Acquisition de la continence #3

Voilà bien un mois que je n’ai plus changé une couche. Nos inserts de couches lavables, qui menacent de tomber en morceaux après 4 ans de bons et loyaux services, te diront qu’il était temps. En vérité, nous n’avons pas mesuré celui-ci puisque, comme pour notre aîné, nous n’avons à peu près rien fait, si ce n’est laisser deux pots en évidence dans la maison (à ma grande joie aussitôt dédaignés au profit d’un réducteur) et nettoyer sans commentaire les accidents de parcours.

Du coup, j’avais envie de repartager ces deux articles, à propos de l’art de ne pas (s’)en faire en matière d’acquisition de la continence :

Bien entendu, puisque nous aimons faire des excursions les enfants et moi, je suis en plein dans la période rigolote des moments où je coure partout à la recherche d’un endroit adéquat pour que ma fille puisse faire pipi lorsqu’elle le réclame et, dans la nature, il n’est pas rare que mes bras s’improvisent siège de fortune pour ses petites fesses à l’air. Je guette également le moindre bruit nocturne qui pourrait m’éviter d’avoir à changer des draps en plein nuit. Je sais déjà toutefois que c’est affaire de très courte durée et je reste convaincue qu’un apprentissage forcé de la dite « propreté » est, au mieux, une perte de temps et d’énergie inutile, au pire, une injonction humiliante dommageable pour la santé psychique et psychologique de l’enfant.

Bien entendu, mes propos ne concernent pas ceux qui se sont donnés l’opportunité de pratiquer l’Hygiène Naturelle Infantile, qui sont encore bien plus en phase avec les besoins d’élimination de leur jeune enfant.

Je te laisse avec le souvenir d’une lumière d’automne qui commence sérieusement à me manquer.

 

Acquisition de la continence #2 : j’ai oublié de te dire…

L’année dernière, je publiai un article sur l’acquisition de la continence et ma décision de ne RIEN FAIRE en la matière, c’est-à-dire de n’opter pour aucune méthode d’ « apprentissage de la propreté » mais d’attendre… tout simplement attendre. Je promettais dans cet article de te faire part du résultat quelques mois plus tard. Je ne l’ai pas fait, parce qu’il y a en fait très peu de choses à dire, mais je vais tout de même rapidement écrire quelques lignes car je suis régulièrement questionnée sur l’efficacité de cette « non-méthode ».

Début janvier dernier, peu avant ses deux ans et demi, Django a dit un matin qu’il ne voulait pas mettre de couche. J’ai accepté, bien évidemment, en lui rappelant qu’il lui faudrait alors faire pipi sur l’un des pots de la maison (bien en évidence depuis quelques mois). Je m’attendais à éponger plusieurs accidents avant qu’il ne demande une couche (ce qui se passait d’habitude lorsque je lui proposais de passer la journée cul nu, plus par confort et par souci qu’il découvre son intimité que dans le but de le rendre propre), mais mon fils a utilisé son pot sans accident toute la journée. Pareil les jours suivants. Pour la nuit, je lui ai posé la question : il a opté pour une couche pendant encore une semaine ; celle-ci se révélant sèche le matin, je lui ai proposé de ne pas la mettre la nuit suivante et cela a fonctionné. Bien entendu, il y a eu quelques accidents, surtout deux ou trois mois plus tard (sans doute parce que lui comme moi y pensions moins et nous laissions trop absorber dans nos activités). Aujourd’hui encore, il y a quelques oublis, notamment avec l’arrivée de sa petite sœur, mais rien de catastrophique (en moyenne, un pipi raté par semaine). Quand ça arrive, je ne fais pas de commentaire et nous nettoyons ensemble. Par contre, j’impose le passage aux toilettes (pour lui comme pour moi, uh uh) dès que nous quittons la maison ou avant la sieste.

Voilà voilà. Continences diurne et nocturne acquises en une semaine, donc, à la demande de l’enfant. Pas de pot imposé toutes les vingt minutes en espérant qu’un jour quelque chose « tombe » dedans, pas de petites fesses toutes nues qui courent dans le jardin, pas de culottes d’apprentissage, etc. Presque trop facile.

Je reconnais toutefois que nous n’étions pas encore soumis à l’échéance de la première rentrée à l’école (c’est pour septembre…) et que Django est gardé par ses grand-parents, ce qui constitue évidemment un cadre idéal, dans le sens où il n’a subi ni pression ni humiliation à ce sujet. Malheureusement, on n’a pas toujours le loisir d’attendre, le « déclic » de la continence se produisant vraisemblablement entre 1,5 et 4,5 ans selon les enfants.

Et puisque je ne vais quand même pas illustrer cet article d’une photo de mes toilettes ou de mon fils en train de faire pipi, et parce que, pour paraphraser la citation de Dolto que je reprenais dans l’article précédent, « il y a tellement d’autre chose à faire que de parler de pot de chambre »…

16.06-petite-vie

N’hésite pas à partager ci-dessous ton expérience.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer