Étiquette : matériel et mobilier

« balancing board », « rocker board », « curvy board »… : ça va swinguer dans nos chaumières !

Après avoir louché plusieurs mois sur le Wobbelboard (il faut dire que leur com’ aux alentours des fêtes de fin d’année était particulièrement bien réussie, avec des « Give Away » tous plus incroyables les uns que les autres), j’ai fini par craquer lorsque Leen, de Manine Montessori, est venue me rendre visite la veille de l’anniversaire de mon fils, des Wobbelboards tout plein le coffre de sa voiture ! Pour ses quatre ans, mon fils a donc reçu un aéroport construit par son papa à partir des Lego de quand lui-même était petit, des ailes de papillon cousues par mes soins… et cette drôle de planche courbe en bois, dont je me demandais si elle allait susciter l’intérêt des enfants ou se contenter de prendre la poussière dans un coin. Alors, indispensable ou inutile, le Wobbelboard ?

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Je n’étais pas sûre de mon coup jusqu’à ce que j’observe mes enfants prendre simultanément la planche d’assaut à peine l’objet déballé. Je crois que, pour une fois, je pourrais presque laisser parler les images elles-mêmes.

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Lit au sol et chambre partagée : le super lit posé

À l’automne dernier, June a quitté notre lit et rejoint Django pour dormir dans un « super lit posé » (dixit mon fils) aménagé par leur Papa et leur Pépé. J’ai rêvé ce lit commun telle une maisonnette capable de procurer aux enfants un sentiment de sécurité, et qu’ils pourraient librement s’approprier. Le lit est assez ouvert pour les câlins du soir ou pour permettre aux adultes de s’y glisser ; les ouvertures qui permettent d’atteindre l’étage supérieur empêchent que ma petite intrépide de désormais un an puisse s’y aventurer.

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Les plus belles figurines d’animaux en bois

Si les adeptes de la pédagogie Montessori utilisent généralement les figurines d’animaux en plastique de type Schleich pour leur caractère ultra-réaliste, les familles qui instaurent chez elles une ambiance Waldorf leur préfèrent les figurines en bois, utilisées pour les jeux libres ou les tables des saisons. Toutes constituent des petits présents de naissance ou d’anniversaire idéaux, décorant joliment les étagères des chambres d’enfants. En ce qui concerne les animaux en bois, mon conseil est de les choisir non vernis, d’une épaisseur qui leur permette à la fois de tenir aisément debout et d’être manipulés par des petites mains, peints avec des couleurs hydrosolubles et des huiles non toxiques, et fabriquées dans un bois issu de forêts gérées durablement.

 

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[sources images : 1-3-4-5-6, catalogues des marques citées ; 2, A Blessed Nest]

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La boîte à forme unique, la suite

Serait-ce par dépit (parce que son papa ne lui fabrique pas les boîtes suivantes ; oui, oui, j’adresse des messages personnels par l’entremise du blog) ? Il semble en tout cas que June ait trouvé de quoi poursuivre sa progression avec la boîte à forme unique :


Boîte à forme ou « imbucare » chez Manine Montessori

Si tu as des « coquilles » Kinder dont tu n’as pas l’utilité, nous serions heureux de les utiliser ici car nous ne consommons pas ce produit et leur forme plait beaucoup aux enfants. Je peux te régler les frais de port ou t’échanger ces bouts de plastique contre d’autres « loose parts ».

 

 

Pour que s’habiller seul devienne un jeu d’enfant

Je ne sais pas si tu as déjà eu l’occasion de faire ce constat chez toi, mais de mon côté, je ne cesse de m’émerveiller devant les trésors de patience et de persévérance que sont capables de déployer les enfants de mon entourage pour acquérir une compétence nouvelle au moment où celle-ci correspond à leur intérêt et à leurs capacités motrices. Les premières fois qu’ils marchent, qu’ils se servent de l’eau à l’aide d’une carafe, qu’ils cirent leurs chaussures… : l’activité ne leur semble pas rébarbative ; au contraire, elle les mobilise complètement, voire génère un véritable enthousiasme. D’où l’intérêt de confier certaines tâches aux enfants dès leur plus jeune âge : proposées à une période où elles constituent un défi que l’enfant peut relever (c’est-à-dire qui n’est ni trop facile, ni trop difficile), ranger ses affaires, mettre la table, plier les serviettes… sont autant d’activités qui ne seront pas perçues comme des corvées, mais qui se révèleront valorisantes pour l’enfant. À l’inverse, lorsque j’accomplis à la place de mes enfants des tâches qu’ils sont pourtant en mesure de réaliser seuls (comme il m’arrive encore souvent de le faire et ce pour toute sorte de mauvaises raisons : vouloir leur rendre service, aller plus vite, être plus efficace…), je cours un double risque : d’une part, une fois l’activité devenue trop aisée pour la dextérité de l’enfant, il sera difficile de l’y intéresser ; d’autre part, le fait de faire systématiquement à sa place suggère à l’enfant que je ne le juge pas capable, ce qui altère son estime de soi et son désir d’autonomie.

C’est quelque chose que j’observe à propos d’innombrables apprentissages, parmi lesquels celui de s’habiller seul. C’est généralement aux alentours de deux ans que l’enfant, fort de sa récente capacité à faire des choix (mais encore souvent incapable d’arrêter rapidement ceux-ci, ce qui explique qu’il change énormément d’avis), commence à exprimer ses préférences en matière vestimentaire. Pour l’encourager et lui permettre de prendre des initiatives, voici quelques idées parmi lesquelles piocher de l’inspiration :

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Mes coups de cœur chez Manine Montessori

Manine Montessori est une toute jeune boutique belge de matériel et de mobilier destinés à l’aménagement de l’environnement de l’enfant selon les principes de la pédagogie montessori. Inutile, toutefois, d’adhérer ou de tout simplement connaître cette approche pédagogique pour apprécier ces objets et ces meubles conçus pour accroître l’autonomie de l’enfant au quotidien et, ce faisant, renforcer considérablement sa confiance en lui-même (et, il faut bien l’avouer, te faire gagner un temps précieux).

Il est rare que je consacre un article à une boutique en particulier, car je préfère généralement la recommander dans un article consacré à un produit (ainsi que je viens par exemple de le faire à propos de la boîte à forme). Cependant, lorsque Leen m’a contactée au début de l’hiver pour m’annoncer que sa boutique était la première en Europe à proposer la fameuse tour d’apprentissage de Little Partners et me demander si je voulais bien ajouter cette information dans mon article sur les tours d’apprentissage, j’ai découvert avec émerveillement le soin et la richesse de sa sélection. C’est bien simple, si j’avais dû ouvrir une boutique de matériel et de mobilier inspirés des pédagogies actives (et crois-moi, cela n’arrivera pas mais j’y ai pensé plus d’une fois), j’aurais voulu qu’elle ressemble à Manine Montessori ; autant Fool de wool est depuis deux ans ma référence en matière de mode responsable et éthique pour les enfants, autant j’espère que Manine Montessori le deviendra pour tout ce qui relève de l’aménagement de l’espace et du matériel.

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Une parfaite boîte à forme (ou « imbucare ») pour bébé June

La « boîte à forme unique », ou « imbucare » (de l’italien : « mettre dans un trou »), permet à l’enfant d’appréhender le concept de permanence de l’objet développé en psychologie cognitive, lequel est à mettre en parallèle selon moi des enjeux du jeu du fort-da (ou « jeu de la bobine ») tel qu’il a été identifié par Freud et du stade du miroir lacanien : pour le dire (trop) rapidement, le tout-petit reconnaît que les objets et les personnes qui l’entourent sont extérieurs à lui-même, et qu’ils continuent d’exister même lorsqu’ils ne sont pas directement perceptibles par ses sens. C’est ce qui explique notamment l’enthousiasme des enfants de cet âge pour les jeux de « coucou » (ou « peek-a-boo »).

Outre le concept de permanence de l’objet, la boîte à forme unique permet à l’enfant d’exercer et d’affiner ses compétences de motricité fine. C’est pourquoi cette boîte, qui fait partie du matériel destiné aux 0-3 ans dans la pédagogie montessori, se décline sous plusieurs variantes qui font entre elles l’objet d’une progression. L’idée principale à retenir étant que les boîtes à formes (au pluriel) traditionnellement proposées dans le commerce ne sont pas à la portée du tout-petit parce qu’elles n’isolent pas la difficulté. Plutôt qu’une boîte à ouvertures multiples, la pédagogie montessori présente successivement à l’enfant une série de boîtes à forme unique, qui épargnent à l’enfant la partie « discrimination » pour qu’il puisse se concentrer sur la manipulation.

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La table d’exploration sensorielle

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit un billet à propos de mobilier ou d’aménagement de l’espace pour les tout-petits ; pourtant, je sais que tu les affectionnes. Voici donc quelques mots sur la table d’exploration sensorielle home made qui a élu domicile chez nous depuis un an (je ne le répéterai jamais assez : je suis à la bourre pour tout). « Table d’exploration sensorielle ? Elle se prend pas un peu la tête, là, pour un simple bac à sable ? », me diras-tu, et tu auras raison ! C’est d’ailleurs ainsi que Django l’appelle, sauf qu’il change le nom en fonction du contenu : « mon bac à sable », « mon bac à riz », « mon bac à eau »… Mais disons qu’en écrivant « table d’exploration sensorielle », j’ai tout dit quant à son utilité. Après tout, le plaisir éprouvé en plongeant les doigts dans les lentilles n’est pas un privilège réservé à Amélie Poulain. Et qu’est-ce qu’on apprend en manipulant de la sorte diverses matières à propos du poids, des quantités, des textures, etc. !

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En fonction de l’intérêt de l’enfant, cette table sera tour à tour ou tout à la fois terrain de jeux d’imagination, exercice de motricité fine, bac sensoriel, table des saisons ou de la nature…

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De la laine jusque dans nos lits : le surmatelas en peau lainée Landmade

Tu connais désormais mon amour immodéré pour la laine et ses multiples vertus. En mai dernier, je t’avouais avoir profité de la liste de naissance de ma fille pour investir dans un merveilleux futon en laine (clic, clic pour lire l’article). Je reçois régulièrement des questions à propos du choix des futons et des matelas pour lits au sol et je ne cesse depuis de recommander d’opter pour de la laine, car voilà bien un achat que je ne suis pas prête de regretter : ce futon est moelleux, très léger (contrairement à ses grands-frères en coton), fabriqué en France et il peut être recardé tous les dix ans environ pour retrouver toute sa jeunesse (et il est dispo là). Autrement dit : il est parfait, c’est exactement ce que je cherchais depuis plusieurs années. Django est désormais le plus chanceux des dormeurs de la maison, puisqu’il a une literie tout en laine (couette, oreiller, matelas, pyjama… seuls les draps en coton font exception) !

Malheureusement, nous ne disposons pas du budget pour acheter immédiatement un tel futon à nos deux enfants. Il faudra que la petite June patiente et hérite pour un temps de mon futon en coton d’adolescente, sur lequel Django a dormi jusqu’alors. Ça ne m’a pas empêché de rêver malgré tout à un petit nid bien douillet pour mon bébé à naître ; je ne pouvais me résoudre à priver ma toute-petite des bienfaits de la laine (notamment de son effet thermorégulateur, si précieux pour les nouveaux-nés et les enfants en général). J’ai donc commencé à loucher sur le surmatelas en peau lainée de Landmade et à harceler Eric, aux commandes de cette boutique où tout me fait envie, de questions (à propos de la provenance de la laine, du traitement des moutons, de l’étanchéité du surmatelas, etc. ; le pauvre !). Eric m’a proposé de mettre le surmatelas en peau lainée au banc d’essai et d’en donner ensuite mon avis sur Minuscule Infini. Plusieurs mois après la naissance de June, je dispose désormais d’arguments solides, construits sur base de longues heures passées à endormir ma fille cet été (ou plutôt, soyons honnête à faire la sieste avec elle quotidiennement dans son lit, uhuh, dieu que c’était chouette le congé de maternité).

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Le surmatelas en laine de Landmade

  • est idéal pour bénéficier des vertus thermorégulatrices de la laine (notamment pour les enfants, qui ont tendance à transpirer beaucoup au moment de s’endormir puis à se refroidir durant la nuit, mais aussi pour les personnes âgées, les personnes qui souffrent d’escarres ou encore les couples dont l’un a toujours trop chaud durant la nuit, l’autre toujours trop froid) !
  • est parfait pour redonner un peu de moelleux à un couchage qui a déjà bien vécu ou à un matelas en synthétique, lorsqu’on n’a pas le budget pour changer complètement la literie. Je ne pensais pas que c’était vraiment possible mais le confort de mon vieux futon d’ado est sensiblement amélioré par la présence du surmatelas, qui le rend beaucoup moins dur !
  • constitue un parfait tapis de jeu en laine pour les plus petits, notamment pour les familles qui souhaitent agencer un espace de jeu au sol de type Montessori ou tout simplement privilégier les matières belles et naturelles : la laine isole bien l’enfant du froid et de l’humidité dégagés par le sol et, contrairement aux matelas en mousse potentiellement toxiques, elle ne retient pas la poussière grâce à ses propriétés antistatiques. Ses fibres naturelles en font une aire d’exploration sensorielle parfaite pour les bébés.
  • fonctionne comme une excellente alternative aux peaux de moutons, pour les personnes qui ne cautionnent pas le fait de tuer un animal pour bénéficier de sa laine. Ici, la laine est contre-collée sur une face de jersey en laine.
  • est fabriqué en France, dans le Tarn, par un artisan qui se fournit localement auprès d’éleveurs dont les cheptels comptent en moyenne une centaine de bêtes. Pas de production de masse ou d’élevage intensif, donc.

Le seul bémol : puisqu’il ne s’agit pas d’une peau de mouton justement, ce surmatelas en laine possède une bonne capacité d’absorption mais n’est pas étanche ; il ne peut donc pas remplacer une alèse de lit en synthétique. Par contre, comme il se lave facilement en machine et qu’en cas de petit accident une simple aération suffit, il est un bon complément d’une alèse en synthétique pour éviter au dormeur d’être directement en contact avec celle-ci.

Tout ceci certifié tout au long de ce bel été par bébé June, que tu peux voir gigoter gaiement les fesses à l’air sur son surmatelas en laine (oui, parce que moi je ne montre pas le visage de mes enfants, mais leurs fesses je m’en fous, faut pas chercher la logique).

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En tout cas, une chose est sûre : dès que June aura droit à son propre futon Landmade, le surmatelas en laine migrera de mon côté du lit, parce que je commence à prendre sérieusement goût au couchage de mes enfants, moi.

Et toi, dis-moi sur quoi tu dors ?!

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L’intelligence de la main

J’aime l’importance que Maria Montessori accorde à la main et à ce que la pédagogue appelle le « mouvement intellectuel » de l’enfant. Montessori fait de la main et du langage les principaux outils de l’intelligence de l’être humain : ce sont les deux voies par lesquelles nous entrons en contact avec le monde qui nous entoure et parvenons à transformer celui-ci.

L’organe moteur qui caractérise l’homme, c’est la main, au service de l’intelligence, pour la réalisation du travail.

[…]

La main est cet organe dont la structure fine et compliquée permet à l’intelligence de se manifester, à l’homme, de prendre possession de l’ambiance, de la transformer et, guidée par l’intelligence, d’accomplir sa mission dans le cadre de l’univers.

Il serait donc logique, pour juger du développement psychique de l’enfant, de considérer, dès son apparition, l’expression de son « mouvement intellectuel » : c’est-à-dire le langage et l’activité de sa main qui aspire au travail.

Maria Montessori, L’enfant, , trad. de l’italien par G. Bernard, Paris, Desclée de Brouwer, 1936.

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