Tu as six mois, et déjà j’oublie tout

Mon bébé lune, ma douce, ma jolie June,

Tu as six mois. Déjà. Quelle claque dans la figure il y a quelques semaines tandis que, te regardant rire aux éclats devant la palette de pitreries que ton frère ne déclinait que pour le plaisir de tes yeux d’argent, je me suis rendu compte que tu n’étais déjà plus mon nourrisson, ma toute petite, mon minuscule bébé qui se lovait si naturellement au creux de mes bras, ta peau contre ma peau, me donnant le sentiment que mon corps était un refuge qui pourrait t’abriter de tous les malheurs de l’univers. Je t’ai vue soudain si grande du haut de tes six mois, toi que je ne cesse pourtant d’observer chaque jour, et les larmes me sont montées aux yeux ; des larmes de fierté de te voir t’ouvrir si naturellement au monde chaque jour davantage et des larmes de détresse de mesurer brusquement combien le temps file vite entre mes doigts. Ô, je le sais depuis longtemps, ma June, que le temps passe toujours trop vite auprès de ceux qu’on aime, mais il est malgré tout de ces instants qui te rappellent cette vérité sans s’annoncer. Ton papa me dit ressentir parfois une même urgence de s’allonger auprès de toi endormie, pour tenter de stopper cette course effrénée.

june01

Continuer la lecture de « Tu as six mois, et déjà j’oublie tout »

Et maintenant, c’est l’heure de la vie

20160308-105358-39238834.jpg

20160308-105409-39249999.jpg

k

k

k

20160308-105421-39261645.jpgk

k

k

 

20160308-105433-39273614.jpg

 

Déconnectée du monde et de moi-même durant les derniers mois passés à l’écrire, j’ai mis un point final à ma thèse en décembre dernier. La même semaine, j’annonçais à mes proches que j’étais enceinte de toi sans très bien y croire encore moi-même.

Atterrissage un peu rude, grosse frayeur à l’hôpital la veille de défendre 5 ans de travail : mon corps qui se rappelle violemment à moi m’oblige à prendre du recul. La peur cède place à l’hébétude. Secouée mais consciente de ce qui prime finalement le plus, j’aborde l’épreuve finale avec une distance tranquille dont jamais je ne me serais crue capable.

Je suis maintenant docteur ès lettres.

Merci bébé lune de m’avoir permis de comprendre que le monde n’en tournerait pas plus rond.

Ta venue, par contre, mettra à coup sûr sens dessus dessous mon univers. Il n’y a pas d’échelle pour mesurer l’ampleur du tremblement de terre qui nous attend. Ce ventre qui me pèse tant mais qui te protège, je le porte avec le sourire en t’attendant.

Je crois que ma tête a enfin changé de fuseau horaire et réglé son rythme sur les battements de ton cœur.

Prends ton temps, bébé lune, histoire que la vie se tienne tranquille jusqu’au jour de t’accueillir.

Me rêver princesse, dans mon corps de maman

Je ne suis pas Super Woman. C’est dommage, j’aurais bien voulu, mais j’ai filé mes collants et le « S » de mon costume est parti au lavage. Vraisemblablement l’ampleur de la tâche dépasse largement la puissance de mes pauvres petits bras. Je suis désolée, mon bébé, si j’oublie si souvent que c’est normal de ne pas pouvoir jouer sur tous les tableaux de la vie en même temps, si je laisse parfois la fatigue gagner et que je me mets en colère contre moi-même de n’être pas à la hauteur. Ne t’inquiète pas, mon chéri, ce n’est que le temps de verser une petite (minuscule) larme. Après, on ira à nouveau jouer à l’infini dans le jardin tous les deux, on cueillera des fleurs et on marchera sur des pelouses interdites, je mettrai une jolie robe, et papa et toi vous me laisserez croire encore que je suis une princesse, de pacotille certes, mais une princesse !

vie-de-chateau

Continuer la lecture de « Me rêver princesse, dans mon corps de maman »

L’heure… de savourer le temps qui passe

À l’heure où les nouveau-nés et les annonces de grossesse pleuvent autour de nous comme autant de rayons de soleil, à l’heure où les gens nous demandent quand arrivera chez nous un petit deuxième…

… je ne suis pas pressée.

Je te regarde grandir et je m’émerveille. J’ai aimé te bercer de longues heures, te regarder dormir, t’observer t’ouvrir au monde doucement, acquérir peu à peu la maîtrise de tes bras et de tes petites jambes, trouver pour la première fois ton pouce. Mais je ne regrette pas (encore ?) ces moments.

Il n’y a aucune nostalgie qui s’empare de moi quand je constate tout ce que tu es capable d’accomplir déjà.

Sweat Bla Bla Monkey + sarouel Colchik - location Tale Me
Sweat Bla Bla Monkey + sarouel Colchik – location Tale Me

21 mois – 3 mois : le temps passe vite, c’est une lapalissade, mais ça n’empêche pas d’en profiter

Continuer la lecture de « L’heure… de savourer le temps qui passe »

L’allaitement, tout naturellement ?

Je t’ai allaité 16 mois. Voilà quelque temps que c’est fini déjà.

Je voudrais, parfois, avoir encore cet élan nourricier pour te réconforter, lorsque tu tombes et te fais mal, lorsqu’un cauchemar te réveille la nuit.

Heureusement, nous avons inventé d’autres gestes de tendresse.

Tes bisous mouillés pleuvent sur mes joues, tes petits bras m’entourent tendrement. Je respire tes cheveux, je caresse doucement ton dos, je chatouille tes pieds. Je te murmure incessamment que je t’aime.

Lorsque nous prenons le bain ensemble, tu me montres mes seins et tu ris, en signant « manger ». Mais c’est seulement pour me signifier que tu te souviens, toi aussi. Que tu sais à quoi ils servent ces deux-là. Ou plutôt à quoi ils servaient.

allaiter-tout-naturellement03

Continuer la lecture de « L’allaitement, tout naturellement ? »

Notre bulle du mercredi

J’attends avec impatience ce jour de la semaine qui n’est qu’à toi et moi, à nos jeux, à nos découvertes, à nos promenades, à nos goûters. Un petit tête-à-tête si précieux qui me donne l’impression – fugace mais si douce – que tu n’es qu’à moi, comme lorsque je te portais bien au chaud dans mon ventre et que je rêvais de découvrir tes beaux yeux.

J’aime nos mercredis et leurs moments de tendresse, mon bébé. Je voudrais qu’ils se prolongent… jusqu’au week-end !

Continuer la lecture de « Notre bulle du mercredi »