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Et toi, tu signes avec ton bébé ?

 signe-avec-bebe-02Quand Django avait cinq mois, nous avons suivi avec lui un atelier de signes parents / bébés. Django a commencé à signer ses premiers mots vers 12 ou 13 mois, entraînant dans cette aventure ses grands-parents qui le gardaient. Nous avons signé un peu en dilettante, nous cantonnant aux mots qui intéressaient Django ou qui nous semblaient utiles. Avec mon bébé à venir, j’aimerais beaucoup renforcer cette pratique et, surtout, introduire beaucoup plus de comptines et de chansons signées. Aujourd’hui, Django se débrouille de mieux en mieux à l’oral et moi et son papa ne signons presque plus. Lui, par contre, signe encore certains mots par réflexe, quand il y a trop de bruit ou qu’il est un peu malade et peine à se faire bien comprendre (ben oui, avec le nez bouché et le pouce en bouche, c’est pas facile d’articuler). Il signe aussi « je t’aime » et plein de signes qu’il invente pour se faire comprendre. Tout ça pour te dire que je suis loin d’être une professionnelle, mais que je suis absolument convaincue de l’intérêt d’utiliser le langage des signes avec les tout-petits. Zoom sur une pratique encore méconnue !

Pourquoi signer avec bébé ?

Ce n’est pas parce que le tout-petit ne sait pas encore parler qu’il ne comprend pas tout ce qu’on lui dit et qu’il n’est pas à même de communiquer ! Tous les parents et éducateurs le savent, le bébé communique pleinement avec ses pleurs, ses cris, son rire, son corps, ses mains, etc. Il n’est pas rare qu’il sache faire au revoir de la main et désigner ce bout de pain à l’autre bout de la table qui lui fait tellement envie avant de prononcer son premier « maman » ou « papa ». C’est sur ce constat que s’est forgé la pratique du langage des signes parents / bébés : il s’agit de faire appel aux facultés motrices de l’enfant, à un âge où il n’est pas encore prêt à verbaliser.

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Raconter des histoires autrement : le Butaï, théâtre japonais

Événements familiaux difficiles, fin de thèse, grosses chaleurs, envie de passer toujours plus de temps avec mon fils, occasions de faire plein de découvertes avec des gens que j’aime… : je suis beaucoup moins présente sur le blog en ce début d’été. Mais je me réjouis, à lire les statistiques du site, de voir que toi aussi : je t’imagine dehors, à gambader dans les champs avec ta joyeuse marmaille ou derrière ta machine à coudre pour confectionner de jolis bloomers et robes d’été (et je compatis beaucoup si tu es enceinte ou coincée – comme moi, souvent – derrière ton ordinateur en ces jours caniculaires).

Aujourd’hui, je voudrais te parler d’un fantastique matériel pour raconter les histoires, chez soi ou en classe. Bien qu’il commence à peupler les bibliothèques et les centres d’activités culturelles pour enfants, il sort un peu de l’ordinaire et demeure assez méconnu. J’en suis tombée amoureuse il y a quelques mois, et j’ai eu la chance d’en recevoir un exemplaire à prêter de la part du merveilleux magasin de jouets éthiques Casse-Noisettes.

Il s’agit du « Butaï » ou théâtre japonais. C’est une structure de bois (ou de carton) pouvant accueillir plusieurs planches d’une histoire (en format A4, A3, etc.) ; le conteur est derrière le petit théâtre, et tandis qu’il passe d’une planche à l’autre, il lit le texte au dos de la planche qui lui fait face. Il peut jouer sur des effets de vitesse (en opérant une transition rapide ou lente entre les planches), ajouter des bruitages, des accessoires, aménager des jeux de lumières, etc.

C’est un régal, tant du point de vue de celui qui conte que pour son petit auditoire captivé ! Les exploitations pédagogiques d’un tel outil me semblent illimitées.

Casse-Noisette, à ma connaissance le plus intéressant des magasins de Bruxelles
Casse-Noisette, à ma connaissance le plus intéressant des magasins de jouets de Bruxelles

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Quelques livres à découvrir entre 1 et 3 ans

Les livres pour les petits ne manquent pas. La littérature jeunesse demeure un secteur extrêmement lucratif pour les maisons d’édition : même dans les familles qui lisent peu (ou pas), le livre a toujours la côte pour les enfants. Il est considéré comme un excellent support pédagogique (youpie ! il n’a pas encore été détrôné par la télévision) et fait encore très souvent partie des rituels de coucher du soir.

Mais… tout ne se vaut pas dans cette abondante littérature à destination des petits. Et les livres qui plaisent aux parents ne sont pas toujours ceux qui sauront captiver l’attention des plus petits. Maria Montessori attire par exemple notre attention sur le fait qu’avant quatre ou cinq ans, les enfants ne font pas la différence entre l’univers qui les entoure et l’imaginaire*. Selon elle, il est donc préférable de choisir des livres concrets, qui traitent des expériences quotidiennes de l’enfant. Exit, donc, les petits animaux qui parlent et les monstres sous le lit.

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Dans cet esprit, voici une (toute) petite sélection de nos coups de cœur en littérature enfantine : quelques livres (ou auteurs) que nous lisons inlassablement, à (re)découvrir d’urgence aux environs de 12 à 36 mois !

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