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Les arts plastiques selon l’approche Reggio, ou l’art de ne pas faire du « bricolage »

invitation-to-play-aquarelleSouvent, je parle sur ce blog de pédagogie Montessori, essentiellement parce qu’il s’agit de la pédagogie active qui a été, à mon sens, la plus clairement et la plus pratiquement théorisée, et qu’il est donc relativement aisé de la comprendre et de se l’approprier. Il me semble d’ailleurs qu’on ne peut pas vraiment cheminer en pédagogie active sans avoir lu L’esprit absorbant de l’enfant et L’enfant (dans lesquels je te conseille encore une fois de te plonger : ces ouvrages sont vulgarisés et donc faciles à lire, et généralement aisément accessibles puisque disponibles dans la plupart des bibliothèques).

Toutefois, l’approche qui me parle le plus, celle que j’aime à la folie bien que ses contours soient plus flous et donc un peu plus difficiles d’accès, c’est l’approche Reggio (pour comprendre de quoi il s’agit, rendez-vous par exemple chez An Every Day Story – en anglais – ou chez Merci Montessori). Là où Montessori développe peu de choses à propos des arts plastiques, ceux-ci s’invitent au quotidien dans l’approche Reggio. Pas parce que le but est de faire faire de « l’art » aux enfants, mais tout simplement parce que…

chaque apprentissage est envisagé en tant qu’exploration menée par l’enfant et en tant que connexion d’une discipline à toutes les autres ; dès lors dessiner, découper, modeler, coller, peindre… deviennent des modes d’appréhension et d’expression du monde.

En vertu de quoi, construire une proposition Reggio, c’est échapper à la tentation de faire faire à l’enfant du « bricolage ». Et ça, ça me plaît énormément !

 invitation-to-play-la-couleurInvitation autour des couleurs

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Pâte à modeler, pâte à sel, sable de lune… : l’intérêt des activités de modelage

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Te souviens-tu que la première fois que j’ai proposé de la pâte à modeler à Django, ce fut un échec ? Évidemment, nous n’avons pas manqué de réitérer l’expérience. La pâte à modeler est un merveilleux outil d’apprentissage, peu onéreux et aux possibilités quasi infinies. Elle…

  • développe le sens du toucher, de la vue et de l’odorat (d’où l’intérêt de faire varier les textures – terre glaise, sable de lune, pâte à sel, etc. -, les couleurs et, pourquoi pas, les odeurs en ajoutant quelques gouttes d’huiles essentielles à la pâte à condition que bébé ne porte plus les objets à sa bouche) ;
  • travaille la motricité fine de l’enfant (enfoncer un doigt, déchirer, rassembler, aplatir, rouler, modeler… à chaque âge ses plaisirs) et exerce les muscles de la main ;
  • permet l’expérimentation en trois dimensions (découverte des formes, de la notion d’espace, des oppositions plus gros versus plus petit, etc.) ;
  • sert de support à l’imaginaire ;
  • éveille la sensibilité artistique ;
  • invite au calme, à la concentration, à la (re)connexion avec son intériorité (si tu as, dans la maison ou en classe, un petit espace de « sérénité » – j’en rêve -, où l’enfant peut faire la paix avec ses sentiments, il est intéressant d’y proposer une activité de modelage) ;
  • etc.

Désormais, tous les types de pâte à modeler ont la côte chez nous ! Même la terre glaise – celle que je préfère – qui, parce qu’elle est légèrement humide et collante, aurait pu rebuter les petites mains propres de mon fils. Il ne se passe plus une journée sans qu’il ne réclame cette activité.

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