Plutôt que jeter #5 : broder les taches

Dans la série « Plutôt que jeter », je te suggère une activité qui te donnera bonne conscience en occupant tes mains lors des soirées où tu regardes des séries palpitantes avachi dans le canapé (comment ça toi t’as pilate et boxe thaï ? Y a que moi qui végète, trop fatiguée que pour même prononcer « Adho Mukha Svanasana » ?) : redonner vie par la broderie aux vêtements tachés. Oh rassure-toi, rien de très sorcier et un investissement matériel minime pour un rendu rapide. Promis, après deux ou trois tutoriels vidéos, tu auras presque envie que tes enfants tachent leurs fringues (que ceux qui ne saisissent pas l’ironie de mon propos repassent après leur sieste) !

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La ritournelle : vêtements de seconde main pour enfants à Schaerbeek

Une fois n’est pas coutume, un petit article pour les Bruxellois.

Depuis que je m’y suis installée il y a trois ans, mon quartier change et c’est tant mieux ! Oh, certains diront bien qu’il se boboïse, mais du moment qu’il s’agit de préserver la mixité culturelle en offrant des alternatives au supermarché du coin, je m’en réjouis. Schaerbeek avait déjà son marché bio, son café poussette, sa ruche et son merveilleux caviste (Passion for wine, place Colignon, pour ceux que cela intéresse autant que moi, hum hum), la commune possède désormais un dépôt-vente de vêtements de seconde main pour enfants : La ritournelle. Bien entendu, il y avait déjà les vesti-boutiques d’Oxfam et de la Croix-Rouge, qui recèlent quelques trésors à des prix tout à fait imbattables, mais La ritournelle devrait nous permettre de remplir la garde-robe de nos petits en minimisant notre impact sur la planète. La sélection y est soignée et joliment présentée, il ne manque plus qu’elle s’étoffe davantage !

Je venais chercher un chapeau pour mon fils, mais ils avaient été pris d’assaut dès les premiers rayons de soleil. Nous sommes repartis avec deux shorts très girly choisis pour et par lui, et avec un chemisier en liberty pour June (pièce que je ne m’autorise à acheter qu’en seconde main, d’où le fait que j’étais tout à fait en joie). Avis aux amateurs pour les dépôts : prenez rendez-vous dès aujourd’hui, car il semblerait que l’agenda de La ritournelle soit complet jusqu’en… octobre !

La ritournelle, rue des Pâquerettes, 77 à 1030 Schaerbeek – facebookinstagram

 

Plutôt que jeter #2 : tawashi party !

Voilà trois ans que le tawashi tissé a fait son apparition sur Fabriqué en utopie. J’avoue, je ne m’y suis pas mise aussitôt : ce n’est pas tant la flemme d’enfoncer vingt clous sur une planche de bois qui m’a freinée que la perspective de devoir ensuite ranger cette planche en bois cloutée quelque part ; j’imaginais déjà la chose errer sans place bien définie entre l’armoire de la cuisine et l’endroit où je stocke mon matériel de couture, l’horreur (bon, évidemment, tout est relatif, mais pour moi qui ne suis que joie dès que je peux me désencombrer de quelque chose, c’était un véritable frein). Quand Lilacam a démontré il y a quelques mois qu’il suffisait de fixer quelques pinces à linge sur un récipient pour se fabriquer un métier à tisser de fortune, je n’avais plus aucune excuse !

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J’ai commencé par découper un vieux t-shirt et une paire de bas filée (car oui, Fabriqué en utopie a trouvé comment donner une seconde vie aux bas filés et aux chaussettes orphelines, si ce n’est pas merveilleux ça !), et puis c’est devenu tellement addictif que la totalité de ma garde-robe a bien failli y passer. Après les petits tawashis tissés à taille d’éponge (dont je ne me sers toutefois pas pour faire la vaisselle car je les trouve peu efficaces pour cela, mais pour nettoyer les surfaces, c’est parfait), je me suis mise à rêver à de plus grandes pièces… pour lesquelles il m’a bien fallu sortir une planche (gigantesque, en plus) et des clous. Mais je n’en avais cure : j’étais devenue addict. C’est ainsi que sont apparus dans ma salle-de-bain deux tapis en tawashi tissé dont je suis très fière, parce que cela faisait des plombes qu’il nous fallait quelque chose d’autre qu’une serviette déposée au sol au sortir de la douche, que la seule alternative que je trouvais acceptable était ce beau tapis de bain en bois chez Landmade, mais que quand j’ai des sous à dépenser chez Landmade, il y a plein de choses drôlement plus attractives à mon goût qu’un tapis de bain (aussi esthétique celui-ci soit-il). Bref, mon fils a été ravi d’enfoncer des centaines de clous, et moi je suis très satisfaite de mes tapis de bain qui ne m’ont rien coûté et qui m’ont permis de recycler une belle quantité de linge qui était initialement destinée à finir à la poubelle. Actuellement, je rêve de paniers.

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