Plutôt que jeter #2 : tawashi party !

Voilà trois ans que le tawashi tissé a fait son apparition sur Fabriqué en utopie. J’avoue, je ne m’y suis pas mise aussitôt : ce n’est pas tant la flemme d’enfoncer vingt clous sur une planche de bois qui m’a freinée que la perspective de devoir ensuite ranger cette planche en bois cloutée quelque part ; j’imaginais déjà la chose errer sans place bien définie entre l’armoire de la cuisine et l’endroit où je stocke mon matériel de couture, l’horreur (bon, évidemment, tout est relatif, mais pour moi qui ne suis que joie dès que je peux me désencombrer de quelque chose, c’était un véritable frein). Quand Lilacam a démontré il y a quelques mois qu’il suffisait de fixer quelques pinces à linge sur un récipient pour se fabriquer un métier à tisser de fortune, je n’avais plus aucune excuse !

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J’ai commencé par découper un vieux t-shirt et une paire de bas filée (car oui, Fabriqué en utopie a trouvé comment donner une seconde vie aux bas filés et aux chaussettes orphelines, si ce n’est pas merveilleux ça !), et puis c’est devenu tellement addictif que la totalité de ma garde-robe a bien failli y passer. Après les petits tawashis tissés à taille d’éponge (dont je ne me sers toutefois pas pour faire la vaisselle car je les trouve peu efficaces pour cela, mais pour nettoyer les surfaces, c’est parfait), je me suis mise à rêver à de plus grandes pièces… pour lesquelles il m’a bien fallu sortir une planche (gigantesque, en plus) et des clous. Mais je n’en avais cure : j’étais devenue addict. C’est ainsi que sont apparus dans ma salle-de-bain deux tapis en tawashi tissé dont je suis très fière, parce que cela faisait des plombes qu’il nous fallait quelque chose d’autre qu’une serviette déposée au sol au sortir de la douche, que la seule alternative que je trouvais acceptable était ce beau tapis de bain en bois chez Landmade, mais que quand j’ai des sous à dépenser chez Landmade, il y a plein de choses drôlement plus attractives à mon goût qu’un tapis de bain (aussi esthétique celui-ci soit-il). Bref, mon fils a été ravi d’enfoncer des centaines de clous, et moi je suis très satisfaite de mes tapis de bain qui ne m’ont rien coûté et qui m’ont permis de recycler une belle quantité de linge qui était initialement destinée à finir à la poubelle. Actuellement, je rêve de paniers.

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