abstraction du mental pour se mettre à l’écoute d’un rythme vital, celui de la respiration, et prendre conscience d’une énergie qui émane du centre du corps et se répand jusqu’aux plus fines ramifications des schèmes musculaires. Cela peut se faire par le biais d’une activité comme la marche, par exemple, mais également d’autres pratiques peut-être plus adaptées à notre quotidien sédentaire, comme le yoga ou la méditation. Ces dernières années, de nombreux ouvrages ont paru pour nous proposer d’initier nos enfants à ses pratiques. Si je consacre un article à l’un d’entre eux qui vient de m’être envoyé par les Éditions Albin Michel, c’est que le point fort de Bonjour, le calme d’Anne Crahay est, à mon sens, d’être particulièrement adapté pour les plus petits, dès 2 ans / 2 ans et demi (quand la plupart sont plutôt destinés aux quatre-cinq ans).

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Quand musique et livres pour enfants s’invitent au pied du sapin [give away]

Bonne nouvelle : contrairement à sa grande sœur qui s’est en partie numérisée, la Littérature jeunesse et enfantine a toujours la côte. On offre encore très volontiers de beaux livres aux enfants, et j’espère qu’ils seront nombreux au pied de ton sapin !

Pour t’y aider, Minuscule infini s’associe à La Montagne secrète et à Ker Éditions pour faire gagner à ses lecteurs quatre albums-disques : un exemplaire de Il pleut à boire debout, un exemplaire du Loup de Noël et deux exemplaires de Léon accordéon.

Dans la « vraie » vie, je suis (encore pour un temps) chercheuse en littérature de langue française, casquette qui me rend particulièrement sensible à la question de l’édition dans le monde des Lettres. Du coup, cette double proposition de partenariat était trop belle pour que je résiste au plaisir de te faire découvrir deux petites maisons qui ont réussi à se tailler une place de choix dans la monde de l’édition francophone, et les cœurs battants qu’elles abritent.

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Soudain, arrêter le temps : yoga, méditation, massage et taï chi pour les petits [concours]

Surmenage. La rentrée de Django, l’arrivée de l’automne, les absences répétées de mon homme, la reprise du travail et, de facto, la séparation avec ma fille, ma galère quotidienne pour tirer mon lait et les longs trajets jusqu’à mon lieu de travail… ont eu raison de la belle énergie que j’avais accumulée durant l’été. Fin août, j’avais l’impression de rayonner, aujourd’hui, je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Et pourtant, j’ai de l’aide : mes parents, mes beaux-parents, ma sœur, mes amies si chères à mon cœur, mes collègues et notre précieuse Malika qui vient deux fois par mois pour abattre un peu de ménage ; je ne manque pas de personnes ressource (et si vous me lisez, je vous embrasse de tout cœur). Je l’écris parce que peut-être que certaines qui me liront se sentiront moins seules. Je ne suis que compassion pour toutes les mamans en galère et mon admiration infinie va à toutes les autres ! Je cherche le bouton PAUSE !

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Quatre ouvrages et des places pour le salon de l’Éducation à gagner !

C’est dans ce contexte qu’arrive un superbe partenariat qui tombe à pic : à l’occasion du Salon de l’Éducation qui aura lieu à Charleroi du 12 au 16 octobre prochain, les Éditions Dominique et compagnie offrent aux lecteurs de Minuscule Infini 4 ouvrages de la collection « Zen » : deux exemplaires de Mon premier livre de Yoga et deux exemplaires de Mon premier livre de méditation (+ cd), ainsi que des places pour le Salon (voir la fin de l’article).

 

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Yoga, méditation, massage et taï chi pour les petits

POUR QUI ? Dans une société ultra-médiatisée et hyper-connectée, dans laquelle nous sommes constamment assaillis d’informations (visuelles, surtout, mais aussi auditives), il me paraît essentiel d’apprendre dès l’enfance des techniques pour se préserver de ce flux de sollicitations. Nos enfants sont le fruit de leur époque ; leurs comportements reflètent le rythme effréné auquel nous tentons bien souvent de soumettre nos existences, lequel va de pair avec la rapidité avec laquelle nous devons traiter la multitude de stimuli qui nous parviennent. Sans vouloir procéder à des raccourcis peu nuancés (j’espère toujours que ma sœur neuro-psychologue, qui se spécialise dans le travail avec les enfants, écrive ici un article à ce sujet), en témoignent les divers troubles de l’attention et les attitudes tantôt apathiques tantôt survoltées de nos tout-petits. Ces livres s’adressent aux (grands-)parents et aux professionnels de l’enfance qui souhaitent proposer un autre rythme aux enfants qu’ils côtoient.

POURQUOI ? Dans notre monde, se concentrer tient lieu au pire de la prouesse, au mieux du loisir, d’où l’efflorescence de toute une série d’activités qui nous invitent à nous recentrer sur nous-mêmes, à nous connecter à nos sensations, à ralentir le rythme pour être plus « pleinement conscient » de ce que nous vivons. Yoga, méditation, massage et taï chi peuvent faire partir de celles-là.

COMMENT ? Pas question, bien sûr, d’exercer le tout-petit à la justesse d’une posture ou d’avoir pour objectif de le plonger dans un état méditatif profond : les livres de la collection « Zen », avec leurs petits formats et leurs jolies illustrations, invitent plutôt à trouver en famille ou en groupe une temporalité autre, déconnectée de la course effrénée du quotidien, à travers laquelle l’enfant peut investir son corps (dont notre mode de vie contemporain a plutôt tendance à le couper alors qu’il constitue, selon Rudolf Steiner, son principal vecteur d’apprentissage de 0 à 7 ans) et développer des facultés cognitives différentes de celles qu’il a l’habitude de solliciter. Accorder de l’attention à la manière dont on respire, laisser le temps à l’esprit d’imaginer, faire l’expérience de se projeter au-dedans de soi à la recherche d’une certaine quiétude…, voilà ce que proposent les deux livres que je vous propose de gagner aujourd’hui.

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Trois films qui posent un autre regard sur la naissance

J’aimerais te parler de cette deuxième grossesse, de combien elle diffère pour moi de la première, des émotions et des sentiments si contradictoires qui me traversent, de ma joie à préparer un accouchement que j’imagine très différent de celui de Django… Mais les choses se bousculent tant dans ma tête que j’éprouve des difficultés à faire la part des choses, à déterminer ce qui serait vraiment intéressant à partager, quelle place laisser à mon ressenti pour ne pas tomber dans un dévoilement intime qui ne servirait que mon ego narcissique, quelles informations pourraient être intéressantes à transmettre alors que je ne suis pas une spécialiste de la question…

Je choisis donc pour l’instant de partager ici quelques-unes de ressources qui accompagnent ma réflexion et mon cheminement vers une naissance respectueuse de la physiologie de la femme et de l’enfant, et où ceux-ci sont considérés comme les acteurs principaux de la formidable aventure qui consiste à donner la vie. Je commence aujourd’hui avec trois films qui posent sur l’accouchement un regard tout autre que celui qui était le mien lorsque je suis tombée enceinte de Django. Que les remises en question auxquelles ils invitent te semblent depuis toujours des évidences ou que tu découvres, comme moi, des horizons jusqu’il y a peu insoupçonnés, j’espère que tu les trouveras inspirants.

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Et toi, tu signes avec ton bébé ?

 signe-avec-bebe-02Quand Django avait cinq mois, nous avons suivi avec lui un atelier de signes parents / bébés. Django a commencé à signer ses premiers mots vers 12 ou 13 mois, entraînant dans cette aventure ses grands-parents qui le gardaient. Nous avons signé un peu en dilettante, nous cantonnant aux mots qui intéressaient Django ou qui nous semblaient utiles. Avec mon bébé à venir, j’aimerais beaucoup renforcer cette pratique et, surtout, introduire beaucoup plus de comptines et de chansons signées. Aujourd’hui, Django se débrouille de mieux en mieux à l’oral et moi et son papa ne signons presque plus. Lui, par contre, signe encore certains mots par réflexe, quand il y a trop de bruit ou qu’il est un peu malade et peine à se faire bien comprendre (ben oui, avec le nez bouché et le pouce en bouche, c’est pas facile d’articuler). Il signe aussi « je t’aime » et plein de signes qu’il invente pour se faire comprendre. Tout ça pour te dire que je suis loin d’être une professionnelle, mais que je suis absolument convaincue de l’intérêt d’utiliser le langage des signes avec les tout-petits. Zoom sur une pratique encore méconnue !

Pourquoi signer avec bébé ?

Ce n’est pas parce que le tout-petit ne sait pas encore parler qu’il ne comprend pas tout ce qu’on lui dit et qu’il n’est pas à même de communiquer ! Tous les parents et éducateurs le savent, le bébé communique pleinement avec ses pleurs, ses cris, son rire, son corps, ses mains, etc. Il n’est pas rare qu’il sache faire au revoir de la main et désigner ce bout de pain à l’autre bout de la table qui lui fait tellement envie avant de prononcer son premier « maman » ou « papa ». C’est sur ce constat que s’est forgé la pratique du langage des signes parents / bébés : il s’agit de faire appel aux facultés motrices de l’enfant, à un âge où il n’est pas encore prêt à verbaliser.

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Raconter des histoires autrement : le Butaï, théâtre japonais

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Événements familiaux difficiles, fin de thèse, grosses chaleurs, envie de passer toujours plus de temps avec mon fils, occasions de faire plein de découvertes avec des gens que j’aime… : je suis beaucoup moins présente sur le blog en ce début d’été. Mais je me réjouis, à lire les statistiques du site, de voir que toi aussi : je t’imagine dehors, à gambader dans les champs avec ta joyeuse marmaille ou derrière ta machine à coudre pour confectionner de jolis bloomers et robes d’été (et je compatis beaucoup si tu es enceinte ou coincée – comme moi, souvent – derrière ton ordinateur en ces jours caniculaires).

Aujourd’hui, je voudrais te parler d’un fantastique matériel pour raconter les histoires, chez soi ou en classe. Bien qu’il commence à peupler les bibliothèques et les centres d’activités culturelles pour enfants, il sort un peu de l’ordinaire et demeure assez méconnu. J’en suis tombée amoureuse il y a quelques mois, et j’ai eu la chance d’en recevoir un exemplaire à prêter de la part du merveilleux magasin de jouets éthiques Casse-Noisettes.

Il s’agit du « Butaï » ou théâtre japonais. C’est une structure de bois (ou de carton) pouvant accueillir plusieurs planches d’une histoire (en format A4, A3, etc.) ; le conteur est derrière le petit théâtre, et tandis qu’il passe d’une planche à l’autre, il lit le texte au dos de la planche qui lui fait face. Il peut jouer sur des effets de vitesse (en opérant une transition rapide ou lente entre les planches), ajouter des bruitages, des accessoires, aménager des jeux de lumières, etc.

C’est un régal, tant du point de vue de celui qui conte que pour son petit auditoire captivé ! Les exploitations pédagogiques d’un tel outil me semblent illimitées.

Casse-Noisette, à ma connaissance le plus intéressant des magasins de Bruxelles
Casse-Noisette, à ma connaissance le plus intéressant des magasins de jouets de Bruxelles

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